Journal L'Aube

Journal L'Aube Journal d'information générale

L'Aube 1388 du lundi 8 juin 2026.
07/06/2026

L'Aube 1388 du lundi 8 juin 2026.

18/05/2026

CRÉPUSCULE D'UNE ILLUSION DE RUPTURE AU SÉNÉGAL
Échec de la Coalition Diomaye Président à Mbour
Le silence sépulcral qui a enveloppé les travées désertées du stade Caroline Faye de Mbour, ce samedi 9 mai 2026, ne relève pas du simple incident logistique. Il s’agit d’un événement-symptôme, une rupture sémantique majeure dans le récit de la «Rupture» inconsommable au Sénégal, à travers le tandem singulier Diomaye - Sonko. Hélas ! Ce fiasco politique noté ce samedi 9 mai à Mbour, va continuer à agir comme le révélateur brutal d'une pathologie structurelle au sommet de l'État sénégalais : l’épuisement précoce d’une coalition artificielle et la désarticulation d’un exécutif bicéphale dont les deux têtes ne regardent plus dans la même direction, si ce n'est qu'ils se regardent désormais en chiens de faïence.
Par ce meeting à Mbour organisé par Mimi Touré (Aminata, ancienne PM de Macky Sall), Abdourahamane Diouf, actuel ministre de l'environnement et de la Transition écologique dans le gouvernement Sonko, ce qui devait être le sacre d’une légitimité populaire acquise ou préconisée pour le Président de la République Bassirou Diomaye Faye, a fini en queue de poisson. Une tentative bien malheureuse d'extraire de l'ombre tutélaire d'Ousmane Sonko le chef suprême des Armées, le Chef de l'État et le chef suprême de la magistrature. Sauf du Parlement.
Donc, seul maître à bord comme l'entendent ses partisans de la 26e heure, Bassirou Diomaye Faye n'a eu le courage de paraître avec eux sur un trône apparemment su neuf que personne n'y a posé encore ses fesses, et devant un public compact acquis à sa cause de se départir de Sonko progressivement mais sûrement, pour bâtir une base politique qui lui est propre. Les «diomayistes» autonomes en somme.
En s'appuyant sur les méthodes éculées de la bonne vieille classe politique sénégalaise, jusque-là friande de transhumance et de mobilisation monnayée, cette bande de nouveaux amis de la présidence a commis un crime de lèse-majesté dans le processus de transformation systémique et de rupture de la société sénégalaise. Une erreur monumentale et stratégique qui va se payer cash lors des prochaines consultations électorales. Les dirigeants ne perdent rien pour attendre car le peuple souverain et électeur du Sénégal sait sanctionner qu'avec sa carte d'électeur.
Pour avoir tenté de substituer l'enthousiasme organique de la base patriotique du Parti Pastef et de la Coalition Diomaye Président née des entrailles du parti majoritaire au pouvoir (Pastef ou Les Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l'éthique et la fraternité), cette bande d'amis ligués contre Sonko ont jeté aspirations populaires aux immondices, preferant un retour aux modes de gouvernance des anciens régimes précédents. Or ces mécanismes clientélistes de ces anciens régimes sont ce que le peuple sénégalais, dans une large majorité, ont interdit de toute validation. Pourtant ceux qui occultent tous ces faits déroulés entre 2021 et 2024 sont des témoins notoires et des acteurs/actrices notables qui ont vécu les mêmes injustices pratiquées des décennies durant pour être si tentés de retourner à ces contre-valeurs archaïques qu'ils ont tant besoin de ressusciter pour empêcher toute quête de souveraineté et de séparation des intérêts nationaux des intérêts typiquement français et européens.
Les valets du néo colonialisme qui s'entêtent à vouloir incarner les valeurs négatives de l'Alliance pour la République (Apr) et de la coalitions Benno bokk yakaar (Bby) qui l'a soutenue 12 ans durant, font tout avec l'aide des médias inondés de l'argent sale d'un Farba Ngom, célèbre Griot milliardaire de l'ex Président Macky Sall, pour défier l'hégémonie du Parti PASTEF.
Seulement cette fois-ci, la sanction a été immédiate : un rejet épidermique de la base sociale dont le cœur bat exclusivement pour le «Projet» originel de Sonko et du Pastef. Un projet qui les soude et qui les a portés au pouvoir pour une mission de rupture générationnelle et de transformation systémique de l'appareil de production.
On peut relever dans cette absence de Diomaye et des patriotes constituant cette base sociale de électorat sénégalais New look, un hiatus qui explique bien la déconnexion physique et symbolique opérée ce samedi 9 mai à Mbour. Il a été affirmé sans grands mots, que rien de décisif au Sénégal ne peut désormais s'opérer sans le Pastef. Ce qui l'illustre davantage, c'est ce projet de loi votée et adoptée par les députés et que le président hésite encore à promulguer, multipliant les têtes à têtes avec les principales figures de la classe politique. Pourquoi ? Parce que les articles L29 et L30 du code électoral sont modifiées pour empêcher toute inéligibilité abusive et arbitraire comme Macky Sall, avec ses députés, avaient réussi à l'imposer à Karim Wade, Khalifa Sall et Ousmane Sonko, durant les dernières élections organisées sous son règne. Maintenir Sonko dans le flou d'une ineligibilite contestée par-ci et validée par là, l'hésitation est permise comme le doute et ma demande de seconde lecture comme requis présidentiel avant ladite promulgation de la loi.
Une telle politique d'esquive Diomaye en a souvent usée pour se réfugier derrière son agenda diplomatique. C'est ainsi qu'il a été porté absent du territoire pour s'être rendu à Nairobi au sommet France Afrique nouvelle formule et faire face à son propre miroir qui est Emmamuel Macron avec qui il compte conjuguer son destin politique au futur antérieur pour mieux rester au pouvoir. En cela, l'échec du meeting de Mbour traduit un conflit de légitimité profond. Nous assistons à une tension permanente entre la légitimité légale logée au Palais et la légitimité charismatique ancrée à la Primature. Cette dualité paralyse par capillarité l'administration et la justice. Entre loyauté doctrinale et obéissance hiérarchique, la haute fonction publique est entrée en phase d'attentisme, chaque décision devenant un arbitrage de forces entre les ralliés de circonstance et les patriotes de la première heure.
Au Parlement et dans les territoires, cette fragmentation condamne l'action publique à une guérilla procédurale, avec en ligne de mire, les scrutins de 2027 (élections locales) et de 2029 (élections présidentielles). L'opposition, revigorée par ces craquelures, monnaie son silence face à un régime qui a perdu sa boussole unitaire, croit-on savoir. Mais le verdict de la Petite Côte est impitoyable : on s'est rendu compte qu'à Mbour, on ne bâtit pas une force politique sur le vide de l'ambition. En tentant de se régénérer par les débris du système déchu, le projet présidentiel s'est exposé à l'acide de la trahison politicienne. Le Sénégal entre désormais dans une zone de turbulences où la survie du quinquennat exigera une clarification radicale : assumer le binôme originel ou s'effondrer sous le poids d'une solitude institutionnelle sans peuple.
MKL

18/05/2026

TROIS SEMAINES APRÈS LES ATTAQUES...
Toujours des interrogations…
L’onde de choc qui a ébranlé le Mali reste entière. Vingt-trois jours après les assauts simultanés du 25 avril, le silence lourd des décombres a laissé la place à un bourdonnement incessant de questions cruciales. Le constat de la tragédie est posé, mais le pays attend désormais de lever le voile sur les zones d'ombre d'une opération d'une telle envergure. Qui a fait quoi ? Quand, où, comment, et surtout, pour le compte de quels commanditaires cachés dans l'ombre des chancelleries et des services de renseignement étrangers ? Le devoir de vérité exige de disséquer cette agression non plus comme un simple acte de terrorisme résiduel, mais comme une opération de guerre hybride de haute intensité où les questions en suspens hantent l'esprit de chaque citoyen.
Pour comprendre la profondeur du traumatisme, il faut revenir à la précision millimétrée du calendrier et de la géographie de l’attaque. Le 25 avril, en l'espace de quelques heures, le cœur du dispositif sécuritaire national a été ciblé de manière synchrone. De Kati, le poumon militaire de la capitale, jusqu'à Kidal, le verrou du grand Nord, en passant par Bamako, Sévaré et Gao, les explosions et les tirs ont retenti presque au même instant.
Face à cette onde de choc, l'opinion publique se heurte à une interrogation fondamentale : comment les assaillants ont-ils pu planifier et exécuter des attaques simultanées en divers endroits si éloignés - Kati, Bamako, Sévaré, Gao et Kidal - sans qu'aucune de ces actions n'ait pu être anticipée ni déjouée par nos services ? Cette simultanéité géographique, s'étendant sur des milliers de kilomètres, pulvérise la thèse d'une action artisanale et pose la question directe de la faillite de l'alerte précoce. Quels sont les premiers enseignements tirés par le commandement pour éviter qu'un tel scénario ne se reproduise et pour garantir que des villes hautement stratégiques comme Kati soient désormais mieux sécurisées ?

L’infiltration silencieuse : le comment et avec qui ?
Le mode opératoire utilisé a révélé d'immenses failles dans la doctrine de surveillance classique. L'ennemi n'est pas venu en colonnes de véhicules rutilants à travers le désert, une tactique qui aurait immédiatement alerté les radars. Les assaillants ont opéré par infiltration capillaire. Des semaines avant l’assaut, des cellules dormantes se sont fondues dans le tissu urbain des villes ciblées, logées chez des complices locaux, s'approvisionnant sur les marchés ordinaires et planifiant l'action de l'intérieur.
Les questions se font ici plus précises et pressantes : qui étaient exactement ces hommes au sol, et avec quelles complicités internes ont-ils pu transporter, stocker et manipuler des armements lourds au cœur de nos cités sans éveiller le moindre soupçon ? Par quels canaux ont-ils obtenu des équipements de communication cryptée de nouvelle génération et des drones civils modifiés pour la reconnaissance ? Ces commandos mêlaient des éléments fanatisés des groupes armés terroristes à des mercenaires locaux attirés par le gain. Comment cette jonction s'est-elle opérée sous nos yeux, et dans quels desseins précis ces criminels de droit commun ont-ils accepté de servir de chair à canon pour une cause qui les dépasse ?

Les marionnettistes de l'ombre : sous la coordination de qui ?
C’est ici que réside la question la plus brûlante, celle qui agite toutes les instances de décision et nourrit les enquêtes les plus denses : sous la coordination et le commandement caché de qui cette opération d'envergure nationale a-t-elle été orchestrée ? Quel pays, quel État, quel service de renseignement ou quelle armée camouflée se dissimule derrière ces exécutants barbares ? Une certitude opérationnelle s’impose : les groupes terroristes sahéliens n’ont ni les capacités satellitaires, ni l'expertise cybernétique pour piloter une telle simultanéité sans un appui étatique extérieur.
Le mystère reste entier, mais les soupçons sont lourds : Qui a fourni l’imagerie satellitaire militaire de haute résolution permettant de connaître l'emplacement exact de nos soutes à munitions et les heures précises de relève de nos gardes ? Qui finance et arme cette coalition internationale du crime pour saboter la dynamique de souveraineté du Mali ? Il s'agit manifestement d'une guerre par procuration où des puissances hostiles parrainent des sous-traitants terroristes pour forcer le pays à abandonner sa trajectoire d'indépendance.

Sanctions et protection : Les réponses attendues
Trois semaines après, le peuple exige des comptes et refuse de se contenter de simples communiqués laconiques. Les responsabilités à tous les niveaux de la chaîne de commandement ont-elles enfin été situées avec précision ? Des sanctions disciplinaires, administratives ou judiciaires exemplaires ont-elles été effectivement prises contre ceux qui ont failli à leur devoir de vigilance à Sévaré, Gao ou Kati ? La redevabilité envers la nation est à ce prix.
Enfin, l'angoisse du quotidien nourrit la dernière grande interrogation des populations : quelles sont les mesures sécuritaires concrètes, durables et visibles, au-delà des simples patrouilles nocturnes temporaires, déployées pour protéger les citoyens dans leurs quartiers et sur les axes routiers ? Le Mali a découvert l’ampleur du complot qui le vise ; il attend maintenant que toutes ces questions trouvent des réponses fortes, non pas dans les mots, mais dans la sécurisation définitive de chaque millimètre de notre territoire.
M.K.L.

18/05/2026

TRIBUNE
Le Sahel ne doit pas devenir l’arène des guerres par procuration
Dans une tribune reçue à notre Rédaction, Dr. Oumar KEÏTA Directeur Exécutif de l’IESS (Institut d’Études Stratégiques pour le Sahel) et Ancien Ambassadeur, s’insurge contre la guerre par procuration livrée contre le Mali et au-delà à tout le Sahel. Lisez plutôt !
Les révélations publiées par RTL- France, première radio privée de France au sujet d’un supposé soutien indirect aux autorités ukrainiennes opérant contre l’armée malienne, avec des connexions évoquées à des groupes armés terroristes, soulèvent une question grave, morale et stratégique : jusqu’où certaines puissances sont-elles prêtes à aller pour défendre leurs intérêts géopolitiques au détriment de la paix au Sahel ?
Si ces informations venaient à être confirmées, elles constitueraient une ligne rouge inacceptable. Le Mali n’est pas un échiquier. Le Sahel n’est pas un laboratoire de confrontations indirectes entre puissances étrangères. Derrière les calculs géopolitiques, il y a des peuples. Il y a des familles. Il y a des villages entiers pris en étau entre terrorisme, pauvreté, déplacements forcés et instabilité chronique.
Depuis plus d’une décennie, les populations maliennes vivent sous la menace permanente des groupes terroristes. Des milliers de civils ont perdu la vie. Des millions d’autres vivent dans la peur. Dans ce contexte, toute coopération — directe ou indirecte — avec des groupes armés semant la terreur ne peut être ni justifiée, ni relativisée, ni maquillée sous des considérations stratégiques.
On ne combat pas une divergence diplomatique en fragilisant davantage un pays déjà meurtri.
Les Forces Armées Maliennes, quelles que soient les divergences politiques que certains peuvent avoir avec les autorités de transition, restent aujourd’hui en première ligne face à la menace terroriste. Affaiblir cette lutte reviendrait à ouvrir davantage d’espace aux groupes extrémistes qui prospèrent sur le chaos et le sang des innocents.
L’Afrique sahélienne mérite mieux que d’être instrumentalisée dans les rivalités internationales. Elle mérite le respect de sa souveraineté, de sa stabilité et du droit de ses peuples à vivre en paix.
La France, qui a payé un lourd tribut humain au Sahel durant des années d’engagement militaire, ne peut pas se permettre de voir son image associée, même indirectement, à des dynamiques susceptibles d’alimenter la violence terroriste. Ce serait une faute politique majeure, une faute morale historique et un signal désastreux envoyé aux populations africaines.
La paix au Sahel ne doit pas être sacrifiée sur l’autel des intérêts géopolitiques.
Il est temps que les puissances étrangères comprennent une vérité simple : le Sahel n’a pas besoin de nouvelles guerres cachées. Il a besoin de stabilité, de coopération sincère, de développement, de sécurité et de respect mutuel.
Parce qu’au final, ce ne sont jamais les grandes puissances qui paient le prix le plus lourd de ces jeux d’influence.
Ce sont toujours les peuples.
Dr. Oumar KEÏTA
Directeur Exécutif de l’IESS (Institut d’Études Stratégiques pour le Sahel)
Ancien Ambassadeur

18/05/2026

GUERRE DES ONDES CONTRE LE MALI
L’apologie du terrorisme sous couverture médiatique
Le champ de bataille sahélien n'est plus seulement physique, il est télégraphié, scénarisé et falsifié sur les plateaux de télévision internationaux. Nous assistons aujourd'hui à une ruée médiatique d'une violence inédite, une véritable entreprise de déstabilisation psychologique où de grands réseaux d'information se transforment ouvertement en porte-voix de la terreur. Loin de la neutralité déontologique dont ils se parent, ces médias mainstream mènent une guerre de l'information pour provoquer la chute du régime malien et briser l’élan de souveraineté nationale. Pour le lecteur soucieux de vérité, il convient de démonter les rouages de cette complicité flagrante.
Les visages de la manipulation s'allongent de jour en jour, allant de Paris à Riyad. La stratégie de ces agresseurs par la parole cinglante repose sur la création de récits alternatifs visant à blanchir les criminels et à diaboliser les Forces Armées Maliennes (FAMa).
Dans ce dispositif structuré, certains visages se distinguent par leur acharnement, d'autres par leur mépris quasi raciste.
Sur les chaînes du service public français, notamment France 24 et TV5 Monde, le chroniqueur Wassim Nasr s'est mué en un analyste quasi officiel du Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans (JNIM), avec des temps d'antenne record et sans aucune contrariété à lui aposer. En relayant en temps réel les communiqués de la nébuleuse djihadiste, en décortiquant leurs vidéos de propagande, carte à l'appui, et avec une complaisance manifeste, il est suspecté de légitimer en biais leurs gains tactiques apparents et la bonne cause qu'ils poursuivent à travers le vocable de djihadisme. Ce type de journaliste ne fait plus de l'information : il fait de l'apologie pour le djihadisme par la terreur des terroristes et mercenaires recrutés et avec qui il est en contact permanent. Au vu et au su des autorités françaises complaisantes. Comment peut-il avoir le culot de présenter des colonnes de tueurs fanatiques en opposants bon chic bon teint, séparatistes de l'ex Cadre Stratégique Permanent (CSP) et de la CMA (Coordination des Mouvements de l'Azawad), devenu le FLA (Front de Libération de l’Azawad) ? Comme des Qu'ils soient qualifiés de «rebelles» ou d'«opposants armés», cela relève d'une falsification sémantique criminelle.
Cette entreprise d'ingérence n'est plus le monopole de l'Occident. Les réseaux moyen-orientaux à l'image d'Al Jazeera ou d'Al Arabiya participent désormais activement à cette curée médiatique. Le cas récent d'Ibrahim Moustapha, correspondant d’Al Arabiya (télévision d'État saoudienne), est à cet égard une preuve absolue de dérive. Entré illégalement sur le territoire malien en violation flagrante de notre souveraineté, ce prétendu journaliste a opéré en complicité directe avec des groupes armés terroristes pour fabriquer des reportages à charge. Cette infiltration, fermement dénoncée par le Ministère des Affaires étrangères auprès des autorités de Riyad, démontre que la déontologie est piétinée pour servir des agendas géopolitiques obscurs, au risque de détériorer des relations bilatérales historiquement amicales.

Pourquoi une telle ruée médiatique ?
Pour comprendre cette hostilité globale, il faut lever le voile sur les véritables motivations de ce cartel de presse. La raison de cette haine médiatique est simple : le Mali a osé briser les chaînes de la dépendance.
En diversifiant ses partenariats stratégiques avec la Russie, la Chine et la Turquie, et en chassant les forces d'occupation occidentales, Bamako a créé un précédent intolérable pour l'ordre impérialiste. Pour la France et ses alliés de l'OTAN, la réussite de la Transition malienne et la montée en puissance de la Confédération des États du Sahel (AES) représentent une menace existentielle pour leur influence sur les ressources africaines.
Les puissances financières qui contrôlent ces grands groupes de presse - qu'elles soient basées à Paris, à Doha ou à Riyad - utilisent l'arme médiatique pour créer un climat de chaos mental. Le but est de saturer l'espace public de fake news, d'inverser les rôles en présentant les agresseurs en victimes et l'armée régulière en force d'oppression, afin de briser le moral des troupes et de pousser les populations à la révolte. Les réseaux sociaux, loin de corriger le tir, agissent comme des chambres d'écho de cette manipulation, propageant l'amalgame et la confusion parmi les citoyens.
Face à cette offensive asymétrique, le peuple malien et ses dirigeants doivent opposer une vigilance absolue et une riposte éditoriale offensive. Le journalisme de connivence, qui héberge des idéologues de la terreur et valide des reportages clandestins, doit être traité pour ce qu'il est : une arme de guerre.
Le Mali ne se laissera pas intimider par des mercenaires du micro et de la plume. La dénonciation des manquements d’Al Arabiya et la suspension des médias diffuseurs de haine sont des actes de légitime défense informationnelle. Face au cynisme des agences internationales du crime organisé scriptural, l’unité sacrée autour des FAMa reste notre seule boussole. La souveraineté se défend sur le terrain, elle se protège aussi sur les médias et les réseaux sociaux X ou Facebook ou Youtube.
M.K.L.

18/05/2026

CHRONIQUE
Les routes de l'asphyxie
Le voyageur qui emprunte aujourd'hui les axes routiers maliens ne s’engage plus seulement sur une voie de communication, mais sur un véritable théâtre d’opérations asymétriques où se joue la résilience économique et humaine de la nation. Circuler à travers le pays est devenu une épreuve de courage, une traversée incertaine face à une criminalité transfrontalière d'un genre nouveau. Nos routes nationales, qui constituaient jadis les artères vitales du commerce et les symboles du brassage culturel sahélien, subissent les assauts répétés d'une faune hybride de bandits armés et de terroristes opportunistes. Ce phénomène, loin de se limiter à du simple brigandage de grand chemin, s'intègre désormais dans une stratégie délibérée d'asphyxie logistique visant à paralyser les flux, à isoler les centres urbains et à saboter les efforts de stabilisation portés par les autorités.
Le quotidien de cette insécurité routière se décline en scènes de terreur qui frappent indistinctement les opérateurs économiques et les populations civiles les plus modestes. Le modus operandi de ces bandes criminelles se caractérise par une violence spectaculaire et une volonté affirmée de marquer les esprits par l’effroi. Les compagnies de transport en commun, qui assurent la liaison indispensable entre la capitale et les régions, se retrouvent en première ligne de cette guerre d'usure. Des bus bondés sont interceptés en plein trajet par des individus lourdement armés qui n'hésitent pas à contraindre les chauffeurs à s'arrêter en ouvrant le feu sur les pneumatiques ou l'habitacle. Une fois le véhicule immobilisé, les passagers sont soumis à des séances d'intimidation brutale, menacés de mort sous le canon des fusils d'assaut, puis méthodiquement dépouillés de leurs économies, de leurs téléphones et de leurs marchandises. Pour couronner cette entreprise de destruction, les assaillants réduisent fréquemment bus, camions de transport de bétail ou de marchandises en cendres, laissant des carcasses calcinées au milieu du goudron comme autant de signatures de leur volonté de rompre définitivement les fils de la libre circulation.
Cette violence ouverte masque en réalité les intérêts très lucratifs d'une économie souterraine dont le contrôle des axes routiers constitue la clé de voûte. Les coupures de routes et le harcèlement des usagers servent de paravent au trafic à grande échelle de carburant, de gasoil de contrebande et de produits illicites. Pour ces réseaux de criminalité organisée, la fluidité de la légalité républicaine est un danger mortel. En installant une psychose permanente sur les axes officiels, ils contraignent les transporteurs légitimes à renoncer à leurs rotations, libérant ainsi des couloirs de circulation exclusifs pour leurs propres convois de fraude. Cette entreprise de spoliation ne prive pas seulement l’État de recettes fiscales indispensables en ces temps de crise, elle étrangle les commerçants locaux et renchérit le coût de la vie pour des populations déjà durement éprouvées par le contexte global.
Pourtant, la superbe de ces seigneurs de la brousse s’évanouit dès lors que s'annonce la réponse de l'outil de défense nationale. Face à la réactivité et à la montée en puissance des Forces Armées Maliennes (FAMa), l'audace de ces bandes armées révèle sa véritable nature, faite de lâcheté et de fuite éperdue. Informés par un réseau de guetteurs de l’imminence d'une patrouille ou d'une intervention héliportée de l'armée régulière, ces criminels refusent systématiquement le choc frontal. Ils abandonnent leurs positions de blocage pour s'enfoncer dans la nature ou, par un stratagème plus vil encore, choisissent de se fondre au sein des populations civiles qu'ils terrorisaient quelques instants plus tôt. C'est dans ce camouflage que l'asymétrie de la menace atteint son paroxysme, puisque ces combattants n'hésitent pas à se délester de leurs armes pour revêtir des atours féminins, usurpant l'identité et la dignité des femmes maliennes pour échapper aux mailles du filet militaire.
La bataille pour la sécurité routière au Mali dépasse donc largement le cadre d'un simple défi policier pour devenir un enjeu de souveraineté territoriale absolue. Face à cette guerre hybride qui utilise le déguisement, la propagande par le feu et le sabotage économique, la résilience nationale repose sur une synergie indéfectible entre les forces d'élite sur le terrain et la vigilance citoyenne à l'arrière. La reconquête complète des axes routiers et la sanctuarisation des corridors de ravitaillement demeurent les conditions non négociables de la survie de l'État et de la préservation de son intégrité. Le Mali forge sa liberté dans la résistance, et ses routes finiront par être purgées de ces imposteurs pour redevenir les chemins de la prospérité et de l'unité nationale. Le nouveau CEMGA, Général de Division Élisée Jean Daou, qui n'est pas en terrain inconnu, est d'office informé et il saura quoi faire.
M.K.L

18/05/2026

LA CHAÎNE AL ARABIYA AU CŒUR D’UNE POLÉMIQUE
Colère au Ministère des Affaires étrangères
Une onde de choc diplomatique secoue les relations entre Bamako et Riyad. Selon des sources généralement bien informées, le Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali a officiellement notifié sa vive désapprobation aux autorités du Royaume d'Arabie Saoudite. Au cœur de cette protestation légitime, l'entrée illégale sur le territoire malien d'Ibrahim Moustapha, correspondant de la télévision d'État saoudienne Al Arabiya. Cet agissement constitue une violation flagrante de la souveraineté nationale du Mali et de la convention de Genève, aggravée par une complicité manifeste avec les groupes terroristes opérant dans le septentrion.
Le grief de l'État malien dépasse la simple infraction frontalière pour toucher au cœur de la sécurité nationale. La diplomatie malienne récuse fermement les informations fallacieuses et dénuées de tout fondement publiées par ce correspondant, dont l'unique objectif était de jeter le discrédit sur les Forces Armées Maliennes (FAMa) en pleine opération de sécurisation. En se prêtant à une telle mise en scène, le journaliste a commis un manquement d’une gravité exceptionnelle aux règles professionnelles et éthiques qui régissent le métier de journaliste, transformant un canal étatique officiel en officine de propagande pour la nébuleuse criminelle.
Face à la gravité des faits, les autorités maliennes haussent le ton. Ces agissements et manquements caractérisés sont jugés intraitables et totalement inacceptables, d'autant plus qu'ils émanent d'un média relevant d'un pays historiquement ami comme l'Arabie Saoudite. Bamako avertit sans détour : de telles dérives, si elles ne sont pas rigoureusement condamnées et corrigées, possèdent la charge subversive nécessaire pour entacher durablement la qualité des relations bilatérales entre les deux pays. Le Mali ne tolère plus que sa souveraineté soit piétinée sous le couvert de reportages clandestins au service du terrorisme.
C H Sylla

LA CONVENTION DE GENÈVE FOULÉE AU PIED
Dans le contexte sahélien, marqué par une guerre hybride où les réseaux sociaux et certaines chaînes internationales deviennent des prolongements du champ de bataille, l’image des prisonniers de guerre est instrumentalisée par les groupes armés terroristes et leurs relais médiatiques. Face à ces dérives, le droit international humanitaire oppose une règle intangible : la Troisième Convention de Genève du 12 août 1949.
Son article 13 stipule que les prisonniers doivent être protégés en tout temps contre la violence, l’intimidation, les insultes et la «curiosité publique». La diffusion d’images de captifs, les interrogatoires filmés ou l’exposition de soldats blessés constituent une violation caractérisée de ce principe. La Convention insiste également sur le respect de la dignité et de l’honneur des prisonniers (article 14), ainsi que sur la confidentialité des interrogatoires (article 17), qui ne peuvent être exploités à des fins médiatiques.
Cette interdiction repose sur deux impératifs majeurs : la dignité humaine, car un prisonnier ne peut être réduit à un instrument de propagande ou de guerre psychologique ; la sécurité des personnes, puisque l’identification publique expose le détenu et sa famille à des représailles ou pressions criminelles.
La seule exception admise est humanitaire : les photographies confidentielles réalisées par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour établir une fiche de capture et rassurer les familles. Toute autre utilisation médiatique clandestine relève d’une infraction grave aux Conventions de Genève, une atteinte à la dignité militaire et une arme de déstabilisation que le Mali, dans le cadre de sa souveraineté retrouvée, a le devoir de sanctionner avec rigueur.

18/05/2026

FOCUS
Re-mobilisation !
Le 14 janvier 2022, le Boulevard de l’Indépendance n’était pas seulement une avenue noire de monde ; il était le cratère d’où a jailli le volcan de la dignité africaine retrouvée. Ce jour-là, le monde entier a vu ce qu’est un peuple debout, un peuple qui refuse de s'agenouiller, un peuple qui reprend les rênes de son destin. Aujourd'hui, alors que des périls multiformes - sécuritaires, économiques et médiatiques - s'acharnent à vouloir asphyxier notre marche vers la liberté, ce même Boulevard doit résonner dans le cœur de chaque Malienne et de chaque Malien, d'ici ou d'ailleurs. L’heure n'est plus aux doutes, aux murmures ou aux divisions de salon ou de grins. L’heure est à la grande remobilisation sacrée qui leur avait tant fait peur.
Cet appel transcende toutes les lignes de fracture. Que vous soyez civil ou militaire, paysan courbé sur la terre nourricière ou intellectuel engagé, jeune de la génération consciente ou aîné dépositaire de notre sagesse, vous êtes le Mali. Nos vaillants soldats des FAMa qui versent leur sang aux frontières pour laver l’affront de la domination ne peuvent mener cette lutte seule. Chaque citoyen, à Bamako, à Kayes, à Gao, à Tombouctou, à Kidal ou au sein d'une diaspora ardente et patriote, doit se considérer comme un soldat en mission. Nous sommes tous les sentinelles d'un même rempart.
Regardons-nous en face : nous n'avons qu'un seul pays, un seul bien commun que les puissances de l'ombre tentent de nous disputer pour piller ses richesses et briser son âme. Ce Mali millénaire, forgé par les empires et cimenté par l’honneur, ne se négociera jamais. Notre pacte est de sang et d’histoire : nous vivons ensemble sur cette terre, nous y souffrons ensemble, et s’il le faut, nous mourrons ensemble pour qu'elle reste libre. C'est l’instant de vérité où chaque Malien doit répondre à l’hymne national, non pas du bout des lèvres, mais avec la rage de vaincre des bâtisseurs. Un Peuple, Un But, Une Foi : cette devise n’est pas un slogan, c’est notre armure collective.
Cet appel s'adresse également à tous les panafricanistes, à tous les patriotes sincères du continent et du monde qui voient en la digue malienne le déclencheur de la seconde indépendance de l'Afrique. Si la digue du Mali cède, c'est l'espoir de tout un continent qui s'effondre. Le flambeau de la souveraineté allumé au Sahel doit être protégé par la force d'un bloc d'acier populaire.
Ne laissons plus le mensonge des officines étrangères et la confusion des réseaux sociaux dicter nos humeurs ou semer le doute. C’est le Mali de tous, relevé par tous, pour une paix authentique et définitive. Faisons bloc derrière nos forces de défense, serrons les rangs, levons-nous d'un seul élan et prouvons à la face du monde que le peuple de Soundiata Kéïta et de Babemba Traoré ne pliera jamais.
C H Sylla

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