26/09/2025
/ Gouvernance publique : la appelle le Gouvernement à aller plus loin dans la récupération des fonds publics en déshérence.
Brazzaville, 26 septembre 2025 – La lettre adressée par le Président de la Commission Nationale de Transparence et de Responsabilité dans la gestion des finances publiques (CNTR), Joseph , au Premier ministre, Chef du Gouvernement, ne passe pas inaperçue. Derrière les félicitations officielles adressées à l’exécutif pour la création d’une Commission chargée du recouvrement des fonds publics en déshérence, beaucoup voient un recadrage institutionnel subtil mais ferme.
La CNTR, organe régalien en matière de transparence financière, a salué la décision gouvernementale. Mais en même temps, elle a rappelé que cette démarche ne saurait produire ses effets sans une méthodologie rigoureuse, des outils d’analyse fiables et une reddition de comptes transparente. Autant de domaines dans lesquels elle propose de mettre son expertise au service de la nouvelle .
Pour certains observateurs, cette sortie traduit une volonté claire : éviter que l’annonce politique ne reste symbolique, et pousser le Gouvernement à traduire son initiative en résultats tangibles. La CNTR souligne ainsi que la récupération des fonds en déshérence implique non seulement des moyens juridiques et administratifs, mais aussi un contrôle technique indépendant et crédible.
« La CNTR ne se contente pas d’applaudir. Elle fixe la barre plus haut », commente un analyste. « Elle rappelle que le défi n’est pas seulement de créer des structures, mais de leur donner les moyens de réussir avec rigueur et transparence. »
En proposant d’apporter son concours méthodologique et technique, la CNTR place le débat sur un terrain sensible : celui de la redevabilité. L’institution envoie un signal fort au Gouvernement comme à l’opinion publique : l’efficacité et la transparence doivent primer sur les effets d’annonce.
À travers cette correspondance, la CNTR s’affirme non seulement comme partenaire du Gouvernement, mais aussi comme gardien exigeant de la bonne gouvernance, capable d’alerter et de proposer des correctifs. Une posture qui conforte son rôle dans l’architecture institutionnelle congolaise et qui, à terme, pourrait contribuer à transformer la culture de gestion des finances publiques.