31/05/2026
Ce qui devait être ma première fête des mères ne ressemble pas à ce que j’avais imaginé. À défaut de petits bras autour de mon cou, remplis d’amour, ma première fête des mères se résume à une photo. Une image qui pèse, qui console et qui rappelle tout à la fois l’absence et l’amour.
Il y a des douleurs que les mots n’expliquent pas.
Le deuil périnatal installe une vallée silencieuse où chaque pas semble lourd. Pourtant, au milieu de cette vallée, je veux dire que je ressens une présence — une force qui me soutient quand mes forces s’effondrent. Je sens que chacune de mes larmes est recueillie, chacun de mes silences entendu. Ce n’est pas une effacement de la peine, mais une compagnie dans la peine.
Aujourd’hui, je veux adresser une pensée particulière aux mamanges. À vous qui célébrez la maternité avec un cœur à moitié brisé. À vous dont les bébés sont partis trop tôt, mais qui resteront mères pour l’éternité. La maternité ne se mesure pas seulement aux années vécues, ni aux premiers sourires ou aux premiers pas : elle se mesure aussi à l’amour que l’on porte, à la mémoire que l’on garde, à la place inviolable que ces petits êtres occupent dans nos vies.
Bonne fête à toutes les mamans.
Et tendrement… bonne fête à nous aussi, les mamanges. 🤍