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  Le Conseil des Ministres s’est exceptionnellement tenu le jeudi10 septembre 2026, au Palais de la République, sous la ...
10/09/2026



Le Conseil des Ministres s’est exceptionnellement tenu le jeudi10 septembre 2026, au Palais de la République, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.
AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :
Suivi de la mise en œuvre territoriale des actions du Gouvernement
A l’entame de sa communication, le Président de la République adresse ses félicitations au Premier Ministre, pour sa brillante Déclaration de Politique générale, devant l’Assemblée nationale. Il félicite également les membres du Gouvernement pour la clarté et la précision de la feuille de route présentée et l’exhaustivité des projets, réformes et actions engagés et programmés. En outre, il demande au Premier Ministre de veiller à l’effectivité de l’exécution réformes sectorielles et des actions annoncées, en vue de prendre en charge les aspirations légitimes des populations. Dans cette perspective, il souligne l’impératif :
- d’une protection accrue du pouvoir d’achat des ménages ;
- d’une maîtrise stratégique des finances publiques ainsi que de l’organisation et du train de vie de l’Etat dans toutes ses dimensions ;
- d’une présence optimale et d’une efficacité soutenue des services publics sur l’étendue du territoire national.
Dans ce cadre, le Président de la République instruit d’accentuer la territorialisation des politiques publiques, avec l’implication des élus et autres acteurs communautaires à la base, dans la conception, la mise en œuvre et le suivi-évaluation de l’exécution des projets. Il insiste sur l’accélération de la relance des projets sectoriels à fort impact sur :
- la citoyenneté, l’éducation et la formation professionnelle et technique ;
- le désenclavement des zones de production et la souveraineté alimentaire ;
- l’industrialisation, l’emploi et l’entreprenariat des jeunes et des femmes, avec le développement des agropoles, des zones économiques spéciales et de l’économie solidaire ;
- le bien-être des populations, en termes de renforcement de l’accès universel à l’eau, à l’électricité, aux services numériques et d’amélioration de l’offre de soins de qualité.
A cet égard, le Chef de l’Etat se félicite de la réception de 153 ambulances médicalisées destinées à améliorer la prise en charge des malades sur l’étendue du territoire national, dans une perspective de renforcement du désenclavement sanitaire.
Enfin, soulignant l’extrême urgence d’accélérer le déploiement des programmes d’aménagement et de construction de logements sociaux accessibles aux populations cibles, le Chef de l’Etat demande au Premier Ministre de revoir les modalités de mise à disposition des prêts DMC, dans le cadre de la nouvelle politique de promotion du logement et de l’habitat décent.
Accélération de la mise en œuvre du Plan Diomaye pour la Casamance
Le Président de la République considère le Pôle-territoire, constitué par les régions administratives de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou, comme stratégique dans la réalisation de l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050 et prioritaire dans la relance des activités économiques et sociales nationales. Ainsi, il indique tout le sens du lancement du Plan Diomaye pour la Casamance (PDC), véritable Programme intégré de développement durable de cette région naturelle. Dans ce sillage, il prescrit au Premier Ministre de prendre toutes les mesures idoines pour évaluer l’état de mise en œuvre de toutes ses composantes.
Il donne instruction au Premier Ministre, au Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan et au Ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur de veiller à l’augmentation significative des ressources allouées au Centre national d’Action Antimines au Sénégal (CNAMS), afin d’accentuer les efforts de sécurisation des villages cibles et des sites de production agricole.
Par ailleurs, soulignant l’impératif d’accentuer l’installation systématique des services publics essentiels dans les zones frontalières et d’accélérer le désenclavement et le renforcement des infrastructures sociales de base, le Président de la République indique la nécessité de renforcer les ressources allouées notamment au PUMA et à l’ANRAC.
Enfin, il annonce la tenue, sous la présidence du Premier Ministre, d’une réunion interministérielle d’évaluation et de relance du Plan Diomaye pour la Casamance.
Préparation des commémorations du 24e anniversaire du naufrage du bateau « Le Joola »
Rappelant que la Nation va commémorer, dans l’unité, le recueillement et la solidarité, le 24e anniversaire du naufrage du bateau « Le Joola », le Président de la République demande au Gouvernement de prendre les dispositions requises, en liaison avec les familles des victimes et les rescapés, pour la tenue, dans les meilleures conditions, des cérémonies religieuses et officielles de commémoration de cette tragédie. En particulier, il indique au Premier Ministre l’importance de veiller à l’accès systématique des familles des victimes et des rescapés aux monuments et lieux de mémoire, notamment le Musée national dédié aux victimes, érigé à Ziguinchor.
Renforcement du dialogue et du partenariat Etat-secteur privé
Suite à l’audience qu’il a accordée, le 03 septembre 2026, au Conseil national du Patronat (CNP), le Président de la République félicite et encourage tous les acteurs et l’ensemble des organisations du secteur privé pour leur contribution remarquable au développement économique et social national et à la création d’emplois.
Il rappelle au Gouvernement la nécessité de recevoir régulièrement les acteurs du secteur privé et d’accentuer les efforts et l’accompagnement attendus de l’Etat, pour améliorer le climat des affaires et accélérer les réformes visant à accroître la compétitivité et l’attractivité du Sénégal. Il met l’accent sur l’implication du patronat dans la finalisation des réformes du Code général des Impôts et du Code des Douanes et sur la nécessité de poursuivre les diligences en vue de l’apurement de la dette intérieure et de l’amélioration de l’accès des PME/PMI à la commande publique.
Outre l’accélération des réformes foncières, le Chef de l’Etat engage le Premier Ministre à prendre les dispositions idoines, avec les ministres et acteurs concernés, afin d’amplifier la montée en puissance des dispositifs de formation duale, soutenue par une optimisation des structures et cadres de promotion et de gestion de la formation professionnelle et technique.
Le Président de la République fait aussi observer l’intérêt qu’il accorde à la relance du secteur touristique, en général et du Crédit hôtelier en particulier, de même qu’à la mobilisation adéquate des ressources pour une mise en œuvre optimale et partenariale des projets du New Deal Technologique.
Au demeurant, le Chef de l’Etat indique au Gouvernement la nécessité de veiller à l’application consensuelle des recommandations des Etats généraux de l’Industrie, du Commerce et des PME et de finaliser, avant la fin du mois d’octobre 2026, avec l’implication de toutes les organisations du secteur privé :
- le projet de loi d’orientation sur le patriotisme économique ;
- le projet Stratégie portuaire nationale, en veillant au respect du calendrier de réception des nouvelles infrastructures portuaires projetées (Ndayane et Bargny-Sendou).
Agenda du Président de la République, suivi de l’intégration, de la coopération et des partenariats
Le Président de la République informe le Conseil qu’il présidera, le 12 septembre 2026, la cérémonie de remise de la Flamme olympique, dans le cadre des JOJ Dakar 2026. Il demande au Gouvernement de veiller au bon déroulement de son passage dans toutes les régions du Sénégal.
Il annonce également qu’il effectuera une visite de travail, les 14 et 15 septembre 2026, à Washington, aux Etats-Unis, avant de se rendre, du 16 au 17 septembre 2026, à Abu Dhabi, aux Emirats Arabes Unis, pour une visite officielle.
AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE
La communication du Premier Ministre a porté sur l’appropriation et la traduction, dans l’action gouvernementale, des messages de sa Déclaration de Politique générale (DPG) du 8 septembre 2026, des débats qui s’en sont suivis et des appréciations formulées par l’opinion publique sénégalaise.
Après avoir souligné que le Référentiel Sénégal 2050 demeure le cap majeur des politiques publiques, le Premier Ministre a rappelé les cinq engagements qui sous-tendent sa DPG :
- le redressement des comptes publics ;
- la restauration de l’Etat de droit ;
- le renforcement de la souveraineté dans toutes ses dimensions ;
- la résolution des difficultés des Sénégalais ;
- l’équité territoriale et sociale.
Le Premier Ministre a engagé le Gouvernement à veiller à faire de la nouvelle doctrine de la « méthode », un modèle de gestion et de leadership qui doit se matérialiser par une culture de résultat basée sur la supervision étroite des dossiers stratégiques et des projets catalytiques.
Dans ce sens, le Premier Ministre a demandé aux ministres chefs de file de lui transmettre, au plus t**d le 24 septembre 2026, les projets d’arrêté primatoral de mise en place des groupes de projets. Désormais, chaque programme devra être rattaché à l’un au moins de ces engagements.
Par ailleurs, le Premier Ministre a informé le Conseil de la tenue de la première réunion du Comité interministériel de Suivi de l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050 au cours de la première quinzaine du mois d’octobre 2026, préparatoire à la réunion du Conseil présidentiel.
Concernant spécifiquement le redressement des comptes publics, il a rappelé au Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan la nécessité de veiller scrupuleusement :
- à la satisfaction intégrale des mesures correctives du misreporting dans le délai convenu avec le FMI ;
- au dépôt à l’Assemblée nationale du projet de la loi de finances rectificative 2026, au plus t**d le 15 septembre 2026 ;
- et, enfin, à la soumission, au Conseil des Ministres, du projet de loi de finances pour l’année 2027, le 30 septembre 2026.
Le Premier Ministre a également demandé au Ministre, Secrétaire général du Gouvernement de convoquer, dès la semaine prochaine, une réunion du Comité ad hoc en charge du dossier de rationalisation des entités du secteur parapublic, en vue d’arrêter la feuille de route de mise en œuvre.
Il a demandé à la société Sénégal Numérique SA (SENUM-SA), sous la supervision de la Primature, de mettre en place un système d’information, de veille et de prise en charge des préoccupations des populations. Ce dispositif est alimenté par l’administration centrale et les services déconcentrés des ministères ainsi que les collectivités territoriales et les mécanismes de dialogue citoyen.
Il a, en outre, souligné l’importance d’assurer une communication de maintien de la dynamique enclenchée par la DPG. A cet égard, il a annoncé des rencontres prochaines avec le patronat, les syndicats pour le suivi du Pacte national de stabilité pour une croissance inclusive et durable. Il prévoit également de rencontrer les organisations de la société civile, la presse ainsi que le Conseil consultatif des Jeunes du Sénégal, après son installation par Monsieur le Président de la République à la fin de ce mois.
AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES
Le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a fait une communication sur la situation actualisée de la gestion des inondations.

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES
Le Conseil a examiné et adopté :
- le projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier la convention d’entraide judiciaire en matière civile et commerciale entre le Gouvernement de la République du Sénégal et le Gouvernement de la République de Gambie, signée le 1er août 2023, à Banjul ;
- le projet de loi relative à l’autonomisation économique des femmes.

Bacary SARR,Ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions, Porte-Parole du Gouvernement

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48 H DE GRÈVE DU SAMES : UNE SITUATION REGRETTABLELe président de la République accorde une place primordiale au dialogu...
09/09/2026

48 H DE GRÈVE DU SAMES : UNE SITUATION REGRETTABLE

Le président de la République accorde une place primordiale au dialogue et à la concertation dans tous les secteurs, y compris celui de la santé. Nous invitons le ministère de la Santé à être plus attentif aux préoccupations des acteurs de la santé.
1.Une grève légitime au regard des droits syndicaux
Nous invitons le Gouvernement à être plus attentif aux préoccupations des professionnels de la santé et à tenir ses engagements.
Le secteur de la santé est confronté à plusieurs crises. Cette situation ne date pas de l’avènement du nouveau régime. Elle a été héritée en grande partie des gouvernements précédents.
Les revendications syndicales pour l’amélioration des conditions de travail, les questions de gouvernance sanitaire et les difficultés liées aux recrutements dans la fonction publique sont autant de problématiques qui touchent le secteur.
Un droit constitutionnel — article 25
La Constitution du Sénégal reconnaît le droit de grève. L’article 25 dispose notamment : « Le
droit de grève est reconnu. Il s’exerce dans le cadre des lois qui le régissent. Il ne peut en aucun cas ni porter atteinte à la liberté de travail, ni mettre l’entreprise en péril. »
Le même article reconnaît au travailleur le droit d’adhérer à un syndicat et de défendre ses droits par l’action syndicale, ainsi que la liberté de créer des associations syndicales ou
professionnelles.
Ainsi, l’exercice du droit de grève constitue un droit constitutionnel des travailleurs. Il doit
toutefois être exercé dans le respect des lois qui l’encadrent et des exigences liées à la continuité des activités essentielles.
2. Les difficultés persistantes du système de santé
Nul n’ignore que le système de santé souffre. La qualité des soins offerts n’est pas toujours à la hauteur des attentes dans nos hôpitaux. L’accueil n’est pas toujours chaleureux et peut même, parfois, être difficile. Les rendez-vous médicaux sont parfois très éloignés et les urgences souvent saturées. Les outils d’aide au diagnostic manquent, notamment les scanners et les IRM. Les malades supportent le coût élevé des soins à l’hôpital et n’obtiennent pas toujours les résultats escomptés.
« Pour un professionnel de santé, aller en grève est un choix difficile, mais parfois nécessaire ».
3. Les revendications du SAMES sont légitimes
Comme tout syndicat, le SAMES (Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes) défend les intérêts physiques et moraux de ses travailleurs. Il peut recourir à la grève lorsque les intérêts des travailleurs affiliés sont menacés, dans le respect du cadre légal.
Les revendications émises sont légitimes. Elles sont les suivantes :
• Le recrutement obligatoire de tout médecin, pharmacien et chirurgien-dentiste pressenti pour servir dans le secteur public, afin de résorber le déficit en ressources humaines et de combler les déserts médicaux.
• Le relèvement à 40 ans de l’âge de titularisation dans le corps des fonctionnaires, en effet les études en médecine durent longtemps, il faut entre 12 à 15 ans d’études post bac pour décrocher une spécialité médicale ou chirurgicale.
• La révision du régime indemnitaire afin de rétablir l’équité dans le traitement salarial des
médecins au sein de leur catégorie hiérarchique. Les médecins font partie de la hiérarchie A spéciale et, malgré tout, ils souffrent d’une iniquité dans le traitement salarial par rapport aux autres corps professionnels de la même catégorie.
• La mise en place d’une gestion démocratique et transparente des affectations, fondée sur le
guide de mobilité.
• La nomination aux postes de responsabilité dans le système de santé sur la base de critères de compétence et d’expérience, afin d’instaurer la performance et la compétitivité dans les
hôpitaux, et non sur des critères de copinage, de partisanerie ou de populisme.
 Sur le plan juridique, les professionnels de santé sont exposés, dans l’exercice quotidien
de leur pratique, à des risques pouvant être disciplinaires, pénaux ou administratifs.
Il est important de garantir un cadre juridique ou un statut particulier permettant de promouvoir
une sécurité et une confiance dans l’exercice de leur fonction
4. La grève : une situation regrettable ?
Le moment paraît mal choisi. Cette grève pouvait, selon nous, être reportée, voire évitée, pour plusieurs raisons.
• La situation sanitaire du pays est alarmante, notamment avec l’épidémie de diphtérie qui
touche plusieurs régions du Sénégal. On dénombre 34 cas, dont 6 décès, soit un taux de
létalité de 17,6 %, très élevé pour une maladie évitable par la vaccination. Le personnel de
soins doit être davantage mobilisé pour investiguer, dépister, diagnostiquer et traiter les cas.
La continuité des soins risque d’être paralysée sur toute l’étendue du territoire pendant 48 h.
C’est regrettable, d’autant que le SAMES regroupe pas moins de 3 500 travailleurs de la santé (médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes).
• Le contexte politique actuel n’est pas favorable à un climat de tension sociale. La grève intervient le jour même de la Déclaration de Politique Générale du Premier ministre, un
moment au cours duquel le Premier ministre doit aborder les questions relatives au secteur de la santé, notamment le renforcement du capital humain, avec le recrutement prévu de 2 500 agents, ainsi que les orientations du nouveau Gouvernement concernant : la réforme de la carte sanitaire, la modernisation des infrastructures hospitalières, le relèvement du plateau technique etc.
Par ailleurs toutes ces questions et revendicatives sont sur la table du Premier Ministre et du Ministre de La santé. Mais un changement de méthode dans la conduite des affaires publiques exige un temps de compréhension, d’analyse et de prise de décision juste.
Une grève paralysant le secteur de la sante pendant 48 heures, qui survient trois mois après l’arrivée d’un nouveau Premier Ministre peut être jugée prématurée. Un moment de grâce devrait être accordé au nouveau Gouvernement, comme pour l’ancien régime.
5. Pour un dialogue renforcé entre le Gouvernement et les acteurs de la santé
Nous invitons le ministère de tutelle à être davantage à l’écoute des agents du secteur de la santé,à promouvoir le dialogue, la concertation et à rechercher des solutions dans l’intérêt de l’ensemble du système de santé, notamment des prestataires :
• Entamer des discussions franches et sincères avec toutes les corporations syndicales afin
d’améliorer durablement le système de santé.
• Renforcer le dialogue social et rechercher des solutions concrètes aux revendications des
professionnels de santé.
• Faire du secteur de la santé une priorité et rendre l’action du ministère plus réactive face aux difficultés rencontrées sur le terrain.

Du , acteur de ka santé,
membre de KIIRAAY
La Patrie d’abord
Référence juridique : Article 25 de la Constitution de la République du Sénégal.

09/09/2026

« Macky a amené le pays au R+1, Ousmane Sonko au 4ᵉ sous sol, et Al Amine Lo, en trois mois, au 5ᵉ sous-sol. » Abdou Mbow

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