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PAD : Waly Diouf Bodiang en vieux loup de merDans un monde maritime et portuaire marqué par des velléités américaines im...
12/04/2026

PAD : Waly Diouf Bodiang en vieux loup de mer

Dans un monde maritime et portuaire marqué par des velléités américaines imposant au monde la guerre dans le golfe, l’augmentation du prix du baril de pétrole passant sous 100 dollars après avoir avoisiné les 115 dollars, le Port Autonome de Dakar (PAD) dope les opérations portuaires et maritimes, affichant la volonté de devenir un hub logistique de référence en Afrique de l’Ouest sous la Direction générale de l'atypique Waly Diouf Bodiang se présentant en marin expérimenté tel un loup de mer.

En deux ans, depuis son arrivée à la tête du poumon économique du Sénégal en remplacement de Mountaga Sy en mai 2024, l’ancien inspecteur principal des impôts et domaines et directeur adjoint de la Gestion et de la Coopération internationale des Impôts et Domaines a pour le moins impulsé le Port Autonome de Dakar au devant du débat économique, portant et défendant des projets mis sous éteignoir par l’ancien régime.

Parmi les plus cités ces derniers mois, le consortium Jambaar TPM (Terminal polyvalent et multimodal) fort d'un investissement de 56 milliards dont la convention de concession a été signée le 9 décembre 2025. Avec comme première phase, la modernisation et transformation le môle 4 qui concentre déjà 20% du trafic et la modernisation des ports regionaux de Kaolack, Ziguinchor, Saint-Louis, Dakhonga.

Militant de la première heure de Pastef, parti au pouvoir tenu de main de maitre par l’actuel Premier ministre Ousmane Sonko porte-étendard de la « révolution » qu’il appelle de ses vœux pour une « rupture » totale avec le système, Waly Diouf Bodiang s’érige, comme sonne Waly en arabe, en « protecteur » de la mission qui lui a été confiée par le président de la République avec la bénédiction de son « mentor » Sonko.

« Consciencieux » comme le soulignent des cadres approchés, l’homme « méthodique », « réfléchi » sait aussi prendre des risques quand il est convaincu du « bon sens et bien-fondé » du projet qu’on lui présente.

C’est ainsi qu’il se fait défenseur du projet Jambaar parce qu’il « a compris la multimodalité du projet qui ouvre de nombreuses portes au port de Dakar, au secteur des transports, à la logistique, la production et la transformation ».

Pas étonnant pour d’aucuns que le « belliqueux politique des réseaux sociaux », - notamment Facebook qu’il anime quasiment au quotidien au grand damne de ses contempteurs et adversaires politiques - affiche le sourire professionnel.

Samedi 11 avril 2026, il annonçait un bénéfice de 27 milliards FCFA au titre de l‘exercice 2025, « confirmant la dynamique de performance de la plateforme portuaire dakaroise », nous dit l’astre national, Le Soleil.

Faut-il s’en étonner quand on sait que le « dynamiteur politique » et « inconditionnel » de Sonko a préféré mettre en avant plusieurs projets structurants pour le renforcement de la compétitivité du Port Autonome de Dakar ? Le 2 avril dernier, il reçoit dans ses bureaux, en présence de ses collaborateurs, une importante délégation belge composée de Jacques Vandermeiren patron du Port d’Anvers-Bruges, Jean-Frédéric Brion Président directeur général de Conti-Lines et son fils Gregory directeur général de Jambaar TPM amenés par l’ambassadrice du Royaume belge Helene De Bock et le conseiller économique et commercial Yvan Korsac, ses compatriotes MM Modou Mamoune Sène PDG du Groupe Maor l’homme par qui et avec qui murit le projet jusqu’à sa réalisation, Omar Blondin Diop directeur général adjoint de Jambaar TPM et leur suite.

La ténacité du premier Voyageur, Représentant et Placier (VRP) du Port Autonome de Dakar finit de comprendre, contrairement à ses prédécesseurs, que c’est un groupe multi composite qui se présente à Dakar et que le projet qui peut changer non seulement le visage de Dakar, mais encore celui du Senegal et de la Sous-région. Un regard sur le réseau hydrographique du Sénégal, sur l’enclavement du Mali, la visualisation d’investissement dans les secteurs ferroviaires, terrestres suffisent au directeur général du PAD.

S’y ajoute la qualité des membres du consortium. Des opérateurs portuaires d’Anvers-Bruges 12e port mondial, d’Espagne présent dans les 29 sur les 30 ports que compte le royaume, et maritime, l'armateur belge, sans compter l'apport du Sénégalais le groupe Maor.

Pour rappel, Jacques Vandermeiren, CEO du port d’Anvers-Bruges est celui-là même qui soutenait il y a peu que certains industriels européens ne vont plus tenir très longtemps », indiquant dans une interview accordée a un media belge qu’il y a « trop de nativité, trop de lenteur » pour que l’Europe ne s’inquiète pas de son avenir.

Pour Jean-Frédéric Brion, l’ambition d’ouvrir des bureaux au Maroc et au Sénégal s’entend dans la mesure où le potentiel « énorme » de l'Afrique offre de grandes possibilités. Le continent verra sa population passer à plus de deux milliards en 2050, les ressources en main-d’œuvre seront importantes tout comme la consommation en pleine croissance qui sera renforcée par la formation, la hausse de productions et transformations. Avec des importations et exportations plus importantes, il y aura plus de trafics, plus de chargements et déchargements, d'exploitations de ports intérieurs.

Waly Diouf Bodiang ne s’y trompe pas aussi. En plus de Dakar, il sait que Kaolack, Ziguinchor, Saint-Louis et Dakhonga ont une chance inouïe de désenclaver les zones de production grâce aux solutions apportées par le transport avec les petits navires. Une révolution par le multimodal que voit venir le directeur général du PAD. Soit bonne nouvelle pour les investisseurs, la production mais également de la transformation agroalimentaire, textile, pharmaceutique, cosmétique.

Waly Diouf Bodiang sait que le consortium Jambaar est important aussi ne manque-t-il pas de mettre la pression sur investisseurs le jour de l’inauguration du siège. Le « pouvoir n’a plus que 3 ans » pour montrer aux électeurs ses réalisations. Le politique ne peut pas manquer de ne pas s'inviter à l'économie.

Le même Waly met en avant plusieurs autres projets structurants destinés à renforcer la compétitivité du port. Outre l’inauguration du siège de Jambaar TPM et lancement des travaux de modernisation du Môle 4, le Port de Dakar a accéléré sa transformation numérique avec la conclusion d’un partenariat avec Orange Sénégal pour la digitalisation intégrale des opérations portuaires le 5 mars 2026 au siège de la Société nationale du Port autonome de Dakar (Sonapad). Un « programme ambitieux destiné à positionner la plateforme dakaroise comme un modèle de performance numérique », dit-on.

Du côté de Ndayane, DP World a lancé en 2025 les travaux du port pour un chenal de 5km avec l’arrivée de la dr**ue Willem Van Rubroeck le 18 décembre sur le futur terminal de conteneurs du PAD. Ceci en vue de désengorger l’actuel terminal parfois saturé.

Sous la direction de Bodiang qui va boucler en mai prochain deux années à la tête du PAD, la plateforme s’affirme comme une puissance économique régionale clé.

En effet, au troisième trimestre 2025, le PAD a enregistré une hausse de 5 % de son chiffre d'affaires, soit plus de 20 milliards FCFA, et une croissance de 16 % du trafic global. Se voulant un Hub maritime majeur en Afrique de l'Ouest, le PAD mise ainsi sur la modernisation avec le projet Ndayane, le môle 4, la modernisation et exploitation des ports régionaux, pour devenir un moteur de l'industrialisation et de la connectivité avec l'hinterland.

La croissance commerciale significative fait état d’un trafic global ayant atteint 7,64 millions de tonnes au troisième trimètre 2025 avec une forte hausse des embarquements (+59%). Dans le cadre Vracs liquides, le PAD a enregistré une augmentation de 39 % au 3e trimestre 2025.

En février 2026, le Grand Théâtre National Doudou Ndiaye Rose avait servi d'écrin pour la Rentrée Portuaire 2026 en la présence du Président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye et plusieurs ministres, députés et autres personnalités du secteur et un Wally Diouf Bodiang qui s'était à la limite tout petit comme pour ne pas paraître, comme pour laisser au PROJET le soin de s'approprier les grands pas du Port Autonome de Dakar dans les eaux profondes ou et non du Sénégal dans la conquête des territoires et des marchés.

Charles FAYE
Ousmane SONKO Bassirou Diomaye Faye

Le président Zardari félicite Nizar Amidi pour son élection à la présidence de l'IrakISLAMABAD, 12 avril (APP) : Le prés...
12/04/2026

Le président Zardari félicite Nizar Amidi pour son élection à la présidence de l'Irak

ISLAMABAD, 12 avril (APP) : Le président Asif Ali Zardari a félicité dimanche Nizar Amidi pour son élection à la présidence de la République d'Irak et lui a adressé ses meilleurs vœux de réussite dans ses nouvelles fonctions.

« Dans son message, le président s'est dit convaincu que, sous la direction du président Amidi, l'Irak poursuivrait ses efforts en faveur de la stabilité, du progrès et de la cohésion nationale », a indiqué le service de presse de la présidence dans un communiqué.

Le président a réaffirmé le souhait du Pakistan la volonté du Pakistan de renforcer davantage ses relations fraternelles avec l'Irak et d'intensifier la coopération dans les domaines d'intérêt commun.

Le président Zardari a également formulé ses vœux de prospérité et de bien-être pour le peuple irakien.

Source : App

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Baqaei, félicite le gouvernement républicain et ses dirige...
12/04/2026

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Baqaei, félicite le gouvernement républicain et ses dirigeants pour avoir accueilli les pourparlers d'Islamabad

ISLAMABAD, 12 avril (APP) : Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a remercié dimanche le gouvernement et le peuple pakistanais ainsi que leurs dirigeants, notamment le Premier ministre Muhammad Shahbaz Sharif, le maréchal Syed Asim Munir et le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères Mohammad Ishaq Dar.

« Nous les remercions de leur chaleureuse hospitalité et sommes convaincus que les contacts entre l'Iran, le Pakistan et nos autres amis de la région se poursuivront », a-t-il déclaré.

Source : App

Port autonome de Dakar : 27 milliards FCfa de bénéfice en 2025, cap sur la modernisation et la digitalisation !Le direct...
11/04/2026

Port autonome de Dakar : 27 milliards FCfa de bénéfice en 2025, cap sur la modernisation et la digitalisation !

Le directeur général du Port autonome de Dakar, Waly Diouf Bodiang, a annoncé samedi un bénéfice de 27 milliards de francs Cfa au titre de l’exercice 2025, confirmant la dynamique de performance de la plateforme portuaire dakaroise.

Dans le même élan, le dirigeant a mis en avant plusieurs projets structurants destinés à renforcer la compétitivité du port. Parmi eux figure le lancement, le 2 avril 2026, des travaux de modernisation du Môle 4, en partenariat avec le consortium Jambaar TPM.

D’un coût initial de 56 milliards de francs CFA, ce chantier stratégique vise à transformer ce terminal — qui concentre déjà 20 % du trafic — en un hub logistique polyvalent et multimodal, dans un délai de 12 mois.

Parallèlement, le Port de Dakar accélère sa transformation numérique. Le 5 mars 2026, la Société nationale du Port autonome de Dakar (Sonapad) a conclu un partenariat avec Orange Sénégal pour la digitalisation intégrale des opérations portuaires.

Signée au siège de la Sonapad, cette convention lance un programme ambitieux destiné à positionner la plateforme dakaroise comme un modèle de performance numérique.

Les autorités portuaires entendent ainsi consolider le rôle du Port de Dakar en tant que hub logistique de référence en Afrique de l’Ouest.

Source : Sans Limites

11/04/2026
Tribune : Faut-il renoncer à la démocratie ?Une opinion en vogue affirme que la démocratie ne serait pas faite pour les ...
11/04/2026

Tribune : Faut-il renoncer à la démocratie ?

Une opinion en vogue affirme que la démocratie ne serait pas faite pour les Africains. Dans cette chronique, je voudrais expliquer pourquoi je ne partage pas cette manière de voir. À les yeux, les Africains aspirent à la démocratie et ils l’ont démontré à plusieurs reprises.

Prenons l’exemple du Mali. Le pays a récemment célébré le 26 mars le 35ᵉ anniversaire du mouvement démocratique qui a mis fin à la dictature du général Moussa Traoré.

Ce mouvement, parachevé par le coup d’État conduit par le « soldat de la démocratie » Amadou Toumani Touré, traduit une aspiration profonde : celle d’un peuple qui en a marre d’un régime étouffant toute voix dissidente.

L’ironie du sort veut que le Mali célèbre ce 35e anniversaire du mouvement démocratique au moment même où les partis politiques sont dissous, les médias s’autocensurent, un hommes politique est en prison pour un tweet et un journaliste est écroué parce que son journal a critiqué un chef d’État.

Une aspiration universelle

Je crois que la démocratie est pour tous les peuples qui aspirent à vivre dans la dignité. Nelson Mandela en est une illustration éclatante. Après 27 années de prison, il a poursuivi son combat pour l’égalité des droits en Afrique du Sud, afin de bâtir une nation où tous les citoyens seraient égaux, indépendamment de leur couleur de peau.

Il faut toutefois reconnaître que la démocratie traverse aujourd’hui une crise, au Sahel comme ailleurs.

Dressant le bilan du Mouvement démocratique, le journal Le Rayon estime que c’est sous Alpha Oumar Konaré, le seul président démocratiquement élu ayant accompli ses deux mandats, « que l’école a été banalisée, les partis politiques et syndicats disloqués, l’armée effritée, et la corruption généralisée avec l’avènement des ‘milliardaires de la démocratie ».

La corruption, symptôme d’une démocratie inachevée

Les démocrates n’ont pas inventé la corruption. Mais celle-ci y est parfois devenue décomplexée. La volonté de conserver autour du pouvoir toutes les figures influentes, afin d’éviter qu’elles ne rejoignent l’opposition, a souvent conduit à fermer les yeux sur les dérives individuelles.

Ces travers tiennent, selon moi, à la relative jeunesse des démocraties africaines. On ne construit pas un système politique stable en vingt ou trente ans.

Même dans les pays occidentaux où la démocratie paraît solidement installée, le processus a été long, chaotique, fait d’avancées et de reculs. Chaque étape a tenté de corriger les excès de la précédente.

Je crois à cette maturation progressive, imparfaite, mais nécessaire.

Si certains se disent aujourd’hui désabusés, ce n’est pas parce que la démocratie serait intrinsèquement mauvaise. C’est parce qu’ils en veulent une version meilleure.

Les citoyens réclament des institutions solides : une école capable d’offrir un avenir aux jeunes générations, une justice indépendante qui dit réellement le droit, une police au service de l’ordre public, et non du racket…

Le mirage autoritaire

Je ne crois pas que les peuples aspirent à la dictature. L’histoire montre qu’elle n’a jamais été synonyme de vertu.

Qu’on se souvienne de figures comme Mobutu Sese Seko, Jean-Bedel Bokassa ou Idi Amin Dada. Tous ont incarné des régimes autoritaires et corrompus, qui n’ont laissé aucun héritage positif à leurs peuples. Les dictatures dites « éclairées » sont restées l’exception, jamais la règle.

Le cœur du débat démocratique

Ce que je n’aime pas avec les régimes autoritaires et dictatoriaux, outre les violations massives des droits humains, c’est le fait qu’une seule personne, ou un seul parti, se positionne comme étant le seul qui sait ce qui est bien pour son peuple, et que tous ceux qui ne sont pas d’accord avec lui sont soit des idiots, soit des ennemis du peuple.

Un régime réellement démocratique, qui respecte les libertés fondamentales, doit permettre à chacun de libérer ses énergies, et de montrer ce qu’il peut accomplir pour lui, sa famille et son peuple.

Ce que j’aime dans les régimes démocratique, c’est qu’il y a un débat, une concurrence des différentes idées et programmes. Ça permet aux meilleurs ou aux plus convaincants de gagner la confiance du peuple, et s’ils ne peuvent plus assurer ce qu’ils ont promis, le peuple les remplace par d’autres dirigeants, qui seront aussi jugés par leurs actes. Il n’y a pas une seule manière de développer un pays.

C’est pourquoi je souscris à la célèbre formule attribuée à Winston Churchill : « La démocratie est le pire des régimes — à l’exception de tous les autres qui ont été essayés dans le passé. »

Une formule ironique, certes, mais lucide. Elle rappelle que la démocratie est imparfaite — profondément imparfaite — mais qu’elle demeure, à ce jour, le moins mauvais des systèmes politiques connus.



Jean-Marie Ntahimpera

Journaliste, formateur et doctorant en Sciences de l’information et de la communication. Son blog:

Nous discutons des solutions pour développer l’Afrique. Click to read Penser l'Afrique, rêver l'avenir, by Jean-Marie Ntahimpera, a Substack publication with hundreds of subscribers.

Le Mali retire sa reconnaissance de la RASDPar Kémoko DiabatéLe Mali a annoncé, ce vendredi 10 avril 2026, le retrait de...
11/04/2026

Le Mali retire sa reconnaissance de la RASD

Par Kémoko Diabaté

Le Mali a annoncé, ce vendredi 10 avril 2026, le retrait de sa reconnaissance de la « République arabe sahraouie démocratique » (RASD), marquant un tournant majeur dans sa politique diplomatique.

Cette décision a été rendue publique lors d’un point de presse coanimé à Bamako par Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, et son homologue marocain Nasser Bourita, en visite d’amitié et de travail au Mali.

Dans sa déclaration, le gouvernement malien a réaffirmé la solidité de ses relations avec le Maroc, qu’il qualifie d’« historiques, solides et profondément enracinées » dans des valeurs de fraternité, de respect mutuel et de coopération.

Les autorités ont également salué la tenue prochaine d’une session de la commission mixte de coopération à Bamako, avant la fin de l’année 2026, illustrant la volonté commune de renforcer ce partenariat stratégique.

Le Mali a, par ailleurs, exprimé sa reconnaissance envers le Royaume du Maroc et rendu hommage à la vision « progressiste et humaniste » de Mohammed VI, pour son soutien constant en faveur de la stabilité, du développement et de l’intégrité territoriale du pays.

Sur la question du Sahara, Bamako a réitéré son attachement aux efforts des Nations Unies et aux résolutions du Conseil de sécurité. Dans ce cadre, il a exprimé son soutien au plan d’autonomie proposé par Rabat, considéré comme « la seule base sérieuse et crédible » pour une résolution durable du différend.

La décision de retirer la reconnaissance de la RASD intervient, selon les autorités, à l’issue d’une « analyse approfondie » d’un dossier aux implications importantes pour la paix et la sécurité régionales.

À travers cette prise de position, le Mali réaffirme son engagement en faveur de la stabilité sous-régionale et de la coopération internationale.

Kémoko Diabaté / Le Pays

Nations-Unies : Macky Sall, une voix pour rééquilibrer le mondeÀ l’heure où le multilatéralisme traverse une crise de cr...
11/04/2026

Nations-Unies : Macky Sall, une voix pour rééquilibrer le monde

À l’heure où le multilatéralisme traverse une crise de crédibilité sans précédent, le prochain secrétaire général des Nations-unies devra être plus qu’un administrateur : il devra être une autorité de dialogue, une conscience d’équilibre et un acteur de confiance. La candidature de Macky Sall, ancien président du Sénégal, mérite la plus grande attention.

Le monde ne traverse pas seulement une accumulation de crises. Il traverse une crise de confiance dans les mécanismes mêmes censés les prévenir, les contenir ou les résoudre.

Les guerres s’installent. Les fractures géopolitiques se durcissent. Les institutions multilatérales demeurent indispensables, mais leur autorité politique et morale est de plus en plus contestée. À mesure que les tensions s’aggravent, une évidence s’impose : le système international souffre moins d’un déficit de structures que d’un déficit de confiance.

C’est dans cet esprit que doit être pensée la succession à la tête de l’Organisation des Nations Unies.

Le choix du prochain Secrétaire Général ne peut être réduit à une simple mécanique institutionnelle. Il constitue l’un des grands tests politiques de notre époque : la communauté internationale veut-elle prolonger les équilibres d’hier, ou se donner enfin un leadership à la hauteur du monde tel qu’il est devenu ?

À mes yeux, la perspective d’une candidature de Macky Sall mérite d’être considérée avec le plus grand sérieux.

Non par convenance.

Mais par lucidité.

Un profil rare pour un monde déréglé

Peu de profils réunissent aujourd’hui, avec une telle densité, les qualités requises pour exercer la fonction de Secrétaire Général des Nations Unies.

Ce qui distingue une candidature crédible à ce niveau n’est pas seulement l’expérience du pouvoir. C’est la capacité à avoir traversé, dans un même parcours, plusieurs dimensions du leadership contemporain : la conduite de l’État, la parole internationale, la gestion des crises, la négociation politique, la défense des intérêts du Sud global et l’aptitude à dialoguer avec les grandes puissances sans perdre sa propre autonomie.

C’est précisément cette combinaison rare qui singularise Macky Sall.

Pour avoir moi-même exercé des responsabilités diplomatiques au plus haut niveau, j’ai eu l’occasion d’être un témoin privilégié de son leadership dans plusieurs enceintes africaines et internationales.

J’ai vu sa capacité à écouter, convaincre et rassembler. Je l’ai vu également porter les intérêts africains avec une parole audible bien au-delà du continent.

Chef d’État du Sénégal pendant douze ans, ancien Président de l’Union Africaine, interlocuteur reconnu dans les grands forums mondiaux, Macky Sall appartient à cette catégorie peu commune de dirigeants qui ont exercé le pouvoir national tout en assumant une présence continentale et une stature internationale affirmée.

Et c’est exactement ce dont les Nations Unies auront besoin dans les années qui viennent.

Une voix qui a porté sur les grands déséquilibres du monde

Le futur Secrétaire Général de l’Onu devra être capable de comprendre les grandes fractures contemporaines dans toutes leurs dimensions : économiques, climatiques, sanitaires, alimentaires, sécuritaires et géopolitiques.

Ce qui distingue Macky Sall, c’est précisément son engagement sur ces grands dossiers.

Sur la dette et le financement des économies africaines, il a porté un plaidoyer constant pour une réforme plus juste de l’architecture financière internationale. Il a notamment défendu l’idée que les droits de tirage spéciaux du FMI puissent être mobilisés de manière plus utile et plus équitable au service des financements publics africains.

Sur le climat, il a rappelé avec constance qu’il n’y aura pas de justice climatique sans justice financière, sans financement de l’adaptation, sans transition énergétique équitable et sans reconnaissance du droit au développement des pays africains. Aujourd’hui encore, en tant que Président du Centre Mondial pour l’Adaptation, il continue de défendre cette ligne avec cohérence.

Sur les questions sanitaires, la pandémie de Covid-19 a révélé les déséquilibres profonds de la solidarité mondiale. Dans ce moment, Macky Sall a porté une voix claire en faveur de l’équité vaccinale, de la souveraineté sanitaire et du renforcement des capacités africaines de production de vaccins et de produits pharmaceutiques.

Sur la guerre Russie–Ukraine, il a conduit en 2022, en tant que Président en exercice de l’Union Africaine, les premières démarches diplomatiques africaines avec une double exigence : défendre le dialogue et sécuriser les approvisionnements en céréales et en engrais essentiels pour l’Afrique.

Sur la représentation de l’Afrique dans la gouvernance mondiale, son engagement a également compté. L’admission de l’Union Africaine au G20 en septembre 2023 a marqué une avancée historique, à laquelle son plaidoyer a apporté une impulsion décisive.

Sur le Sahel et la lutte contre le terrorisme, Macky Sall a toujours défendu une approche fondée à la fois sur la solidarité, la sécurité et la compréhension des causes profondes de l’instabilité. Cet engagement s’est aussi traduit en actes concrets, notamment à travers le soutien du Sénégal et de l’Uémoa aux pays les plus touchés par le terrorisme, ainsi que par une mobilisation constante dans les cadres régionaux.

Un médiateur dans un monde polarisé

L’une des menaces les plus sérieuses qui pèsent aujourd’hui sur les Nations Unies est celle de la paralysie par polarisation.

Le prochain Secrétaire Général devra être capable de parler à tous sans être perçu comme l’homme d’un camp. Il devra pouvoir être entendu à Washington sans être disqualifié à Pékin, respecté à Bruxelles sans perdre sa crédibilité à Addis-Abeba, écouté à Moscou comme à Kiev, dans les capitales du Sud comme dans celles du Nord.

Autrement dit, il faudra un médiateur.

Et c’est précisément cette qualité d’équilibre, de retenue et de dialogue qui donne à une candidature comme celle de Macky Sall toute sa portée.

Car il faut aussi le rappeler avec clarté : Macky Sall n’a jamais seulement défendu l’Afrique. Il a dialogué avec le monde entier — avec les grandes puissances comme avec les pays émergents, avec les institutions financières internationales comme avec les organisations régionales, avec le Nord comme avec le Sud.

Cette capacité à tenir une parole lisible dans plusieurs espaces à la fois est aujourd’hui l’une des qualités les plus recherchées pour l’Organisation des Nations Unies.

Une candidature de responsabilité

Au regard des crises et des défis auxquels fait face notre monde, il est indéniable que l’Onu demeure indispensable. Mais elle ne retrouvera pleinement sa force que si elle retrouve sa légitimité.

Son prochain Secrétaire Général devra donc porter une ligne claire : restaurer la crédibilité du multilatéralisme par plus d’équité, plus de cohérence, plus d’écoute et plus de justice dans la prise en compte des vulnérabilités du monde.

Dans les années qui viennent, l’Organisation des Nations Unies aura besoin d’une personnalité capable de comprendre le monde tel qu’il est, sans renoncer à l’idéal de ce qu’il devrait être.

Elle aura donc besoin d’un leadership d’équilibre.

D’une parole de responsabilité.

D’une autorité de confiance.

Et il faut le dire clairement : rares sont aujourd’hui les personnalités qui présentent, avec une telle cohérence, un parcours aussi complet, une telle familiarité avec les grands dossiers du monde et une capacité aussi éprouvée à conjuguer expérience de l’État, crédibilité internationale et sens du dialogue.

C’est pourquoi la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire Général des Nations Unies mérite d’être portée avec sérieux, avec ambition et avec le sens des responsabilités qu’impose notre époque.

Le monde a besoin d’une Onu plus écoutée.

L’Onu a besoin d’une parole plus forte.

Et cette parole, demain, pourrait venir d’Afrique, portée par une voix d’expérience, d’équilibre et de responsabilité — une voix respectée dans le monde : celle de Macky Sall.

Alpha Barry

Alpha Barry, ancien Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération du Burkina Faso

Mali-Maroc-Algérie : Le «grand bond» d’Abdoulaye Diop ou l’art du funambulisme diplomatique (Confidentiel Afrique)Le 10 ...
11/04/2026

Mali-Maroc-Algérie : Le «grand bond» d’Abdoulaye Diop ou l’art du funambulisme diplomatique (Confidentiel Afrique)

Le 10 avril 2026 restera gravé dans les annales de la diplomatie sahélienne comme le jour où Bamako a coupé le cordon.

En rompant officiellement avec la République arabe sahraouie démocratique (RASD) pour embrasser la joue marocaine et celle de Nasser Bourita, le ministre malien des Affaires Ètrangères, Abdoulaye Diop, a achevé une traversée périlleuse sur la corde raide.

Entre le froid polaire avec Alger et les promesses technologiques de Washington, Confidentiel Afrique rèvèle en exclusivité les dessous des manœuvres à haute voltige qui redessinent l’axe transsaharien.

À Koulouba, les rideaux sont tirés sur quarante-six ans de « solidarité romantique ».

Abdoulaye Diop, architecte de cette rupture, a acté ce que beaucoup murmuraient dans les couloirs du pouvoir malien : l’alignement de 1982 ne survit plus à l’impératif sécuritaire de 2026.

En qualifiant le plan d’autonomie marocain de «seule base sérieuse et crédible », le patron de la diplomatie malienne Abdoulaye Diop ne fait pas qu’un choix partisan ; il opère une mue doctrinale.

Pour Bamako, le soutien à la RASD était devenu un boulet géopolitique

Sur fond d’odeur d’une contradiction flagrante pour un État qui combat ses propres velléités sécessionnistes au Nord, le chevalier chancellier Diop a tranché : on ne peut pas prôner l’intégrité territoriale à domicile tout en parrainant l’autodétermination ailleurs.

Ce numéro d’équilibriste ne se joue pas en solo.

Selon des informations exclusives obtenues par Confidentiel Afrique, ce virage à 180 degrés a été soigneusement huilé par une diplomatie de l’ombre impliquant le Pentagone.

Dans les coulisses, un «troc diplomatique» d’une efficacité chirurgicale s’est opéré : la reconnaissance de la marocanité du Sahara- sanctuarisée par la résolution 2797 de l’ONU- en échange d’un accès privilégié au renseignement satellitaire américain.

Pour les autorités maliennes, le calcul est limpide: compenser le départ des troupes occidentales par une supériorité technologique capable de traquer les katibas djihadistes et de surveiller l’influence encombrante des partenaires russes.

Abdoulaye Diop a réussi à faire de la question sahraouie la monnaie d’échange de la survie sécuritaire du Mali.

Mais marcher sur un fil implique de tourner le dos à un passé encombrant. En actant cette rupture, Abdoulaye Diop a sciemment déclenché une tempête diplomatique avec Alger.

Le médiateur historique de l’Accord de 2015 est désormais traité comme un voisin suspect. À Bamako, on ne pardonne plus à l’Algérie d’héberger des figures du FLA (ex-MNLA) ou de maintenir des canaux avec des groupes perçus comme déstabilisateurs.

Le grief est profond: quarante-cinq ans de compagnonnage avec Alger n’ont pas ramené la paix au Sahel.

Le funambule malien a donc décidé de changer de rive, préférant l’Initiative Atlantique de Rabat- promesse de désenclavement et d’accès à l’océan- à la tutelle algérienne perçue comme étouffante.

Les dividendes du pragmatisme: Des bourses et des visas

Pour éviter que la population ne vacille face à ce changement de cap, le ministre Diop a pris soin d’agrémenter sa pirouette de gains tangibles.

L’annonce simultanée de l’augmentation massive des bourses d’études au Maroc et, surtout, la levée de l’Autorisation électronique de voyage (AEVM) pour les Maliens, est un coup politique majeur.

En facilitant la mobilité des citoyens, Bamako prouve que sa diplomatie de « résultats » a un impact direct sur le quotidien, loin des abstractions tiers-mondistes.

Abdoulaye Diop joue une partition audacieuse. En se plaçant sous le parrainage discret de Washington tout en consolidant l’axe Rabat-Bamako, il tente de transformer le Mali en pivot central d’un nouvel ordre régional.

Le risque ? Que l’isolement face à l’Algérie ne crée une zone de friction permanente à la frontière Nord. Mais pour le funambule de Koulouba, le choix est fait : il vaut mieux une rupture franche qu’une agonie diplomatique.

Reste à savoir si le filet américain sera assez solide pour rattraper le Mali si la situation sécuritaire venait à s’embraser de nouveau.

Par Chérif Ismael AÏDARA (Confidentiel Afrique)

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