21/08/2026
🟡 IL LES ETRANGLAIT ET BUVAIT LEUR SANG'
Kenya, 2021. Pendant des mois, plusieurs enfants disparaissent dans la région de Nairobi sans que personne ne fasse le lien. Les familles s'épuisent à chercher, lancent des appels, frappent à toutes les portes. C'est l'une de ces disparitions qui finit par mener la police jusqu'à un homme de 20 ans, Masten Wanjala. Footballeur amateur, il se présentait volontiers comme entraîneur ou organisateur de matchs auprès des plus jeunes. Une couverture idéale pour gagner leur confiance, parfois en promettant des friandises ou une partie de football.
Interpellé en juillet 2021 et détenu dans un commissariat de Nairobi, il passe aux aveux. Le récit est insoutenable : il reconnaît avoir t•ué au moins une dizaine d'enfants sur une période d'environ cinq ans, confiant avoir, pour certains, bu leur sang' avant de les exécuter.
Conduisant les enquêteurs sur place, il permet la découverte de plusieurs corps. La presse le surnomme alors le vampìre kényan. L'affaire prend un tour révoltant en octobre 2021.
Profitant, selon les autorités, d'une coupure de courant et de la négligence des agents de garde, Wanjala parvient à s'évader du commissariat où il était toujours en attente d'inculpation. Plusieurs policiers seront poursuivis pour avoir facilité cette fuite. L'homme rejoint alors son village d'origine, dans le comté de Bungoma, à des centaines de kilomètres.
Il y est reconnu après s'être mêlé à une partie de football avec des enfants du coin. La nouvelle se répand, la rumeur enfle, et la foule, gagnée par la colēre et la peur, finit par le lyncher. Il m•eurt avant d'avoir pu être jugé. L'affaire Wanjala laisse un goût amer au Kenya : celui d'une série de 'meurtres d'enfants effroyable, d'un système policier défaillant qui a laissé échapper le suspect, et d'une justice populaire qui a privé les familles du procès qu'elles attendaient. Restent surtout des vīctimes très jeunes, et des proches à jamais marqués.