14/05/2019
Bonjour tout le monde!
Alors que notre stage avance gentiment, nous continuons nos explorations du pays le weekend.
En ce moment, il pleut, du lundi au samedi, ce qui nous laisse le dimanche! Ah! Tant mieux! Car ici, la politique du déplacement se base sur le véhicule individuel, et autant vous dire qu'il y a du peuple sur la route, des camions, des grosses bagnoles allemandes (qui aiment bien tenter de se mesurer à nous), et une tripotée de Dacias.
Le dimanche, c'est moins pire, il y a quand même du monde, mais le matin on est relativement tranquille.
On a parlé il y a quelques temps de la route transfagarasan. Eh bien figurez vous qu'il y en a une deuxième du même genre, la transalpina, aussi appelée "67c". L'avantage de celle-ci c'est qu'elle est plus proche de cluj, et donc une bonne journée de roulage suffit à aller la visiter, pas de nécessité pour nous de partir pour le weekend.
Lors de l'élaboration du road book, on s'est fait une sorte de boucle comptant un château à visiter à Hunedoara, nous nous étions dit "si on a le temps" nous avons déjà 9h de route prévues, puis faut dire que vu le château de Bran on s'attendait pas forcément au truc du siècle...
Enfin bon, nous voilà partis pour rejoindre cette fameuse "transalpina", d'abord on avale rapidement une section de grandes nationales pas toujours très fun.
Ici la plupart des usagers de la route ne semblent pas respecter les limitations de vitesse, et nous, on a un crédo qui dit "à roum fait comme les roumains" donc on roule, et jusqu'à ce jour, nous n'avions pas vu de radars...
Ouais, jusqu'à ce jour, car un radar on en a vu un. Coup de bol, nous doublions un camion, donc pas vus, pas pris! P*s le regard du mec dans sa Dacia banalisée valait le coup...
Arrivés au début de la 67c, tout nous semble idyllique, c'est beau, la route est sèche et bien revêtue, le soleil brille, on fait le plein, on casse la croûte avec des saucisses de chèvre et gaz.
Du gaz sur le premier tiers de la transalpine, on en a mis. Une "p*ste à record" quasi-déserte, rien que pour nous, on a bouffé des bottes, des cales pieds, du cadre pour la harley...
Ensuite avec l'altitude, l'état des routes à commencé à se dégrader. Pas grave, on a l'habitude maintenant, il suffit de slalomer entre les trous et les graviers, on ne rends finalement que peu de gaz.
Au bout d'un moment, on commence à voir des panneaux annonçant des travaux... Ok, avec de la chance, on va avoir du beau bitume tout neuf à rayer!
Ben nan, faudra revenir car là du bitume y' en a plus du tout, on se retrouve sur une vraie p*ste caillouteuse traversée par des petits ruisseaux formés par la fonte des neiges, des ornières, de la boue... On se rend à l'évidence, faut couper, on se met debout, et on avance en évitant au mieux les gros trous.
On en a eu pour bien 20km comme ça, au retour du bitume j'ai mal partout, a croire que le vfr c'est pas fait pour le tout-terrain...
Avec le bitume sont aussi revenus les panneaux, j'en vois un qui indique une ville dont nous ne devrions pas encore être si proche, je doute, on stoppe, je veux vérifier notre emplacement avec le telephonne, pas de réseau. Tant p*s.
On aura raté un embranchement à gauche probablement dans la zone de "travaux/cross" et ça nous a raccourci la ballade de plus d'une heure de route. Bon ben on aura le temps de visiter le château, en espérant qu'il soit ouvert...
On reprends une route, la 66. Eh bien autant la route 66 américaine nous semble terriblement ennuyeuse de par son caractère longiligne, autant la roumaine est excellente et nous permet de gazer en grand jusqu'à Hunedoara.
Arrivés sur place, on prends une claque, un château, un vrai! Avec des tours des, murailles fortifiées, un donjon, des meurtrières et un tarif étudiant a moins de 2€ pour y entrer. Et en bonus et pour le grand plaisir de Valérian, une expo temporaire sur les méthodes de tortures moyenâgeuses.
Le retour s'est fait un peu machinal, sur une route que nous connaissons bien et qui en fin de journée est plutôt chargée, même le dimanche. Quelques averses on décidé de rincer les moucherons de nos visières, et nous sommes finalement rentrés le jour tombant.
Une fois de plus, plein les yeux pour nous, la Roumanie, c'est vert, c est grand, on y voit loin. Ami roumain, il est beau ton pays! Bien loin des clichés dont on l'afuble parfois!
Maintenant il s'agit de faire changer mes pneus dont la couche intime de l'arrière pointe le bout de son nez.
À bientôt pour d'autres nouvelles, bises à tous!