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19/06/2025

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Page 10, Les frasques d'Ébinto:         Cette curieuse réaction m'étonna et je me dis que cette fille là était trop orgu...
18/06/2025

Page 10, Les frasques d'Ébinto:

Cette curieuse réaction m'étonna et je me dis que cette fille là était trop orgueilleuse. Or, le but des brimades était d'apprendre aux nouveaux élèves à respecter les anciens et surtout à contenir leur orgueil. Alors, je pris la résolution soudaine de faire ce que je n'avais jamais osé. Je voulus participer aux brimades en humiliant cette fille.
_ Pique, la vache dis-je d'un ton qui se voulait autoritaire.
Elle ne bougea pas.
_ Veux-tu piquer, oui ? criai-je.
Elle était là, comme sourde. Ses yeux clairs me jetaient des dards de mépris et je me sentais ridicule.
_ Est-ce que tu vas piquer, espèce de vache ? repris-je avec rage.
Les élèves autour de nous s'étaient tus et observaient la scène avec intérêt. Et je me sentais humilié par la dignité de cette fille si sûr d'elle. Et comme elle ne bougeait toujours pas, je la saisis par les épaules et voulus l'obliger à s'agenouiller. Mais elle se débattait comme un furie.
Ce fut sur ses entrefaites que Bazié arriva.
_ Le principal arrive. Eh! mais que fais-tu Ébin ?
Je lâchai la jeune fille. Et avant de tourner les talons, je lui jetai un coup d'œil qui était un defi. J'ai rencontré son regard calme. Je crois que ce fut seulement à cet instant que j'ai remarqué sa grande beauté.

À suivre...

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Oumarachir ✍✍✍

17/06/2025

> "Page 9… là où Ébinto rencontre avec une jeune fille qui sera un part de son histoire, allons y . Ne rate pas ce moment clé !"

Nous trouvâmes en effet Bazié en train de faire sa toilette. C'était son propre d'être toujours en re**rd. Ce manque ponctualité était chez Bazié le trait de caractère qui n'exaspérait. Quand il eut fini,nous prîmes le chemin du collège en bavardant joyeusement.
Nous retrouvâmes cette école que nous aimions tant. L'établissement se composait de plusieurs bâtiments dont le plus important se constituait les salles de classe. Celui-là était très élégant avec ses murs peints en blanc, ses volets nouvellement vernis en jaune et son toit de tuiles grises. Derrière la bâtisse principale se trouvait la seule classe détachée, la salle des sciences naturelles près de laquelle on avait construit une petite bicoque pour les gardiens de l'établissement. Non loin, de l'autre côté, il y avait les cuisines et le réfectoire derrière lequel se dressaient les bureaux du principal et des surveillants. Au-delà, c'était le terrain de sport. La cour du collège était sableuse et avait de belles pelouses plantées de grands manguiers feuillus et de cocotiers toujours bien taillés.
Le collège souriait aux rayons dorés du soleil matinal et semblait se moquer des qui frémissaient une fois de plus sous le joug des . Partout, les élèves étaient très excités ; les . Se montraient impitoyables et maltraitaient même les jeunes filles.
_ Et nous voilà partis, débarrassant les demoiselles des garnements qui les accablaient de grossièretés. Nous étions bien célèbres et partout notre présence imposait l'ordre. Tout à coup j'entendis des clameurs plus fortes sous un cocotier. Je me dirigeai vers cet endroit. Là, je vis une jeune fille dignement arrêtée que les maltraitaient. Elle ne disait rien quand on lui tirait les tresses. On l'eût dit insensible sans la petite moue dédaigneuse qu'elle faisait à ses bourreaux. Je m'approchai et les élèves de cinquième et de quatrième cessèrent leurs brutalités. Tranquillement je pris la main la fille et lui dis :
_ Viens, je vais te protéger.
D'un coup brusque, elle arracha son poignet de ma main et j'eus tout juste le temps d'éviter la gifle qu'elle m'envoyait sur la joue.

À suivre...

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Oumarachir ✍✍✍

16/06/2025

📘✨ Les Frasques d’Ébinto – Page 8

> « Ce jour-là, Ébinto sentit pour la première fois le poids de ses choix. »

🔥 C’est ici que tout commence !
À la page 8, Ébinto franchit une ligne qui va bouleverser sa vie…
Tu crois connaître l’histoire ? Détrompe-toi. Ce passage change tout.

📖 Viens lire par toi-même. Tu comprendras pourquoi tout le monde parle de cette page.

👉 Tu as le livre ? Ouvre à la page 8 maintenant.
📩 Tu ne l’as pas encore ? Dis “Moi” en commentaire et je t’envoie un extrait.

Après la marche, c'était la danse et les se convertirent sur-le-champ en chanteur et danseur.


Oui, c'était le lot du de se plier aux caprices du comme c'est le lot du faible de se plier aux volontés d'un plus fort. Le c'était le nouveau venu, celui qu'il faillait humilier pour mettre en évidence sa nullité. Comme tous les gens humbles, je détestais l'humiliation. J'avais trop de respect pour autrui pour tolérer qu'on s'amusât à m'humilier.
Les supplices prirent fin quand le premier coup de gong sonna et que le principal du collège arriva.
Je souriais dans mon lit en pensant à cette rentrée-là. Trois années s'étaient déjà écoulées et je n'avais jamais payé ma dette. Je n'avais jamais participé aux brimades. J'avais au contraire protégé chaque fois les élèves de sixième. Je m'endormis sur ces souvenirs.
Le lendemain matin, je me reveillai de bonne heure. Le matin était frais et le léger brouillard au ras du sol laissait prévoir une journée ensoleillée. Après avoir déjeuné, je partis chez mes deux camarades Koula et Bazié. Je passai d'abord par Koula. Il était prêt pour aller à l'école. Il n'avait pas changé avec ses gestes toujours mesurés, la voix toujours pesée et le verbe aisé. Nous fûmes très heureux de nous revoir. Nous nous rendîmes chez Bazié.
_ C'est certain que notre ami n'a pas encore fini de faire sa toilette, dis-je.
_ Je dirai même plus. Il n'a pas encore...
Je me mis à rire. Koula avait la manie d'être un grand amitateur. Il était un composé de sérieux et de g*ieté. Cette complexité de de son caractère faisait de lui un être original. Et il parlait, il employait volontiers des citations Tintin aussi bien que celles de Hugo.

À suivre...

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Oumarachir ✍✍✍

> "Page 7… là où tout commence à basculer pour Ébinto. Ne rate pas ce moment clé !"         Je sentit toute ma dignité f...
15/06/2025

> "Page 7… là où tout commence à basculer pour Ébinto. Ne rate pas ce moment clé !"

Je sentit toute ma dignité froissée. Les s'empressaient autour de moi comme une meute du chiens autour d'une biche. Il demandaient >
Il fallait défiler ainsi, tout seul, en chantant:

À suivre...

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Oumarachir ✍✍✍

« Je partage ça parce que ça m’a aidé… et ça peut aussi t’aider. »   6:                  Les frasques d'Ébinto (suite)  ...
14/06/2025

« Je partage ça parce que ça m’a aidé… et ça peut aussi t’aider. »

6: Les frasques d'Ébinto (suite)

_ Bonjour, amis, leur dis-je. À quelle heure entre t-on en classe ici ?
Je fus stupéfait par la réponse des deux élèves :
_ Ah! Tu es un toreau ?
_ Quelle idée, m'exclamais-je, surpris. Vous êtes donc des bergers ?
Les deux garçons se mirent à rire.
_ Bon sang! fit l'un. Quel ! Il ne comprend rien.
_ Qui'est-ce que je dois comprendre, alors ?
_ Tu es un ?
_ Tu viens en sixième? compléta l'autre.
_ Oui, répondis-je calmement.
_ Eh! Bien mon vieux, tu es bien costaud. Qu'est-ce que tu entendais pour venir au collège ?
Décidément ces deux garçons cherchaient à m'humilier. Et cette phrase dioula me vint fort à propose à l'esprit : Ce qui voulais dire à peu près comme toi seront ? Ce sont les brimades, mon vieux, et si tu n'as personne pour te protéger, ton compte est bon. Comme tu nous parais gentil, nous allons te protéger. Celui qui parlait jeta un clin d'œil à l'autre qui sourit. Cependant, je leur fis confiance. Je leur fis confiance poussé par je ne sais quel besoin de croire en l'homme tout en m'attendant à sa trahison.
À sept heures et demie, le cour de l'école était plein d'élèves. Il y régnait un tumulte confus où se décelaient des rires, des cris sauvages des pleures même. Les anciens collégiens, les élèves de cinquième, quatrième et troisième, ceux qu'on appelle ,je ne sais pourquoi, tourmentaient les nouveaux de sixième.
On me dit qu'il était temps de partir. Humblement, je marchais encore entre les deux protecteurs. Moi qui à l'école primaire me croyais déjà grand, moi qui prenais la place du maître quand il était absent, j'étais devenu un qu'il fallait protéger.

À suivre...

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Oumarachir ✍✍✍

« Je partage ça parce que ça m’a aidé… et ça peut aussi t’aider. »5:               Les frasques d'Ébinto (suite)        ...
13/06/2025

« Je partage ça parce que ça m’a aidé… et ça peut aussi t’aider. »

5: Les frasques d'Ébinto (suite)
Ma voiture est vieille et il faut qu'elle passe chaque semaine au garage. Ah! mon petit Ébinto, la vie est bien difficile.
M. Dramane parlait. Je l'écoutais et je me disais que ma vie serait ce que je voudrais qu'elle soit. J'aimais rêver et la réalité n'avait pas une grande importance pour moi car je pensais pouvoir un jour transformer ce qui était en ce qui n'avait jamais été.
Mon tuteur, continuait cependant à disserter.
_ C'est comme ça que l'autre jour je me suis fait prendre deux milles francs pour rien. J'avais prêté ma teinture d'iode et mon sparadrap à un de mes amis. Et sans les récupérer, je suis parti en voyage avec des passagers. Le meilleur a voulu que je crève un pneu en cours de route. Bon, je le changeais quand des gendarmes motorisés sont arrivés. Ils m'ont reproché que mes pneus étaient trop user et ils ont demandé à voir ma boîte à pharmacie. Hélas ! il manquait le sparadrap et la teinture d'iode. Alors, deux milles francs tout ronds. Alors, il les mécaniciens, il ya les gendarmes et les policiers et puis il n y a pas assez de voyageurs. Même quelquefois certains refusent de monter dans mon tacot parce qu'il est .Comment vivre dans cette situation?

Ce que serait la vie dans dix ans ? Ce serait ma vie dans dix ans ?... J'y avais souvent passé. J'étais presque certain de mener,grâce à mon travail, une vie future brillante. Pourtant, je croyais pouvoir vivre n'importe quelle vie ; c'est que je croyais justement être capable de vivre dignement même dans une situation médiocre.
Très t**d seulement, je regagnai ma chambre et me couchai. Je ne dormis pas aussitôt. Je n'avais pas sommeil et je ne sais pourquoi les souvenirs du premier jour de mon entrée au collège affluèrent dans ma mémoire.
C'était le premier octobre 196... De bonne heure, j'étais parti au collège situé en dehors de la ville sur la route d'Abidjan. Sur le petit pont qu'on franchit avant d'arriver à l'établissement, j'avais trouvé deux élèves dans leur complet kaki impeccablement repassé.
À suivre...
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Oumarachir ✍✍✍

4:           Les frasques d'Ebinto (suite)          Pendant neuf mois vous vous reposez tranquillement et quelquefois vo...
10/06/2025

4: Les frasques d'Ebinto (suite)
Pendant neuf mois vous vous reposez tranquillement et quelquefois vous osez dire que l'école est difficile.
Et tous ces jeunes gens riaient en cœur, me tapotant amicalement sur l'épaule. Cela ne m'amusait pas du tout. Leur obstination à ne pas me croire et ironiser blessait mon amour-propre. J'étais fait ainsi. Ma trop grande sensibilité faisait que la moindre chose me blessait. Je me mettais cependant rarement en colère car je savais me dominer. Quand je ne pouvais pas me faire comprendre de quelqu'un, je me taisais et je souriais: un sourire très fière et amer, accompagné d'un soupir.
_ Tu es en colère, Ebinto? Me demanda Moussa. Nous sommes si heureux de te revoir...
_ Je n'aime pas qu'on se moque de moi.
_ Voyons, Ebinto, tu prends tout au sérieux, toi. C'est ce qui n'est g*i chez toi.
Je voulais retorquer que c'était mon caractère quand une voix douce me dit:
_ Bonsoir, Ébin!
Je tournai la tête. Derrière moi se tenait Monique. Elle était la fille du propriétaire de la concession où j'habitais. Trois ans plus tôt, elle était une fillette de douze ans. Nous avions souvent joué ensemble comme un frère et une sœur et vrai dire, je ne l'avais jamais regardée comme une fille sue l'on puisse désirer. Mais ce jour-là, je decouvris Monique dans la splendeur de ses quinze ans ses formes arrondies. Sa voix devenue comme plus sonore me fascinèrent.
_ Bonsoir, Monique, répondit-je à son salut. Mon Dieu comme tu es belle !
_ Monique baissa les yeux et moi je ne me rendis pas compte que j'entrais dans le tourbillon qu'est la vie. L'année précédente, je n'aurais pas eu la hardiesse de faire un tel compliment à Monique.
​ Je rendis ensuite chez M. Dramane. C'était un brave chauffeur, un vieil ami de ma famille.
_ Comment va ta mère ? Me demanda-il ?
_ Très bien, elle vous bien des choses.
_ ton frère et ta sœur ?
_ Mon frère va bien. Mais ma sœur était un peu malade mais elle se rétablit rapidement.
_ Alors, quelles sont les nouvelles ?
_ Euh! On était en vacances et comme c'est la rentrée, je suis venu pour reprendre le travail.
_ (merci), me dit-il. Ici aussi rien de mal. Depuis ton départ, on est là à se débrouiller un peu. Mais ça marche jamais bien.
( À suivre )...

Oumarachir✍✍✍

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3:                      LES FRASQUES D'ÉBINTO (suite)        Bassam vivait dans son calme continuel, bercé par le bruit ...
04/06/2025

3: LES FRASQUES D'ÉBINTO (suite)
Bassam vivait dans son calme continuel, bercé par le bruit des vagues qui se brisaient sur la grève. J'arrivai enfin chez M. Dramane, mon tuteur. Sa concession était pauvre. Quelques cases en bambou couvertes de papos entouraient une petite cour sableuse où se dressait un jeune manguier près d'un puit. Les enfants de mon tuteur se ruèrent pour m'accueillir. Il m'aimaient bien, ces adorables dambins, toujours sales et toujours g*is. Je leur distribuai des goyaves que j'avais cueillies au village. Je saluai les femmes assises devant la cuisine enfumée. Après avoir donné à mes tutrices les nouvelles de chez moi et appris les nouvelles de la ville, ce qui était une formalité, je regagnai ma case qui se trouvait dans la concession voisine de celle de M. Dramane. Celui-ci avait une famille nombreuse et ne disposait pas d'assez de chambres. Il m'en avait donc cherché une chez l'un de ses amis.
Ma cases n'avait qu'une pièce unique. Je la balayai soigneusement, mis un drap propre sur ma paillasse posée à même le sol. Après quoi, je sortis mes livres et mes cahiers d'une caisse où je les avais laissés et les disposai sur ma table. Mon tabouret était toujours à sa place. J'avais mis l'ordre partout. Je fis ma toilette et sortis pour prendre un peu l'air. Le soir tombait et les hommes rentraient du travail. Je retrouvais avec plaisir Moussa et Ousmane, les apprentis mécanicien, Siaka, l'apprenti chauffeur. Nous habitions tous la même cour et étions des amis.
_ Alors, Ébinto,tu as bien pêcher pendant ces vacances ? me demanda Moussa en clignant de l'œil.
_ Est-ce qu'il sait tenir un épervier ? fit Siaka en guise de réponse.
_ Dites donc, protestai-je qu'est-ce que vous croyez ? Je sais mieux jeter l'épervier que certains pêcheurs de mon village.
_ Petit prétentieux ! S'exclama Ousmane. Entre nous, les blancs vous ont gâtés. Pendant neuf mois

03/06/2025

2: LES FRASQUES D'ÉBINTO (suite)
La voiture qui m'avait transporté depuis
Adiaké s'immobilisa. J'étais arrivé à Bassam. Je mis pied à terre et récupérai ma valise. La gare routière de Grand-Bassam, située en plein centre de la ville, en était sans doute l'endroit le plus animé. Les chauffeurs, dans leur jargon, se querellaient ou taquinaient quelque vendeuse d'orange. Les passagers, toujours impatients, se plaignaient dans les taxis en partance pour Abidjan, Aboisso ou Adiaké. C'étaient, pour la plupart des élèves qui rentraient chez leur famille pour reprendre les classes. Ils se reconnaissaient à vue d'œil, ces élèves, rien qu'à leur habit coquet à leur démarche fière. Ils portaient des chemisettes aux couleurs vives, des pantalons souvent bleus et marchaient les mains dans la poche.
J'étais de ces gens-là c'est-à-dire que j'étais un élève. Pourtant, ma chemisette était gris pâle et je ne marchais pas les mains dans les poches. Ce n'était pas par souci d'originalité que je me distinguais par mes vêtements et mes manières discrètes. La simplicité était un attribut de mon caractère et peut-être venait- elle de mes origines modestes.
J'étais le premier fils d'un pêcheur du village d'Akounougbé. Après mois, ma avait donné une fille et un autre garçonnet à mon père. Quand j'en eus l'âge, on m'inscrivit à l'école française et je me mis à travailler ardemment, peut-être parce que cela m'amusais. J'ai perdu mon père quelques jours avant de passer mes deux premiers examens scolaires. Cette mort me peina beaucoup mais je passais avec succès le certificat d'études primaires et je fus reçu à l'entrée en sixième, premier du centre d'Adiaké. Malgré notre pauvreté, ma mère décida de me laisser entrer au collège. Moi, j'aurais volontiers accepté d'être un pêcheur et de sillonner la lagune Aby sur ma pirogue, lancer l'épervier pour capturer les sardines, les carpes et les brochets...J'étais donc entré au collège Moderne de Grand-Bassam. Trois années

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