21/08/2026
Le ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso l'a clairement exprimé devant l'Organisation des Nations Unies. Hier à Ouagadougou, Karamoko Jean Marie Traoré a rencontré l'envoyée spéciale de l'ONU, Sahle-Work Zewde, ancienne présidente de l'Éthiopie, qui évalue actuellement le travail de l'institution dans le Sahel.
Traoré n'a pas mâché ses mots. Il lui a déclaré : « Vous n'avez pas besoin de nous féliciter. Mais dites au moins la vérité sur ce qui se passe réellement dans nos pays. »
Il a affirmé que l'ONU et d'autres organisations internationales continuent de publier des rapports qui ne correspondent pas aux réalités du terrain. Selon lui, de mauvais diagnostics mènent à de mauvaises solutions. Il exige une analyse basée sur les conditions réelles du Sahel, et non sur des informations périmées ou erronées.
Il a défendu l'Alliance des États du Sahel — le Burkina Faso, le Mali et le Niger — dont la priorité absolue est la sécurité avant l'organisation d'élections, tout en soulignant que leurs progrès ne sont pas reconnus.
Le message venu de Ouagadougou est direct : cessez la manipulation et tenez-vous-en aux faits.