Le Tech Observateur

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Site d'information spécialisé dans le numérique, avec un focus sur les télécoms, la santé digitale, les fintechs, l'administration en ligne, l'enseignement à distance, etc.

27/02/2026

Le Sénégal est-il suffisamment préparé face à la montée des cyberattaques qui ciblent administrations publiques, entreprises et services numériques stratégiques ? Au-delà d’un phénomène mondial, ces incidents interrogent la capacité du pays à sécuriser sa transformation digitale, à protéger les données sensibles et à préserver la confiance des citoyens dans l’écosystème numérique.

C’est autour de ces enjeux majeurs de cybersécurité, de gouvernance, de transparence et de responsabilité que se tiendra un nouveau numéro de « LES APRÈS-MIDIS DE LA TECH », consacré à la réflexion sur le modèle actuel de gestion des incidents cyber au Sénégal et les perspectives d’évolution nécessaires pour renforcer la résilience numérique nationale.

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20/02/2026

Votre rendez-vous hebdomadaire « Les APRÈS-MIDIS DE LA TECH », prévu initialement ce vendredi 20 février à 17 heures, se tiendra finalement à 15H30 GMT. Ce changement d’horaire a été opéré afin d’éviter une trop grande proximité avec l’heure de la rupture du jeûne du Ramadan et fait suite, avec le sourire, à la demande de nos cousins sérères et diolas, soucieux du confort de participation de tous.

Ce numéro spécial sera consacré à une question au cœur de l’actualité numérique : l’arrivée de Starlink au Sénégal et la place que le satellite peut — ou doit — occuper dans l’écosystème télécoms national. Innovation technologique, régulation, souveraineté numérique, équité d’accès et impacts pour les acteurs locaux structureront les échanges, dans un esprit de débat ouvert et apaisé.

Professionnels, décideurs, entrepreneurs, étudiants et citoyens intéressés par les enjeux du numérique sont invités à écouter, débattre et contribuer à la réflexion collective.

Rendez-vous ce vendredi à 15H30 GMT.

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11/02/2026

Rediffusion - La signature électronique, levier clé d’un numérique de confiance, sera au cœur de notre table ronde exceptionnelle ce lundi 12 mai, réunissant quatre experts de référence issus de l’administration, du secteur bancaire, de la tech et de la confiance numérique.

Ensemble, ils décrypteront les enjeux, partageront des expériences concrètes et proposeront des solutions pour accélérer son adoption au Sénégal.

Un rendez-vous incontournable pour bâtir ensemble un écosystème digital plus sûr, plus fluide et plus inclusif.

À suivre en direct sur LinkedIn, Facebook et YouTube.

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05/11/2025

Rendez-vous tout à l’heure, à 17H GMT, pour une édition exceptionnelle des Après-Midis de la Tech, consacrée à un sujet brûlant : “Les talents africains face aux défis et opportunités du numérique mondial.”

Dans un continent où le digital transforme les économies, réinvente les métiers et ouvre de nouveaux horizons, une question essentielle se pose :
Sommes-nous réellement prêts à former, retenir et propulser nos talents sur la scène internationale ?

Nos invités, acteurs engagés sur le terrain des compétences et de la transformation numérique, viendront partager leurs regards, leurs expériences et leurs solutions concrètes :

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🚀 Rejoignez-nous pour une table ronde exceptionnelle sur l'accès au marché des startups numériques au Sénégal ! 🌍🇸🇳Le 17...
16/10/2024

🚀 Rejoignez-nous pour une table ronde exceptionnelle sur l'accès au marché des startups numériques au Sénégal ! 🌍🇸🇳

Le 17 octobre 2024, à partir de 9 heures GMT, nous aurons le plaisir d'organiser une table ronde en partenariat avec le à travers le programme NTF V Sénégal. Cet événement s'inscrit dans le cadre des Petit Déjeuner ThémaTIC et se tiendra à la Délégation Générale à l'Entreprenariat Rapide des Femmes et des Jeunes - DER/FJ sise au Point E, à Dakar.

Avec la participation d'acteurs clés de l'écosystème entrepreneurial sénégalais, cette rencontre abordera les opportunités et défis auxquels font face les startups numériques dans leur quête d'accès aux marchés locaux, régionaux et internationaux. Les intervenants partageront leurs expériences, proposeront des solutions concrètes et mettront en lumière les ressources disponibles pour soutenir les jeunes entreprises innovantes. ✨

🎤 Panélistes :

Moussa Ndiaye – Directeur des partenariats, labellisation et projets à SENEGAL CONNECT STARTUP

Henri Ousmane Gueye – Co-Fondateur de Eyone

Diabel NDAW – Coordonnateur national du NTF V Sénégal

Tamsir Ousmane Traore – Directeur général de Logidoo

Ne manquez pas cette occasion unique de discuter des stratégies d'accès aux marchés et de renforcer l'écosystème numérique au Sénégal. 🌱💼

👉 Inscrivez-vous dès maintenant et soyez au cœur de l'innovation et de la croissance des startups sénégalaises ! 📈 : https://lnkd.in/e-94dFEW.



Momar Diop, Sen Startup, Coumba Diallo, Sénégal Numérique S.A. (ex-ADIE), Cloudoor , Raki Kane, Bamba LÔ 🇸🇳, Thierno Sakho, Dieynaba Loraine Dieng, Awa Niang, Adama FAYE, ROKHAYA SOLANGE MBENGUE NDIR, Ndeye Tacko DIEYE, CTIC Dakar - Incubateur de Startups TIC, Simplon.co, Bouna KANE, Partech, ADEPME OFFICIEL

𝐋𝐞 𝐂𝐚𝐡𝐢𝐞𝐫 𝐝’𝐡𝐢𝐯𝐞𝐫𝐧𝐚𝐠𝐞 𝐝’𝐮𝐧 𝐣𝐨𝐮𝐫𝐧𝐚𝐥𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐈𝐓 – Sous ce ciel doré de Gandiol, la vie semblait se construire autour des “peti...
03/10/2024

𝐋𝐞 𝐂𝐚𝐡𝐢𝐞𝐫 𝐝’𝐡𝐢𝐯𝐞𝐫𝐧𝐚𝐠𝐞 𝐝’𝐮𝐧 𝐣𝐨𝐮𝐫𝐧𝐚𝐥𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐈𝐓 – Sous ce ciel doré de Gandiol, la vie semblait se construire autour des “petits camps”, ces bouts de terrain improvisés où trois contre trois, nous devenions des guerriers, des stratèges, des danseurs sur la scène de la poussière et du vent. J’aimais ce football de proximité, cette simplicité des gestes, où chaque joueur devenait à la fois attaquant et défenseur, où nous jouions sans la pression de la victoire absolue, mais pour le pur plaisir de sentir le ballon rouler sous nos pieds. C’était une philosophie, une évasion, bien plus qu’un jeu.

Et pourtant, chaque fois que quelqu’un me demandait : « Mais pourquoi tu ne joues pas au foot à 11, avec une vraie équipe ? », je répondais toujours avec le même sourire : « Je ne veux pas me blesser. » C’était ma réponse rituelle, presque comme une parabole, car pour moi, il ne s’agissait pas seulement de blessures physiques. Jouer à onze, sur ces grands terrains parfaitement tracés, avec des règlements rigides, me semblait trop sérieux, trop structuré. Ce qui me captivait dans les “petits camps”, c’était l’absence de contrainte, la liberté du mouvement, la fluidité de l’instant. Ici, chaque partie était une page blanche où l’on pouvait improviser, s’inventer un rôle, écrire sa propre histoire.

Les grands terrains étaient des scènes trop vastes pour mon esprit en quête d’intimité, d’authenticité. Comme l’écrivait Antoine de Saint-Exupéry dans Le Petit Prince, “l’essentiel est invisible pour les yeux”. Dans ces petites parties, ce n’était pas le nombre de buts qui comptait, mais les éclats de rire, les complicités silencieuses, la sueur partagée sous un soleil de plomb. Je voulais jouer dans un espace où les règles étaient dictées par notre imaginaire, où il suffisait d’un caillou ou d’un morceau de bois pour délimiter le but. Ce foot-là était mon refuge, une échappatoire à l’ordre établi, une manière de refuser, sans le dire, une discipline trop stricte.

Les routes latéritiques de Dégou-Niayes, comme les rivages du fleuve Sénégal et de l’océan Atlantique, résonnaient de nos cris, de nos courses effrénées, de nos instants de liberté. Ce cadre brut, presque sauvage, faisait écho à des textes de Rousseau sur la nature, cette vaste étendue où l’homme retrouve sa vraie essence. Ici, je me sentais en accord avec moi-même, loin des stratégies complexes des matchs à onze, des bancs de touche, des entraîneurs qui criaient des ordres. Je n’étais pas fait pour cette hiérarchie, pour cet engrenage. Le foot à onze, avec ses clubs, ses compétitions, était une arène de performance, une quête de résultats. Mais moi, je n’étais pas en quête de gloire ; j’étais en quête d’expérience, de moments partagés, de plaisirs simples.

Les “petits camps”, c’était la liberté incarnée. Pas de maillots officiels, pas d’arbitres, seulement nous et le terrain que nous dessinions du bout de nos pieds. Ce jeu nous rapprochait de l’essence même du football, un retour à la terre, au sable, à la poussière. C’était un football originel, comme le décrit si bien Albert Camus dans Le Premier Homme, lorsqu’il évoque ces parties improvisées dans les rues d’Alger, où l’on joue pour le plaisir, pour l’instant présent, loin des contraintes du monde adulte. Comme Camus, j’ai appris bien des choses sur l’esprit humain en jouant au foot. Mais ce que j’ai vraiment appris dans les “petits camps”, c’était l’humilité, la fraternité, l’art de se contenter du peu et de le transformer en or.

Même à Saint-Louis, au collège André Peytavin, quand je voyais ces grands terrains où d’autres rêvaient de devenir des stars du football, moi, je préférais notre “Terrain Glace”. Ce lieu, avec son sol glissant, faisait de chaque passe une danse, de chaque tir une œuvre d’équilibre et de précision. Là, tout était plus vivant, plus vrai. Nous ne jouions pas pour être vus, mais pour ressentir. Abdou Karim, Souleymane, et ces talibés qui nous rejoignaient trouvaient dans ces moments une manière de fuir l’ordinaire, une parenthèse enchantée. Nous étions les maîtres du terrain, même si ce terrain n’était fait que de carreaux glissants. Et dans ces moments, je n’avais besoin de rien d’autre.

Le foot à onze ne me faisait pas rêver, car il me privait de cette magie, de ce plaisir pur et immédiat que je trouvais dans les “petits camps”. Et peut-être qu’en fin de compte, c’est pour ça que je répondais toujours à cette question par un refus. Ce football-là me suffisait. C’était plus qu’une distraction, c’était un apprentissage de la vie. Ne pas se blesser, c’était aussi choisir de préserver cet espace d’insouciance, de simplicité, qui m’avait tant appris. Dans ces moments de course, de souffle court, de fatigue partagée, j’avais découvert une philosophie de vie.

e suis honoré de me retrouver à Lomé pour la finale de The Ecobank Fintech Challenge 2024, un événement qui réunit les e...
26/09/2024

e suis honoré de me retrouver à Lomé pour la finale de The Ecobank Fintech Challenge 2024, un événement qui réunit les esprits les plus brillants de l'Afrique des fintechs. Un immense merci au Groupe Ecobank pour cette 2e invitation consécutive à participer à cet incroyable rendez-vous de l'innovation !

🌍 Programme des panels du jour 🌍 :

🔹 Panel 1 (14h40 - 15h20) : "Combler le fossé de l'innovation : Stratégies pour réduire l'écart d'investissement dans les marchés émergents africains"

🔹 Panel 2 (15h20 - 16h00) : "Combler le déficit de talents en IT : Stratégies et solutions pour remédier à la pénurie de ressources en Afrique"

🔹 Panel 3 (16h10 - 16h50) : "Lancement du système d'interopérabilité de la BCEAO : Quel impact sur les opérateurs et les fournisseurs de services ?"

Ce programme promet des échanges riches et porteurs pour l’avenir de nos startups et des technologies financières en Afrique !

🗓️ Et n'oubliez pas que la grande finale se jouera demain ici, au siège du Groupe Ecobank.

L’Afrique des fintechs est en pleine effervescence, et c’est un privilège de faire partie de cette aventure.

📌 Hâte de retrouver toutes les innovations, l’énergie créative et les talents venus de tout le continent !

🎉 𝐒𝐩𝐞́𝐜𝐢𝐚𝐥 "𝐀𝐏𝐑𝐄𝐒-𝐌𝐈𝐃𝐈 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐓𝐄𝐂𝐇" 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐒𝐭𝐚𝐫𝐭𝐮𝐩 𝐀𝐜𝐭 𝐒𝐞́𝐧𝐞́𝐠𝐚𝐥𝐚𝐢𝐬𝐞 🚀Ne manquez pas ce rendez-vous exceptionnel de la re...
13/09/2024

🎉 𝐒𝐩𝐞́𝐜𝐢𝐚𝐥 "𝐀𝐏𝐑𝐄𝐒-𝐌𝐈𝐃𝐈 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐓𝐄𝐂𝐇" 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐒𝐭𝐚𝐫𝐭𝐮𝐩 𝐀𝐜𝐭 𝐒𝐞́𝐧𝐞́𝐠𝐚𝐥𝐚𝐢𝐬𝐞 🚀

Ne manquez pas ce rendez-vous exceptionnel de la rentrée, qui se tiendra en présentiel à la 𝐅𝐎𝐑𝐆𝐄, dans les locaux de l'𝐄́𝐜𝐨𝐥𝐞 𝐒𝐮𝐩𝐞́𝐫𝐢𝐞𝐮𝐫𝐞 𝐏𝐨𝐥𝐲𝐭𝐞𝐜𝐡𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐃𝐚𝐤𝐚𝐫, en partenariat avec l’Ambassade de France au Sénégal.

📅 Date : Mercredi 18 septembre 2024
⏰ Heure : 16H GMT
📍 Lieu : FORGE, École Supérieure Polytechnique de Dakar

Cet événement marquant des "Après-Midis de la Tech" est une occasion unique pour plonger au cœur des enjeux de la Startup Act Sénégal. La FORGE accueillera des leaders et des experts de l’écosystème entrepreneurial sénégalais pour débattre des avancées de la Startup Act et des perspectives d’avenir pour les startups du pays.

💼 𝐏𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐜𝐢𝐩𝐞𝐫 ?

Le Startup Act Sénégal est un cadre juridique essentiel pour stimuler l’innovation et encourager l’entrepreneuriat. Ce rendez-vous à la FORGE vous permettra de :

Comprendre les avancées récentes de la Startup Act, notamment l'atelier de labellisation des startups.

Explorer les défis et opportunités qui s'offrent aux entrepreneurs.

Participer à des échanges interactifs avec des experts de renom.

🎤 𝐏𝐚𝐧𝐞́𝐥𝐢𝐬𝐭𝐞𝐬 𝐝'𝐡𝐨𝐧𝐧𝐞𝐮𝐫

Raki Kane – Secrétaire exécutive de la Commission d’évaluation, d’appui et de coordination de la Startup Act.
Karim SY – Fondateur de JokkoLabs, pionnier de l’innovation en Afrique.
Aliou BA – CEO de Cloudoor .
Carine Vavasseur – CEO de Ignite.E.
Momar Diop – Président de Sen Startup.
Mandiaye Ndao, PhD, MBA, AET – Expert Consultant en Innovation et Développement du Secteur Privé.

✨ 𝐈𝐧𝐯𝐢𝐭𝐞́ 𝐬𝐩𝐞́𝐜𝐢𝐚𝐥 :

Moustapha BARRO – Responsable de la Croissance des Startups - NTF V Sénégal.

🚀 𝐂𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐲 𝐠𝐚𝐠𝐧𝐞𝐳 :

Une vision complète des mesures phares de la Startup Act.

L’opportunité de rencontrer des acteurs clés de l’écosystème entrepreneurial.

Des solutions pratiques pour accélérer vos projets et étendre votre réseau professionnel.

Ne manquez pas cette chance unique de participer à la révolution entrepreneuriale du Sénégal !

Inscrivez-nous pour vous joindre à nous : https://lnkd.in/e8fvjJST.

Merci infiniment et au plaisir de nous retrouver !

𝐄𝐧 𝐝𝐢𝐫𝐞𝐜𝐭 𝐝𝐮 𝐆𝐚𝐧𝐝𝐢𝐨𝐥 - 𝐋𝐞 𝐜𝐥𝐚𝐢𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐮𝐧𝐞 𝐚̀ 𝐆𝐚𝐧𝐝𝐢𝐨𝐥 : 𝐒𝐲𝐦𝐩𝐡𝐨𝐧𝐢𝐞 𝐧𝐨𝐜𝐭𝐮𝐫𝐧𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐞́𝐭𝐨𝐢𝐥𝐞𝐬Gandiol, berceau de mon enfance...
11/09/2024

𝐄𝐧 𝐝𝐢𝐫𝐞𝐜𝐭 𝐝𝐮 𝐆𝐚𝐧𝐝𝐢𝐨𝐥 - 𝐋𝐞 𝐜𝐥𝐚𝐢𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐮𝐧𝐞 𝐚̀ 𝐆𝐚𝐧𝐝𝐢𝐨𝐥 : 𝐒𝐲𝐦𝐩𝐡𝐨𝐧𝐢𝐞 𝐧𝐨𝐜𝐭𝐮𝐫𝐧𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐞́𝐭𝐨𝐢𝐥𝐞𝐬

Gandiol, berceau de mon enfance, prenait une autre dimension lorsque la lune, tel un grand maître d’orchestre, se hissait au-dessus de l’horizon. Dans ce village jadis sans électricité, chaque nuit éclairée par la pleine lune était une célébration silencieuse, une libération pour nous, enfants insouciants. Le ciel, vaste et lumineux, s’étalait au-dessus de nous, comme une toile étoilée que l’on ne se lassait jamais d’admirer.

Le clair de lune enveloppait tout dans une lueur argentée, douce et rassurante. Le firmament, étincelant de mille feux, semblait plus proche, presque à portée de main. Les étoiles, brillantes comme autant de lanternes célestes, nous invitaient à rêver, à imaginer des mondes au-delà des champs que nous connaissions si bien. Ces nuits avaient quelque chose de magique, rappelant les histoires envoûtantes des Mille et Une Nuits, où chaque étoile semblait conter un récit venu d’ailleurs, une promesse d’aventure et de mystère.

L’hivernage était à son comble, et avec lui, la promesse d’abondantes récoltes. Les vents doux du soir portaient les effluves des champs d’oignon, de carotte et de chou pommé, gorgés de vie par les pluies bienfaitrices. Nos pères, sereins, savouraient cette période de grâce, insouciants eux aussi, le cœur allégé par la générosité de la terre. Dans l’herbe verte, épaisse sous nos pieds nus, nous trouvions un refuge. Tout respirait la quiétude, le bon air frais de Gandiol caressait nos visages et emportait avec lui les rires et les chuchotements des enfants que nous étions.

Sous ce ciel lumineux, les luttes du village devenaient des spectacles épiques. Les jeunes, parfois des hommes plus mûrs, s’affrontaient dans des arènes de fortune, où les corps robustes se tordaient et se battaient sous l’œil attentif de la lune. Chaque combat avait une dimension presque mythique, comme si les lutteurs cherchaient à capturer un peu de cette lumière lunaire dans leurs mouvements. Ces luttes, par leur intensité et leur beauté brute, me rappelaient les scènes décrites dans L’Étranger d’Albert Camus, où la nature et les éléments deviennent des protagonistes à part entière, influençant le cours des événements.

Mais au-delà des combats et des festivités, c’était le calme qui régnait le lendemain que j’aimais le plus. Ce calme, cette sérénité qui s’installait dans le village au petit matin, lorsque le soleil, timide, prenait la place de la lune, semblait annoncer que tout allait bien, que le cycle de la vie suivait son cours sans heurt. Comme dans La Belle Histoire de Leuk-le-Lièvre d’Abdoulaye Sadji, où chaque aventure finit par retrouver un équilibre naturel, nos journées, après ces nuits étoilées, s’écoulaient dans une paix bienveillante.

Le firmament au-dessus de nous, dans sa splendeur, avait ce quelque chose de mystique qui nous rappelait notre petitesse face à l’immensité du cosmos. Les étoiles, telles des perles sur une mer noire, nous murmuraient des secrets anciens, des contes qui avaient traversé le temps et l’espace, comme ceux des Mille et Une Nuits, où les histoires naissent sous la même lumière céleste, transportant les auditeurs dans des royaumes lointains. Ces nuits sous la lune, ces moments de pure contemplation, faisaient écho aux pages de Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry, où la rencontre avec les étoiles et le désert dévoile les vérités simples mais profondes de l’existence.

Le clair de lune à Gandiol n’était pas simplement une lumière dans le ciel. Il était un pont entre le monde visible et invisible, une promesse que, même dans l’obscurité, il y aurait toujours une lumière pour nous guider. Le bon air qui emplissait nos poumons, le calme des lendemains sous les étoiles, la nature dans toute sa splendeur, tout cela formait une symphonie que seules ces nuits pouvaient composer. Comme dans Maimouna de Sadji, où les personnages trouvent dans la nature des réponses à leurs questions intérieures, nous, enfants insouciants, trouvions dans ces nuits étoilées des raisons d’espérer, de croire, et de rêver.

Cher réseau, nous prolongeons de quelques jours notre enquête sur la dématérialisation des services publics au Sénégal. ...
04/09/2024

Cher réseau, nous prolongeons de quelques jours notre enquête sur la dématérialisation des services publics au Sénégal. Si vous avez une petite disponibilité, merci de répondre à ce sondage en ligne : https://forms.gle/ngQRZm8L7VWtGfdf6. Les résultats feront l'objet d'une restitution, dans les prochains jours.

Merci d'avance.

Les soirées et les matinées de pêche au bord du fleuve Sénégal sont parmi les souvenirs les plus précieux de mon enfance...
03/09/2024

Les soirées et les matinées de pêche au bord du fleuve Sénégal sont parmi les souvenirs les plus précieux de mon enfance. À l’aube, lorsque le jour se lève à peine, ou à la tombée de la nuit, quand les premières étoiles commencent à briller, je me trouvais souvent au bord de l’eau, boite de pêche à la main, prêt à m’adonner à ce rituel ancestral. C’était un véritable moment de communion avec la nature, une expérience où le temps semblait s’arrêter, laissant place à une tranquillité que seuls ceux qui ont partagé ces moments peuvent comprendre.

Les premières lueurs du jour révélaient un fleuve calme, presque immobile, comme s’il respectait le silence sacré de ces instants. Avec mes amis, nous nous installions en file indienne, nos regards fixés sur la surface de l’eau, guettant le moindre signe de mouvement. La pêche à la ligne, simple mais exigeante, nous apprenait la patience et l’attention aux détails. Chaque frémissement de l’hameçon, chaque légère résistance du fil, était une promesse de succès, une excitation qui montait à mesure que le poisson se débattait pour échapper à son sort.

C’était dans ces moments que je ressentais le plus intensément la beauté et la puissance de la nature. Lorsqu’il pleuvait, le fleuve se transformait en un tableau mouvant, où chaque goutte d’eau dessinait des cercles éphémères à la surface. La pluie, loin d’être un obstacle, apportait une nouvelle dimension à nos parties de pêche. Les poissons, sentant le changement, se déplaçaient en masse, défiant nos compétences et testant notre détermination. Ces créatures rusées, enjouées, semblaient se jouer de nous, et pourtant, chaque capture était une victoire qui valait toutes les peines du monde.

La pêche, pour moi, n’était pas seulement une activité, mais une véritable passion, une manière de m’évader du quotidien. Mes amis riaient souvent lorsque je disais que j’allais pêcher avec mes habits de bureau ou de cérémonie, mais ils ne comprenaient pas que pour moi, la pêche était bien plus qu’un simple passe-temps. Ce n’était pas une distraction du dimanche, mais une vocation, une façon de rester connecté à mes racines, à ce fleuve qui faisait partie intégrante de ma vie.

C’est au bord de ce fleuve que j’ai souvent ressenti le sentiment d’être coincé entre deux infinis : l’infini bleu du ciel au-dessus de moi et l’infini bleu du fleuve en contrebas. Ces deux vastes étendues, miroirs l’un de l’autre, semblaient me rappeler l’immensité du monde et la petitesse de l’homme face à la nature. Il y avait quelque chose de profondément apaisant dans ce double infini, une sorte de réconfort dans l’idée que le fleuve et le ciel seraient toujours là, bien après que nos histoires humaines ont disparu.

Mes lectures m’ont souvent accompagné dans ces réflexions. Dans Le Vieil Homme et la Mer d’Ernest Hemingway, j’ai trouvé une résonance avec mes propres expériences. Le vieil homme, seul au milieu de l’océan, luttant contre un marlin gigantesque, incarne ce combat éternel entre l’homme et la nature, un combat où le respect et l’admiration remplacent l’hostilité. De même, Le Silence de la Mer de Vercors évoque ce calme trompeur de la nature, qui cache souvent des tourments intérieurs, un parallèle avec les émotions ressenties lors de ces longues heures de pêche.

À Gandiol, la pêche était plus qu’une tradition, c’était une nécessité pour certains, un mode de vie qui cohabitait avec l’agriculture et l’élevage. Mais le déplacement de l’embouchure du fleuve a chamboulé cet équilibre délicat. La salinité croissante a rendu nos terres moins fertiles et nos eaux moins riches en poissons. Malgré tout, nous continuons à pêcher, à vivre de cette nature qui nous a tant donné, tout en sachant que chaque partie de pêche est un acte de résistance, un témoignage de notre attachement à cette terre et à ce fleuve.

Ces souvenirs de pêche au bord du fleuve Sénégal sont pour moi bien plus que de simples moments de plaisir. Ils sont le reflet d’une époque, d’un lien profond avec la nature, et d’une lutte pour préserver notre héritage. Chaque poisson capturé, chaque matinée passée au bord de l’eau, est un rappel de la beauté brute de la vie, une leçon d’humilité face à ces deux infinis qui m’ont appris à voir le monde avec des yeux émerveillés.

𝐄𝐧 𝐃𝐢𝐫𝐞𝐜𝐭 𝐝𝐮 𝐆𝐚𝐧𝐝𝐢𝐨𝐥 - Sous le Ciel étoilé de Gandiol : Souvenirs de TindicanSous les premières lueurs du jour à Gandiol...
29/08/2024

𝐄𝐧 𝐃𝐢𝐫𝐞𝐜𝐭 𝐝𝐮 𝐆𝐚𝐧𝐝𝐢𝐨𝐥 - Sous le Ciel étoilé de Gandiol : Souvenirs de Tindican

Sous les premières lueurs du jour à Gandiol, lorsque la brume matinale se dissipe pour révéler les champs verdoyants, je me laisse emporter par des pensées qui m’évoquent un autre lieu, lointain et pourtant si présent dans mon esprit : Tindican, le village natal de Camara Laye. Ce village, que je n’ai jamais visité, est devenu un refuge pour mon imaginaire, un endroit où la vie simple et les traditions ancestrales se rencontrent dans une harmonie parfaite. Les mots de Camara Laye ont fait de Tindican une partie de moi, une terre où mon esprit vagabonde, comme s’il y avait toujours appartenu.

Tindican, avec ses cases rondes et ses chemins de terre, m’a fasciné dès mes premières lectures. Même sans y avoir mis les pieds, j’ai souvent imaginé la vie là-bas, comme si chaque mot de l’auteur me rapprochait un peu plus de cette terre lointaine. J’aimais donner l’heure à Tindican à la radio, comme pour tisser un lien invisible entre mon Gandiol et ce village rêvé.

Mon Gandiol natal, avec ses paysages verdoyants après les pluies, ses troupeaux qui paissent librement, et les enfants qui jouent sous les arbres, me rappelle cette même communion avec la nature que l’on retrouve à Tindican. Ici, l’hivernage transforme la terre en une mosaïque de vie, où chaque brin d’herbe, chaque animal, chaque rire d’enfant devient un symbole de la beauté et de la fertilité de la nature.

Mais c’est aussi dans le silence de la nuit au village que je retrouvais cette même connexion profonde. Lorsque minuit sonnait et que la fraîcheur de la terre commençait à monter, sous un ciel lumineux parsemé d’étoiles, je sentais une paix intérieure, un lien intime avec la terre. Ce silence, seulement brisé par le souffle léger du vent, m’apportait un sentiment de sérénité et de continuité avec le monde naturel, semblable à celui que Camara Laye décrivait si bien.

Camara Laye a laissé une empreinte indélébile sur ma scolarité. L’Enfant noir n’était pas simplement un livre pour moi, c’était un miroir, un reflet de mes propres racines, de mes propres aspirations. Les mots de Laye m’ont appris à apprécier la beauté de la simplicité, à trouver la richesse dans les histoires de nos ancêtres, et à embrasser avec fierté ma culture.

Même si je n’ai jamais habité dans des cases comme celles de Tindican, ni vécu avec un serpent sacré veillant près de moi, chaque page du livre de Camara Laye m’a transporté dans ce monde, m’a fait sentir cette connexion profonde avec la terre, les traditions, et les espoirs d’une vie guidée par les mots et la mémoire. Aujourd’hui, alors que l’hivernage enveloppe Gandiol de sa splendeur, je ressens cette même magie, cette même sérénité qui me relie à Tindican, ce village qui, par la force des mots, est devenu aussi familier et cher que mon propre Gandiol.

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