09/05/2026
Agadez 9 mai 2026 Le droit à l'alimentation au centre d'un séminaire régional
Ce samedi 9 mai 2026, la maison de la culture Laya d'Agadez a servi d'espace d'échanges à un séminaire sur le droit à l'alimentation.
Placé sous le thème: Défis de sauvegarde du droit des ménages d'être à l'abri de la faim en période de crises, il rassemblé environ 60 participant.e s issues des organisations paysannes, de femmes, de jeunes, des services techniques de l'Etat et d'autres associations de la société civile. En majorité, ils viennent des quartiers de la commune urbaine d’Agadez. Quelqu'uns viennent des localités de Bilma, Arlit et Ingall.
Ce séminaire est le premier d'une série qui auront lieu dans les chefs lieux des régions, à l'exception de Niamey.
Ces rencontres visent 3 objectifs:1) renforcer les capacités des participants sur la signification et les enjeux de la mise en œuvre du droit fondamental d'être à l'abri de la faim en période de crises ; 2)examiner les conditions de vie des ménages en matière d'accès à l'alimentation ; 3) recueillir des recommandations à la base pour mieux sauvegarder le droit fondamental des ménages d'être à l'abri de la faim.
Ouvrant les travaux de ce séminaire qui va durer une journée, le directeur des programmes d'Alternative Espaces Citoyens (AEC) a rappelé la signification et l'importance du droit à l'alimentation. M. Tcherno Hamadou BOULAMA a expliqué que la lutte contre la faim et la malnutrition est plus qu'un devoir moral. C'est une obligation juridiquement contraignante qui s'inscrit dans la protection des droits humains. En effet, le droit à l'alimentation est reconnu dans la DUDH de 1948, le PIDSEC de 1966, la CADHP de 1981 et dans les constitutions nationales ou les textes qui en tiennent lieu dans les pays en transition.
Au Niger, le droit à l'alimentation est garanti par l'article 15 de la Charte de la Refondation.
Toutefois, il a ajouté que "le droit à l'alimentation ne signifie pas d'être nourri par le gouvernement. C'est le droit de se nourrir soi-même dans la dignité. Le droit à l'alimentation exige des États qu'ils assurent un environnement favorable dans lequel chacun puisse mettre à profit tout son potentiel pour produire des aliments adéquats pour lui-même et les membres de sa famille.
Au moment où se tient ce séminaire, l'objectif de la réalisation de la "faim zéro" semble difficilement atteignable dans de nombreuses régions du monde. Selon l'ONU, plus de 670 millions de personnes n'ont pas assez à manger à travers le globe. Pourtant, la production mondiale de la nourriture dépasse largement les besoins.
Les séminaristes ne manqueront pas d'échanger sur les réponses à donner 2 questions: pourquoi la persistance de la faim et quelles solutions pour éviter que des titulaires de ce droit fondamental dorment chaque jour le ventre vide?
Radio Alternative fm