Kandassira

Kandassira kandassira

13/03/2026
12/03/2026

Dans notre société, défendre les victimes de violences conjugales est un combat difficile et parfois incompris.

Je voudrais soulever une question importante sur la manière dont les cas de violences sont aujourd’hui présentés dans l’espace public.

Il faut d’abord reconnaître une chose : médiatiser les violences peut avoir un effet positif. Lorsque des victimes osent parler devant les caméras et raconter ce qu’elles ont subi, cela brise le silence et permet une prise de conscience collective. La société réalise alors que ces violences existent réellement et qu’elles ne doivent plus être cachées.

Mais en même temps, on observe aussi une autre tendance qui mérite d’être interrogée. Certaines médiatisations semblent surtout chercher à attirer la compassion du public. Très vite, on voit apparaître des appels à l’aide, des cagnottes, des dons : un peu d’argent, un sac de riz, des habits. La solidarité des gens est réelle et respectable.

Cependant, dans beaucoup de cas, ces mêmes victimes ne souhaitent pas porter plainte contre leur agresseur. La souffrance est exposée publiquement, mais la démarche judiciaire ne suit pas.

Cela pose une question essentielle : à partir du moment où l’on a le courage de dénoncer une violence devant les médias, ne devrait-on pas avoir aussi le courage d’aller devant les juridictions compétentes pour que justice soit faite ?

La médiatisation peut être un premier pas. Mais elle ne doit pas devenir une fin en soi. Si l’histoire est déjà rendue publique, la justice ne peut pas l’ignorer. Les autorités ont alors la responsabilité d’écouter la victime et de prendre en compte sa plainte.

Pour moi, Il faut aussi dire une chose très importante : lorsque quelqu’un frappe une personne jusqu’à la blesser ou jusqu’au sang, ce n’est plus seulement un problème de couple, c’est un délit. C’est une violence grave qui devrait concerner la justice. Dans ce genre de situation, si les autorités pouvaient se saisir elles-mêmes du dossier et poursuivre l’agresseur même sans plainte, ce serait une avancée majeure pour la protection des victimes.

Aujourd’hui, la réalité est différente. Même si l’on est défenseur des droits des femmes ou féministe, on ne peut pas aller porter plainte à la place de la victime. La décision appartient à la victime elle-même ou à sa famille.

Nb/ cette fille a dit: Je ne suis pas allée a la police, c’est pas ce qu’on voulait faire. On lui a qu’à même donner l’ordonnance, mais il n’a pas pu l’acheter.

A kèto be kouma kan.
Stop aux violences conjugales.

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