23/12/2025
Cimetière de Saint-Jean : 512 tombes endommagées, Ramgoolam tient parole avec un financement au diocèse
Le drame avait choqué tout le pays. Des tombes éventrées, des cercueils emportés par les eaux, des familles bouleversées. Ce lundi 22 décembre 2025, le gouvernement a posé un geste fort : le Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam, a officiellement remis un chèque à Monseigneur Jean Michaël Durhône pour lancer les travaux de réhabilitation du cimetière de Saint-Jean, lourdement endommagé lors des inondations de novembre 2023 à janvier 2024.
La cérémonie s’est tenue en présence des élus de la circonscription no.18, dont les ministres Arvin Boolell et Veda Baloomoody, la Chief Whip Stéphanie Anquetil, le ministre des Infrastructures publiques Ajay Gunness, le Junior Minister Dhaneshwar Damry, le maire de Quatre-Bornes Brian Ruddy Kennoo, ainsi que des représentants de l’Église.
Face à ce qu’il a qualifié de « véritable scandale », Navin Ramgoolam n’a pas mâché ses mots. Il a rappelé que les images insoutenables de corps sortis de leurs tombes avaient profondément choqué la nation, dénonçant le non-respect des recommandations techniques formulées à l’époque par des consultants singapouriens sous l’ancien gouvernement.
« Ce n’est pas qu’un chèque. C’est un devoir moral et humanitaire envers les familles touchées. Nous avions pris un engagement, aujourd’hui nous le respectons », a martelé le Premier ministre.
Très ému, Monseigneur Durhône a salué un geste « empreint d’humanité et de respect ». Pour l’évêque, ce projet va bien au-delà de simples travaux : « Il s’agit de réparer une blessure, de rendre justice aux familles et de restaurer la dignité des défunts. »
Le constat est lourd : 512 tombes endommagées, dont 71 gravement, et des murs d’enceinte fragilisés. Le chantier, estimé à plus de dix millions de roupies, inclura la reconstruction des sépultures et le renforcement de trois murs du cimetière. Les travaux, pilotés par la paroisse de Saint-Jean selon un plan déjà établi, devraient durer entre six et huit mois. Après un drame qui avait indigné tout un pays, l’heure est enfin à la réparation.