10/05/2026
Traduction :: Ron Carter
Bonne fête des mères à toutes… Aujourd’hui, j’honore ma mère, Willie May Carter. Je ressens sa présence chaque jour.
Elle est née à Birmingham en 1910 et a rencontré mon père, Lutheran, alors qu’ils étaient tous deux lycéens à Terre Haute. Après l’obtention de leur diplôme, ils se sont mariés puis se sont installés à Ferndale, où elle et mon père ont élevé avec grâce 8 enfants (dont votre serviteur était le 5e).
Mes deux parents appréciaient la musique. Cependant, c’est ma mère qui m’a poussé en premier à apprendre un instrument. J’avais 10 ans et mon école venait de recevoir une subvention pour lancer un programme musical. Ma mère était impliquée dans l’association des parents d’élèves (PTA), et lorsqu’elle a appris qu’un camion rempli d’instruments allait être livré à l’école, elle nous a dit à tous d’aller en choisir un. Je suis rentré à la maison avec un violoncelle en aluminium, et j’ai rapidement compris que la musique définirait le chemin de ma vie.
J’ai commencé à prendre des cours à l’école, mais peu de temps après, l’enseignante a appelé ma mère pour lui dire que j’avais dépassé ce qu’elle pouvait m’enseigner. Ma mère s’est alors donnée beaucoup de mal pour me trouver des cours supplémentaires en dehors de l’école, et pour cela je lui en serai toujours reconnaissant.
Cette photo de nous deux date de 2006. Elle avait alors 96 ans, donc il me reste encore un peu de chemin à parcourir 😉
En son honneur, j’ai récemment collaboré avec Ricky Dillard sur un album mettant en lumière les hymnes que ma mère aimait tant. L’album s’intitule Sweet, Sweet Spirit, et vous pouvez le trouver sur Ron Carter Jazz ou sur vos plateformes de streaming préférées.
📸 : Dan Ouellette