14/09/2021
Charles Baudelaire est un poète français né le 9 avril 1821 à Paris, il y meurt le 31 août 1867. Son œuvre maîtresse, Les Fleurs du Mal, recueil de poèmes en vers, est un ouvrage majeur de la poésie française du XIXe siècle. Si sa vie marginale et de bohème l’a conduit à de multiples excès au cours de son existence, sa force créatrice unique, elle, a traversé les siècles et inspiré d’autres auteurs.
Une enfance et une adolescence mouvementées
Charles Baudelaire voit le jour en 1821. Ses parents sont Caroline Dufäys et Joseph-François Baudelaire. Ce dernier meurt en 1827. Sa mère se remarie rapidement avec un chef de bataillon, Jacques Aupick, à qui il s’opposera toute sa vie. La sensibilité artistique et le besoin de liberté de Charles ne sont guère compris par ce beau-père aux valeurs bourgeoises. En 1831, suite à l’affectation de son beau-père, la famille s’installe à Lyon. Il y poursuit ses études jusqu’en 1836, quand la famille regagne la capitale.
De retour à Paris, Charles intègre le célèbre lycée Louis-le-Grand, duquel il est renvoyé en 1839. Il obtient de justesse son baccalauréat au lycée Saint-Louis. Inscrit à la faculté de droit par son beau-père, Baudelaire est un piètre étudiant et mène une vie de bohème. Il fréquente les cafés du Quartier Latin et entretient une relation avec une prostituée juive, Sarah, dite la Louchette.
En 1841, choqué par son mode de vie et son manque de respect des valeurs de la famille, Jacques Aupick décide d’envoyer Charles en Inde, à Calcutta. Il espère ainsi un rebond salutaire du jeune homme. Or, le destin écourte cette expédition, le navire chavire à proximité de l’île Maurice. Loin de faire réfléchir le jeune Baudelaire sur un avenir plus conventionnel, le poète se nourrit des paysages rencontrés au cours de cette expédition et commence à écrire des poèmes.
Baudelaire et sa mère, un amour inconditionnel
Charles Baudelaire voue un amour infini à sa mère Caroline. Il essaiera toute sa vie de la convaincre de son talent de poète. De son côté, elle le protégera de ses excès. Il l’évoque dans deux de ses poèmes des Fleurs du Mal, Je n’ai pas oublié et La Servante au grand cœur dont vous étiez jalouse.
Charles Baudelaire, une vie d’excès
De retour à Paris en 1842, il devient critique d’art et journaliste. Il mène une vie de dandy parisien et s’éprend de Jeanne Duval, muse et grand amour du poète. Charles Baudelaire mène une vie dissolue, fréquente des prostituées et dépense plus que de raison. Vite endetté, il est placé sous tutelle judiciaire. En 1843, il découvre les drogues et devient un grand consommateur d’opium. Il nommera quelques années plus t**d ses addictions les paradis artificiels, dans un recueil de poésie paru en 1861. C’est à cette époque que commence l’écriture des poèmes qui composeront Les Fleurs du Mal. Atteint de la syphilis, on lui prescrit du laudanum, médicament à base d’opium. Le poète en devient dépendant et en consommera toute sa vie. La tutelle judiciaire devenant insuffisante, maître Narcisse Ancelle, notaire de la famille, devient conseil judiciaire de Baudelaire en 1844. Ses ressources sont limitées à 200 francs et ses dépenses passées au crible. Humilié, Charles tente de mettre fin à ses jours, sans succès.