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Sur CNews, en direct, la question s'affiche en toutes lettres derrière Charlotte d'Ornellas : peut-on vivre uniquement d...
08/09/2026

Sur CNews, en direct, la question s'affiche en toutes lettres derrière Charlotte d'Ornellas : peut-on vivre uniquement des aides en France ? Elle répond, chiffres à l'appui, et c'est hallucinant.

Tu m'étonnes.

Regardez l'empilement, parce que ces aides ne sont pas alternatives, elles sont cumulatives. RSA : 15% des bénéficiaires sont des étrangers extra européens. Minimum vieillesse : 1 bénéficiaire sur 3 est étranger. Aide Médicale d'État : 450 000 personnes en profitent. Hébergement d'urgence : accessible même à un clandestin visé par une OQTF, cette obligation de quitter le territoire que l'État lui a lui-même notifiée. Ajoutez les aides au logement pour les étrangers en situation irrégulière, plus le droit opposable au logement, qui permet en théorie d'attaquer l'État en justice pour exiger un toit. Ajoutez encore les prestations familiales, versées dès l'arrivée sur le sol français, sans attendre une quelconque régularisation. Et pour finir, le transport : dans certaines régions, une remise de 50% sur les tarifs, exactement les mêmes tarifs sociaux que ceux d'un Français qui a cotisé toute sa vie.

En réalité, le système ne distingue presque plus la situation administrative des gens. Une OQTF, c'est un ordre de l'État de quitter le pays. Rester malgré l'OQTF, c'est désobéir à cet ordre. Et pourtant l'accès aux minima sociaux, au logement et à la santé continue, comme si l'ordre n'avait jamais existé.

Je rappelle qu'en parallèle, on nous explique qu'il faut augmenter les impôts pour combler le déficit. Un déficit qu'on demande aux Français de combler par leurs efforts, pendant qu'un système d'aides cumulatives continue de tourner à plein régime pour des personnes que l'État a lui-même sommées de partir.

Voilà, c'est clair : ce n'est pas un manque de moyens, c'est un choix.

450 000 personnes sous Aide Médicale d'État, une remise de transport à 50% pour un clandestin sous OQTF : à partir de quel chiffre, vous, vous appelez ça un système à bout de souffle ?

"Les Français n'ont pas à savoir ce que nous faisons de leur argent."Gérard Larcher, président du Sénat, justifie ainsi ...
08/09/2026

"Les Français n'ont pas à savoir ce que nous faisons de leur argent."

Gérard Larcher, président du Sénat, justifie ainsi son refus de rendre publiques les notes de frais des députés et des sénateurs.

Le bureau où il prononce cette phrase, doré, tapisseries anciennes, mobilier d'antiquaire, est entretenu par le contribuable qui n'a justement pas le droit d'en connaître le coût réel.

Depuis la réforme de 2017, un député de l'Assemblée nationale doit justifier chaque euro de son indemnité de frais de mandat. Factures à l'appui, contrôle par un déontologue, remboursement du moindre centime non utilisé. Un sénateur, lui, touche chaque mois une enveloppe de plusieurs milliers d'euros sans avoir à produire le premier ticket de caisse. Le Bureau du Sénat gère cette somme en interne, entre collègues, sans regard extérieur ni presse admise à en consulter le détail. L'Assemblée nationale a accepté ce contrôle depuis 8 ans. Le Sénat, sous la présidence de Larcher, continue de gérer ses comptes sans lui.

C'est cette opacité qu'il vient de verrouiller lui-même, en refusant d'ouvrir ces comptes à ceux qui les financent par leurs impôts.

Un chômeur doit justifier ses recherches d'emploi chaque mois pour toucher une allocation qu'il a lui-même cotisée toute sa carrière. Un sénateur n'a de compte à rendre à personne pour une enveloppe payée par l'impôt de ce même chômeur.

Cet argent, c'est celui que chaque salarié voit prélevé sur sa fiche de paie avant même d'avoir touché son salaire. Larcher affirme que ce salarié n'a pas à en connaître l'usage.

Michel Barnier a occupé Matignon pendant 3 mois, la durée la plus courte de la Ve République, sans faire voter le moindr...
08/09/2026

Michel Barnier a occupé Matignon pendant 3 mois, la durée la plus courte de la Ve République, sans faire voter le moindre budget. Il en repart avec 44 730 euros d'indemnités de départ, une voiture, un chauffeur à vie et une pension de 150 000 euros par an.

Une retraite moyenne en France tourne autour de 1 400 euros par mois. Michel Barnier touchera 12 500 euros par mois, sans avoir fait voter un seul budget en 3 mois de mandat.

Ce statut ne dépend d'aucun résultat. Un ancien Premier ministre touche ces avantages à la seconde où il quitte Matignon, qu'il soit resté 3 ans ou 3 mois, qu'il ait fait voter un budget ou qu'il ait vu son gouvernement tomber sur une motion de censure en décembre 2024. La règle est écrite comme ça, et personne à Bercy n'a jugé utile de la revoir.

Pendant ces 3 mois, Michel Barnier demandait aux Français 60 milliards d'euros d'économies et de hausses d'impôts pour redresser les comptes publics. Le budget n'est jamais passé. Le gouvernement, si. Chuté, censuré, terminé. Et c'est à ce moment précis, sur cet échec précis, que la mécanique s'est enclenchée : indemnité versée, voiture attribuée, chauffeur affecté, pension calculée. Sans condition de durée, sans condition de résultat.

Le problème n'est pas qu'un ancien Premier ministre touche une pension. C'est qu'elle ne varie pas d'un centime selon qu'il a réussi ou échoué.

44 730 euros, une voiture, un chauffeur à vie et 150 000 euros par an : c'est le tarif fixe d'un mandat raté, payé par ceux à qui on demandait 60 milliards d'efforts.

# FRANCE

« Faire participer les retraités à 2 000 euros à l'effort national. » La phrase est d'Astrid Panosyan-Bouvet, ministre d...
08/09/2026

« Faire participer les retraités à 2 000 euros à l'effort national. » La phrase est d'Astrid Panosyan-Bouvet, ministre du Travail. Elle-même émarge à 10 490 euros par mois, rien que de l'argent public.

Le montant affiché ne dit pourtant pas tout. Au traitement s'ajoutent un logement de fonction, une voiture, le chauffage, les déplacements pris en charge, la communication offerte et les frais remboursés sur simple note. Aucun de ces postes ne sort de sa poche. Tous sortent de la même caisse qu'elle demande aux retraités d'alimenter davantage.

Un retraité à 2 000 euros règle son loyer, son chauffage, son carburant et son abonnement de téléphone sur ce seul montant, sans note de frais pour compenser quoi que ce soit. La ministre, elle, cumule un salaire 5 fois supérieur et une liste d'avantages qui couvre exactement les dépenses sur lesquelles elle réclame un effort aux autres.

Le mot « effort » change de sens selon qui le prononce. Chez un retraité à 2 000 euros, il veut dire renoncer à quelque chose. Chez une ministre logée, voiturée et chauffée aux frais de l'État, il veut dire demander à d'autres de renoncer à sa place.

Des primes pour acheter électrique, puis une taxe au kilomètre pour continuer à rouler : l'État change les règles une fo...
08/09/2026

Des primes pour acheter électrique, puis une taxe au kilomètre pour continuer à rouler : l'État change les règles une fois que vous avez fait le choix qu'il vous a vendu.

Le mécanisme tient en deux chiffres qui se répondent. Jusqu'à 4 000 euros de bonus écologique versés depuis 2023 pour convaincre les ménages de passer à l'électrique, zéro litre d'essence à la pompe ensuite, donc zéro TICPE reversée sur ces véhicules. Cette taxe sur les carburants pesait environ 40 milliards d'euros de recettes annuelles avant l'électrification du parc. Chaque voiture électrique qui roule est une voiture qui ne paie plus cette part-là, et Bercy le sait depuis le premier jour.

Qu'il faille sortir du pétrole, personne ne le conteste. Mais quand la recette s'effondre, l'État ne lâche pas le morceau, il change de compteur. Un rapport sénatorial évoquait déjà une redevance de 0,08 euro par kilomètre parcouru, soit environ 800 euros par an pour 10 000 kilomètres, l'équivalent d'un trajet domicile-travail ordinaire en zone rurale.

Le conducteur qui a suivi la consigne, changé de véhicule, financé sa transition sur 5 ou 7 ans de crédit, découvre que le geste qu'on lui vendait comme vertueux devient une nouvelle ligne de prélèvement. Le bonus touché à l'achat n'était pas un cadeau : c'était une avance sur une facture qui arrive maintenant, au kilomètre, sans qu'on lui ait jamais annoncé qu'elle viendrait.

Le bonus a changé de camp. Il roule désormais dans le sens de l'État.

Qui, chez Bercy, fixera le tarif de cette taxe au kilomètre, après avoir distribué jusqu'à 4 000 euros pour pousser les Français vers l'électrique ?

« Rien ne nous sera épargné pour ne pas baisser les pensions géantes. » Cette phrase résume à elle seule ce que le gouve...
08/09/2026

« Rien ne nous sera épargné pour ne pas baisser les pensions géantes. » Cette phrase résume à elle seule ce que le gouvernement prépare : une taxe sur l'épargne salariale au-delà de 3 000 euros par an.

Logique imparable, en fait.

La Sécurité sociale affiche un déficit de 15 milliards d'euros par an, dont une part croissante liée aux retraites. Les plus de 65 ans forment l'électorat le plus mobilisé du pays. Aucun gouvernement ne peut se faire élire en baissant les pensions. Alors on prélève ailleurs. Primes de participation, primes d'intéressement, abondements aux PPE, PEI et PERECO au-delà de 3 000 euros par an : la ponction promet de rapporter 1 milliard d'euros à la Sécu. Concrètement, un salarié qui perçoit 4 000 euros de participation cette année verra une partie de ce complément de salaire amputée par de nouvelles cotisations, exactement comme un salaire classique.

La France n'invente rien : le mécanisme a déjà un précédent, documenté, à l'autre bout du monde. Le Japon a vécu ça 20 ans avant nous. Depuis 2000, les plus de 60 ans représentent plus de 40% de l'électorat japonais. Les dépenses pour les actifs ont reculé en proportion du PIB pendant que celles pour les retraites, la santé et la dépendance des seniors explosaient. Résultat : une dette publique à 260% du PIB, la plus élevée du monde développé, parce qu'aucun gouvernement n'a pu toucher aux droits acquis des seniors.

La France est à 117% de dette aujourd'hui. Sans réforme des retraites, la trajectoire japonaise n'a rien d'une hyperbole.

Rien ne nous sera épargné, sauf l'épargne elle-même, qui finit par payer pour tout ce que personne n'ose couper ailleurs.

Vous qui mettez de côté 3 000 ou 4 000 euros par an sur votre P*E ou votre PERECO, regardez qui, au ministère du Budget, a choisi de venir chercher l'argent là plutôt que dans les pensions les plus élevées.

08/09/2026

08/09/2026

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