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7/10J'avais hâte de voir ce film suite à la bande-annonce qui était diffusé. Ne serait-ce que pour découvrir le duo Vinc...
25/04/2026

7/10

J'avais hâte de voir ce film suite à la bande-annonce qui était diffusé. Ne serait-ce que pour découvrir le duo Vincent Macaigne et Cécile de France. Aussi parce que le synopsis et le ton semblait léger et amusant. Et parce que j'ai repéré Zoé Marchal dans la série Les Lionnes et que je trouve qu'elle est vraiment douée. Elle ne surjoue pas, mais impose son charisme de façon assez naturel. En espérant qu'elle ne tombe pas forcément dans un registre qui l'enferme dans des rôles de femme au franc-parler et qu'on lui propose d'autres choses.

Ma crainte était d'avoir tout découvert dans la bande-annonce et d'être déçue pendant la séance. Par chance, cela n'a pas été le cas. C'est vraiment un film divertissant et joyeux, qui aborde aussi des sujets plus profonds comme la question du genre, du couple et de la place qu'occupe les relations dans notre vie.

Le film dure 1h20 et franchement ça fait du bien d'aller voir un film d'une longueur assez courte (pour ne pas dire "normal"). Il n'y a pas de surplus inutile qui aurait gâché l'ensemble.

Vincent Macaigne est vraiment très drôle. On retrouve bien sa marque de fabrique qui lui sied à merveille. Il y a presque un côté burlesque qui se dégage de cette comédie. Comédie qui assume pleinement l'axe de la facétie sans vouloir prétendre à plus que ce qu'elle n'est. Une humilité qui lui confère de belles qualités.

Notons aussi les seconds rôles qui ne déméritent pas, même s'ils sont assez discrets. Gilbert Melki est très bien dans le rôle du père qui ne jure que par les apparences, Marianne Basler dans le rôle de la maman qui est moins superficielle qu'il n'y paraît et Gina Jimenez la sœur soutenante et libérée.

L'ensemble est assez uniforme si l'on souhaite voir un film divertissant, punchy et bien senti. Il ne faut peut-être pas en attendre plus, mais n'oublions pas que le cinéma est aussi un lieu pour se détendre.

7/10Ce film est assez controversé dans la façon de raconter l'histoire et notamment dans la description qui est faite de...
25/04/2026

7/10

Ce film est assez controversé dans la façon de raconter l'histoire et notamment dans la description qui est faite de Jean Luchaire. Les critiques que j'ai pu lire reprochent au film une certaine complaisance avec les protagonistes et une sorte de mise sous silence du complotisme. N'étant pas assez informée ni une grande historienne dans l'âme, je ne pense pas être bien placée pour émettre une remarque à ce sujet. Bien que je sois en partie d'accord sur les reproches énoncés.

Toutefois, je trouve quand même que le réalisateur souligne les arrangements qu'il y a eu pendant la seconde guerre mondiale et les mises sous silence des atrocités dans certains milieux français. Ne soyons pas dupe, la France n'est pas seulement le pays de la résistance. Les compromissions et les arrangements ont aussi eu leur place à cette époque. Et je trouve Xavier Giannoli a une certaine forme de "courage" d'aborder ce sujet et de montrer un versant de l'histoire que l'on voudrait oublier.

A l'heure actuelle, je trouve ce film intéressant dans le fait de montrer comment nous pouvons glisser rapidement dans l’extrémisme idéologique. Les personnages, sous couvert de vouloir défendre la paix sociale et politique, finissent par se fourvoyer eux-mêmes. Ils en oublient les idéaux qui les habitaient initialement pour protéger leur propre intérêt. Et c'est effectivement une partie de l'histoire qu'il est bon de ne pas mettre de côté si nous voulons ne pas retomber dans les mêmes travers.

Le film qui s'étend sur une durée de 3h19 relate les étapes qui permettent ce glissement idéologique. Je pensais le trouver long et finalement, il est assez digeste. Ceci est dû au jeu de Jean Dujardin et de August Diehl, mais également à Nastya Golubeva qui est la belle surprise du film. Elle dégage une aura particulièrement intéressante.

Aussi, je dois reconnaître que les décors et les costumes sont assez somptueux, ce qui me semble venir ajouter de l'horreur à l'horreur. On visualise à quel point des personnes pouvaient se gaver dans l'opulence pendant que d'autres étaient dépossédés aussi bien matériellement qu'humainement.

6/10Juste une illusion c'est une comédie assez rafraîchissante qui se regarde sans trop de difficultés, même si je dois ...
25/04/2026

6/10

Juste une illusion c'est une comédie assez rafraîchissante qui se regarde sans trop de difficultés, même si je dois reconnaître que je me lasse un peu de l'énergie sous tension qui règne souvent dans les films de Toledano et Nakache. Sur certains de leurs films (comme "Nos jours heureux") c'était plutôt bien senti et c'est même devenu culte, mais j'ai l'impression que c'est devenu une marque de fabrique que je trouve un peu lassante.

Après, c'est une bonne dose d'ambiance années 80 qui est plutôt plaisante à regarder. Surtout lorsque vous avez au casting Louis Garrel, Camille Cottin et Pierre Lottin. Ils sont quand même bons dans cet exercice et c'est drôle de les voir jouer dans ce type de registre. Mention spécial pour Louis Garrel que l'on voit moins dans ce type de rôle et qui excelle en père de famille un peu rétrograde.

Je trouve aussi que Simon Boublil est très bon dans son rôle. Je pense que ce jeune comédien nous réserve quelques surprises s'il se retrouve dans des films où il est bien dirigé. En ce qui concerne Alexis Rosenstiehl, je trouve qu'il s'en sort mieux que dans "Ceux qui comptent", bien que les deux rôles soient assez similaires et que j'ai toujours un peu de mal avec son jeu. Attendons de voir si on lui propose un rôle qui l'emmène dans un autre registre.

A mon sens, le film est un peu long et joue un peu trop sur certains clichés, mais il est fait le job lorsque l'on a besoin d'un petit shoot de nostalgie qui rappellent des jours, plus ou moins, heureux.

9/10Ce film est à la fois très touchant et très drôle. Je trouve que Kirk Jones propose vraiment une approche intéressan...
25/04/2026

9/10

Ce film est à la fois très touchant et très drôle. Je trouve que Kirk Jones propose vraiment une approche intéressante par rapport à l'histoire de John Davidson. Sans tomber dans le pathos, il donne à voir la complexité du syndrome de Gilles de la Tourette tout en apportant beaucoup de bienveillance dans la façon de le présenter. C'est un film très humain, sensible et empathique. Je pense que l'on ne peut être que touché par ce biopic.

Un biopic qui est, d'ailleurs, "d'utilité publique pour ses vertus pédagogiques autour d'une maladie neurologique mal connue et souvent réduite à ses manifestations vocales ordurières et injurieuses, proférées par la personne atteinte, bien malgré elle. Sa forme des tics moteurs ou sonores caractérise aussi ce mal, comme le montre abondamment I Swear." (Cinéphile-doux, Sens critique).

Tout l'intérêt du film et de sa qualité par rapport au syndrome, réside en grande partie dans la performance de l'acteur Robert Aramayo. Il nous emporte complétement dans son jeu. Impossible de ne pas se laisser embarquer par sa prestation. Parfait dans l'équilibre entre compassion vis-à-vis de ses difficultés liées à la maladie et ses impulsions qui rendent les situations à la fois comiques et touchantes. Il souffle presque un vent de liberté à la vue du personnage, alors que pourtant on sait que le syndrome Gilles de la Tourette emprisonne plutôt celui qui en est atteint.

La bande son participe aussi beaucoup à donner un rythme qui peut s’apparenter à un esprit rebelle et punk typiques des films britanniques.

Enfin, notons l'attachement que l'on développe à l'égard de Dottie Achenbach (Maxine Peake) et Tommy Trotter (Peter Mullan) par rapport à la solidarité dont ils font preuve à l'égard de John Davidson (Robert Aramayo).

Définitivement, ce film est un film profondément humain et optimiste.

5/10Sympa, mais pas ouf ! Voilà en quelques mots comment je pourrais résumer ce film. L'histoire est plutôt touchante, l...
10/04/2026

5/10

Sympa, mais pas ouf ! Voilà en quelques mots comment je pourrais résumer ce film.
L'histoire est plutôt touchante, les comédiens ne sont pas mauvais et on apprécie les voir à l'écran, mais je trouve que l'ensemble est un peu déjà vu et que cela ne nous emporte pas avec conviction dans le film.

D'ailleurs, dans ce rôle, Pierre Lottin me rappelle le personnage qu'il incarne dans "On ira". Un mec paumé qui se retrouve emporté dans une situation familiale rocambolesque à laquelle il s'attache (par la force des choses). Il est toujours doué dans ce registre, mais à choisir je le préfère dans le film de Enya Baroux. Elle propose un scénario et un regard plus équilibré et lumineux.

Après, c'est toujours sympa de voir Sandrine Kiberlain à l'écran. Elle est drôle et apporte une certaine fraîcheur. Le couple Kiberlain / Lottin fonctionne aussi plutôt bien, mais on a l'impression qu'ils se démènent pour donner un peu de relief au film. Sans y parvenir.

Et désolé pour lui, mais le jeu d'Alexis Rosenstiehl est un peu surfait. Son interprétation de l'adolescent torturé est trop grossière à mon sens.

"Ceux qui comptent", une comédie dramatique qui joue la surenchère. Dommage, elle perd son pari à ne pas savoir être dans la mesure...

7/10"La guerre des prix" est un thriller social plutôt réussi, si l'on prend en compte que ce sont les premiers pas d'An...
27/03/2026

7/10

"La guerre des prix" est un thriller social plutôt réussi, si l'on prend en compte que ce sont les premiers pas d'Anthony Déchaux derrière la caméra. D'autant que le casting est de qualité. Avec un Olivier Gourmet en négociateur et patriarche impitoyable. Une Ana Girardot fille et sœur d'éleveurs, cheffe de rayon dans un hypermarché de province qui se voit mutée sur un poste dans la centrale parisienne. Et Julien Frison en éleveur passionné, déterminé à défendre ses valeurs. Enfin, Jonas Bloquet qui est charmant dans le rôle du petit ami bienveillant. Même si cet ajout n'est pas très utile au film et que cela peut apporter une certaine forme de frivolité, je dois reconnaître que ça permettait une légère respiration dans le monde de la " mafia des yaourts".

J'ai lu certaines critiques qui disaient que le film était trop manichéen. Je peux rejoindre un peu ce propos. Toutefois, cela ne m'a pas dérangé plus que ça. Je ne connais peut-être pas assez les négociations de supermarché pour m'offusquer de la façon dont le scénario aborde le sujet. Après, il est évident qu'une négociatrice ne peut pas être dans des conflits d'intérêt comme c'est le cas dans le film. Étant donné que je ne suis pas allée voir ce film en pensant voir un docu-fiction, je n'ai pas considéré la trame narrative comme problématique. Plutôt, comme étant conçue pour créer une sorte de tension fictionnelle.

On peut aussi dire que ce film évoque "Petit Paysan" de Hubert Charruel. L'approche n'est pas la même, pourtant l'intérêt porté sur les difficultés du monde agricole, nous permet de faire des ponts. La maltraitance face aux agriculteurs est évidente dans les deux films.

Enfin, il m'a semblé que le rythme était assez bien trouvé. Reste que la difficulté était de faire exister les personnages en leur donnant de la profondeur dans un climat superficiel et méprisant. Or, c'est là qu'il y a une petite faiblesse. Le réalisateur aurait gagné à creuser un peu plus les relations. Peut-être en priorisant certaines plus que d'autres.

7/10Vu au cinéma dimanche. Le 8 mars donc. On peut dire que j'ai choisi un film en parfaite cohérence avec la journée in...
12/03/2026

7/10

Vu au cinéma dimanche. Le 8 mars donc. On peut dire que j'ai choisi un film en parfaite cohérence avec la journée internationale pour les droits des femmes. Et ce, sans préméditation. J'avais envie de voir un film vivant et avec une belle énergie. Je n'ai pas été déçue. Même si le sujet principal n'est pas forcément joyeux, c'est un film choral très tonique. J'ai trouvé que le dynamisme du film était très bien amené. Il permet de valoriser la force de la sororité et l'importance de l'entraide sans tomber dans le pathos.

Cette ferveur chaleureuse est aussi due aux comédiennes qui sont très investies dans leur différent rôle. Il y a beaucoup d'enthousiasme chez chacune d'elle. Je suis peut-être un peu moins fan de Juliette Armanet qui ne me convainc pas encore en tant que comédienne, mais comme elle a un petit rôle ce n'est pas gênant. D'ailleurs, je trouve dommage qu'Alexandra Roth ne soit pas sur l'affiche car elle a vraiment une belle présence dans le film. Peut-être qu'il aurait été aussi intéressant de mettre les femmes victimes de violence plus en avant. Enfin, tout ça doit être une question de marketing.

Ceci étant dit, je trouve que ce film a le mérite de montrer le travail des professionnelles qui ont mis en place la maison des femmes de Saint-Denis et l'importance de leurs actions. Aussi les difficultés auxquelles certaines structures essentielles peuvent être confrontées. L'énergie qui doit être déployée pour tenir en vie ces espaces. Espaces qui permettent également de tenir en vie de nombreuses femmes.

Mélisa Godet réussit bien à témoigner de la vitalité nécessaire lorsque l'on œuvre dans ce genre de structure. "Cette maison, j’avais envie de la montrer en fonctionnement, bouillonnante de vie et d’activités, avec des équipes rodées et des patientes à différents stades de leurs parcours de soin." (Mélisa Godet).

Ce que l'on ressent très bien avec les comédiennes qui incarnent à l'écran les femmes victimes de violence. En résumé, je trouve que ce film est un bon support grand public pour prendre conscience des problématiques auxquelles les femmes se confrontent.

6/10Avant toutes remarques, je tiens à préciser que je ne connais pas l'histoire des Hauts de Hurlevent. Et je suis allé...
22/02/2026

6/10

Avant toutes remarques, je tiens à préciser que je ne connais pas l'histoire des Hauts de Hurlevent. Et je suis allée voir ce film sans attente particulière ni en ayant vraiment connaissance des critiques. J'avais vaguement lu que c'était déceptif au regard de la véritable histoire et que les critiques étaient plutôt acerbes.

Alors oui, il y a pas mal de choses à critiquer sur ce film, je le concède. Par exemple, le sentiment d'une grosse production qui ne fait pas forcément toujours dans la dentelle et quelques passages que j'ai trouvé gratuitement pervers. Notamment le passage des dirty talk entre les deux personnages principaux. Il me semble que de nos jours ce n'est pas forcément idéal de traiter la relation ainsi. Cela n'apporte rien, à part créer une ambiance érotique cringe.

Ceci étant dit, si vous prenez ce film comme un 50 nuances de Grey en costumes d'époque, vous vous éviterez une insurrection intellectuelle à l'encontre de ce film. Je trouve que c'est un bon mix entre cette saga et la série "La chronique des Bridgerton". Bien que dans la série, il y a une modernité relationnelle plus appréciable.

D'autre part, je ne pensais pas du tout que ce film serait autant axé autour de l'érotisme. Toutefois, je ne boude pas mon plaisir de voir un Jacob Elordi romantique et hot. Ma fin de dimanche le remercie pour ces belles images. Oui, je suis de la team Jacob Elordi plutôt que Timothée Chalamet. Pas du tout le même genre de masculinité j'en conviens, mais je ne comprend pas toujours l'engouement pour ce dernier.

Pour en revenir au film, je trouve que les décors et les costumes sont vraiment magnifiques. Les paysages sont aussi assez exceptionnels. Il y a un gros travail sur l'ambiance donnée aux visuels. Margot Robbie joue divinement bien. Et j'ai eu un vrai plaisir à voir Owen Cooper (découvert dans la série Adolescence) dans ce rôle. C'est définitivement un comédien à suivre.

Globalement je ne me suis pas ennuyée et j'ai trouvé l'ensemble plutôt bien réalisé. Sauf, comme je le disais plus haut, la dernière partie du film qui part dans quelque chose de trop dark et sans intérêt.

5/10Pour être honnête, je suis allée voir ce film en me forçant un peu... Effectivement, j'ai de plus en plus de mal ave...
22/02/2026

5/10

Pour être honnête, je suis allée voir ce film en me forçant un peu... Effectivement, j'ai de plus en plus de mal avec Pierre Niney que je trouve assez épuisant lors de ses interventions promotionnelles. Il a un air faussement humble alors que l'on sent bien qu'il aime le côté Hollywood. Mais, je cède à ce comédien une reconnaissance dans la qualité de son jeu. Je me suis donc dit qu'il serait dommage de juger sans avoir vu.

Dès les premières scènes, j'ai pensé : "oh ça ne va pas être facile de regarder ce film en entier !"
Pierre Niney, qui m'agace déjà par son côté "bonne parole du cinéma français" transformé en gourou du développement personnel... Le combo va certainement m'épuiser. D'autant que je suis, également, agacée par les pratiques de spiritualités en tout genre qui se veulent paroles d'évangile.

Toutefois, je dois reconnaître qu'il tient bien le rôle et qu'il réussit à être véritablement détestable. Le récit est centré sur son personnage et il assume pleinement ce centre de l'attention. (Etonnant non ? ah ah)

C'est d'ailleurs assez dommage. Une prise de recul plus importante sur les effets de l'emprise et sur les dégâts qu'elle engendre aurait été intéressante. Ici, on a l'impression que le réalisateur veut dire trop de choses. Le mélange du thriller et du film politico-social nous perd. On fini par s'ennuyer.

Notons la prestation réussie de Marion Barbeau, qui sait tenir une place à côté du charismatique Pierre Niney. Ce n'était pas chose aisée, surtout en étant jeune comédienne. Anthony Bajon est, lui aussi, très performant dans le rôle de la victime désabusée.

Tout n'est donc pas à jeter dans ce film, mais ce n'est pas une franche réussite. C'est dommage, le sujet était intéressant. J'ai d'ailleurs retenu une expression dans le film qui résume très bien les dérives du développement personnel, coaching et autre médecines parallèles non réglementées. Il s'agit de l'expression "positivé toxique". Ces quelques mots disent beaucoup de choses, notamment sur la responsabilité que l'on peut faire porter à des personnes en souffrance et l'injonction au bien-être qu'elle murmure.

8/10Ce qui est à retenir de ce film c'est la beauté et la justesse avec laquelle Chloé Zhao film la nature et comment el...
20/02/2026

8/10

Ce qui est à retenir de ce film c'est la beauté et la justesse avec laquelle Chloé Zhao film la nature et comment elle met en scène les relations entre les êtres. Il y a vraiment une beauté théâtrale voir picturale dans ce qu'elle nous propose. On ressent toute la sensibilité de son regard. C'est vraiment ce qui m'a marqué durant la séance. Surtout par rapport aux différentes résonances que j'avais pu avoir lors de la promotion du film.

Il y a aussi le jeu magnifique de Jessie Buckley qui mérite totalement les éloges qu'elle reçoit pour son interprétation. Également, les différents sujets traités dans le film comme celui de la liberté, des relations amoureuses et fraternelles ou encore le deuil.

Dans Hamnet, on voit un couple qui choisi de respecter la liberté de chacun. Presque comme une sacralisation du côté sauvage. Jessie Buckley étant libre, attachée à la nature et à sa connexion au sensible. Paul Mescal se préférant une vie plus artistique et intellectuel. Les deux ayants besoin de leur espace pour se retrouver dans leur intériorité. Et ce qui était un point de connivence, devient un obstacle lors du décès d'un de leur enfant. Comment réussir à se reconnecter lorsqu'un drame si violent vous atteint ? Comment réussir à se ré-apprivoiser et à se pardonner la perte d'un être cher ?

Chloé Zhao met en scène un film rempli de thématiques universelles avec vigueur et luminosité. Je trouve qu'il faut vraiment aborder ce film comme une pièce de théâtre portée à l'écran. Sinon, il y a des chances que vous soyez déçu et frustré. Je l'ai d'ailleurs été un peu sur la deuxième partie du film. Je trouve que la réalisatrice fait un raccourci trop flagrant sur le lien entre le décès d'Hamnet et la pièce de Shakespeare. Tout ce qui avait pris un certain temps à s'installer au début du film se voit un peu gâché par le rythme plus accéléré de la fin.

Enfin, je ne suis pas totalement d'accord sur l'esprit féministe du film. Oui, on met en avant la femme de Shakespeare, toutefois, on voit que cette femme est "cantonnée" à l'éducation des enfants pendant que son mari part pour réaliser sa carrière.

7/10"A pied d’œuvre" est un film qui peut faire écho à beaucoup d'artistes puisqu'il relate l'histoire vraie d'un homme ...
20/02/2026

7/10

"A pied d’œuvre" est un film qui peut faire écho à beaucoup d'artistes puisqu'il relate l'histoire vraie d'un homme qui quitte un emploi stable financièrement, pour réaliser son désir de devenir écrivain. Bien que ses premiers romans connaissent une certaine reconnaissance, ils ne lui rapportent pas le succès nécessaire pour en vivre confortablement. Convaincu que cette voie a plus de sens pour lui, il va persister dans son travail d'écriture malgré les difficultés que ce choix va lui imposer.

Dans ce film, adapté du roman autobiographique de Frank Courtès, Valérie Donzelli image parfaitement la complexité de vivre de sa passion dans une société qui préfère les carrières assurant une stabilité. Aussi, celles qui rapportent et s'inscrivent dans une vie "d'adulte responsable".

Cela m'a rappelé aux choix que j'ai pu faire et à ce que j'ai pu ressentir en décidant de quitter un domaine professionnel pour essayer de réaliser des projets que j'avais. Dans ce film, on décèle très bien l'importance de la passion et de ce qui est non négociable pour soi-même.

Même si je trouve qu'ici, la différence entre une vie de photographe à succès et celle d'écrivain n'est pas marquée par un changement de cap si radical. Les deux emplois étant quand même sujet à l'appréciation d'un public et à une part créative. Pourtant, dans un cas, le personnage principal réussissait à vivre convenablement alors que dans l'autre il se retrouve confronté à une grande précarité. Précarité qui découragerait plus d'une personne. Surtout en étant père de famille et à un âge plutôt avancé. Disons plutôt un âge où l'on attend de nous une indépendance financière et une rentabilité économique. Ce qui est très bien illustré par les remarques que reçoit l'écrivain de sa famille et de ses proches.

Bastien Bouillon est comme toujours très doué dans l'incarnation du rôle. Pourtant, il m'a manqué une part d'émotion de façon générale. Je ne peux pas dire que le film n'est pas réussi. Il y a la poésie apportée dans le regard de Valérie Donzelli. La réalisation lui ressemble et est intéressante, mais je m'attendais à un peu plus de vitalité.

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