06/09/2023
INFO-MONDIALE
Marie-Jeanne Lamartinière
🔸Marie-Jeanne Lamartinière était une mulâtresse. Marie-Jeanne était à la fois lavandière, colporteuse, soldate parmi ses frères d'armes et aide de camp de son mari. Le 4 mars 1802, l'avant-garde française de 2 000 hommes commandée par le général Debelle atteint le fort de la Crête à Pierrot. 400 Français sont tués et le général Debelle est grièvement blessé.
Le 12 mars, un nouvel assaut mené par le capitaine général Leclerc sur le fort échoue également, la brigade perd 480 hommes. Un 3e général connu sous le nom de Dugua a également perdu plus de 300 de ses hommes en essayant d'assiéger le fort. Les trois généraux avaient également été blessés, Leclerc avait été touché à l'entrejambe, Dugua avait été mortellement blessé par deux balles et le général Debelle avait été blessé au talon. Un autre général nommé Lacroix restait à cette époque le seul général valide.
Le 22 mars, nouvelle vaine tentative de Donatien-Marie-Joseph de Rochambeau contre le fort, défendu avec bravoure par 200 hommes noirs commandés par Lamartinière, et parmi lesquels, Marie-Jeanne qui impressionna les fantassins français, par son courage à déployer haut de les remparts du fort avec son fusil, échoua à nouveau et coûta aux Français 300 hommes. ""Vêtue d'un costume de style mamelouk, Marie-Jeanne portait un fusil en bandoulière et un coutelas attaché à une ceinture d'acier. Une sorte de bonnet emprisonnait ses cheveux opulents dont les mèches rebelles débordaient de la pluie de projectiles, Marie-Jeanne se rendit d'un bout à l'autre des remparts, tantôt distribuant des cartouches, tantôt aidant à charger les canons. Pendant 18 jours, général après général, ils n'atteignirent pas le fort.