26/11/2025
🚨 Mangala CAMARA, fils d’un commerçant et d’une mère artiste, est né pour la scène. Ancien militaire dans l’armée française et comédienne-danseuse de métier, sa famille s’oppose d’abord à son rêve musical. Il persévère, porté par une intuition inébranlable et un talent inné.
À 11 ans, en 1971, il rejoint l’Orchestre régional de Kayes, marquant le début d’un parcours qui le mènera bien au-delà des frontières de son Mali natal.
En 1992, il participe à la création du groupe African Sofa, une formation internationale composée d’un autre Malien, de deux Guinéens, d’un Camerounais et d’un Capverdien. Cette aventure collective lui permet d’élargir son horizon artistique et de puiser à plein réservoirs de rythmes et de cultures.
Repéré par Salif KEÏTA, il intègre Les Ambassadeurs en tant que batteur et choriste. C’est avec Salif Keïta qu’il effectue sa première tournée européenne en 1985, une étape déterminante qui confirme son talent sur les scènes internationales.
L’année 1986 voit une reconnaissance majeure: il remporte le grand prix « découverte » de RadioFrance Internationale (RFI), un symbole de l’émergence d’un artiste pleinement identifié sur la scène mondiale.
Avec Alain Lecointe, il fonde le groupe Donké, dont le nom signifie « dansez » en bambara. En 1988, Donké donne naissance à son premier album, Paris-Bamako, mariant les sonorités urbaines et les traditions mandingues avec une sensibilité contemporaine.
Parallèlement, Mangala CAMARA explore un projet personnel autour des musiques mandingues traditionnelles, aboutissant à l’album Complaintes mandingues blues en 1993. Cette œuvre, à la croisée des archives et du blues, témoigne de son regard novateur sur les racines.
Il s’apprête à sortir un nouvel album en octobre 2010 lorsque la maladie l’emporte, le 29 septembre 2010, à l’hôpital Gabriel Touré de Bamako. Sa disparition laisse un vide profond, mais aussi une trace durable dans le paysage musical malien et international.🇲🇱🇲🇱🇲🇱
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