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J-30 avant l’ouverture ! ⏳Du 08 au 10 octobre 2026, Cotonou deviendra le point de rencontre des amoureux du livre, des a...
09/09/2026

J-30 avant l’ouverture ! ⏳

Du 08 au 10 octobre 2026, Cotonou deviendra le point de rencontre des amoureux du livre, des arts et de la culture à l’occasion de la 4ᵉ édition du Festival International du Livre et des Arts Assimilés du Bénin (FILAB).

Mais concrètement, que retrouverez-vous au FILAB ? 👇

📖 Des rencontres littéraires avec des auteurs et professionnels du livre ;
🎤 Des conférences, panels et échanges autour du thème de cette édition ;
📝 Des concours littéraires et artistiques, notamment la finale de la Grande Dictée Nationale et le Grand Prix international de Slam ;
🎨 Des expositions et activités artistiques ;
📚 Des espaces dédiés aux livres, aux éditeurs et aux acteurs de la chaîne du livre ;
👥 Des rencontres professionnelles favorisant les échanges et les collaborations ;
🎭 Des spectacles et performances artistiques ;
🌍 Des participants venus du Bénin, d’Afrique et de la diaspora ;
👧🏽👦🏽 Des activités dédiées à la jeunesse et à la promotion de la lecture ;
🤝 Et surtout, un grand espace de rencontre, de transmission, de dialogue et de partage entre les cultures et les générations.

Cette 4ᵉ édition est placée sous le thème :
« Littérature, médiation culturelle et promotion de la paix »
⏳ Dans 30 jours, le FILAB 2026 ouvrira ses portes.
Cotonou se prépare. Les délégations se mobilisent. Les auteurs, artistes et professionnels se donnent rendez-vous. Et vous, êtes-vous prêts ?

📅 08 – 10 octobre 2026
📍 Cotonou – Bénin
FILAB 2026 — Quand les lettres rapprochent les peuples, les mots construisent la paix.



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J-30 avant l’ouverture ! ⏳

Du 08 au 10 octobre 2026, Cotonou deviendra le point de rencontre des amoureux du livre, des arts et de la culture à l’occasion de la 4ᵉ édition du Festival International du Livre et des Arts Assimilés du Bénin (FILAB).

Mais concrètement, que retrouverez-vous au FILAB ? 👇

📖 Des rencontres littéraires avec des auteurs et professionnels du livre ;
🎤 Des conférences, panels et échanges autour du thème de cette édition ;
📝 Des concours littéraires et artistiques, notamment la finale de la Grande Dictée Nationale et le Grand Prix international de Slam ;
🎨 Des expositions et activités artistiques ;
📚 Des espaces dédiés aux livres, aux éditeurs et aux acteurs de la chaîne du livre ;
👥 Des rencontres professionnelles favorisant les échanges et les collaborations ;
🎭 Des spectacles et performances artistiques ;
🌍 Des participants venus du Bénin, d’Afrique et de la diaspora ;
👧🏽👦🏽 Des activités dédiées à la jeunesse et à la promotion de la lecture ;
🤝 Et surtout, un grand espace de rencontre, de transmission, de dialogue et de partage entre les cultures et les générations.

Cette 4ᵉ édition est placée sous le thème :
« Littérature, médiation culturelle et promotion de la paix »
⏳ Dans 30 jours, le FILAB 2026 ouvrira ses portes.
Cotonou se prépare. Les délégations se mobilisent. Les auteurs, artistes et professionnels se donnent rendez-vous. Et vous, êtes-vous prêts ?

📅 08 – 10 octobre 2026
📍 Cotonou – Bénin
FILAB 2026 — Quand les lettres rapprochent les peuples, les mots construisent la paix.

Le gouvernement de la preuve - Ce que la Déclaration de politique générale d'Ahmadou Al Aminou Lô change sans changer le...
08/09/2026

Le gouvernement de la preuve - Ce que la Déclaration de politique générale d'Ahmadou Al Aminou Lô change sans changer le cap (Assemblée nationale, 8 septembre 2026)

Ahmadou Al Aminou Lô n'a pas annoncé une rupture. Il a annoncé la continuité.

Mais sa Déclaration de politique générale introduit peut-être une rupture plus profonde : non dans le cap, mais dans la manière de rendre compte du chemin.

Le Cap est maintenu, les « sept ruptures » de son prédécesseur demeurent, dit-il, « la charte de travail de l'État ».

Mais la fidélité proclamée dans la forme masque une opération plus délicate sur le fond : dire enfin, chiffres à l'appui, ce que l'ancien discours avait tu ; et s'engager, pour l'avenir, à ne plus jamais pouvoir se taire.

Trois mouvements traversent ce texte : de la continuité du cap à la rupture de méthode, puis à l'obligation de preuve.

I. La loyauté comme méthode

Le premier mouvement est un exercice de continuité si scrupuleux qu'il finit par devenir une mise en scène politique.

Ousmane Sonko, désormais président de l'Assemblée nationale, est remercié, cité, loué depuis la tribune même où il présidait naguère aux mêmes rites.

Al Aminou Lô raconte leur rencontre du 2 avril 2024, rappelle qu'il a servi à ses côtés comme secrétaire général du Gouvernement, et va jusqu'à citer l'éloge que son prédécesseur, dans ses tout premiers mots comme président de l'Assemblée nationale, aurait fait de sa méthode : « compétence, acharnement dans le travail, rigueur, dévouement ».

Rien, dans cette scène, n'est laissé à l'interprétation du public : l'orateur commente lui-même la portée démocratique du moment — un chef de gouvernement s'exprimant devant celui qu'il a remplacé, devenu premier des députés.

On peut y lire un hommage sincère. On peut aussi y voir une stratégie de légitimation par la présence plutôt que par l'élection : à cinq reprises, le texte rattache un dossier en cours à « l'ancien Premier Ministre », comme pour rappeler, sans le dire frontalement, que le nouveau chef du Gouvernement n'arrive pas en terrain inconnu — il y était déjà, à chaque étape.

C'est une légitimité de greffier plus que de tribun, et elle tranche, par construction, avec celle de son prédécesseur, davantage fondée sur la parole politique et l'adresse directe au peuple.

Ici, la légitimité se love dans l'archive administrative plutôt que dans la harangue.

II. La vérité comme rupture silencieuse

Le deuxième mouvement dément la promesse du premier. Sous couvert de continuité, le Premier ministre énonce ce que le genre de la Déclaration de politique générale expose rarement avec cette précision : une dette publique consolidée qui avoisinait 132 % du produit intérieur brut fin 2024, un déficit d'exercice réévalué à 13,7 % du PIB, une note dégradée de cinq crans par Moody's et d'autant par Standard & Poor's, et un Plan de traitement de la dette du Sénégal (PTDS) annoncé le 1er septembre pour éviter, explique-t-il, de laisser le pays s'enfoncer dans un cycle où l'État finit par ne plus pouvoir honorer ses dépenses courantes.

Le même jour, un accord technique avait été trouvé avec les services du Fonds monétaire international — présenté, non comme une mise sous tutelle, mais comme la voie ordinaire d'un pays membre parmi cent quatre-vingt-dix autres.

Le discours de continuité change alors de registre : le politique cède la place au comptable, et l'horizon du projet à l'inventaire du passif.

« Les chiffres finissent toujours par avoir raison des discours », dit-il de lui-même, en évoquant ses quarante années à la Banque centrale — la formule vaut aveu autant que profession de foi.

Ce n'est plus une rupture de programme, puisque le Cap, insiste-t-il, reste le même.

C'est une rupture de régime de vérité : ce que le pouvoir précédent énonçait en doctrine et en horizon, celui-ci l'énonce en passif à solder.

III. La preuve comme gouvernement

Le troisième mouvement est le plus original, et sans doute le plus durable si l'exécution suit l'annonce.

Al Aminou Lô ne se contente pas de promettre qu'il tiendra parole — chaque Premier ministre le fait.

Il transforme la vérification elle-même en mode de gouvernement : lettres de mission publiques et chiffrées pour chaque ministre, revues trimestrielles d'exécution qu'il présidera en personne, publication trimestrielle d'indicateurs, débat annuel devant l'Assemblée.

« Ce Gouvernement ne demande pas à être jugé sur ses intentions, dit-il, mais sur son efficacité et sur ses résultats. »

C'est là que la posture du banquier central rejoint celle du politique : dans un espace public où toute promesse ancienne peut resurgir en preuve à charge, il choisit de s'exposer par avance et de manière permanente, plutôt que d'attendre d'y être contraint par d'autres.

Reste une réserve, que la Déclaration ne lève pas d'elle-même : annoncer des indicateurs, des revues trimestrielles et des lettres de mission publiques ne dit encore rien de qui les produira, qui les certifiera, ni de ce qu'il adviendra lorsqu'une cible ne sera pas atteinte.

Un indicateur n'est une preuve que si celui qui le produit accepte qu'il puisse être discuté, vérifié et, le cas échéant, contredit — et c'est un chapitre que la Déclaration ouvre sans encore l'écrire.

Il reconnaît d'ailleurs, sans détour, que sa majorité parlementaire n'est pas acquise — configuration rare pour l'exercice — et en fait une vertu plutôt qu'un aveu de faiblesse : une majorité, dit-il, « se mérite, texte après texte, séance après séance ».

Le paradoxe politique de cette Déclaration tient tout entier dans cette phrase : un Premier ministre technocrate y demande à une Assemblée dont la majorité ne lui est pas acquise de lui accorder le temps que réclame un redressement budgétaire — un temps dont les bénéfices, eux, arrivent toujours en re**rd sur les efforts qu'ils supposent.

Autrement dit : faites-moi confiance aujourd'hui pour des résultats que je vous demande de mesurer vous-mêmes demain. Il ne change pas le projet ; il change la manière dont le projet devra désormais être jugé.

Le Premier ministre cite, pour dire ce qu'il attend désormais des Sénégalais, un adage bien connu :

Nit, nitay garabam — l'homme est le remède de l'homme.

Il vaut la peine de le lui retourner. Un pouvoir qui a fait de la vérification trimestrielle son étendard ne pourra plus, demain, invoquer la seule bonne foi : il aura lui-même désigné le remède auquel il devra se soumettre.

Continuer, en politique, n'a jamais suffi à se taire sur ce qui ne va pas ; à Al Aminou Lô, désormais, de ne pas se taire non plus sur ce qui n'ira pas.
Le 8 septembre 2026.

Mamadou THIAM
Expert en Stratégies, Performance et Transition
[email protected]
Maderpost
Bassirou Diomaye Faye

COMMUNIQUÉ DE PRESSE L'Union du Clergé Sénégalais convoque sa 48e Assemblée Générale à Tambacounda du 14 au 18 septembre...
08/09/2026

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

L'Union du Clergé Sénégalais convoque sa 48e Assemblée Générale à Tambacounda du 14 au 18 septembre

Le diocèse de Tambacounda accueille, du 14 au 18 septembre 2026, la 48e Assemblée Générale de l'Union du Clergé Sénégalais. Ce choix répond à la règle de rotation qui régit le siège de l'Assemblée entre les sept diocèses du pays. Au moins deux cents prêtres sénégalais y sont attendus autour du thème « Collaboration élargie et économie solidaire : agir ensemble au-delà des murs de l'Église », pour être formés aux principes et aux pratiques de l'économie solidaire et lancer des structures durables d'autonomie financière ecclésiale.

L'Assemblée Générale constitue, selon l'article 12 des statuts de l'Union, l'organe suprême de délibération de l'UCS. Le Bureau National la convoque chaque année et y rassemble les prêtres diocésains de Dakar, Thiès, Saint-Louis, Kaolack, Ziguinchor, Kolda et Tambacounda. Cette édition prolonge les résolutions adoptées à Saint-Louis en septembre 2025 sur la synodalité et l'autonomie financière des Églises locales : elle doit donner au clergé sénégalais les moyens concrets de financer sa propre mission.

La messe solennelle d'ouverture ouvre le programme le mardi 15 septembre, suivie de la cérémonie officielle en présence des autorités religieuses, administratives et territoriales, au Cercle Mess des Officiers de Tambacounda. Monsieur Alain Diouf, ministre auprès du Président de la République chargé du Suivi et de l'Évaluation de l'Agenda national de transformation Sénégal 2050, y prononce la communication inaugurale sur les enjeux de ce référentiel pour le clergé sénégalais.

Le mercredi 16 septembre réunit trois interventions. La matinée s'ouvre sur une communication consacrée aux fondements théologiques et pastoraux de l'économie solidaire dans la Doctrine Sociale de l'Église. Une compagnie d'assurances partenaire présente ensuite ses solutions de prévoyance retraite pour les prêtres diocésains. La communication principale de la journée porte enfin sur le pétrole, le gaz et le développement au Sénégal. La session statutaire se tient en fin de journée : elle examine le rapport moral, le rapport d'activités, le bilan financier et le rapport d'audit, avant l'adoption des résolutions.

Deux ateliers structurent par ailleurs les travaux du mardi après-midi. Le premier porte sur les structures solidaires, coopératives, mutuelles et groupements d'épargne-crédit. Le second traite de l'économie locale, circuits courts, commerce équitable et entrepreneuriat social. Chacun débouche sur un guide pratique destiné aux paroisses et aux diocèses, et sur l'acte fondateur du Fonds national et de la Plateforme nationale d'économie solidaire de l'UCS. L'Assemblée adopte sa




déclaration finale le jeudi 17 septembre, avant un point de presse, une visite pastorale et la messe de clôture.

Environ deux cent trente personnes sont attendues à Tambacounda, prêtres diocésains, évêques, autorités publiques et experts confondus. Cette Assemblée s'inscrit dans le plan triennal 2025-2027 de l'UCS, qui associe des partenaires institutionnels aux travaux sur la prévoyance des prêtres diocésains. Les échanges avec la presse se tiennent sur place pendant toute la durée de l'Assemblée, selon les modalités communiquées par le Secrétariat National.

Contact presse
Abbé Roger GOMIS
Secrétaire Général de l'Union du Clergé Sénégalais
[email protected]
(+221) 77 523 05 09
Abbé Roger GOMIS
Secrétaire Général de l'UCS

Union du Clergé Sénégalais (UCS)
Siège National - B.P 38, Kassavile - Kaolack - SÉNÉGAL
Téléphone : (+221) 33 941 27 92 / 77 523 05 09 - Mail: [email protected]

 DPG D'ALHAMINOU LO : VERBATIM INQUIÉTANT D'UN PM DEVANT L'ASSEMBLÉE NATIONALE - "Nous sommes une petite économie ouvert...
08/09/2026



DPG D'ALHAMINOU LO : VERBATIM INQUIÉTANT D'UN PM DEVANT L'ASSEMBLÉE NATIONALE

- "Nous sommes une petite économie ouverte" ;
- "Nous sommes en ajustement structurel" ;
- "Nous sommes passés du 4e au 5e sous-sol" ;
- "Notre pays ne vaut rien sur les marchés financiers" ;
- "Nous nous sommes appauvris" ;
- "Les Sénégalais sont (toujours) fatigués" ; (citant la célèbre déclaration de feu le président Kéba Mbaye en 1981) ;
- "L'heure est grave" ;
- Au sujet de la vie chère : "Nous sommes tous blâmables" - un peu trop facile de le dire et d'expliquer la hausse des prix par la "saisonnalité" ;

- "Il faut, il faut, il nous faut, il nous faut...c'est inadmissible, c'est inadmissible... "- cela ressemble plus à une litanie de vœux pieux qu'à des engagements fermes ;

- "La méthode change mais le cap tracé par le Premier ministre Ousmane Sonko sera maintenu", autrement dit le PRES est toujours d'actualité (?) ;
¬ À propos du programme avec le : "Ce sont vos conditionnalités, celles de et de et non celles du FMI".

En conclusion, après avoir écouté la Déclaration de politique générale du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo, on peut objectivement se demander pourquoi le président de la République Bassirou Diomaye Faye a alors changé de chef de gouvernement.

Le fond de notre pensée est que l'actuel président de l'Assemblée nationale aurait alors pu, voire dû être maintenu à la Primature.
Nous l'avons dit et le disons encore : Les Deux, à savoir Diomaye et Sonko sont co-responsables de la présente situation économique, financière et sociale que vit difficilement le Sénégal.

Leur plus proche collaborateur à Eux Deux, le Premier ministre Ahmadou Alhaminou Mohamed LO ne vient-il pas justement de nous rappeler que "Diomaye mòy Sonko et Sonko mòy Diomaye" ? Il a tout dit.
LE "BAARA YEGO" EST EN MARCHE ! Plus que jamais ?

Enfin, si j'ai aimé le franc-parler (excessif ?) de Monsieur Lo, je déplore fortement son qualificatif "petite économie ouverte" en parlant du Sénégal.

Le risque pour un(e) "petit(e)" c'est d'être mangé par les grands, c'est-à-dire les requins. En plus, c'est un sacré manque d'ambition de la part d'un Premier ministre.

Cela nous rappelle l'erreur communicationnelle d'un chef d'État voisin : "petit pays".

Ayons, sans être suicidaires, un peu plus d'ambition et d'amour propre pour nos pays et pour nous-mêmes. Sachons (re)donner de l'espoir à ces "Sénégalais fatigués".

Pour cette raison, je renouvelle ma modeste proposition au lendemain de l'accord technique du Fonds monétaire : le Président Bassirou Diomaye Faye (et son gouvernement) doivent organiser les ÉTATS GÉNÉRAUX DE L'ÉCONOMIE, DE LA FINANCE ET DU SOCIAL.

.
Le Premier ministre Lo semble aller dans ce sens avec la série de rencontres qu'il a annoncées avec les partenaires économiques et sociaux.

En lui souhaitant bon vent pour le Sénégal, je retiens aussi de ce verbatim ceci : "Il n'y a pas des gens souverains et d'autres qui ne le sont pas".

De même, je me félicite de son appel au civisme, de son ton courtois, de son coup de gu**le contre BP à propos du GNL, de sa condamnation du "discours xénophobe" et de son plaidoyer en faveur de "la loi de programmation militaire" pour faire face à la menace sécuritaire à nos frontières.

Ce sont là des éléments de consensus pour garantir la paix et perpétuer le vivre ensemble.
Au fil de l'eau, nous prenons Lo au mot quant à son engagement à réduire le train de l'État. Empruntons-lui donc son dernier mot : "La transparence est le prix de la confiance". Nous en dresserons les comptes.


Mamoudou Ibra KANE

Derrière le grand oral du Premier ministre, le temps des comptes (Par Confidentiel Afrique)Pour sa déclaration de politi...
08/09/2026

Derrière le grand oral du Premier ministre, le temps des comptes (Par Confidentiel Afrique)

Pour sa déclaration de politique générale, le Premier ministre ne se présentait pas devant une Assemblée docile, acquise à son gouvernement.

Ahmadou Al Aminou Lô est arrivé devant une majorité parlementaire politiquement étrangère à l’équipe qu’il dirige, sous le regard d’Ousmane Sonko, son prédécesseur à la Primature et désormais président de l’Assemblée nationale. Beaucoup de flottements sur des questions stratégiques pour le devenir de l’économie sénégalaise intubée et les équations du paradoxe post-alternance.

Un grand oral mi- figue, mi- raisin. Certes, un exercice à la fois difficile et glissant pour le successeur d’Ousmane SONKO, Al- Aminou LO, voilà 90 jours.

Un pouvoir post- Macky SALL élu sur une promesse de rupture qui se retrouve à devoir démontrer sa capacité à gouverner dans un paysage institutionnel profondément recomposé. Et, surtout, à le faire avec des finances publiques sous pression.

Les ratés de la pédagogie populaire

L’homme n’est pas un tribun. Il est économiste. Ancien directeur national de la BCEAO pour le Sénégal, ancien secrétaire général du gouvernement, ancien ministre d’État chargé de l’Agenda Sénégal 2050, il appartient à cette catégorie de responsables qui préfèrent les tableaux de bord aux estrades, les indicateurs aux slogans et les échéances aux proclamations.

Son arrivée à la Primature traduit donc un changement de logiciel. Pas nécessairement un changement de cap, mais un changement de méthode. Al- Amine LO, un horodateur qui prend le plaisir de jouer avec les mots, mais dans une technicité à haute voltige.

Des points faibles, sans doute, durant son exercice devant les députés.

Toute la question est de savoir si cette méthode peut produire des résultats dans un environnement politique où la confrontation demeure vive et où l’économie ne laisse plus beaucoup de place aux approximations.

Le Sénégal est confronté à une équation redoutable : répondre à la vie chère, restaurer les finances publiques, payer les arriérés de l’État, soutenir l’activité économique et continuer à financer les ambitions de transformation du pays. Tout cela simultanément.

Une restructuration aux lendemains cauchemardesques pour le peuple

La vie chère constitue la première alerte. Quelques jours avant la DPG, une manifestation contre le coût de la vie est venue rappeler que les grands débats macroéconomiques finissent toujours par se mesurer au prix du riz, de l’huile, du transport ou du loyer.

C’est une vieille vérité économique : un gouvernement peut gagner la bataille des indicateurs et perdre celle du quotidien.

Le Conseil des ministres a donc placé la maîtrise des prix, la régulation des loyers et la surveillance des approvisionnements au cœur des préoccupations immédiates.

Encore faut-il que ces annonces produisent autre chose que des mécanismes administratifs supplémentaires.

Car le prix d’un produit ne baisse pas parce qu’un décret l’ordonne. Il baisse lorsque l’offre est suffisante, que les circuits d’approvisionnement fonctionnent, que la concurrence joue et que les coûts logistiques sont maîtrisés.

La souveraineté économique commence là : dans la capacité à produire, transformer, transporter et distribuer.

L’autre dossier explosif est celui du FMI. L’accord de 2,2 milliards de dollars, soit environ 1 243 milliards de FCFA sur trois ans, conclu au niveau technique, constitue un signal important.

Mais il serait économiquement imprudent de le présenter comme une manne déjà disponible. Les procédures d’approbation restent déterminantes.

Le débat autour du FMI est d’ailleurs révélateur de la confusion qui menace souvent le débat économique sénégalais.

Accepter un financement du Fonds ne signifie pas nécessairement renoncer à la souveraineté. Le refuser ne constitue pas davantage, à lui seul, une preuve de souveraineté.

La vraie souveraineté est beaucoup plus exigeante. C’est la capacité d’un État à mobiliser suffisamment de ressources domestiques pour décider de son avenir sans dépendre en permanence de financements extérieurs.

Sur ce point, le Sénégal devra être jugé non sur ses discours, mais sur sa capacité à élargir l’assiette fiscale, améliorer le rendement de ses administrations, réduire les dépenses improductives et transformer ses ressources naturelles en capital durable.

Le troisième mur est celui de la dette et des arriérés. Le gouvernement annonce 300 milliards de FCFA pour le traitement de la dette et entend solder les arriérés avant la fin de 2026, avec une priorité accordée aux petites entreprises.

C’est une urgence économique. Un État qui paie en re**rd devient lui-même un facteur de fragilisation du secteur privé.

Les PME qui attendent leurs règlements réduisent leurs investissements, licencient parfois, accumulent leurs propres dettes et finissent par transmettre la contrainte budgétaire de l’État à toute l’économie.

La dette publique n’est donc pas une abstraction. Elle a un visage : celui de l’entrepreneur qui attend son paiement, du salarié dont l’emploi dépend d’un marché public, de la banque qui finance une entreprise fragilisée par les re**rds de l’administration.

La prochaine loi de finances rectificative sera, à cet égard, autrement plus importante que les effets de manche de la DPG. Le vrai programme gouvernemental sera écrit en milliards de FCFA, pas en phrases.

Sonko contre Lô : deux méthodes, pas nécessairement deux économies

Il serait toutefois trop facile de réduire la nouvelle séquence à un duel entre Ousmane Sonko, incarnation de la rupture, et Ahmadou Al Aminou Lô, incarnation de la technocratie. La réalité est plus subtile.

Les deux approches peuvent partager certains objectifs : souveraineté économique, transformation structurelle, meilleure valorisation des ressources nationales, renforcement du rôle de l’État et développement de l’emploi. La divergence se situe davantage dans la méthode.

Sonko a porté une politique de rupture, avec une forte dimension politique et souverainiste. Lô met davantage l’accent sur la programmation, la hiérarchisation des projets, la soutenabilité financière et l’évaluation.

L’un parle davantage au pays politique. L’autre doit désormais convaincre le pays économique. Or le pays économique est impitoyable. Il ne juge pas seulement les intentions. Il regarde la trésorerie, les déficits, la dette, les investissements, la productivité, les emplois et les revenus.

Derrière la DPG du Premier ministre, c’est finalement la stratégie de Bassirou Diomaye Faye qui se joue.

Le président a choisi de confier la conduite du gouvernement à un technocrate, dans l’espoir manifeste de remettre l’exécution au centre de l’action publique.

Le choix peut être pertinent. Mais il comporte un risque : la compétence technique ne remplace jamais une majorité politique.

Un bon économiste peut bâtir un programme cohérent. Encore faut-il pouvoir le faire voter, le financer et l’exécuter.

Le gouvernement devra donc apprendre à travailler avec une Assemblée où le PASTEF conserve un poids majeur. De son côté, la majorité parlementaire devra démontrer qu’elle sait exercer son pouvoir sans transformer chaque désaccord en crise institutionnelle.

C’est ici que le Sénégal joue une partie beaucoup plus importante que le seul avenir d’un Premier ministre. La DPG d’Ahmadou Al Aminou Lô doit être jugée à l’aune d’une question simple : combien de ses engagements pourront être financés, exécutés et mesurés ?

Le paiement des arriérés, les bourses sociales, les pensions, la couverture sanitaire, la formation des jeunes, l’emploi, les investissements publics et la gestion des revenus des hydrocarbures ne pourront pas être financés par la seule volonté politique. Il faudra des recettes.

Il faudra des arbitrages. Il faudra parfois renoncer à certains projets pour en financer d’autres.

C’est cela, gouverner dans une période de contrainte budgétaire. Le Sénégal entre donc dans une phase où la politique devra apprendre à composer avec l’économie.

Et l’économie, elle, ne connaît ni majorité parlementaire ni opposition. Elle sanctionne les incohérences, récompense la discipline et finit toujours par présenter la facture.

Ahmadou Al Aminou Lô a choisi de miser sur la méthode. Ousmane Sonko conserve le levier politique et parlementaire. Bassirou Diomaye Faye détient l’arbitrage présidentiel.

Mais aucun des trois ne pourra durablement échapper au même juge : la réalité économique. Car après la rupture, après les promesses, après les discours sur la souveraineté, vient le moment le moins spectaculaire de toute transformation politique : celui où il faut payer les factures, équilibrer les comptes, financer les investissements et créer des emplois.

Le Sénégal n’est plus seulement à l’heure du changement. Il est désormais à l’heure des comptes.

Par Oussouf DIAGOLA et Chérif Ismael AÏDARA (Confidentiel Afrique)
Maderpost

08/09/2026

TENSIONS SOCIALES

Le Front Syndical pour la Défense du Travail rencontre le Patronat (CNP, CNES)

Le Président Baïdy AGNE du Conseil National du Patronat du Sénégal (CNP) et le Président Abdel Kader NDIAYE de la Confédération Nationale des Employeurs du Sénégal (CNES) ont reçu le lundi 7 septembre 2026, au siège du CNP, les Secrétaires Généraux des Centrales Syndicales des Travailleurs, à savoir :

● M. Mody GUIRO, Secrétaire Général C**S ;
● Mme. Yvette KEITA, Secrétaire Générale UNSAS ;
● M. Cheikh DIOP, Secrétaire Général C**S-FC ;
● M. Elimane DIOUF, Secrétaire Général CSA ;
● Mme. Ndeye Bakhaw DIONGUE, Secrétaire Générale C**S/FC-A ;
● Mme. Mariama DIALLO, Secrétaire Générale UDTS.

Le Front Syndical pour la Défense du Travail a fait part au Patronat de son préavis de grève générale de 72 heures, et de sa campagne de mobilisation des travailleurs en cours sur toute l’étendue du territoire national.

Le Front Syndical pour la Défense du Travail a présenté les raisons majeures justifiant sa décision :

1. L’adoption par l’Assemblée Nationale du Code du Travail et du Code de la Sécurité Sociale, alors que la directive présidentielle lors de la remise du cahier de doléances des travailleurs le 1er mai 2026 était de finaliser préalablement les concertations nécessaires avec les partenaires sociaux en leur transmettant les deux projets de Code.

2. La nécessité de préserver la liberté syndicale, les droits fondamentaux au travail et les acquis en matière de concertations sociales tripartites.

3. La violation de la Convention 144 de l’OIT portant sur les consultations sociales tripartites relatives aux normes internationales du travail.

4. La précarité des travailleurs introduite dans le nouveau Contrat à Durée Déterminée (CDD).

5. La remise en cause de l’autonomie de gestion et de la gouvernance des Institutions Sociales.
Concernant le préavis de grève générale de 72h, le Patronat a souligné la nécessité de préserver la stabilité et la paix sociales en milieu professionnel, dans ce contexte socio-économique particulièrement difficile pour les entreprises, les travailleurs, le gouvernement et la société civile. Une grève générale n’est pas souhaitable au regard des impacts négatifs substantiels sur l’économie nationale et sur l’image du Sénégal. En conséquence, le Patronat entend poursuivre les actions nécessaires pour la reprise des concertations tripartites.

Concernant les procédures d’adoption du Code du Travail et du Code Sécurité Sociale, le Patronat partage le point de vue et les préoccupations des Centrales Syndicales des Travailleurs.

Concernant la violation de la Convention 144 de l’OIT, le Patronat a rappelé que le Sénégal a toujours été cité en exemple au Bureau International du Travail (BIT), et fortement apprécié pour la qualité de sa démocratie sociale, de son dialogue social et de sa justice sociale. Et à cet effet, il n’est pas souhaitable qu’une plainte soit déposée.

Concernant le Contrat à Durée Déterminée, le Patronat a noté que la rédaction de l’article portant sur la durée de 4 ans peut faire l’objet d’interprétations différentes et de contentieux sociaux. Ainsi, à défaut d’une disposition réglementaire interprétative, le Patronat marque son accord pour le maintien des dispositions antérieures, à savoir un CDD d’une durée de 2 ans renouvelable 1 fois.

Concernant l’autonomie de gestion et la gouvernance des Institutions Sociales, le Patronat a confirmé qu’il est regrettable que le consensus tripartite autour d’innovations majeures lors du Conseil Consultatif National du Travail n’a pas été pris en compte. Le Patronat partage les préoccupations des Centrales Syndicales des Travailleurs en rappelant que l’Etat a toujours eu les pouvoirs d’approbation, d’opposition et de substitution avec une présence très significative dans les organes délibérants.

Le Patronat se réjouit de la Directive Présidentielle de Son Excellence, Monsieur le Président de la République, lors du Conseil des Ministres du 2 septembre 2026 pour la revalorisation des pensions de retraite et la préservation des acquis liés à la gouvernance des Institutions de Protection Sociale.

Le Patronat rappelle qu’il a été toujours soucieux de la paix et de la stabilité sociales dans notre pays, ainsi que de la productivité du travail et de la croissance économique inclusive.

Le Patronat invite l’Etat et les Centrales Syndicales des Travailleurs à des concertations sociales tripartites constructives pour le « Bien » du Sénégal.

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