14/06/2025
« Je partage ça parce que ça m’a aidé… et ça peut aussi t’aider. »
6: Les frasques d'Ébinto (suite)
_ Bonjour, amis, leur dis-je. À quelle heure entre t-on en classe ici ?
Je fus stupéfait par la réponse des deux élèves :
_ Ah! Tu es un toreau ?
_ Quelle idée, m'exclamais-je, surpris. Vous êtes donc des bergers ?
Les deux garçons se mirent à rire.
_ Bon sang! fit l'un. Quel ! Il ne comprend rien.
_ Qui'est-ce que je dois comprendre, alors ?
_ Tu es un ?
_ Tu viens en sixième? compléta l'autre.
_ Oui, répondis-je calmement.
_ Eh! Bien mon vieux, tu es bien costaud. Qu'est-ce que tu entendais pour venir au collège ?
Décidément ces deux garçons cherchaient à m'humilier. Et cette phrase dioula me vint fort à propose à l'esprit : Ce qui voulais dire à peu près comme toi seront ? Ce sont les brimades, mon vieux, et si tu n'as personne pour te protéger, ton compte est bon. Comme tu nous parais gentil, nous allons te protéger. Celui qui parlait jeta un clin d'œil à l'autre qui sourit. Cependant, je leur fis confiance. Je leur fis confiance poussé par je ne sais quel besoin de croire en l'homme tout en m'attendant à sa trahison.
À sept heures et demie, le cour de l'école était plein d'élèves. Il y régnait un tumulte confus où se décelaient des rires, des cris sauvages des pleures même. Les anciens collégiens, les élèves de cinquième, quatrième et troisième, ceux qu'on appelle ,je ne sais pourquoi, tourmentaient les nouveaux de sixième.
On me dit qu'il était temps de partir. Humblement, je marchais encore entre les deux protecteurs. Moi qui à l'école primaire me croyais déjà grand, moi qui prenais la place du maître quand il était absent, j'étais devenu un qu'il fallait protéger.
À suivre...
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Oumarachir ✍✍✍