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Le FPR-YOONWI lance son projet TOOBI pour refonder la République sénégalaiseLe Front Patriotique Républicain (FPR-YOONWI...
26/04/2026

Le FPR-YOONWI lance son projet TOOBI pour refonder la République sénégalaise

Le Front Patriotique Républicain (FPR-YOONWI) a dévoilé le samedi dernier à Harmattan, son projet TOOBI, une initiative visant à restaurer la souveraineté nationale et à redresser les institutions républicaines sur des bases éthiques et stratégiques.

Le parti, dirigé par Abdoulaye Bamba Gningue, se présente comme une force de transformation structurelle, distincte des dynamiques électorales classiques. Lors de l’assemblée générale, le leader du parti estime que les fondements reposent sur quatre piliers notamment "la souveraineté réelle, la justice sociale, la discipline républicaine et l'ancrage civilisationnel."

Lors de la présentation, il a insisté sur l'alignement entre les aspirations citoyennes et les exigences de la gouvernance contemporaine. « Le FPR-YOONWI agit pour une République exigeante et structurée », a déclaré Abdoulaye Bamba Gningue.

Présenté comme un bâtisseur de sa génération, Abdoulaye Bamba Gningue pilote une doctrine qui s'articule autour d’
"Une République de responsabilité ; Une justice sociale concrète et équitable ;Une souveraineté réelle, solidaire et durable."

Le leader prône une « République d'autorité juste », un État stratège, des institutions crédibles et une démocratie participative.

Sous sa direction, le parti s'affirme comme "lucide et audacieux, appliquant la loi sans exception."

En ce qui concerne les perspectives; Le FPR-YOONWI "imagine un pays où chaque génération construit, chaque territoire existe et chaque citoyen compte. Le mérite primerait sur le privilège, avec un État protecteur et une parole publique engageante."

Ce lancement intervient dans un contexte de débats sur la refondation institutionnelle au Sénégal. Les observateurs attendent les premières actions concrètes du parti.

DON DE SANG: PCCI Sénégal mobilise ses équipes pour renforcer les réserves de sangFace à la baisse préoccupante des stoc...
22/04/2026

DON DE SANG: PCCI Sénégal mobilise ses équipes pour renforcer les réserves de sang

Face à la baisse préoccupante des stocks sanguins, PCCI Sénégal intensifie son engagement sociétal en organisant une nouvelle journée de don de sang en collaboration avec le Centre National de Transfusion Sanguine C**S. Ainsi à travers cette 13e édition de sa journée de don de sang, le Premium Center Contact International confirme son rôle d’acteur engagé dans la réponse aux urgences sanitaires.

Selon Marc Abdalah Sarr, Directeur du Capital humain, cette initiative s’inscrit dans un contexte marqué par une baisse significative des dons au niveau national.
«Il y a une chute quand même en terme de don au niveau de la banque de sang et PCCI étant une entreprise qui est soucieuse de la responsabilité sociétale d'entreprise à trouver juste de venir en appoint au Centre national de transfusion sanguine en organisant cette journée de don de sang », a-t-il expliqué.

La réponse des collaborateurs a été à la hauteur des attentes. L’entreprise espère collecter environ 150 poches de sang à l’issue de la journée. Un chiffre que le responsable juge modeste, mais néanmoins significatif au regard des besoins actuels.

«C’est peut-être peu, mais c’est une contribution non négligeable dans un contexte où chaque poche de sang compte », a-t-il souligné, tout en remerciant l’ensemble du personnel mobilisé.

Au-delà de cette édition, PCCI entend inscrire cette initiative dans la durée.

"Nous comptons aujourd'hui réitérer souvent ces genres d'événement. Comme je vous le disais, c'est la 2ᵉ édition. Ça veut dire que chaque année aujourd'hui, ça devient un rituel justement que d'organiser cette journée de don de sang."Effectivement, nous allons l'élargir également à nos autres sites et nous avons deux sites au Sénégal. Nous comptons 1000 collaborateurs donc effectivement en perpétuant cette action, je pense c'est une occasion effectivement de maintenir cette action pérenne et de renf ouer justement la banque de sang au niveau du de synthèse.», a indiqué Marc Abdalah Sarr.

La RSE au cœur de la stratégie de PCCI

Cette initiative s’inscrit pleinement dans la politique de responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE), impulsée par le Président-directeur général, Abdouah Mboup.
Au-delà du don de sang, PCCI multiplie les actions sociales: soutien aux écoles environnantes, opérations de solidarité durant le Ramadan, dons alimentaires, et accompagnement de structures médicales en équipements et infrastructures.

« Notre priorité ne se limite pas à la performance économique. Nous voulons générer un impact positif concret sur notre environnement direct », a insisté le Directeur du Capital humain.

Un engagement sociétal affirmé

Avec un plan annuel structuré en matière de RSE, PCCI Sénégal entend consolider son empreinte sociale et contribuer activement au bien-être des communautés surtout dans un contexte où les besoins en sang restent critiques, cette initiative illustre l’importance de la mobilisation collective autour d’une ressource vitale.

Dakar accueille Wojo : vers une nouvelle culture du travail alliant performance et sérénitéÀ l’heure où les modes de tra...
15/04/2026

Dakar accueille Wojo : vers une nouvelle culture du travail alliant performance et sérénité

À l’heure où les modes de travail connaissent une mutation profonde à l’échelle mondiale, le Sénégal confirme son positionnement comme un hub stratégique de ces transformations. L’implantation de Wojo à Dakar, au sein du Novotel Dakar, marque une nouvelle étape dans l’évolution des environnements professionnels, avec un accent particulier sur une dimension de plus en plus recherchée : la tranquillité au travail.
Porté par cette ambition, Wojo entend répondre aux nouvelles attentes des professionnels, entre flexibilité, bien-être et efficacité. Lors d’une conférence de presse tenue hier, la Responsable Développement Wojo Afrique, Prisca Tevoedjre, a souligné que cette implantation s’inscrit dans une vision claire : « offrir aux travailleurs un cadre apaisé, propice à la concentration et à la créativité ».

Au cœur du concept, la quête de sérénité s’impose comme un levier de performance. Dans un contexte marqué par la pression professionnelle et des environnements souvent bruyants, Wojo mise sur une approche innovante baptisée « Workspitality ». Ce modèle hybride, qui combine les exigences du monde du travail avec les standards de l’hôtellerie, vise à créer des espaces où calme, confort et productivité coexistent harmonieusement.

« Aujourd’hui, les entreprises ne recherchent plus uniquement des bureaux, mais des lieux où leurs équipes peuvent évoluer sereinement, sans stress, dans un environnement inspirant », explique Prisca Tevoedjre. Une philosophie qui met en avant une organisation du travail plus humaine, où la tranquillité devient un facteur clé de bien-être et d’efficacité.
Situé en plein centre-ville de Dakar, cet espace entend répondre aux besoins d’une clientèle variée, allant des entrepreneurs aux freelances, en passant par les entreprises en quête d’agilité. Pour Naoufel Chtara, « l’arrivée de Wojo transforme l’hôtel en véritable carrefour d’usages », où travail et détente se conjuguent dans un même lieu.
Au-delà du confort, Wojo ambitionne de faire des infrastructures hôtelières de véritables écosystèmes productifs.

L’objectif est double : renforcer l’attractivité de Dakar et, plus largement, de l’Afrique de l’Ouest, tout en favorisant des interactions professionnelles plus naturelles, dans un climat de confiance et de sérénité. Un modèle qui séduit particulièrement les entreprises désireuses d’offrir à leurs collaborateurs des conditions de travail modernes, sans les contraintes liées à la gestion immobilière.

Un modèle appelé à s’imposer

Avec plus de 400 implantations en Europe et une présence en pleine expansion en Afrique, Wojo confirme son ambition d’accompagner durablement la transformation des modes de travail sur le continent.

11/04/2026

Journée internationale des droits des femmes: l’Amicale des employés de la Ville met en lumière ses actions

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, l’Amicale des employés de la Ville de Dakar a organisé une journée riche en activités, marquée par une exposition de produits issus des formations offertes aux agents municipaux, ainsi qu’une conférence religieuse animée par Seyda Safiétou Bintou Diop.
Placée sous l’autorisation du maire Abbas Fall, cette manifestation a été saluée pour son organisation réussie. A cet effet les membres de l’Amicale ont exprimé leur profonde reconnaissance à l’édile de Dakar pour son soutien financier et logistique, mais également pour les actions sociales entreprises en faveur des agents depuis son accession à la tête de la municipalité.

Créée en 1999 sous l’appellation d’Amicale des employés de l’Hôtel de Ville de Dakar, la structure avait pour vocation de renforcer la solidarité et l’entraide entre agents municipaux. Aujourd’hui, l’Amicale regroupe près de 980 membres, issus de l’ensemble des services de la Ville de Dakar, justifiant ainsi son évolution vers sa dénomination actuelle. Ses ressources proviennent principalement des cotisations mensuelles fixées à 1 000 francs CFA, même si l’espoir d’un appui institutionnel renforcé reste vif.

Selon la porte-parole de l’Amicale, "Malgré des moyens limités, l’Amicale s’illustre par un engagement social soutenu. Elle accompagne ses membres lors d’événements heureux comme malheureux, et intervient dans des situations d’urgence telles que les soins médicaux ou les menaces d’expulsion."
En partenariat avec le FODEM, elle facilite également l’accès à des prêts événementiels pour les grandes fêtes religieuses comme la Korité, la Tabaski ou Pâques. Ces financements, estimés à plus de 70 millions de francs CFA, "constituent un appui significatif pour les agents.", a fait savoir la porte-parole du jour.

Dans le domaine de la formation, plusieurs sessions ont été organisées avec l’appui de Aminata Diop Sambou, portant sur des secteurs variés tels que la pâtisserie, la transformation agroalimentaire, la cosmétique, la teinture, ou encore l’entrepreneuriat et la vente en ligne.
Santé, solidarité et logement au cœur des priorités. A cela, l’Amicale a également développé des partenariats avec les pharmacies Guet et Lat-Dior, permettant aux agents d’accéder à des médicaments à crédit."
Par ailleurs, elle organise régulièrement des activités de solidarité, notamment des journées de don de sang, des campagnes de dépistage du cancer ou encore des collectes de denrées au profit de la Maison d’Arrêt et de Correction du Camp Pénal.
Sur le plan du logement, la coopérative d’habitat mise en place depuis 2004 a permis l’attribution de 354 parcelles dans plusieurs localités, dont Kounoune, Tivaouane Peulh et Keur Massar. De l’avis de la porte parole, "Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large portée par l’Union des Coopératives d’Habitat de la Ville de Dakar (UCHAVID), qui ambitionne de concrétiser le slogan : « Un agent municipal, un toit ».

Malgré ces avancées, l’Amicale formule plusieurs doléances, notamment l’augmentation de la subvention allouée au FODEM, la pérennisation et l’amélioration des kits Ramadan (avec l’ajout de denrées essentielles comme le riz et l’huile), ainsi que l’extension de ces aides aux retraités.

Elle plaide également pour la création d’une centrale d’achat, la construction et la gestion de restaurants administratifs subventionnés, ainsi que la mise à disposition de locaux pour ses activités, notamment une boutique d’exposition des produits issus des formations et un siège administratif.

Autisme : le Dr Salla Dieng appelle à briser les préjugés et à garantir l’inclusionÀ l’occasion de la Journée mondiale d...
02/04/2026

Autisme : le Dr Salla Dieng appelle à briser les préjugés et à garantir l’inclusion

À l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, à Keur Khaley yi
le Dr Salla Dieng a lancé un appel fort en faveur d’un changement de regard sur le trouble du spectre de l’autisme (TSA), encore largement entouré d’idées reçues au Sénégal.

Intervenant lors d’un panel consacré au thème « Autisme : au-delà des idées reçues », le spécialiste a insisté sur l’urgence de mieux comprendre ce trouble pour améliorer la prise en charge des enfants concernés: « On est autiste, on ne le devient pas »
D’emblée, le Dr Salla a tenu à clarifier :" l’autisme est un trouble neurodéveloppemental présent dès la naissance. « On est autiste, on ne le devient pas », a-t-elle affirmé, mettant en garde contre les confusions et les diagnostics abusifs.

Elle rappelle que l’autisme recouvre une grande diversité de profils. « Il y a autant d’autismes que d’autistes », souligne-t-elle insistant sur la nécessité d’une approche individualisée dans l’accompagnement.

Des réalités multiples souvent mal interprétées

Le spécialiste décrit un trouble qui affecte plusieurs dimensions du développement à savoir la communication, verbale et non verbale ; les interactions sociales mais également les comportements, souvent répétitifs ; et la sensorialité."

"Certains enfants peuvent ne pas parler, d’autres perdre le langage acquis ou encore présenter des particularités comme l’écholalie. À cela s’ajoutent des hypersensibilités (bruit, lumière, textures) ou des habitudes alimentaires spécifiques.", a-t-elle souligné.

Le Dr Salla démonte plusieurs clichés persistants. Non, tous les enfants autistes ne sont pas des génies. « Certains ont un haut potentiel, d’autres un niveau moyen, et d’autres encore présentent des difficultés intellectuelles », précise-t-elle.

Autre idée fausse : l’absence d’émotions. « Ces enfants expriment leurs émotions, mais différemment. Il faut apprendre à les comprendre », explique-t-elle, appelant à une meilleure lecture de leurs comportements.

Une autre manière de voir le monde

Au-delà du diagnostic, le médecin invite à changer de perspective : « L’autisme n’est pas une maladie, mais une manière différente de percevoir le monde. »
Avec un dépistage précoce et un accompagnement adapté, ces enfants peuvent développer leurs capacités et gagner en autonomie.

L’inclusion scolaire, un défi majeur

Le Dr Salla a également pointé les difficultés d’accès à l’éducation pour les enfants autistes, souvent exclus du système classique faute de moyens adaptés.
Il plaide pour :"une formation renforcée des enseignants ; des dispositifs d’inclusion dans les écoles ; et un engagement plus fort de l’État.

« L’éducation est un droit fondamental. Ces enfants doivent en bénéficier comme tous les autres », a-t-elle insisté.

Un appel à la mobilisation collective

Pour le Dr Salla, cette journée mondiale doit être un déclic. Elle doit permettre de mieux informer, de réduire la stigmatisation et de favoriser une société plus inclusive.
Car derrière l’autisme, rappelle-t-elle, « il y a des enfants, des familles, mais aussi des talents qui ne demandent qu’à être compris et accompagnés ».

27/02/2026

Sécurité des enfants en ligne : Adjiaratou Ly appelle à une mobilisation collective
Alors que l’usage d’internet explose chez les plus jeunes, l’association Polaris A*o tire la sonnette d’alarme. À l’issue d’une formation « Safe Online » organisée avec l’appui de UNICEF et destinée aux journalistes, éducateurs et parents d’élèves, Adjiaratou Ly, cheffe de projet de l’association, appelle à une mobilisation collective face aux risques du numérique.
Au Sénégal, les écrans s’invitent de plus en plus tôt dans le quotidien des enfants. « Aujourd’hui, même des enfants à partir de deux ans ont accès à un téléphone pour regarder des dessins animés et d’autres contenus », constate Adjiaratou Ly, cheffe de projet au sein de Polaris A*o.
Face à cette réalité, l’association, engagée auprès des jeunes sur les questions liées au numérique, à la citoyenneté et au renforcement des compétences dans les communes et les quartiers, a organisé hier, à son siège, une session de formation consacrée à la sécurité en ligne.
Au cœur des échanges : l’identification des principaux risques liés à internet et la nécessité d’adopter les bons réflexes. Cyberharcèlement, exposition à des contenus inappropriés, manipulation ou encore exploitation en ligne figurent parmi les menaces évoquées.
« Il est urgent de sensibiliser non seulement les enfants, mais aussi les parents et tous ceux qui travaillent avec eux », insiste-t-elle. Au cours de la formation, la cheffe de projet a également mis en lumière l’existence de solutions concrètes et de mécanismes de recours pour les jeunes confrontés à des situations problématiques.
Un point essentiel a été souligné : l’importance d’accueillir et de croire la parole de l’enfant. « Il faut les mettre en confiance pour qu’ils puissent s’exprimer lorsqu’ils sont confrontés à des dangers numériques », rappelle-t-elle. Selon elle, sans écoute ni climat de confiance, les risques demeurent souvent invisibles.
La campagne « Baïkhel », un appel aux parents
Les participants ont également découvert la campagne « Konomono », baptisée « Baïkhel », qui encourage les parents à prendre conscience des dangers du numérique et à engager le dialogue avec leurs enfants. L’objectif est de faire de la prévention un réflexe familial et communautaire.
Relayer pour mieux protéger
Pour Adjiaratou Ly, l’enjeu dépasse largement le cadre d’une simple formation. « Nous sommes une petite structure. Nous ne pourrons pas former tout le monde », reconnaît-elle.
L’association mise ainsi sur un effet multiplicateur. La cheffe de projet estime que « chaque personne formée est appelée à devenir un relais d’information auprès de sa famille, de ses voisins et des habitants de sa commune ».
Dans un contexte où le numérique façonne de plus en plus tôt les parcours de vie, la protection des enfants en ligne apparaît comme une responsabilité partagée. Entre sensibilisation, écoute et action collective, le défi est désormais lancé.

20/02/2026

JOJ Dakar 2026 : Des personnes handicapées interpellées lors des déguerpissements, AFRIKAJOM CENTER dénonce une violation des droits fondamentaux

À l’approche des Jeux olympiques de la jeunesse de 2026, prévus en octobre 2026 à Dakar, le Sénégal veut présenter au monde le visage d’une capitale moderne, propre et sécurisée. Mais derrière les opérations de déguerpissement et de “nettoyage” urbain engagées par les autorités, une autre réalité émerge : celle de personnes vivant avec un handicap interpellées de manière coercitive et laissées sans dispositif d’accompagnement adapté.

Dans un communiqué rendu public, AFRIKAJOM CENTER dénonce ce qu’il qualifie "une atteinte grave à la dignité humaine et "appelle à la libération immédiate des personnes concernées."

"En prévision des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) de Dakar, prévus en octobre 2026, les autorités sénégalaises ont initié plusieurs opérations de déguerpissement et de nettoyage dans la capitale. Ces actions visent à améliorer la salubrité, la sécurité et l'aménagement urbain à l'approche de cet événement historique pour le continent africain. Ces initiatives incluent également des évacuations d'habitations précaires et l'interdiction des occupations illégales dans plusieurs quartiers de la capitale. Ces opérations de déguerpissement, impactent particulièrement les personnes handicapées occupant ces espaces publics, ainsi que d'autres populations vulnérables."

Selon AFRIKAJOM CENTER, "vingt-deux personnes handicapées ont été interpellées à travers la ville. Deux d’entre elles seraient toujours en garde à vue au commissariat central depuis deux jours. La situation des femmes parmi ce groupe est jugée « particulièrement alarmante », certaines ayant passé la nuit à la belle étoile dans la cour du commissariat.", a-t-il mentionné.

Pour les défenseurs des droits humains, "ces méthodes sont incompatibles avec les obligations constitutionnelles et internationales du Sénégal en matière de droits humains."

Une loi protectrice ignorée ?

AFRIKAJOM CENTER rappelle que "la Loi d'orientation sociale n° 2010-15 du 29 décembre 2010 protège explicitement les droits des personnes vivant avec un handicap. Ce texte proscrit toute forme de discrimination et prévoit des mécanismes d’accompagnement social adaptés.
La loi ouvre notamment l’accès à plusieurs dispositifs essentiels à savoir :La Carte d’égalité des chances; La Couverture Maladie Universelle (CMU); Les bourses familiales".

Or, selon Afrikajom Center, "aucune mesure spécifique de suivi ou de relogement n’a été annoncée pour les personnes handicapées affectées par les déguerpissements. À l’inverse, des dispositifs concrets auraient été prévus pour d’autres catégories socioprofessionnelles impactées, notamment les cordonniers."
Cette différence de traitement soulève, selon AFRIKAJOM CENTER, un problème d’égalité et de justice sociale.

Pour l’organisation, la préparation d’un événement d’envergure internationale comme les Jeux olympiques de la jeunesse ne peut se faire au détriment des droits fondamentaux des citoyens les plus vulnérables.

« La modernisation urbaine ne saurait justifier la marginalisation ou la criminalisation de la pauvreté et du handicap », insiste le communiqué.

AFRIKAJOM CENTER appelle "À la libération immédiate des personnes encore en garde à vue; À la mise en place de mesures d’accompagnement social adaptées; À l’ouverture d’un dialogue inclusif avec les organisations de défense des droits des personnes handicapées".

Toutefois, AFRIKAJOM CENTER "réaffirme son engagement en faveur d’un dialogue constructif et du renforcement des politiques publiques promouvant l’inclusion, la dignité humaine et la justice sociale.

Car les JOJ 2026 dit-il "doivent célébrer la jeunesse et l’excellence sportive, ils ne sauraient occulter l’exigence fondamentale de respect des droits

11/02/2026

Affaire Fara Ngom : ses avocats dénoncent une « détention arbitraire » et alertent sur une menace contre l’État de droit
Les avocats de l’honorable député Fara Ngom ont tenu un point de presse au cours duquel ils ont vivement dénoncé ce qu’ils qualifient de « dérive grave » dans le traitement judiciaire réservé à leur client. Tout en réaffirmant leur respect pour l’institution judiciaire, ils estiment que plusieurs principes fondamentaux de l’État de droit sont aujourd’hui mis à mal.

10/02/2026

Mort tragique d’un étudiant à l’UCAD : le collectif Noo Lank dénonce un « crime moral » et exige justice

Le collectif Noo Lank a exprimé sa vive indignation après la mort tragique de Abdoulaye Ba, étudiant âgé de 21 ans, inscrit en Licence 2 de Médecine à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).
Selon les informations rapportées par le collectif, le jeune étudiant aurait été battu à mort dans sa chambre universitaire, alors qu’il ne participait à aucun affrontement ni mouvement de protestation. « Il ne représentait aucune menace. Il n’était ni manifestant, ni acteur de troubles », insiste Noo Lank dans un communiqué rendu public
Orphelin de père, Abdoulaye Ba incarnait, selon le collectif, un immense espoir pour sa mère, sa famille et sa communauté. Sa mort, survenue dans un espace censé garantir la sécurité et la protection des étudiants, est qualifiée par Noo Lank de « crime moral » et de grave défaillance de l’État.
Le collectif a présenté ses condoléances les plus attristées à la famille du défunt, en particulier à sa mère, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté estudiantine, profondément choquée par ce drame.

Dans son communiqué, Noo Lank "fustige également la réaction des autorités gouvernementales", dénonçant un message jugé « creux », qui éluderait les faits et banaliserait la gravité des actes. Pour le collectif, le silence politique et les déclarations vagues sont inacceptables face à la mort violente d’un étudiant sans défense dans sa propre chambre.
Estimant que la responsabilité politique doit être engagée, Noo Lank appelle à des actes forts, notamment la démission des ministres concernés, Me Bamba Cissé et Daouda Ngom, comme premier pas vers la justice et la restauration de la confiance.

Le collectif exige par ailleurs l’ouverture immédiate d’une enquête libre, indépendante, impartiale et transparente, afin d’établir les responsabilités et de traduire en justice tous les auteurs et commanditaires de cet acte. Il réclame également la libération de tous les étudiants arrêtés lors des événements survenus la veille.

« Le maintien de l’ordre ne saurait justifier la torture, la violence gratuite, encore moins la mort d’un étudiant sans défense », souligne Noo Lank, rappelant que l’université ne doit jamais devenir un lieu de répression.

Le collectif affirme enfin qu’il restera mobilisé aux côtés des étudiants et de la famille d’Abdoulaye Ba, jusqu’à ce que la vérité éclate et que justice soit rendue.

Oumar CORREA

Vol de bétail au Mali : l’État durcit le ton et déploie une stratégie nationale de sécurisation Pilier fondamental de l’...
09/02/2026

Vol de bétail au Mali : l’État durcit le ton et déploie une stratégie nationale de sécurisation

Pilier fondamental de l’économie pastorale, l’élevage malien représente jusqu’à 80 % des revenus des populations des zones pastorales. Selon le rapport 2024 de la Direction nationale des Productions et Industries animales (DNPIA), le Mali dispose d’un cheptel impressionnant de plus de 14 millions de bovins, 24 millions d’ovins, 33 millions de caprins et 63 millions de volailles. Un potentiel considérable aujourd’hui menacé par l’ampleur du vol de bétail.

Face à ce fléau devenu structurel, le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, affirme que la lutte contre le vol de bétail est désormais une priorité nationale. Entre 2016 et 2022, ce phénomène a causé au Mali des pertes estimées à près de 18 milliards de FCFA, tout en alimentant l’insécurité et le financement de groupes armés.

Approche communautaire et lutte contre le terrorisme

La stratégie prévoit aussi l’aménagement d’espaces pastoraux sécurisés, la multiplication des postes de contrôle sur les pistes de transhumance et les marchés à bétail, ainsi que l’utilisation de l’outil STAMP+, destiné à lutter contre le blanchiment du bétail volé et le financement du terrorisme.
À cela s’ajoutent des campagnes de vaccination couplées à l’identification du cheptel, le durcissement du cadre juridique, le soutien économique aux éleveurs sinistrés et la mise en place de cellules communautaires de veille et de surveillance dans les zones pastorales.
Sécuriser un secteur vital
Pour le ministre Youba Ba, ces mesures visent un objectif à stabiliser durablement le cheptel malien d’ici 2034 et protéger un secteur vital pour la sécurité alimentaire, la cohésion sociale et la stabilité économique du pays.

09/02/2026

Vol de bétail en Afrique de l’Ouest : un fléau silencieux devenu une menace régionale

Longtemps relégué au rang de délit mineur ou d’acte opportuniste, le vol de bétail s’est imposé au fil des années comme l’un des crimes les plus déstabilisateurs en Afrique de l’Ouest. Derrière ce phénomène souvent sous-estimé se cache désormais une économie criminelle structurée, opérant à l’échelle transnationale et alimentant un marché parallèle particulièrement lucratif.
Selon les estimations récentes, les pertes économiques liées au vol de bétail dépassent 467 millions de dollars par an, un manque à gagner colossal qui fragilise durablement les économies rurales et accentue la vulnérabilité de millions de familles.
Des éleveurs ruinés, des économies rurales fragilisées.

Dans les zones les plus touchées, la disparition d’un troupeau en une seule nuit peut anéantir l’essentiel du patrimoine d’un éleveur. Pour de nombreuses familles, le bétail représente à la fois une source de revenus, une épargne et un filet de sécurité face aux crises alimentaires.

Le Nigeria a ainsi enregistré près de 478 millions de dollars de pertes en cinq ans, tandis que le Mali en a perdu 32 millions sur la même période. Même des pays relativement épargnés par l’insécurité, comme le Sénégal, subissent des pertes estimées à 3,2 millions de dollars par an. Ces chiffres traduisent l’ampleur d’un phénomène qui menace directement la sécurité alimentaire, la cohésion sociale et l’équilibre des territoires ruraux.
Un commerce illicite au cœur des dynamiques criminelles
Le vol de bétail s’inscrit aujourd’hui dans un écosystème criminel complexe, où se croisent réseaux organisés, groupes armés, trafiquants transfrontaliers et milices locales.

Les animaux dérobés empruntent des couloirs de mobilité difficiles à contrôler et peuvent parcourir plus de 1 000 kilomètres avant d’être écoulés sur des marchés urbains ou destinés à l’exportation, sans qu’il soit possible d’en retracer l’origine.
Cette absence de traçabilité renforce l’impunité des acteurs impliqués et complique considérablement les réponses étatiques.
Une criminalité transfrontalière solidement organisée.
Un diagnostic régional publié par la FAO en 2025 met en évidence l’enracinement du phénomène dans plusieurs zones à forte vulnérabilité sécuritaire. Dans le Liptako-Gourma, à cheval sur le Mali, le Niger et le Burkina Faso, des groupes armés utilisent le bétail comme source de financement et comme moyen de pression sur les populations locales.
Dans le triangle Burkina Faso, Ghana, Côte d’Ivoire, les animaux volés sont rapidement « blanchis » avant d’être remis en circulation sur les marchés. Le bassin du lac Tchad constitue un autre foyer majeur d’exploitation criminelle, tandis qu’à la frontière entre le Sénégal et le Mali, les flux suspects se sont fortement intensifiés depuis 2023.
Les vastes espaces forestiers, la porosité des frontières et la faible présence de l’État facilitent le déplacement rapide des troupeaux, qui peuvent changer de pays en quelques heures seulement, renforçant le caractère régional et systémique de cette criminalité.

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