12/12/2025
Piqué sur le mur de Mali-Sadio news: les eaux du fleuve inquiètent les populations riveraines.
, 12 déc (AMAP) Le fleuve » Bakoye » autrefois fierté des populations riveraines et source de vie, est devenu aujourd’hui, une source de danger, arborant une teinte beigne, reflet des déversements chimiques continus, selon le constat des riverains.
La population riveraine aux prises avec une vague de maladies hydriques, lance un cri d’alarme désespéré, interpellant les autorités pour une intervention immédiate.��� » Pendant la saison des pluies, avec le phénomène climatique du glissement de terrain, l’eau devenait trouble, Puis reprenait sa couleur claire initiale, après la saison des pluie », dit Abdoulaye Sissoko, notable à Bakoye.
Ce changement de couleur extrême du fleuve Bakoye n’est pas un phénomène naturel, de l’avis de plusieurs riverains. Des témoignages pointent du doigt les orpailleurs, en amont du fleuve, qui seraient à l’origine en rejetant leurs produits directement dans le cours d’eau. « L’eau, en ce moment, devait être claire mais elle est devenue une étendue mystérieuse », poursuit Abdoulaye Sissoko. Regardez la couleur de cette eau ! Ce n’est plus de l’eau, c’est de la boue mélangée à l’eau}, s’indigne-t-il.
Abdoulaye Sissoko, notable à Bakoye.
Mariam Fofana, ménagère à Tintila, dit qu’« à défaut de la maman, on tête sa grand-mère « . Cette eau est tout pour la population. « Nous, qui dépendons du Bakoye pour diverses utilisations (lessive, baignade, consommation malgré les risques), souffrons de certaines maladies comme des troubles respiratoires, des diarrhées et, souvent, des maladies urinaires.
De petites disputes éclatent, parfois, entre les couples, à cause du linge décoloré par l’eau du fleuve. « Aujourd’hui, ceux qui ont quelque moyen utilisent des sachets d’eau pour leur consommation. Nous qui n’avons pas cette possibilité, sommes obligés de nous contenter de cette eau avec ses corolaires », se désole la ménagère.
Face à ce péril écologique et sanitaire, la population riveraine du Cercle de Bafoulabé se sent impuissante et interpelle les autorités à agir urgemment pour son droit de vivre dans un environnement sain. Et que le fleuve Bakoye ne devienne un symbole de la négligence humaine et de l’indifférence.
BM/MD (AMAP)