Projet Cluj-Napoca

Projet Cluj-Napoca Page destinée à recevoir le suivi de notre périple tout au long des deux mois de stage à l'étranger et avant cela à l'avancement de notre récolte de fonds.

Et voilà, un dernier post, en re**rd certes... Le retour s'est fait en douceur, mais l'arrivée en période d'examens de f...
19/06/2019

Et voilà, un dernier post, en re**rd certes... Le retour s'est fait en douceur, mais l'arrivée en période d'examens de fin d'année fut plus brutale, on a pas eu le choix, il y a fallu s'y remettre.

On en profite pour dire encore un énorme merci à ceux qui nous ont aidés à partir, via la cagnotte, ceux qui ont mangé du caramel, ceux qu'on a vu au marché, ceux qui sont venus au Conti...
T'a rendu notre projet possible quoi!

Et tous ceux qui nous ont suivis, écrit, encouragés, soutenus, parfois pile quand il le fallait, eh bien ça fait plaisir, ça fait du bien, merci.

Evidemment, nous n'oublions pas PCG racing qui nous a fait une remise sur les pièces moto pour l'occasion ni le bar le Conti qui a accepté de faire des réductions sur présentation de nos bracelets.

https://www.facebook.com/PCGracing-191657507540736/?ref=br_rs
https://www.facebook.com/barleconticahors/

Voilà le projet Cluj-Napoca est terminé pour nous, c'était une première pour l'ifsi de cahors, mais il y aura une place pour deux autres étudiants l'an prochain.

A très bientôt pour ceux que l'on a pas déjà revu, bises!

Alors l'Autriche c'est très beau, les routes sont "propres au chrono" et il y a des petits campings très mignons... Bonn...
14/06/2019

Alors l'Autriche c'est très beau, les routes sont "propres au chrono" et il y a des petits campings très mignons... Bonne soirée!

Un dernier "trafik" après les interminables lignes droites hongroises... demain Autriche!
13/06/2019

Un dernier "trafik" après les interminables lignes droites hongroises... demain Autriche!

Salut tout le monde! Pour nous c'est la fin, nous avons terminé le stage et le départ de Cluj est imminent.Nous avons di...
12/06/2019

Salut tout le monde!

Pour nous c'est la fin, nous avons terminé le stage et le départ de Cluj est imminent.
Nous avons distribué des chocolats dans le service, au bloc, et même chez les internes! On a serré des mains, dit au revoir, on a malheureusement pas pu croiser tout le monde... tant p*s.

On peut pas vraiment faire de bilan comme ça a chaud, mais une chose est sûre, aucun regret d'être venus! C'est un stage qui nous a demandé beaucoup d'efforts mais dont les récompenses sont évidemment proportionnelles.

Maintenant il est temps de penser à la route du retour. Nous hésitions entre traverser l'Autriche et la suisse ou alors la Slovénie, la Croatie et l'Italie. Les beaux jours arrivant, nous préférons les montagnes autrichiennes, nous n'y mourrons pas de chaud à comparé de la Croatie, même si cet itinéraire nous force à retraverser la Hongrie et ses interminables lignes droites...

On vous laissera quelques nouvelles sur la route, en attendant à très bientôt! Bises à tous!

Bonsoir, allez on laisse quelques nouvelles, car ces derniers temps, on a pas raconté grand chose... c'est normal, on a ...
29/05/2019

Bonsoir, allez on laisse quelques nouvelles, car ces derniers temps, on a pas raconté grand chose...
c'est normal, on a notre routine qui s'est installée en stage, on y va tous les matins, on a un petit secteur de patients, on fait nos démarches quand les patients entrent, on assiste parfois aux opérations (pas à toutes hein! à la 394eme thyroidectomie on a décidé de ne plus aller voir les thyroidectomies), on fait nos pansements et autres soins, on discute avec les infirmières (enfin on essaye plutôt de comprendre ce qu'elles peuvent bien dire)...
Et en début d'après-midi on sors de l'hôpital, on va manger notre "cotelette-patates" au restaurant universitaire avant de remonter au dortoir, de l'université.
Et l'après-midi on passe pas mal de temps à bo**er les cours en prévision des examens qui nous attendent des le retour... enfin pas TOUT l'après-midi non plus, il y a la sieste et le goûter, faut pas abuser!
Enfin bon, tu aura compris, il n'y a rien d'exceptionnel ou qu'on ne t'a pas déjà raconté.

Le week-end on sors quand même, on va se promener, faire des courses, on va au bistro, mais on limite les virées en moto, révisions obligent.
Du coup on profite de Cluj, eh oui ça fait plus d'un mois qu'on y est maintenant! Cluj c'est une ville très jeune avec beaucoup d'étudiants, des terrasses, des magasins de tous genres, des centres commerciaux, autant d'églises que d'habitants (il y a encore des églises en construction), et pas mal d'architectures intéressantes.
On a entendu beaucoup de choses sur le pays avant de venir, principalement du craignos, et c'est est sans vraiment de surprise de notre part que là ou l'on nous a promis misère et criminalité on a trouvé des gens normaux et un pays vachement beau.
Certes il y a parfois des façades d'immeubles un peu miteuses, mais l'intérieur est toujours propre et fonctionnel les villages en rase campagnes font un peu vieillots, mais il y a la 4g et parfois la fibre. Sur la route les vieilles Dacias rouillées côtoient les berlines allemandes flambant neuves, et nous ne sommes d'ailleurs pas les seuls mot**ds, loin de là!

Sans rentrer dans la comparaison, des façades miteuses des bagnoles rouillées, des villages "vieillots" il y en a partout hein!

On nous a aussi parlé de l'héritage du régime totalitaire, qui fait partie intégrante de l'histoire du pays, mais qui a quand même chuté il y a bientôt trente ans. Beaucoup de roumains sont passés à autre chose ou sont trop jeunes pour avoir connu la vie avant la révolution, seules les personnes âgées gardent vraiment les stigmates de cette époque...

La Roumanie comme beaucoup d'endroits est malheureusement encore victime de ses clichés, mais mérite vraiment d'être visitée à notre humble avis!

On vous laisse quelques photos prises au hasard des rues de cluj et des alentours.

À bientôt, bises!

Les étudiant(e)s en soins infirmiers (ESI) roumains, ça se passe comment pour eux?L'autre jour entre deux pansements, no...
21/05/2019

Les étudiant(e)s en soins infirmiers (ESI) roumains, ça se passe comment pour eux?

L'autre jour entre deux pansements, notre tutrice nous interpelle "Eh vous avez vu que ce sont des étudiantes infirmières là bas? Non? Ben allez y!"

Il faut dire que ça faisait un moment que nous les cherchions ces étudiant(e)s infirmiers(ères). Des étudiants en médecine, il en grouille partout dans les couloirs par paquet de 15, courant après un professeur! Mais les ESI, que dalle! Et c'était pas faute de demander...
On nous disait "pas ici", "pas en ce moment", ou des trucs en roumain qu'on comprenait pas...

On a quand même eu des infos sur la formation. Ici si tu veux être infirmier, c'est quatres années d'etudes, soit une de plus qu'en france pour les mêmes prérogatives. Mais après tu a accès à tous les postes (cadre, anesthésiste, infirmière de bloc...) sans nul besoin de retourner à l'école.
Restait la question des stages...

Ces fameux ESI, étaient là, sous nos yeux depuis une bonne heure probablement. Ils attendaient dans le couloir, en tenue civile recouverte d'une blouse, en fait, de loin ils ressemblaient à un groupe d'étudiants de médecine, pas étonnant qu'on les ait ratés...

On s'approche et on dégaine notre plus beau roumain "salut vous êtes ESI? Oui? Nous aussi, de France en erasmus! Vous parlez anglais? Oui? Super!"

Nous leurs avons demandés si ils étaient en stage, et en quelque sorte ils nous ont répondu que oui. En fait il y a des périodes de formation ou ils se déplacent par petits groupes dans les services de soin afin d'y observer des patients, de travailler sur leurs maladies, de s'entraîner à faire des anamnèses et d'observer des soins infirmiers. Le tout sous la supervision d'un interne. Ils ont aussi des stages ou ils manipulent plus et sont plus immergés dans le rôle infirmier. mais ceux-ci se déroulent pendant la période des congés estivaux.

Les apports théoriques qu'ils reçoivent à l'université semblent similaires aux nôtres, et les observations que nous faisons sur la réalité du terrain se rejoignent. Si la forme de nos formations est bien différente, le fond comporte apparement bien des similitudes.

Malheureusement pour nous tous (ESI roumains et français) cet échange fut d'assez courte durée car il était temps pour eux de faire la "visite" de leurs patients.

Et nous? Sommes nous traités tels des ESI locaux? Pas exactement. Nous réalisons plus de soins qu'eux, nous avons l'occasion d'élaborer nos projets de soins individuellement, et nous restons sur du long terme, ce qui nous permet d'observer l'évolution de l'état de nos patients.
Nous sommes sous la supervision d'une interne mais prenons aussi la liberté de nous joindre aux infirmières (en baragouinant au mieux notre roumain).

Ce statut d'étudiant étranger n'ést pas fixé ou prévu. Ses contours restent flous, malléables, et dépendent de facteurs tels que la charge de travail du service ou le fait que nous soyons deux au même endroit. Mais il dépend aussi beaucoup de nos capacités d'intégration, que nous avions déjà évoquées auparavant.

Nous n'aurons donc malheureusement pas l'occasion de manipuler aux côtés d'ESI roumains, tant p*s! Et après tout, il est pas si mal notre statut "erasmus".

À bientôt!

Ps: en photo l'université de médecine et de pharmacie de cluj-napoca à laquelle sont rattachés les ESI.

Bonjour tout le monde!Alors que notre stage avance gentiment, nous continuons nos explorations du pays le weekend.En ce ...
14/05/2019

Bonjour tout le monde!

Alors que notre stage avance gentiment, nous continuons nos explorations du pays le weekend.
En ce moment, il pleut, du lundi au samedi, ce qui nous laisse le dimanche! Ah! Tant mieux! Car ici, la politique du déplacement se base sur le véhicule individuel, et autant vous dire qu'il y a du peuple sur la route, des camions, des grosses bagnoles allemandes (qui aiment bien tenter de se mesurer à nous), et une tripotée de Dacias.
Le dimanche, c'est moins pire, il y a quand même du monde, mais le matin on est relativement tranquille.

On a parlé il y a quelques temps de la route transfagarasan. Eh bien figurez vous qu'il y en a une deuxième du même genre, la transalpina, aussi appelée "67c". L'avantage de celle-ci c'est qu'elle est plus proche de cluj, et donc une bonne journée de roulage suffit à aller la visiter, pas de nécessité pour nous de partir pour le weekend.

Lors de l'élaboration du road book, on s'est fait une sorte de boucle comptant un château à visiter à Hunedoara, nous nous étions dit "si on a le temps" nous avons déjà 9h de route prévues, puis faut dire que vu le château de Bran on s'attendait pas forcément au truc du siècle...

Enfin bon, nous voilà partis pour rejoindre cette fameuse "transalpina", d'abord on avale rapidement une section de grandes nationales pas toujours très fun.

Ici la plupart des usagers de la route ne semblent pas respecter les limitations de vitesse, et nous, on a un crédo qui dit "à roum fait comme les roumains" donc on roule, et jusqu'à ce jour, nous n'avions pas vu de radars...
Ouais, jusqu'à ce jour, car un radar on en a vu un. Coup de bol, nous doublions un camion, donc pas vus, pas pris! P*s le regard du mec dans sa Dacia banalisée valait le coup...

Arrivés au début de la 67c, tout nous semble idyllique, c'est beau, la route est sèche et bien revêtue, le soleil brille, on fait le plein, on casse la croûte avec des saucisses de chèvre et gaz.

Du gaz sur le premier tiers de la transalpine, on en a mis. Une "p*ste à record" quasi-déserte, rien que pour nous, on a bouffé des bottes, des cales pieds, du cadre pour la harley...
Ensuite avec l'altitude, l'état des routes à commencé à se dégrader. Pas grave, on a l'habitude maintenant, il suffit de slalomer entre les trous et les graviers, on ne rends finalement que peu de gaz.

Au bout d'un moment, on commence à voir des panneaux annonçant des travaux... Ok, avec de la chance, on va avoir du beau bitume tout neuf à rayer!
Ben nan, faudra revenir car là du bitume y' en a plus du tout, on se retrouve sur une vraie p*ste caillouteuse traversée par des petits ruisseaux formés par la fonte des neiges, des ornières, de la boue... On se rend à l'évidence, faut couper, on se met debout, et on avance en évitant au mieux les gros trous.

On en a eu pour bien 20km comme ça, au retour du bitume j'ai mal partout, a croire que le vfr c'est pas fait pour le tout-terrain...
Avec le bitume sont aussi revenus les panneaux, j'en vois un qui indique une ville dont nous ne devrions pas encore être si proche, je doute, on stoppe, je veux vérifier notre emplacement avec le telephonne, pas de réseau. Tant p*s.
On aura raté un embranchement à gauche probablement dans la zone de "travaux/cross" et ça nous a raccourci la ballade de plus d'une heure de route. Bon ben on aura le temps de visiter le château, en espérant qu'il soit ouvert...

On reprends une route, la 66. Eh bien autant la route 66 américaine nous semble terriblement ennuyeuse de par son caractère longiligne, autant la roumaine est excellente et nous permet de gazer en grand jusqu'à Hunedoara.
Arrivés sur place, on prends une claque, un château, un vrai! Avec des tours des, murailles fortifiées, un donjon, des meurtrières et un tarif étudiant a moins de 2€ pour y entrer. Et en bonus et pour le grand plaisir de Valérian, une expo temporaire sur les méthodes de tortures moyenâgeuses.

Le retour s'est fait un peu machinal, sur une route que nous connaissons bien et qui en fin de journée est plutôt chargée, même le dimanche. Quelques averses on décidé de rincer les moucherons de nos visières, et nous sommes finalement rentrés le jour tombant.

Une fois de plus, plein les yeux pour nous, la Roumanie, c'est vert, c est grand, on y voit loin. Ami roumain, il est beau ton pays! Bien loin des clichés dont on l'afuble parfois!

Maintenant il s'agit de faire changer mes pneus dont la couche intime de l'arrière pointe le bout de son nez.

À bientôt pour d'autres nouvelles, bises à tous!

"Aş vrea sa fac comprese"Bonjour à tous! Cette semaine l'hôpital reprend progressivement de l'activité après les vacance...
10/05/2019

"Aş vrea sa fac comprese"

Bonjour à tous!

Cette semaine l'hôpital reprend progressivement de l'activité après les vacances de pâques. Mais pas trop vite! Beaucoup de praticiens sont encore en vacances et ne reviendront que la semaine prochaine...

Et nous? On suit notre tutrice spécialisée en médecine vasculaire, tantôt à faire quelques soins dans le service, tantôt en observation au bloc.
Nous avons maintenant accès aux dossiers patients et pouvons faire des projets de soins.
Un projet de soin consiste en un condensé d'informations concernant un patient dans sa globalité et un détail organisé et priorisé des actions à faire et à prévoir lors de sa prise en charge.
C'est en gros la base du métier d'infirmier.
Notre tutrice ayant fait un stage en France durant ses études est familiarisée avec cette pratique et peux donc nous corriger, (parfois de manière exigente), gare à "l'oubli du detail".
Le plus long dans cet exercice est de déchiffrer le langage, heureusement pour nous, il y a beaucoup de mots similaires entre le français et le roumain médical... Et puis... On progresse en roumain nous!

Malgré tout, il est des moments où nous sommes tout de même désoeuvrés, et pour combler le manque d'activités, nous avons découvert une tâche annexe:

L'autre jour on a revu un patient qui avait été traité pour un kyste surinfecté dans le dos, il avait bénéficié d'une petite chirurgie avec anesthésie locale pour laquelle nous avons assisté l'interne. L'homme passait dans le coin et est venu montrer son pansement. Après installation, retrait du pansement, nettoyage de la plaie, je recherche des compresses stériles sur le chariot de soin pour refaire le pansement.
"damned! Le paquet que j'avais vu est ouvert, elles ne sont donc plus steriles"
Je demande donc au monsieur de patienter et me rends en salle de soins pour refaire le plein de compresses stériles. En entrant, je fais comprendre à une infirmière stricto-roumanophone que je viens prendre des compresses. Dès quelle eût compris, je me suis pris une engueulade de classe prenium, et en roumain bien sûr! Imagine une infirmière qui te râle dessus comme si tu avis tué son chat et imagine aussi que tu capte rien à ce qu'elle raconte, jetais pas loin de l'agacement... J'arrive quand même à comprendre qu'elle parle d'économie.
Je repars avec un paquet de compresses quelle m'a finalement cédé, persuadé que c'était denrée rare à économiser.
Après avoir dit au revoir au monsieur, je fait part de cet évènement à ma tutrice qui éclate de rire en m'expliquant la raison de l'humeur de l'infirmière.
Non les compresses ne sont pas denrées rares à économiser, mais ici, on les fait sur place. On commande des grands morceaux de "tissus-compresses", on les découpes, on les plies, on les conditionnes et on les stérilises.
C'est du boulot, c'est chronophage, et c'est les infirmières qui le font la plupart du temps.
Alors en fait cette fameuse infirmière ça faisait plusieurs jours qu'elle nous voyait taper dans ses compresses, et ce jour là elle en a eu marre...

Depuis ce jour, on nous a montré où et comment préparer des compresses, et si on s'ennuie, ben on fait des compresses.

Cette petite anecdote nous a permis plusieurs choses: premièrement d'avoir un accès libre au stock de compresses, de remonter d'un cran dans l'estime des infirmières, et ça nous rappelle aussi que lorsque quelqu'un s'agace, il y a une raison et ce n'est sûrement pas de la méchanceté gratuite.

Bonne fin de journée à tous et bon week-end!

Une nouvelle piaule pour nous!Salut à  tous! Alors comme il ne s'est rien passé de fou à l'hôpital cette semaine, et que...
05/05/2019

Une nouvelle piaule pour nous!

Salut à tous! Alors comme il ne s'est rien passé de fou à l'hôpital cette semaine, et que la pluie ainsi que mes pneus lisses nous ont poussés à rester sédentaires ce week-end, on va vous parler de notre logement.

Depuis vendredi, on a une nouvelle chambre, la nôtre cette fois ci, car à notre arrivée, la résidence universitaire étant pleine, nous avons dû aller là où il y avait de la place...

Nous sommes logés dans une sorte d'internat au même titre que de nombreux étudiants erasmus, les chambres comprennent deux ou trois étudiants et des salles de bains sont communes à plusieurs chambres. Nous avons accès à une petite cuisine ainsi qu'à une machine à laver et à un sèche linge qui sont rarement libres (il ne vaut mieux pas laisser passer sa chance lorsque l'on trouve la machine disponible!).

Étant donné que nous devons généralement nous lever tôt le matin avant de nous rendre à l'hôpital, nous réveillions jusqu'ici nos colocs de chambres toute la semaine, c'est maintenant chose finie.

Nous avons accès à tout le confort possible, literie, rangements, p*scine (la do**he fuit), activités sportives quotidiennes (on est au 5eme), frigo (On en a piqué un stocké dans le couloir, on va voir si ça passe...), activités religieuses le dimanche matin etc...

Il faut dire que sous la fenêtre siège une des nombreuses églises de la ville, et les roumains étant généralement pieux, notre réveil du dimanche est fait de cantiques.

Pour le reste les autres étudiants sont très accueillants et nous proposent souvent des sorties et activités. C'est un joyeux mélange d'espagnols, d'italiens et de quelques français et roumains. La bonne ambiance règne, on cause voyage en faisant cuire une gamelle de pâtes, on échange sur la médecine en faisant sa lessive, on partage les bons plans pour boire un verre ou manger en ville quand on se croise dans les escaliers...

Les vacances se terminent ici et donc l'activité va reprendre pleinement à l'hôpital, De nombreuses entrées sont prévues demain, on a du pain sur la planche!

À bientôt!

Bonjour tout le monde!Ce week rend en Roumanie, c'était le week-end de la pâques orthodoxe, et donc pour nous, un long w...
30/04/2019

Bonjour tout le monde!

Ce week rend en Roumanie, c'était le week-end de la pâques orthodoxe, et donc pour nous, un long weekend de repos, ni une ni deux, on est parti sillonner la Région en bécane.

Nous nous étions donné deux objectifs en deux jours pour le weekend: le château de Bran, connu internationalement pour être le château du terrible dracula, et la route transfagarasan (Merci de le prononcer avec une patate chaude dans la bouche), une route réputée idyllique pour les mot**ds.
Évidemment, et comme d'habitude, les choses ne se sont pas passées comme prévu...

Le premier jour consistait à rejoindre la chambre d'hôte que nous avions réservée dans une petite station de ski à proximité du château.
En faisant les itinéraires on prévoit 5h sans passer par la transfagarasan et 9h en y passant. Banco! On y va! Ah oui la rumeur dit que la route est fermée jusqu'au premier juin... Ça nous a fait rire, comme si ça allait nous arrêter...

Après une bonne louchée de lignes droites soporifiques sur les grands axes, on tombe enfin sur le panneau "route 7c", il suffit de tourner et à nous la transfagarasan! Depuis un moment déjà une chaîne de montagnes enneigées constituait le paysage à notre droite, et là, on y allait, tout droit! Au fond nous avions encore cette crainte de la route pourrie, mais au fur et à mesure de notre avancée, une route propre, à l'arrivée des premiers lacets, la route toujours aussi propre. Enfin, on y était, une route d'enfer, une qui fait mieux que les Pyrénées et les Alpes, et là, soit en sûr, on peut se lâcher, ça va saigner!
C'est ainsi qu'on s'est donné au moins 25km d'attaque, de grand art, avant de tomber sur un énorme plot en béton fardé d'un foutu panneau "sens interdit"... frustration... demi tour... pas content.

En fin d'après midi, nous arrivons dans notre chambre d'hôte typée roumaine, murs en béton bruts, cloisons en contreplaqué à l'intérieur, et la chasse d'eau des ch****es qui part directement dans la rivière en contrebas. Pas de superflu et des poissons bien nourris en somme. Par contre une piaule nickel chrome et tout confort avec la joie d'une serviette de bain fournie.
A peine les clés récupérées, on saute sur les bécanes et on file au château, histoire de voir comment c'est! Arrivés sur place, on est un peu déçus, le château est très beau certes mais pas si grand ni si haut perché que les cartes postales veulent bien nous le faire croire... Allez on remet la visite au lendemain matin.

Dimanche matin, on se rend au château à l'heure de l'ouverture, le concierge du parking nous dit qu'il faudra payer le parking en repartant, ça commence bien. Arrivés devant la porte, elle est toujours fermée, bon ils sont en re**rd ça arrive, alors on patiente. 30 minute après un type arrive et nous dit que ça ouvre pas avant 10h, bon, on va se boire un café. Et quand on reviens à 10h, devant nous se trouve une foule de chinois, japonais, indiens et autres tous venus en bus! Bon on a de la route et on a ni le temps ni l'envie de se coltiner deux heures de queue, on se casse! Finalement le plus fun restera la tête du concierge qui nous regarde partir alors qu'on a oublié de payer...

Étant donné que nous sommes du genre têtus, on s'est dit qu'au retour, on essaierait de reprendre la transfagarasan mais de l'autre côté, par son accès sud. Après tout, côté nord, il y avait un petit espace entre le plot en béton qu'on a vu la veille et le bord de la route. On pouvait y faire passer les becanes, alors si la portion fermée était aussi accessible de l'autre côté on pourrait passer tranquillement! Et il nous suffirait bien sûr de rouler doucement pour peu que l'on croisat des plaques de neige ou des coulées de boue... Pour ce qui est de l'itinéraire on a 7h de route annoncées si nous arrivons à passer et plus de 10h si il nous faut rebrousser chemin. Allez, on tente!

Et en arrivant la bas? Eh bien pas de plot en béton, mais juste une route totalement recouverte de neige, impraticable et ou il est totalement impossible de passer. On s'arrête, on râle, on fait demi tour, on est pas rentrés et la route va être longue.

Hormis ces déboires (que l'on a cherché bien sûr) toute la route que l'on a fait dimanche était superbe, les portions mal revêtues se sont faites plus rares, et les paysages roumains... On peut vraiment dire que cette région est très belle, entre vallons verdoyants, montagnes imposantes, rivières encaissées à la manière de fjords, on en a pris plein les yeux! Et à certains moment, rouler dans ces conditions a eu quelque chose d'exceptionnel, de difficilement descriptible, mais de très agréable...

Finalement, on est arrivés t**d, rincés et crevés d'autant de route, une bière à suffit à nous achever et à clôturer ce week-end.

Depuis le quotidien à repris son cours, demain, nous effectuons une garde du premier mai avec une interne à l'hôpital.

Bises à tous et bonnes vacances aux ESI!

Bonsoir à tous! Quelques nouvelles de l'avancée de notre stage à l'hôpital ou la periode des vacances de pâques vont sév...
24/04/2019

Bonsoir à tous!

Quelques nouvelles de l'avancée de notre stage à l'hôpital ou la periode des vacances de pâques vont sévèrement diminuer l'activité du bloc opératoire. De plus, notre tutrice ainsi que le chef de service avec lesquels nous avions pris l'habitude de passer nos journées partent en vacances....

Sur le coup, cette nouvelle à eu un sale effet sur notre moral, car pour nous, c'était synonyme de changer d'équipe, d'encadrement, et notre équipe, eh bien on commençait seulement à s'y intégrer, à réussir à communiquer (verbalement ou non, n'oublions pas là barrière de la langue) au prix de beaucoup d'efforts de notre part pour ne pas être "transparents" et ignorés.

Il faut savoir qu'on est arrivés un peu comme des extraterrestres là bas, on a d'abord essayé de dire bonjour, mais on s'y est mal pris, alors personne à compris qu'on disait bonjour.
Après on a cherché des interlocuteurs pour savoir où étaient les choses, les vestiaires, le bloc, les toilettes, comment s'ouvre la porte du service etc alors on a traîné, on a essayé d'interpeller, maladroitement...
Ensuite on nous a dit de venir observer au bloc, alors on a mis charlotte et masque pour le bloc, pas le top pour avoir l'air avenant.
Puis sans le vouloir, ben on était pas discrets non plus, avec nos tenues blanches, ici ils sont en rouge, en vert, en bleu, en noir, en ce que tu veux, mais personne ne porte de tenue blanche.
Alors les premiers jours, t'a deux mecs qui traînent dans ton service, voyants comme des gyrophares et pas foutus de dire bonjour correctement! Déjà on partait de loin...

Et d'un autre côté, ici faut pas être du genre à sourire aux inconnus, à lâcher des politesses à tout va, ça ne se fait juste pas.
Si on te tiens la porte ouverte, tu passe, pas la peine de dire merci, si tu bouscule quelqu'un sur le trottoir, tu passe, pas la peine de s'excuser, personne ne t'en voudra, c'est juste comme ça...
Mais imaginez nous, les premières fois qu'on a tenu une porte, qu'on s'est fait bousculer sur un trottoir bondé et qu'on a juste été ignorés, ça fait bizarre, ça vexe, ça énerve forcément, et surtout ça aide pas à avoir l'air sûr de soi lorsque l'on s'adresse à quelqu'un.
Alors comme l'hôpital n'échappe pas à la règle, on a commencé dans un milieu où personne ne nous sourit, ne s'intéresse à nous et ou rares sont ceux qui nous adressent la parole.

Eh ben nous on a pris patience, on a bossé le roumain en plus de l'anatomie, on a appris à dire bonjour convenablement, à dire "merci" et "de rien", à demander comment ça va. On a aussi appris à ne pas se vexer, à se rappeler que se prendre un vent ici, c'est normal, après tout c'est nous les mecs bizarres à dire tout le temps merci...
Et petit à petit, on a reçu des marques d'attention. Discrètes au début, un sourire, une mimique, puis un "bonjour", un "merci", puis des questions "d'où venez vous?" "Quel âge avez vous?", et maintenant certains collègues nous lancent même des "bojourrr valériann et yanni" dans un français approximatif, mais signe que nous sommes un minimum appréciés.

Bon, avec cette histoire de vacances, nous n'avons apparemment plus grand intérêt à rester dans un bloc opératoire à l'activité réduite et sommes donc dirigés dans le service de soins attaché à la chirurgie.
Mais pas de panique, nous sommes confiés à d'autres internes (qui eux ne partent pas en vacances), et nous restons dans le même secteur donc verrons toujours les mêmes collègues.

Demain, rdv 8h30, on a des points de suture à enlever!

Bonne soirée à tous et a bientôt !

Ps: comme on a pas de photo de l'hôpital à vous montrer, on vous met le panorama de la chambre de valerian en bonus :)

Bonjour tout le monde!Alors après la semaine à l'hôpital, eh ben nous on s'est dit qu'on irait faire un tour pour visite...
21/04/2019

Bonjour tout le monde!

Alors après la semaine à l'hôpital, eh ben nous on s'est dit qu'on irait faire un tour pour visiter le coin.

En moto évidemment!

Nous avons regardé sur Maps quelles routes seraient sympa à faire dans la journée, et paf nous avons déterminé une petite boucle dans les environs, 5h de virolos, nous allions pouvoir nous en donner à coeur joie au travers des carpates!

Simplement tout ne s'est pas déroulé exactement comme prévu.
Jusqu'ici les routes roumaines que nous avions vues étaient plutôt bonnes, agréables à rouler et en super état.
Là on est tombés sur de la route de montagne, défoncée à souhait! Ces routes que les hivers successifs cassent, creusent, ces routes qui s'effondrent dans la rivière en contrebas, ces routes couvertes de graviers, les graviers ayant au moins le mérite de boucher les trous les plus profonds...
Autant dire que ça secoue! Et nous, on est pas du genre à couper les gaz devant un gravillon, ni une bosse... Tiens! Les bosses qui te compriment les suspensions dans les virages, moi j'adore ça! Ça donne des sensations, un air de tourist trophy en plus lent...
Mais là, ben faut dire qu'on a pas eu le choix, il a fallut mettre le mode gp (comprendre "gros cochons", pas "grand prix") sur off, laisser de côté le "sportif déhanché" au profit du "debout sur les cales pieds" afin d'éviter tout risque de retourner au bloc pendant le weekend.

Mais de subir ça, ça valait le coup? Alors autant te dire que oui, hormis l'état catastrophique de l'enrobé, les paysages sont sublimes, des panoramas montagneux, des villages de chalets ou travaillent encore les chevaux et les boeufs, des cours d'eau qui coulent le long de la route, de la neige qui subsiste dans les talus ombragés et un superbe soleil qui nous a éclairé tout du long, sans pour autant nous faire rôtir grâce à la fraîcheur de l'altitude.

En une simple après-midi, nous avons changé de monde, quitté la ville bruyante, excitée, pour aller goûter au calme des montagnes, donc pour nous, à refaire! Mais cette fois, on fera gaffe de choisir des routes en meilleur état!

À bientôt!

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