25/08/2026
Tribune: Où va l’argent de nos banques ? Comprendre les chiffres du Mali en 2025
Source des données : *Rapport annuel 2025 de la Commission bancaire de l’UMOA*(certaines données 2025 sont provisoires)
Par Dr. Mahamadou KONATÉ
Coordinateur de recherche
Centre Kurukanfuga–BGCP
23 août 2026
Les banques maliennes vont-elles mal ?
Non. C’est même plutôt l’inverse.
Le dernier rapport de la Commission bancaire de l’UMOA montre qu’en 2025, les banques du Mali sont globalement *solides, liquides et rentables*.
Mais le même rapport fait apparaître une situation qui a fait l’objet de débats au sein du Centre, et dont l’économie mérite d’être partagée avec le grand public.
*Le constraste des chiffres*
Les 17 établissements de crédit du Mali disposent ensemble d’un bilan de plus de *9 000 milliards de FCFA*. C’est une somme considérable.
Le système bancaire malien compte également :
*463 agences et bureaux, 539 guichets automatiques et près de 2,4 millions de comptes* .
Il ne s’agit donc plus d’un petit secteur périphérique de notre économie. La banque est devenue l’un des centres essentiels de circulation de l’argent au Mali.
En 2024, les dépôts et emprunts collectés par les banques représentaient environ *4 756 milliards de FCFA*.
En 2025, ils sont près de *5 749 milliards*.
Cela représente une progression de *20,9 % en une année*.
Autrement dit, près de *1 000 milliards de FCFA supplémentaires* sont venus grossir ces ressources.
Bonne nouvelle : notre système bancaire mobilise de l’argent.
Mais *cet argent finance-t-il davantage l’économie* ?
Et c’est là que le chiffre surprend : les crédits accordés passent d’environ *3 842 milliards à 3 875 milliards de FCFA*. Soit seulement *0,9 % d’augmentation*.
Retenons donc deux chiffres :
- *Argent collecté par les banques : +20,9 %*
- *Crédits : +0,9 %*
Cela ne signifie pas que les banques auraient caché ou refusé de distribuer 20 % de leur argent.
Cette situation s'explique en partie par un effet d'éviction, les banques privilégiant l'achat de titres publics, moins risqué et rémunérateur ( près de 6,5% de taux d’intérêt), au détriment du financement direct des entreprises locales.
Ce renflouement de la caisse de l’Etat par les banques est censé ruisseler ensuite vers les entrepreneurs privés par l’effet de la commande publique. Sauf que celle-la n’est ni équitablement repartie (existence de quasi monopoles) ni suffisante pour dynamiser l’économie.
En plus, une banque ne peut pas prêter tout ce qu’elle collecte.
Elle doit conserver des liquidités, respecter des règles de sécurité et placer une partie de ses ressources ailleurs.
L’écart, tout de même, entre les deux chiffres (+20,9% et +0,9%) est suffisamment grand pour que nous nous interrogions.
*Pourquoi les banques prêtent-elles relativement peu aux petites entreprises ?*
Le rapport ne donne pas directement la réponse. Il faut donc éviter les accusations faciles.
Plusieurs problèmes sont bien connus dans le financement des petites entreprises. L’exemple suivant d’un de nos experts est particulièrement édifiant.
Imaginez un jeune entrepreneur qui demande 30 millions de FCFA à une banque.
La banque lui demande :
* des comptes fiables ;
* des revenus démontrables ;
* un business plan ;
* des garanties ;
* parfois un terrain ou un immeuble ;
* un historique financier ;
* la preuve qu’il pourra rembourser.
Le jeune entrepreneur répond :
– « Mon entreprise marche, mais je n’ai pas tout cela. »
La banque réplique :
– « Votre projet est intéressant, mais votre risque est trop élevé. »😊
Résultat : *l’entreprise a besoin d’argent et la banque a de l’argent, mais le financement ne se fait pas* .
C’est cela que les pouvoirs publics doivent aider à résoudre.
Regardons de plus près.
En 2025, les établissements de crédit maliens ont réalisé environ *134 milliards de FCFA de bénéfices nets*, contre environ 68 milliards en 2024. Le bénéfice global a donc presque doublé.
Et le Mali arrive en troisième position dans l’UMOA derrière la Côte d’Ivoire et le Sénégal.
D’ailleurs, le Mali affiche-t-il un ratio moyen de solvabilité de *16,3 %*, alors que le minimum réglementaire est de *11,5 %*.
Leur niveau de liquidité est également confortable.
En d’autres termes : *les banques ont de l’argent, elles sont relativement solides et elles gagnent de l’argent* .
D’où la question : *comment pouvons-nous utiliser davantage cette capacité financière pour développer notre économie* ?
*La problématique du risque et les ébauches de solutions*
Les banques ne sont pas nécessairement frileuses sans raison.
Environ *12,3 % du portefeuille brut de crédits* est considéré comme dégradé.
D’après notre expert économiste, cela signifie qu’une partie importante des crédits présente des difficultés de remboursement, et que les banques sont obligées de faire des provisions.
La situation s’améliore toutefois, puisque ce taux était de 13,9 % en 2024.
Voilà pourquoi la solution ne consiste pas simplement à dire :
– « Banques, prêtez davantage ! »
Elle commence par se poser la bonne question :
comment rendre les prêts moins risqués ?
*Première solution : aider les PME à devenir bancables*
Une petite entreprise peut être rentable sans savoir préparer un dossier bancaire.
Il faut donc créer ou renforcer des structures qui accompagnent les entrepreneurs pour :
* tenir une comptabilité correcte ;
* préparer un business plan ;
* calculer leurs besoins ;
* présenter leurs revenus ;
* organiser leurs garanties ;
* préparer leurs demandes de crédit.
En clair : il faut apprendre aux entreprises à parler le langage des banques.
*Deuxième solution : partager le risque*
Supposons qu’une entreprise demande 100 millions.
La banque considère le projet viable mais trop risqué.
Un mécanisme de garantie peut dire :
« *Si l’entreprise ne rembourse pas, une partie de la perte sera prise en charge.* »
La banque devient alors plus disposée à financer.
C’est particulièrement important pour :
* l’agriculture ;
* les PME ;
* les jeunes entrepreneurs ;
* l’industrie ;
* la transformation agroalimentaire.
*Troisième solution : ne pas oublier la microfinance*
Le Mali compte *26 grandes institutions de microfinance*.
Ce sont elles qui financent souvent les catégories qui n’ont pas facilement accès aux banques. Mais leur situation mérite attention.
Le nombre de comptes de leurs clients a diminué de *16,5 % en 2025*, et moins de 60 % des grandes IMF maliennes respectent actuellement la norme minimale de capitalisation.
Il faut donc consolider ce secteur. Car si les banques classiques financent principalement les acteurs les plus solides et que la microfinance s’affaiblit, *les plus petits entrepreneurs risquent d’être les grands oubliés du financement*.
*Quatrième solution: Quid du Mobile Money ?*
La finance change. Il n’est plus nécessaire d’avoir une agence bancaire dans chaque village pour développer certains services financiers.
Le Mali compte déjà deux établissements de monnaie électronique agréés, et les deux respectent les trois principales normes prudentielles examinées par la Commission bancaire.
Demain, notre téléphone pourra de plus en plus servir :
* à payer ;
* à épargner ;
* à recevoir de l’argent ;
* à obtenir de petits financements ;
* à construire un historique financier.
Le Mobile Money peut donc devenir beaucoup plus qu’un moyen d’envoyer 5 000 ou 10 000 FCFA à un parent.
Il peut progressivement devenir *une porte d’entrée vers le crédit*.
*Cinquième solution : la promotion du private equity*
La banque finance un business model confirmé et robuste via le fonds de roulement, tandis que le private equity est adapté au lancement d'entreprises à risques, car il n'exige aucun remboursement contrairement au crédit bancaire. Il consiste pour des personnes privées (morales ou physiques) de racheter des parts d’une société pour l’aider à grandir, et les revendent plus t**d afin de faire des profits.
Une piste d'amélioration pour le Mali réside dans le développement de ces fonds d'investissement privés.
En définitive, pouvons-nous terminer par regarder en face la question fondamentale.
On parle beaucoup au Mali de souveraineté économique.
La souveraineté économique ne consiste pas seulement à savoir qui possède les banques.
Elle consiste aussi à répondre à cette question :
*l’argent disponible dans notre économie sert-il suffisamment à produire davantage ?*
À créer des usines ?
À transformer nos produits agricoles ?
À financer nos entreprises ?
À construire des logements ?
À soutenir nos jeunes entrepreneurs ?
À créer des emplois ?
Le Rapport 2025 de la Commission bancaire ne dit pas que les banques maliennes refusent de financer l’économie.
Il montre en revanche que les ressources bancaires ont augmenté beaucoup plus vite que les crédits en 2025. Et ça, c’est un signal.
Un signal doit conduire forcément non pas à chercher des coupables, mais à chercher des solutions.
L’expertise du Centre est catégorique: les banques doivent mieux comprendre les entreprises; les entreprises doivent devenir plus bancables; l’État doit réduire certains risques;
la justice doit sécuriser les transactions; la microfinance doit être renforcée; la finance numérique doit devenir un instrument d’accès réel au financement.
C’est ainsi que les *9 000 milliards de FCFA de puissance financière* du système bancaire pourront davantage devenir des machines, des entreprises, des exploitations agricoles, des emplois et de la richesse.
La question « Que faisons-nous de la solidité de nos banques ? » doit désormais être un souci omniprésent. Sur cela, une réflexion sérieuse doit être menée. Le Centre est prêt à y contribuer, en élaborant un Policy paper à l’intention des commanditaires.
Source des données : *Rapport annuel 2025 de la Commission bancaire de l’UMOA*(certaines données 2025 sont provisoires)
Par Dr. Mahamadou KONATÉ
Coordinateur de recherche
Centre Kurukanfuga–BGCP
23 août 2026
Les banques maliennes vont-elles mal ?
Non. C’est même plutôt l’inverse.
Le dernier rapport de la Commission bancaire de l’UMOA montre qu’en 2025, les banques du Mali sont globalement *solides, liquides et rentables*.
Mais le même rapport fait apparaître une situation qui a fait l’objet de débats au sein du Centre, et dont l’économie mérite d’être partagée avec le grand public.
*Le constraste des chiffres*
Les 17 établissements de crédit du Mali disposent ensemble d’un bilan de plus de *9 000 milliards de FCFA*. C’est une somme considérable.
Le système bancaire malien compte également :
*463 agences et bureaux, 539 guichets automatiques et près de 2,4 millions de comptes* .
Il ne s’agit donc plus d’un petit secteur périphérique de notre économie. La banque est devenue l’un des centres essentiels de circulation de l’argent au Mali.
En 2024, les dépôts et emprunts collectés par les banques représentaient environ *4 756 milliards de FCFA*.
En 2025, ils sont près de *5 749 milliards*.
Cela représente une progression de *20,9 % en une année*.
Autrement dit, près de *1 000 milliards de FCFA supplémentaires* sont venus grossir ces ressources.
Bonne nouvelle : notre système bancaire mobilise de l’argent.
Mais *cet argent finance-t-il davantage l’économie* ?
Et c’est là que le chiffre surprend : les crédits accordés passent d’environ *3 842 milliards à 3 875 milliards de FCFA*. Soit seulement *0,9 % d’augmentation*.
Retenons donc deux chiffres :
- *Argent collecté par les banques : +20,9 %*
- *Crédits : +0,9 %*
Cela ne signifie pas que les banques auraient caché ou refusé de distribuer 20 % de leur argent.
Cette situation s'explique en partie par un effet d'éviction, les banques privilégiant l'achat de titres publics, moins risqué et rémunérateur ( près de 6,5% de taux d’intérêt), au détriment du financement direct des entreprises locales.
Ce renflouement de la caisse de l’Etat par les banques est censé ruisseler ensuite vers les entrepreneurs privés par l’effet de la commande publique. Sauf que celle-la n’est ni équitablement repartie (existence de quasi monopoles) ni suffisante pour dynamiser l’économie.
En plus, une banque ne peut pas prêter tout ce qu’elle collecte.
Elle doit conserver des liquidités, respecter des règles de sécurité et placer une partie de ses ressources ailleurs.
L’écart, tout de même, entre les deux chiffres (+20,9% et +0,9%) est suffisamment grand pour que nous nous interrogions.
*Pourquoi les banques prêtent-elles relativement peu aux petites entreprises ?*
Le rapport ne donne pas directement la réponse. Il faut donc éviter les accusations faciles.
Plusieurs problèmes sont bien connus dans le financement des petites entreprises. L’exemple suivant d’un de nos experts est particulièrement édifiant.
Imaginez un jeune entrepreneur qui demande 30 millions de FCFA à une banque.
La banque lui demande :
* des comptes fiables ;
* des revenus démontrables ;
* un business plan ;
* des garanties ;
* parfois un terrain ou un immeuble ;
* un historique financier ;
* la preuve qu’il pourra rembourser.
Le jeune entrepreneur répond :
– « Mon entreprise marche, mais je n’ai pas tout cela. »
La banque réplique :
– « Votre projet est intéressant, mais votre risque est trop élevé. »😊
Résultat : *l’entreprise a besoin d’argent et la banque a de l’argent, mais le financement ne se fait pas* .
C’est cela que les pouvoirs publics doivent aider à résoudre.
Regardons de plus près.
En 2025, les établissements de crédit maliens ont réalisé environ *134 milliards de FCFA de bénéfices nets*, contre environ 68 milliards en 2024. Le bénéfice global a donc presque doublé.
Et le Mali arrive en troisième position dans l’UMOA derrière la Côte d’Ivoire et le Sénégal.
D’ailleurs, le Mali affiche-t-il un ratio moyen de solvabilité de *16,3 %*, alors que le minimum réglementaire est de *11,5 %*.
Leur niveau de liquidité est également confortable.
En d’autres termes : *les banques ont de l’argent, elles sont relativement solides et elles gagnent de l’argent* .
D’où la question : *comment pouvons-nous utiliser davantage cette capacité financière pour développer notre économie* ?
*La problématique du risque et les ébauches de solutions*
Les banques ne sont pas nécessairement frileuses sans raison.
Environ *12,3 % du portefeuille brut de crédits* est considéré comme dégradé.
D’après notre expert économiste, cela signifie qu’une partie importante des crédits présente des difficultés de remboursement, et que les banques sont obligées de faire des provisions.
La situation s’améliore toutefois, puisque ce taux était de 13,9 % en 2024.
Voilà pourquoi la solution ne consiste pas simplement à dire :
– « Banques, prêtez davantage ! »
Elle commence par se poser la bonne question :
comment rendre les prêts moins risqués ?
*Première solution : aider les PME à devenir bancables*
Une petite entreprise peut être rentable sans savoir préparer un dossier bancaire.
Il faut donc créer ou renforcer des structures qui accompagnent les entrepreneurs pour :
* tenir une comptabilité correcte ;
* préparer un business plan ;
* calculer leurs besoins ;
* présenter leurs revenus ;
* organiser leurs garanties ;
* préparer leurs demandes de crédit.
En clair : il faut apprendre aux entreprises à parler le langage des banques.
*Deuxième solution : partager le risque*
Supposons qu’une entreprise demande 100 millions.
La banque considère le projet viable mais trop risqué.
Un mécanisme de garantie peut dire :
« *Si l’entreprise ne rembourse pas, une partie de la perte sera prise en charge.* »
La banque devient alors plus disposée à financer.
C’est particulièrement important pour :
* l’agriculture ;
* les PME ;
* les jeunes entrepreneurs ;
* l’industrie ;
* la transformation agroalimentaire.
*Troisième solution : ne pas oublier la microfinance*
Le Mali compte *26 grandes institutions de microfinance*.
Ce sont elles qui financent souvent les catégories qui n’ont pas facilement accès aux banques. Mais leur situation mérite attention.
Le nombre de comptes de leurs clients a diminué de *16,5 % en 2025*, et moins de 60 % des grandes IMF maliennes respectent actuellement la norme minimale de capitalisation.
Il faut donc consolider ce secteur. Car si les banques classiques financent principalement les acteurs les plus solides et que la microfinance s’affaiblit, *les plus petits entrepreneurs risquent d’être les grands oubliés du financement*.
*Quatrième solution: Quid du Mobile Money ?*
La finance change. Il n’est plus nécessaire d’avoir une agence bancaire dans chaque village pour développer certains services financiers.
Le Mali compte déjà deux établissements de monnaie électronique agréés, et les deux respectent les trois principales normes prudentielles examinées par la Commission bancaire.
Demain, notre téléphone pourra de plus en plus servir :
* à payer ;
* à épargner ;
* à recevoir de l’argent ;
* à obtenir de petits financements ;
* à construire un historique financier.
Le Mobile Money peut donc devenir beaucoup plus qu’un moyen d’envoyer 5 000 ou 10 000 FCFA à un parent.
Il peut progressivement devenir *une porte d’entrée vers le crédit*.
*Cinquième solution : la promotion du private equity*
La banque finance un business model confirmé et robuste via le fonds de roulement, tandis que le private equity est adapté au lancement d'entreprises à risques, car il n'exige aucun remboursement contrairement au crédit bancaire. Il consiste pour des personnes privées (morales ou physiques) de racheter des parts d’une société pour l’aider à grandir, et les revendent plus t**d afin de faire des profits.
Une piste d'amélioration pour le Mali réside dans le développement de ces fonds d'investissement privés.
En définitive, pouvons-nous terminer par regarder en face la question fondamentale.
On parle beaucoup au Mali de souveraineté économique.
La souveraineté économique ne consiste pas seulement à savoir qui possède les banques.
Elle consiste aussi à répondre à cette question :
*l’argent disponible dans notre économie sert-il suffisamment à produire davantage ?*
À créer des usines ?
À transformer nos produits agricoles ?
À financer nos entreprises ?
À construire des logements ?
À soutenir nos jeunes entrepreneurs ?
À créer des emplois ?
Le Rapport 2025 de la Commission bancaire ne dit pas que les banques maliennes refusent de financer l’économie.
Il montre en revanche que les ressources bancaires ont augmenté beaucoup plus vite que les crédits en 2025. Et ça, c’est un signal.
Un signal doit conduire forcément non pas à chercher des coupables, mais à chercher des solutions.
L’expertise du Centre est catégorique: les banques doivent mieux comprendre les entreprises; les entreprises doivent devenir plus bancables; l’État doit réduire certains risques;
la justice doit sécuriser les transactions; la microfinance doit être renforcée; la finance numérique doit devenir un instrument d’accès réel au financement.
C’est ainsi que les *9 000 milliards de FCFA de puissance financière* du système bancaire pourront davantage devenir des machines, des entreprises, des exploitations agricoles, des emplois et de la richesse.
La question « Que faisons-nous de la solidité de nos banques ? » doit désormais être un souci omniprésent. Sur cela, une réflexion sérieuse doit être menée. Le Centre est prêt à y contribuer, en élaborant un Policy paper à l’intention des commanditaires.