18/04/2026
𝐂𝐫𝐢𝐬𝐞 à 𝐥𝐚 𝐋𝐢𝐠𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐒é𝐠𝐨𝐮 : 𝐄𝐅𝐂𝐌 𝐝é𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞 𝐮𝐧 𝐝é𝐭𝐨𝐮𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐩é𝐭𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧
𝑳𝒆 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒆𝒏𝒕𝒊𝒆𝒖𝒙 𝒐𝒑𝒑𝒐𝒔𝒂𝒏𝒕 𝑬𝒔𝒑é𝒓𝒂𝒏𝒄𝒆 𝑭𝒐𝒐𝒕𝒃𝒂𝒍𝒍 𝑪𝒍𝒖𝒃 𝒅𝒆 𝑴é𝒅𝒊𝒏𝒆 à 𝒍𝒂 𝑳𝒊𝒈𝒖𝒆 𝒓é𝒈𝒊𝒐𝒏𝒂𝒍𝒆 𝒅𝒆 𝒇𝒐𝒐𝒕𝒃𝒂𝒍𝒍 𝒅𝒆 𝑺é𝒈𝒐𝒖 𝒔𝒆𝒎𝒃𝒍𝒆 𝒂𝒗𝒐𝒊𝒓 𝒂𝒕𝒕𝒆𝒊𝒏𝒕 𝒔𝒐𝒏 𝒔𝒆𝒖𝒊𝒍. 𝑨𝒑𝒓è𝒔 𝒂𝒗𝒐𝒊𝒓 𝒔𝒂𝒊𝒔𝒊 𝒍𝒆𝒔 𝒂𝒖𝒕𝒐𝒓𝒊𝒕é𝒔 𝒔𝒑𝒐𝒓𝒕𝒊𝒗𝒆𝒔 𝒏𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒂𝒍𝒆𝒔, 𝒍𝒆 𝒄𝒍𝒖𝒃 𝒂 𝒐𝒇𝒇𝒊𝒄𝒊𝒆𝒍𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒊𝒏𝒕𝒓𝒐𝒅𝒖𝒊𝒕 𝒅𝒆𝒔 𝒑𝒍𝒂𝒊𝒏𝒕𝒆𝒔 𝒂𝒖𝒑𝒓è𝒔 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝑪𝒐𝒎𝒎𝒊𝒔𝒔𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒓𝒆𝒄𝒐𝒖𝒓𝒔 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝑭𝑬𝑴𝑨𝑭𝑶𝑶𝑻 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒆𝒔𝒕𝒆𝒓 𝒍𝒆𝒔 𝒅é𝒄𝒊𝒔𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝑪𝒐𝒎𝒎𝒊𝒔𝒔𝒊𝒐𝒏 𝑹é𝒈𝒊𝒐𝒏𝒂𝒍𝒆 𝒅’𝑯𝒐𝒎𝒐𝒍𝒐𝒈𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏, 𝒅𝒆 𝑳𝒊𝒕𝒊𝒈𝒆𝒔 𝒆𝒕 𝒅𝒆 𝑫𝒊𝒔𝒄𝒊𝒑𝒍𝒊𝒏𝒆𝒔, 𝒅𝒆 𝒎ê𝒎𝒆 𝒒𝒖𝒆 𝒄𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒅𝒖 𝑩𝒖𝒓𝒆𝒂𝒖 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝑳𝒊𝒈𝒖𝒆 𝒅𝒖 13 𝒂𝒗𝒓𝒊𝒍 𝒅𝒆𝒓𝒏𝒊𝒆𝒓.
Dans les différents documents dont votre journal est entré en possession, Espérance Football Club de Médine accuse ouvertement le Bureau de la Ligue régionale de football de Ségou de graves dérives, allant jusqu’à évoquer une « manipulation organisée du championnat » et un « détournement de pouvoir » au profit du club La Ségovienne. Une plainte formelle a été déposée auprès de la FEMAFOOT, accompagnée de recours officiels visant l’annulation des décisions contestées.
Dans un document particulièrement virulent, le club ne mâche pas ses mots. Il dénonce un « système verrouillé », où les organes de la Ligue seraient utilisés comme des instruments au service d’intérêts privés. Dans le viseur, la Commission Régionale d’Homologation, de Litiges et de Discipline (CRHLD), accusée d’être inféodée et d’agir exclusivement pour favoriser La Ségovienne, club appartenant au président de la Ligue.
Selon EFCM, les décisions prises ne relèvent ni de l’erreur ni d’une mauvaise interprétation des textes, mais d’une stratégie délibérée visant à fausser le classement général du championnat de Ligue 2. « Ce n’est plus une compétition, c’est une mise en scène », lâche une source proche du dossier.
Les faits dénoncés sont lourds, deux victoires obtenues sur le terrain ont été retirées à EFCM à la suite de décisions jugées arbitraires. Dans la foulée, une avalanche de sanctions s’est abattue sur le club, suspension du président, du secrétaire général et de son adjoint pour 12 mois, suspension d’un joueur clé, amende financière, exclusion des compétitions et relégation administrative.
Pour le club, il ne s’agit pas de simples sanctions disciplinaires, mais d’une « opération d’élimination » visant à neutraliser un concurrent direct dans la course au titre.
L’un des points les plus accablants du dossier concerne les conflits d’intérêts.
EFCM affirme que certains responsables cumulent des fonctions incompatibles, notamment au sein de la Ligue, de la commission disciplinaire et de clubs engagés dans la compétition.
A titre d’exemple, le Président de la CRHLD occuperait la fonction de secrétaire général de La Ségovienne.
Une situation qui, selon le club, viole directement les textes en vigueur et discrédite totalement les décisions prises. « Ceux qui jugent sont les mêmes qui ont un intérêt direct dans le résultat », dénonce-t-il.
Au-delà du fond, c’est toute la forme des décisions qui est attaquée. EFCM pointe une série d’irrégularités à savoir absence de quorum, décisions signées par une seule personne, défaut de transparence sur la composition des commissions, absence de visa du secrétariat général, et surtout, violation du droit fondamental à la défense.
Plus grave encore, le club accuse les dirigeants de la Ligue d’avoir tenté d’entraver son droit de recours, notamment en refusant de réceptionner un appel dans les délais légaux. Une pratique qualifiée de « manœuvre dilatoire » destinée à piéger le club.
La décision N°03 du 13 avril 2026 cristallise toutes les tensions. Pour EFCM, elle est tout simplement « illégale », le Bureau de la Ligue n’ayant aucune compétence pour prononcer des sanctions disciplinaires.
Le club y voit une décision « préméditée », prise à un moment stratégique à la veille de la dernière journée pour influencer directement le classement et empêcher son accession au carré d’AS.
Face à ce qu’il qualifie de « scandale sportif majeur », EFCM exige une réaction immédiate de la FEMAFOOT. Le club réclame la suspension du championnat dans la poule C, l’ouverture d’une enquête indépendante et la sanction des responsables impliqués.
Il prévient également qu’en l’absence d’une réponse rapide, il n’hésitera pas à porter l’affaire devant les instances internationales.
Au-delà du cas de Ségou, cette affaire met en lumière des dérives inquiétantes dans la gouvernance du football malien. Si les accusations sont avérées, elles pourraient entacher durablement la crédibilité des compétitions nationales.
Une chose est sûre, le dossier est explosif, et la réponse du nouveau comité exécutif de la FEMAFOOT fraîchement élu hier, jeudi 16 avril, ainsi que celle de la commission de recours, sont désormais attendues comme un test décisif pour l’intégrité du football malien.
Le Buteur