02/06/2026
À la veille du lancement du New Deal technologique, nous avions publié cet éditorial pour attirer l’attention sur une question qui nous semblait fondamentale : la place réelle que le Sénégal entendait accorder au numérique dans son projet de transformation économique et sociale. Au-delà des stratégies, des annonces et des ambitions affichées, nous défendions l’idée qu’une gouvernance forte et adaptée constituait une condition essentielle à la réussite de toute politique publique dans ce domaine.
Plus d’un an après, la nomination de Samba Diouf à la tête du ministère des Télécommunications et du Numérique invite à relire cette réflexion sous un nouveau prisme. Dans un contexte mondial marqué par l’essor de l’intelligence artificielle, la montée des enjeux de cybersécurité, la souveraineté des données et l’accélération de la transformation digitale, les questions soulevées à l’époque demeurent plus que jamais d’actualité. Elles dépassent les personnes et les circonstances pour toucher à des choix stratégiques qui engageront durablement l’avenir du pays.
Nous avons toujours considéré que les dénominations ministérielles n’étaient pas anodines. Elles traduisent une vision, des priorités et une certaine compréhension des mutations à l’œuvre dans le monde. À l’heure où le numérique s’impose comme un levier majeur de compétitivité, d’innovation et de souveraineté, il nous paraît essentiel que notre organisation institutionnelle reflète pleinement ces nouveaux enjeux. C’est dans cet esprit que nous proposons aujourd’hui de republier cet éditorial, dont plusieurs analyses et interrogations conservent, à nos yeux, toute leur pertinence.