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Tahoua/Violences basées sur le GenreQuand la quête de justice  renforce la résilience des survivantes Tahoua,  chef-lieu...
13/05/2026

Tahoua/Violences basées sur le Genre

Quand la quête de justice renforce la résilience des survivantes

Tahoua, chef-lieu de la région du même nom est située à plus de 500 kilomètres au Nord-Ouest de Niamey, la capitale du Niger. Dans cette région, les violations des droits humains prennent des proportions inquiétantes. Selon les statistiques du Centre Régional multiservices de prise en charge des survivantes des VBG, sur deux ans, soit de 2024 à 2025, 331 cas des VBG ont été déclarés et pris en charge. Ces chiffres sont répartis sur six (6) types de violences basées sur le Genre avec des viols et sodomies sur des mineures filles et garçons. En 2024, le centre a enregistré au total 178 cas avec 3 sodomies pour le cas de viol. En 2025, 130 cas parmi lesquels, 18 viols dont 9 cas sur mineurs de moins de 13 ans ont été enregistrés. Au premier trimestre de l’année 2026, 36 cas ont été recensés dont 5 cas de viols. Face à ces chiffres effarants, les parents des victimes invitent la communauté à être plus vigilante et à surtout soutenir les survivants et survivantes, en exhortant la justice à punir sévèrement les auteurs des Violences basées sur le Genre.
Sous un soleil de plomb, assise sur un tabouret au bon milieu d’une cour familiale, pensive et visiblement plein de chagrin, cette mère d’un garçon de quinze (15) ans ne s’en revenait pas sur ce qui est arrivé à son fils, une nuit de la destinée (Lailatoul Kadre). Ce jour-là, vers 3 heures du matin, une patrouille des Forces de Défense et de Sécurité a frappé à sa porte pour lui remettre son fils, qui vient d’être secouru des mains d’un adulte qui le sodomisait dans une ruelle obscure. S’exprimant avec dédain à l’égard du violeur, la seule chose qui peut calmer sa colère, sera une décision de justice. « .Des pervers comme ce monsieur qui a gâté mon enfant, doivent être punis sévèrement par la justice. Nous gérons l’affaire dans la discrétion, raison pour laquelle, les voisins ou l’entourage ne sont pas au courant. Nous avons porté plainte et nous attendons que la justice nous appelle pour la suite du dossier », a-t-elle lâché, la mort dans l’âme, cette mère déboussolée n’arrive toujours pas à comprendre comment son enfant s’est retrouvé dans les bras d’un pédophile.
Son fils âgé de seulement 15 ans a été pendant plus d’un an, un objet sexuel, sodomisé, par celui-là même qui est censé être son patron, donc son protecteur. Il a échappé à cet acte immoral grâce à une patrouille nocturne des FDS.
La démarche de ce pervers envers ses cibles consistait à faire des compliments à ces derniers en appréciant leur beauté et leur physique. « Il a commencé à me dire que je suis beau avant de commencer à me toucher, pour enfin satisfaire sa libido. Avant de passer à l’acte, il nous faisait manger de la viande mélangée au lait. Une fois cette viande consommée, nos corps deviennent faibles…,» a affirmé l’adolescent avec un air innocent. Selon la victime, deux autres garçons, tous des élèves subissaient la même chose. Après sa salle besogne, il remettait 1000 F à chacune de ses victimes.
Choquée par ce qui est arrivé à son enfant, cette mère s’engage à aller jusqu’au bout pour réclamer justice, grâce à l’appui du Comité Villageois de Protection de l’Enfant –CVPE et les services régionaux de protection. D’ores et déjà, l’auteur de la forfaiture est dans les mains de la justice, coffré dans une prison. La mère de l’enfant espère qu’à l’issue du procès que le violeur, écopera de la peine la plus lourde possible. Actuellement, la victime présente des signes de faiblesse dans son organisme avec des douleurs physiques, alors que les résultats des premiers examens n’ont rien donnés. Des examens, qu’il a d’ailleurs effectués, suite à son passage au Centre Régional multiservices de Lutte contre le VBG de Tahoua. « Actuellement je ne me sens pas bien, je sens comme si il y a quelque chose dans mon ventre…, » dixit l’enfant. Sa prise en charge psychosociale vient même d’être suspendue jusqu’à ce qu’il recouvre sa santé, a expliqué Madame Moustapha Hadiza Maman Idi, gestionnaire administrative dudit centre. «Pour le cas de l’enfant de 15 ans sodomisé, vous avez vu que jusqu’à présent, l’enfant n’a pas retrouvé sa santé. Il a eu deux séances en appui psychosocial par notre psychologue, et on s’est dit qu’on va arrêter la prise en charge, le temps de voir clair sur sa santé, parce que quand il était venu le premier jour, il marchait correctement et maintenant vous avez vu sa marche et on s’est dit qu’il lui faut des examens complémentaires..., » suggère la gestionnaire du centre.
La mère de l’Enfant souhaite que son fils reste à ses côtés en menant une activité génératrice de revenu, afin de lui éviter l’exposition à toutes sortes de tentations. L’enfant approuve l’idée de sa mère sauf que les moyens financiers pour concrétiser leur rêve font défauts.
Les violences basées sur le genre dans la région de Tahoua, c’est aussi des viols sur des filles mineurs et des femmes. Tout récemment, une victime de 15 ans a accouché d’une fille, suite à un viol dont elle a subie par un adulte de plus de 40 ans. Pour ce cas qui est loin d’être isolé dans la localité, le père de la victime, le ton ferme et menaçant affirme qu’il a demandé justice et réparation pour sa fille. « J’ai d’abord demandé une prise en charge pour ma fille et du bébé qu’elle va accoucher, en plus de la condamnation par la justice de l’auteur du viol ». Le plaignant a certes eu la somme demandée pour la prise en charge de sa fille, cependant, il constate avec amertume, le séjour très court passé par le violeur en prison. Une peine qu’il estime nettement en deçà de celle que l’auteur de ce crime qui se trouve être par ailleurs un dignitaire devait écoper. Le papa de la victime affirme qu’il va continuer à soutenir sa fille moralement aussi. Cette dernière bénéficie également du soutien de sa mère dans cette épreuve, ce qui lui rehausse le moral. Le père de la victime d’ajouter qu’il va continuer à combattre les auteurs de viol, à l’instar du violeur de sa fille, un récidiviste hors pair, qui aurait abusé de plusieurs filles et femmes.
Agée de 15 ans, son bébé dans ses bras, l’adolescente se souvient du jour où tout à basculer, lorsque son agresseur à utiliser la force physique pour atteindre son objectif. « Nous étions parties chercher le réseau sur nos téléphones en compagnie de mes amies, lorsqu’il m’a abordé. Après avoir lutté pendant un moment, il a fini par prendre le dessus compte tenu du déséquilibre des forces. Je pas eu le courage d’informer ma mère, elle a appris la nouvelle par le biais de mes amies…, » a lâché difficilement l’adolescente. Grâce au soutien de ses parents, la victime traverse avec sérénité, espoir et ambition cette étape de sa vie : « Je vais apprendre la couture », a-t-elle laissé entendre.
Tout comme le garçon sodomisé, cette victime de viol est passée par le Centre Régional de Lutte contre les Violences basées sur le Genre.

Le Centre Régional, Une référence pour les survivantes et survivants des VBG

Créé en 2021, le Centre Régional de prise en charge des Violences basées sur le Genre de Tahoua a commencé ses activités le 1er janvier 2024. Il a pour mission d’apporter assistance aux personnes survivantes des VBG et offrir la prise en charge adéquate. Il mène des activités de prévention, de sensibilisation et offre aux survivants et survivantes, une prise en charge holistique car disposant de plusieurs services. Ces derniers sont l’accueil au guichet, la prise en charge psychosociale, le service judiciaire et juridique ainsi que les services d’investigation constitués des éléments de la police, la gendarmerie et la Garde Nationale. Il dispose d’un service santé et d’un refuge qui accueille provisoirement des survivantes et survivants.
Différents cas des VBG sont traités dans ce centre précise sa gestionnaire. « Il s’agit du viol, agressions sexuelles, déni de ressources et d’opportunité, violences psychologiques et physiques…, » a expliqué Madame Moustapha Hadiza Maman Idi.

L’expertise médicale, une étape cruciale mais aussi un obstacle pour les survivantes des VBG

L’expertise médicale constitue une étape ultime pour les survivants et survivantes des VBG car elle reste la porte d’entrée pour des actions à mener dans le cadre de la prise en charge et la défense des droits des victimes des VBG. Cependant, le manque de gratuité de cette première étape importante freine l’élan de beaucoup de victimes qui finissent par rester silencieuses. Si au niveau du Centre Régional multiservices de Lutte contre les VBG de Tahoua, l’expertise est gratuite, ailleurs, elle demeure payante. Selon les organisations de défense des victimes des VBG, une survivante ou un survivant doit débourser entre 5.000 ou 20.000 voire même 30.000 F CFA en fonction de localité pour avoir ce ‘’visa’’ qui permet aux victimes d’engager la procédure de quête de leurs droits. « C’est avec cette expertise que les juridictions pourront dire, s’il s’agit d’un viol ou pas. Mais lorsque les victimes ne passent pas chez nous, c’est payant. Tous récemment, la population et les humanitaires ont eu à faire un plaidoyer au niveau du gouverneur pour qu’il puisse nous faire un plaidoyer sur la gratuité de l’expertise » a révélé madame Moustapha Hadiza Maman Idi, gestionnaire administrative régionale du centre de lutte contre les VBG de Tahoua.
Selon plusieurs parents, le recours à la justice reste une voix légale pour faire rentrer les victimes des VBG dans leurs droits. L’application de la loi dans toute sa rigueur et le soutien de la communauté mettent du baume aux cœurs des victimes et renforcent leur résilience.

Ibrahim Moussa,
Envoyé spécial Voir moins

     : 19   et 82   d'après le nouveau redécoupage administratif présenté ce mardi par le ministère de l'Intérieur au  ....
12/05/2026


: 19 et 82 d'après le nouveau redécoupage administratif présenté ce mardi par le ministère de l'Intérieur au . (Proposition officielle).
La liste des régions:
1.Région Abzine
2.Région kawar
3.Région Mangari
4.Région Komadogou
5.Région Arewa
6.Région Zigui
7.Région de Katsina
8.Région de Gobir
9.Région de Tazar
10.Région d'Azawak
11.Région Ader
12.Région de Maggia
13.Région Isa
14.Région de Kourfey
15.Région de Tougana
16.Région de Daoura
17.Région de Damagaram
18.Région de Damergou
19.Région de Niamey@

06/05/2026
Violation des Droits HumainsArtistes, Journalistes et Influenceurs  à l’école des VBG La ville de Tahoua située à plus d...
06/05/2026

Violation des Droits Humains

Artistes, Journalistes et Influenceurs à l’école des VBG

La ville de Tahoua située à plus de 500 kilomètres au Nord-Ouest de Niamey abrite un atelier national sur des questions liées aux Violences basées sur le genre – VBG. Il rassemble des artistes, Journalistes et Influenceurs venus de plusieurs régions du pays. La rencontre est organisée par les Ministère de la Communication des Nouvelles Technologies de l’Information et celui de la Population, de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale avec l’appui de l’Unicef. Au total, une quarantaine de participants prennent part à cette formation qui vise à outiller les participants sur les comportements à adopter et les techniques à utiliser pour traiter efficacement des thématiques liées aux Violences basées sur le genre.
En ouvrant les travaux, la Directrice de la Communication, Madame Chaoulani Safiatou Amadou Djingarey a indiqué que la lutte contre les VBG a besoin d’une mobilisation grandiose, raison pour laquelle, la diversité des participants. « Vous formez ensemble un écosystème puissant, capable d’informer, d’influencer, d’émouvoir et de mobiliser. Votre rôle est plus que jamais déterminant. La lutte contre les VBG ne peut être efficace sans une mobilisation collective, éclairée et créative », a laissé entendre Mme Chaoulani.
La représentante du Ministre de la Communication d’ajouter que l’atelier envisage entre autres : d’améliorer la qualité, l’éthique et la sensibilité des contenus sur les VBG et aussi stimuler l’engagement des médias, des artistes et des créateurs des contenus.
Les organisateurs de l’atelier ont fait appel à ces composantes essentielles de la société en matière de communication pour un changement de comportement, c’est parce que la situation des VBG persistent dans le pays. « Les violences basées sur le genre demeurent une réalité préoccupante qui affectent profondément les individus, les familles et la société dans son ensemble. Elles constituent une violation grave des droits humains et un obstacle au développement », a souligné Mme Chaoulani.
A l’endroit des participants, la Directrice de la communication a affirmé qu’il ne s’agit pas seulement d’apprendre, mais de co-créer, d’innover et de poser les bases d’actions concrètes et visibles. « Les contenus que vous produirez demain pourront contribuer à changer des vies, à briser le silence et à faire évoluer les normes sociales », dixit Mme Chaoulani.
Présent à la cérémonie, le Gouverneur de la région de Tahoua, le colonel-major Souleymane Amadou Moussa a indiqué que les Violences basées sur le genre font parties des questions auxquelles les plus hautes autorités accordent une importance particulière. Le premier responsable de la région de Tahoua a précisé que le Niger a enregistré des avancées majeures en ce qui concerne la lutte contre les violences à l’encontre des femmes et des filles.
Pour le chef de bureau de l’Unicef-Tahoua M. Soufiyani Amadou, le choix des participants se justifie par leur capacité de changer les choses dans la société. « Votre capacité à traiter l’information, à identifier des sujets pertinents pour le débat public et à développer des messages percutants constitue un atout majeur dans notre partenariat stratégique », a martelé le représentant de l’Unicef.
Le responsable de l’agence onusienne d’ajouter que « mettre fin aux violences basées sur le genre constitue une priorité fondamentale visant à garantir la sécurité, la dignité et les droits de chaque citoyen à travers le monde », a martelé M. Soufyani Amadou. Il a par la suite salué les résultats obtenus par le Niger, qui selon lui, illustrent le progrès réalisés mais aussi la nécessité de poursuivre les efforts aussi bien dans la stratégie que dans le renforcement des capacités des acteurs pour répondre à l’ampleur du phénomène.
Si des journalistes, artistes et influenceurs créateurs de contenu sont aujourd’hui à l’école des VBG, c’est parce que traiter de ces questions, nécessite une grande responsabilité qui exige rigueur, éthique et professionnalisme pour la protection des survivantes, et éviter toute forme de stigmatisation ou de re-victimisation.
Le chef bureau Unicef-Tahoua a réitéré l’engagement de son institution à continuer et à poursuivre et à renforcer leur appui technique et financier, afin de consolider durablement le système national de protection et de prise en charge à tous les niveaux.
Au cours de cet atelier qui durera cinq (5) jours, en plus de la partie théorique, les participants feront des productions sur le terrain.

Ibrahim Moussa

Situation au Mali  : les forces vives nigériennes solidaires du peuple malienActeurs de la société civile, étudiants, le...
01/05/2026

Situation au Mali : les forces vives nigériennes solidaires du peuple malien

Acteurs de la société civile, étudiants, leaders religieux, Jeunes, Femmes ainsi que les familles des Forces de Défense et de Sécurité ont exprimé leur indignation et leur solidarité totale envers le peuple malien durement éprouvé par des attaques terroristes qui ont visé plusieurs localités du pays et entrainant la mort tragique du Ministre de la Défense Nationale, le Général de corps d’armée Sadio Camara, le 25 avril 2026, Ils l’ont fait savoir ce jeudi 30 Avril, lors d’une déclaration rendue publique à la Maison de Jeunes et de la Culture (MJC) Diado Sékou de Niamey. Suite à ces attaques que les Forces Vives Nigériennes qualifient de barbares et pénibles, ces dernières ont exprimé leur soutien sincère au peuple malien, à ses dirigeants ainsi qu’aux Forces de Défense et de Sécurité. Selon les forces vives Nigériennes, ces attaques sont loin d’être des cas rares, elles visent des objectifs bien précis. « Ces attaques d’une extrême gravité ne sont pas des actes isolés, elles s’inscrivent dans une stratégie globale de déstabilisation visant à freiner, voire à briser, la dynamique de souveraineté engagée par les Etats de l’Alliance des Etats du Sahel – AES.., » a estimé Effred Mouloul Alhassane, leader estudiantin et membre du collectif des forces vives nigériennes.
Le collectif indique détenir des éléments concordants impliquant la France et l’Ukraine dans les attaques intervenues à Kati, Bamako, Sévaré, Mopti, Gao et Kidal. Ces actes cachent la signature de certaines puissances étrangères souligne-t-il. « ...ces révélations ne peuvent être ignorées, elles appellent à une condamnation encore plus ferme et résolue. Face à cela, nous disons avec clarté et détermination, les peuples du Sahel ne sont plus dupes et idiots car ils ont la maitrise de leur destin commun », a affirmé Effred Mouloul Alhassane.
Dans leur déclaration, les forces vives ont dénoncé ce qu’elles ont qualifié du silence absurde de certains dirigeants africains face à la tragédie qu’a vécu le Mali le 25 septembre 2026. Pour la coalition, ce mutisme est synonyme de complicité de la part de certains dirigeants africains face aux agressions établies par l’impérialisme français dans l’espace sahélien. Une attitude que les forces vives nigériennes qualifient du déjà vu, en rappelant le même comportement observé par des dirigeants du continent, lors des agressions de la Libye de Kadhafi, du Soudan et de la Centrafrique. Face à la situation que vit le Mali ces derniers temps, marquée par des attaques simultanées ayant engendrées la reprise de la ville ‘’ rebelle’’ de Kidal par le Front de Libération de l’Azawad ( FLA), les forces vives nigériennes saluent ce qu’elles qualifient d’engagement pour la souveraineté, la stabilité et la dignité des peuples de l’Alliance des Etats du Sahel –AES qu’incarnent les trois (3) chefs d’Etat du Burkina Faso, Niger et Mali.
La lutte pour la souveraineté que mènent les pays de l’Alliance des Etats du Sahel-AES aura plus d’éclat que lorsque les Etats du Sahel apporteront une riposte économique en s’affranchissant de la mainmise des impérialistes français. « …nous demandons le départ de l’ensemble des entreprises françaises opérant dans l’espace de l’Alliance des Etats du Sahel et condamnons avec force le Franc CFA en tant que gage d’un système colonial monétaire qui constitue aujourd’hui, un instrument de dépendance et de domination impérialiste », a laissé entendre Effred Mouloul.
Les organisations membres du Conseil Islamique du Niger, par la voix de Habibou Abdoulaye a souligné la préoccupation des structures religieuses du pays sur la situation sécuritaire qui prévaut au Mali en particulier et dans l’espace de la Confédération de l’AES en général. « …on avait connaissance auparavant des bandits armés qui sèment la désolation surtout sur les axes frontaliers, mais aujourd’hui, nous vivons une autre forme d’insécurité beaucoup plus préoccupante, plus cruciale et triste comme celle-là qu’a vécu la République sœur du Mali, qui a endeuillé le peuple malien en particulier celui de l’AES en général…, » dixit le leader religieux.

Prompte réaction de Niamey

Dans un message adressé à son homologue Assimi Goita, le Président Abdourahamane Tiani a adressé au nom du Gouvernement et du peuple Nigérien ses condoléances et sa compassion à la famille de feu Sadio Camara et au peuple malien.
Un Conseil des Ministres consacré exclusivement à la situation au Mali s’est tenu ce jeudi 30 Avril. A l’issue de cette réunion, les autorités nigériennes ont réaffirmé leur solidarité et leur fraternité au peuple malien. Dans la foulée, une délégation conduite par le Ministre de la Défense nationale, le général d’armée Salifou Mody a effectué le déplacement de Bamako pour prendre part aux obsèques du numéro deux malien, feu, le général de corps d’armée Sadio Camara.

1er mai sans défilé

Face à la situation sécuritaire préoccupante, la Ministre de la Fonction Publique et de l’Emploi a demandé aux organisations syndicales et aux travailleurs de sursoir cette année sur le défilé du 1er mai. Les responsables de ces structures ont obtempéré en décidant de célébrer la fête autrement.
La Centrale Démocratique des Travailleurs du Niger – CDTN a décidé de rassembler ses militants à son siège pour une déclaration qui sera suivie de la remise de cahier des charges et doléances des travailleurs aux autorités de tutelles, souligne son Secrétaire Général Idrissa Djibrila.
La Coalition des Centrales Syndicales du Niger –CCSN par la voix du Président du Collège des Secrétaires Généraux, M. Gamatié Mahamadou appelle à son tour, ses militants à une prière collective à la grande mosquée de Niamey pour implorer la paix pour le pays.

Ibrahim Moussa

La Une de la Roue de l'Histoire Info N°131 du 30 Avril 2026.
29/04/2026

La Une de la Roue de l'Histoire Info N°131 du 30 Avril 2026.

CONSEIL CONSULTATIF DE LA REFONDATION.DÉCLARATION OFFICIELLE DU CONSEIL CONSULTATIF DE LA REFONDATION (CCR), RELATIVE À ...
29/04/2026

CONSEIL CONSULTATIF DE LA REFONDATION.

DÉCLARATION OFFICIELLE DU CONSEIL CONSULTATIF DE LA REFONDATION (CCR), RELATIVE À LA SITUATION AU MALI :

Le Conseil Consultatif de la Refondation (CCR) a suivi avec une profonde consternation les attaques lâches et d’une rare violence, perpétrées le samedi 25 avril 2026 contre plusieurs localités de la République sœur du Mali.
Ces actes criminels, qui portent atteinte à la vie de paisibles citoyens ainsi qu’à celles des Forces de Défense et de Sécurité, s’inscrivent dans une volonté manifeste de déstabilisation des États du Sahel, engagés dans une dynamique irréversible de reconquête de leur souveraineté et de leur dignité.
Le Conseil Consultatif de la Refondation condamne avec la plus grande fermeté ces agressions barbares et injustifiables, qui ne sauraient en aucun cas entamer la détermination des autorités et des peuples de l’Alliance des États du Sahel (AES) à poursuivre leur combat pour la paix, la sécurité et le développement.
En cette douloureuse circonstance, le Conseil Consultatif de la Refondation adresse ses condoléances les plus attristées à la famille du Général de Corps d’Armée Sadio Camara, aux familles de toutes les victimes civiles et militaires de cette barbarie ainsi qu’à l’ensemble du peuple malien.
Le CCR formule également ses vœux de prompt rétablissement aux blessés.
Le Conseil Consultatif de la Refondation réaffirme son soutien total, constant et indéfectible aux Forces de Défense et de Sécurité du Mali, dont l’engagement et le sacrifice honorent la nation malienne et l’ensemble de l’espace sahélien. Il salue également la bravoure et la résilience du vaillant peuple malien, qui, malgré les épreuves, demeure debout et uni face à l’adversité.
Le CCR réitère sa solidarité pleine et entière à la République du Mali ainsi qu’à tous les États membres de l’Alliance des États du Sahel. Il demeure convaincu que l’unité, la vigilance et la mobilisation des peuples constituent les remparts les plus solides contre toute tentative de déstabilisation.
Le CCR appelle les populations des pays de l’AES à rester vigilantes, solidaires et engagées pour la défense des acquis de la refondation et la préservation de la paix dans notre espace commun.
Qu’Allah protège les Autorités et les Peuples des pays de l’Alliance des États du Sahel.

Fait à Niamey, le 29 avril 2026,

Pour le Conseil Consultatif de la Refondation (CCR)
Le Président .

Communiqué de presse : Transformation de l’économie bleue dans le golfe de Guinée Addis-Abeba, 27 avril 2026 – Les Natio...
28/04/2026

Communiqué de presse : Transformation de l’économie bleue dans le golfe de Guinée

Addis-Abeba, 27 avril 2026 – Les Nations Unies, en partenariat avec la Commission du Golfe de Guinée (CGG), ont organisé un événement parallèle de haut niveau intitulé « Transformation de l’économie bleue dans le golfe de Guinée », en marge du Forum régional africain sur l développement durable.
L’événement a réuni des représentants des États membres du golfe de Guinée, ainsi que des directeurs régionaux des Nations Unies et des coordonnateurs résidents, afin de faire progresser la mise en œuvre de la Déclaration de Yaoundé du 10 juillet 2025 et d’accélérer les initiatives liées à l’économie bleue dans la région.
Les discussions ont porté sur la traduction des engagements régionaux en actions nationales concrètes, le renforcement de la sécurité et de la gouvernance maritimes, ainsi que la mobilisation d’investissements dans les chaînes de valeur de l’économie bleue. Les participants ont examiné les premiers progrès du groupe de travail de haut niveau des Nations Unies appuyant la CGG, notamment un prototype de tableau de bord de suivi de la Déclaration de Yaoundé, élaboré sous la direction de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique.
La réunion a comporté une intervention de Ms. Amina J. Mohammed, Vice-Secrétaire générale des Nations Unies, qui a appelé à un meilleur alignement entre la sécurité maritime, la gouvernance et le développement durable de l’économie bleue. Elle a souligné la nécessité de disposer d’initiatives prêtes à l’investissement dans ces domaines, en tirant parti des partenariats, des données et de la technologie pour produire des résultats concrets au bénéfice de toutes les communautés, en particulier les femmes et les jeunes.
Des contributions du Secrétaire exécutif adjoint de la CGG chargé des ressources naturelles, M. Venancio Soares Gomes, ainsi que des coordonnateurs résidents des Nations Unies au Gabon, au Bénin et au Togo ont également été partagées, mettant en lumière des initiatives évolutives et les priorités pour les mois à venir. L’un des principaux résultats a été la reconnaissance commune de la nécessité de mieux aligner la coordination régionale avec la mise en œuvre au niveau des pays afin de garantir des avancées concrètes en matière de développement et de sécurité dans le cadre de l’architecture de Yaoundé.
Ms. Eskedar Nega, Directrice régionale adjointe du Bureau de la coordination des activités de développement des Nations Unies (DCO) pour l’Afrique, a participé à l’événement en représentant le DCO en sa qualité de président du groupe de travail des Nations Unies. Elle a souligné l’importance de renforcer la coordination au sein du système des Nations Unies et avec les partenaires régionaux afin d’assurer une mise en œuvre efficace et un impact au niveau des pays.
Cet événement s’inscrit dans les efforts en cours visant à renforcer la dynamique en vue d’échéances mondiales majeures, notamment la Conférence « Our Ocean », et à positionner le système des Nations Unies comme un partenaire clé dans la promotion de solutions intégrées et axées sur les résultats dans le golfe de Guinée.

Contact médias :

Marline Bos, Chargée de communication régionale, Bureau de la coordination des activités de développement des Nations Unies (DCO) pour l’Afrique ([email protected])

Autonomisation des adolescentesA Gwaty (Zinder), la formation professionnelle remplace la vente ambulante chez des jeune...
23/04/2026

Autonomisation des adolescentes

A Gwaty (Zinder), la formation professionnelle remplace la vente ambulante chez des jeunes filles

Gwaty, village situé entre Kantché et Matameye dans la région de Zinder est vent debout contre la vente ambulante pratiquée par des adolescentes de moins de dix-huit (18) ans. A l’avant-garde de ce combat, douze (12) personnes, toutes membres du Comité Villageois de Protection de l’Enfant (CVPE).
Fruits saisonniers, Morringa et/ou de la nourriture, désormais aucune vente n’attire plus les jeunes filles grâce aux séances de sensibilisations que mènent les membres du CVPE en faveur de la formation professionnelle. Ces derniers ont tout récemment réussi à retirer deux (2) adolescentes âgées de treize (13) ans, du circuit de la vente ambulante qui les conduits parfois à parcourir jusqu’à vingt (20) kilomètres entre Takeita, Matameye et Kantché.
Nous avons préféré les appeler Hassana et Mariama. La première, c’est-à-dire, Hassana de teint clair, chétive, joviale et très éveillée pour une fille de son âge, grandit dans un environnement loin des caméra et micros. Mariama est timide avec un teint plus foncée. Elle a l’air d’avoir le tract face à nos outils de travail (micro, caméra, dictaphone). Sauf que toutes les deux ont une histoire identique, un dénominateur commun, la vente ambulante dans leur village de Gwaty et ses environs. Leurs récits se différencient à quelques exceptions près. Si Hassana a choisi de devenir vendeuse, Mariama a quant à elle obéit aux ordres de sa mère.

Dimanche 29 mars 2026, notre équipe de reportage a rencontré les deux adolescentes dans leur Gwaty natal. Toutes les deux ont manifesté leur joie d’être des apprenantes dans l’unique centre de formation professionnelle (foyer) qui se trouve à Kantché, à moins de cinq (5) kilomètres. Mais cette nouvelle posture, ne les a pas empêchées de se rappeler des moments où elles sillonnaient les rues et ruelles du village à la vente soit des mangues, goyaves et autres produits saisonniers.
« C’est moi qui ait proposé à ma mère de l’aider dans ses charges quotidiennes avec la vente ambulante à cause de la précarité et la pauvreté ambiante dans notre famille. Je me rendais jusqu’ à Kantché et Matameyé, parfois même jusqu’à Takieta, des localités distantes de 5, 12 et 18 kilomètres de mon village. Parfois, je pars seule, parfois en compagnie d’une ou deux personnes, toutes de mon âge », a laissé entendre Hassana. L’adolescente est consciente du danger auquel elle s'expose en continuant son petit commerce, en sillonnant les villages et villes secondaires de la région de Zinder. Un beau matin, elle a réfléchit aux éventuels dangers que pourrait lui engendrer son activité. Suite à cette prise de conscience, la jeune fille a approché le Comité Villageois de Protection de l’Enfant. Hassana a informé Latifa, la représentante des jeunes du village dans le CVPE qu’elle souhaite cesser la vente ambulante. Latifa à son tour, a informé ses pairs. Les membres du CVPE ont alors rencontré les parents de l’adolescente pour plaider sa cause. Lors de l’entretien entre les parents et ces ‘’protecteurs’’ des enfants, la mère accepta séance tenante la proposition des émissaires, celle de remplacer la vente ambulante par l’inscription de Hassana dans le centre de formation professionnelle.
Hassana est aujourd’hui en pleine formation au centre d’apprentissage (foyer). Elle commence même à vendre des articles qu’elle a eue à confectionner. Elle ambitionne de devenir une couturière de renommée locale voire nationale « Mon rêve, c’est de devenir une grande couturière comme ça, je vais habiller mon époux et mes enfants, car je souhaite me marier après mes vingt ans…, » a-t-elle lâchée. L’adolescente d’indiquer que c’est après avoir convaincu sa mère que les membres du comité l’ont inscrit au foyer, où, elle continue d’apprendre la couture, le tissage et le tricotage. La mère de Hassana se réjouie aujourd’hui des revenus que sa fille gagne à travers la vente des draps, des sommes avec lesquelles, la petite aide sa mère qui est cheffe de ménage.
Contrairement à Hassana, son amie Mariama, elle, n’a pas choisie la vente à la sauvette dans le village de Gwaty. C’est sa mère qui lui a demandé afin de constituer son trousseau de mariage pour ne pas être la rusée des filles du village. « C’est moi qui lui ait exigée de vendre des marchandises, parce que je lui ai dit que nous n’avions pas de moyens, donc si elle ne vent rien, je n’aurai pas de quoi lui faire son trousseau de mariage. Sincèrement, c’est malgré elle..., » a affirmé la mère de Mariama, qui se réjouie d’ailleurs de l’idée du CVPE de retirer sa fille de la vente.
« Son histoire nous est parvenue par le canal d’une de leurs amies, membre du comité. Informés de la situation, nous étions partis voir sa mère pour attirer son attention sur les conséquences de la vente ambulante. La place de ta fille, c’est le centre de formation professionnelle où elle apprendra un métier..., » a indiqué Laoualy Warsou, président du Comité Villageois de Protection de l’Enfant – CVPE.
La mère de Mariama persuadée que l’avenir de sa fille se trouve dans le centre de formation professionnelle a très vite cédé à la doléance des membres du CVPE. « Je suis la plus heureuse de voir ma fille dans un centre de formation professionnelle. On leur apprend à coudre, elle confectionne déjà des draps qu’elle vend et gagne de l’argent. Ce qu’elle encaisse maintenant dépasse de loin les revenus de la vente ambulante…, » dixit la maman de la fille. Elle lance d’ailleurs un appel à l’endroit des parents pour qu’ils évitent aux filles la vente ambulante et les inscrire à l’école. « Je suis encore plus heureuse qu’elle soit dans un centre de formation professionnelle car elle est à l’abri de plusieurs tentations surtout venant des bandits. Elle poursuit toujours sa formation, elle apprend énormément des choses…, » a ajouté la mère de Mariama.
Pour l’adolescente, vendre des draps est plus digne qu’arpenter les ruelles du village dans la recherche d’éventuels acheteurs de la mangue. « Maintenant, c’est chez moi à la maison que les clients viennent commandés les draps contrairement à la vente ambulante ou c’est moi qui me déplaçait…, » s’est félicitée Mariama.
A Gwaty, actuellement, seules les femmes qui ont atteint la majorité sont vendeuses ambulantes, a précisé Laoualy Warsou, Président du Comité Villageois de Protection de l’Enfant. Il a rappelé que la vente ambulante a fait des victimes par le passé, avant la mise en place du CVPE.
Ibrahim Moussa,
Envoyé spécial

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