14/09/2026
Tidjane Hane, le « Gawlel Gamadji » : le rêve d’un homme devenu réalité radiophonique dans le Fuuta.
Une voix, une culture, un héritage
Il existe des voix qui, à force de porter une langue et une culture, finissent par se confondre avec elles. Celle de Tidjane Anne, plus connu sous le nom de Tidjane Hane, ou Abou Anne, son véritable prénom, fait partie de ces voix inoubliables.
Journaliste sénégalais, animateur et défenseur infatigable du pulaar et du Pulaagu, Tidjane Hane a consacré sa vie à la transmission du savoir, de l’histoire et des valeurs culturelles. Plus de vingt ans après sa disparition, son engagement continue de porter ses fruits à travers le Fuuta, où les radios communautaires font vivre la langue et la culture qu’il a tant défendues.
Des origines ancrées à Gamadji Saré
Né en 1955 à Gamadji Saré, dans le département de Podor, Tidjane Hane connaît des débuts brillants au Fuuta avant de poursuivre ses études à Saint-Louis.
C’est dans cette ville qu’il côtoie notamment le célèbre musicien Baaba Maal. Cette rencontre donnera naissance à une amitié et à une collaboration culturelle durables, autour de la promotion de la langue et de la culture pulaar.
Dès ses premières années, Tidjane Hane manifeste un attachement profond à son identité et à la richesse culturelle du Fuuta Toro.
« Andu sa andi andin » : une école populaire à la radio
C’est à la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS) que Tidjane Hane construit sa carrière de journaliste et d’animateur. Il se fait connaître grâce à son émission dominicale en pulaar, « Andu sa andi andin », que l’on pourrait traduire par : « Saisis l’opportunité de savoir si tu sais, et fais savoir ».
Loin d’être un simple divertissement, cette émission devient une véritable école populaire. À travers ses chroniques, Tidjane Hane transmet l’histoire, la philosophie et les valeurs du Pulaagu à un large public.
À une époque où les langues nationales disposaient de peu d’espace dans les grands médias, il impose le pulaa