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Face à Pastef, PUR et FM de Mame Gana Kébé : Moctar Mbengue a-t-il vraiment une chance ?La scène politique de Keur Massa...
22/05/2026

Face à Pastef, PUR et FM de Mame Gana Kébé : Moctar Mbengue a-t-il vraiment une chance ?

La scène politique de Keur Massar continue de s’animer à l’approche des échéances électorales. Après sa présence remarquée lors du meeting du maire de Keur Massar Nord, Adama Sarr, l’ancien Premier ministre Amadou Ba semble intensifier sa stratégie d’implantation dans cette zone devenue hautement stratégique.

Dernier acte en date : l’audience accordée à Moctar Mbengue, Coordonnateur du Cadre de Concertation de la Nouvelle Responsabilité de Keur Massar Sud, présenté comme un relais politique local et plénipotentiaire du camp d’Amadou Ba.

Mais derrière cette démarche politique se pose une question essentielle : ce choix est-il suffisant pour peser face aux forces déjà solidement implantées sur le terrain ?

Un terrain déjà occupé par des poids lourds politiques

Keur Massar Sud n’est pas un terrain vierge. Au contraire, il s’agit aujourd’hui d’un bastion disputé où plusieurs formations politiques ont déjà réussi à s’enraciner profondément.

Le Parti de l’Unité et du Rassemblement (PUR) y dispose d’une base militante disciplinée et engagée. De son côté, Pastef continue de bénéficier d’un fort capital populaire, notamment auprès des jeunes et des électeurs en quête de rupture.

À cela s’ajoute la présence du mouvement Fac Mbebetou Akan Wi (FM) de Mame Gana Kébé.

Dans ce contexte, l’arrivée ou la mise en avant de la “Nouvelle Responsabilité” pose question.

Moctar Mbengue : leader d’opinion ou figure encore marginale ?

Si Moctar Mbengue apparaît aujourd’hui comme un interlocuteur privilégié d’Amadou Ba à Keur Massar Sud, son poids réel sur le terrain reste encore à démontrer.

Dispose-t-il d’une base électorale solide ?
Peut-il mobiliser au-delà d’un cercle restreint ?
Son mouvement est-il structuré pour affronter des machines politiques bien rodées ?

Autant d’interrogations qui fragilisent, pour l’instant, la portée de cette alliance.

Une stratégie politique encore floue

En misant sur des figures locales comme Moctar Mbengue, Amadou Ba semble privilégier une stratégie d’implantation progressive. Toutefois, cette approche pourrait se heurter à une réalité politique implacable : à Keur Massar, la popularité ne se décrète pas, elle se construit dans la durée.

Face à des partis déjà ancrés et organisés, une simple audience politique, aussi symbolique soit-elle, ne suffit pas à inverser les rapports de force.

Vers un test grandeur nature

La véritable épreuve viendra sans doute lors des prochaines consultations électorales. Ce sera l’occasion de mesurer concrètement la capacité de la Nouvelle Responsabilité et de Moctar Mbengue à mobiliser et à convaincre.

En attendant, une certitude se dégage :
le pari d’Amadou Ba à Keur Massar Sud est audacieux, mais loin d’être gagné.

Cheikh NDOYE

Keur Massar Nord : Adama Sarr tourne le dos à Cheikh Tidiane Dièye et mise sur Amadou Ba, un pari risquéÀ Keur Massar No...
18/05/2026

Keur Massar Nord : Adama Sarr tourne le dos à Cheikh Tidiane Dièye et mise sur Amadou Ba, un pari risqué

À Keur Massar Nord, la scène politique locale connaît un nouveau tournant avec la décision du maire Adama Sarr de quitter le mouvement Sénégal Biñu Bokk, qu’il partageait avec le ministre Cheikh Tidiane Dièye, pour lancer sa propre formation baptisée « Réforme ».

Un choix qui suscite de nombreuses interrogations, tant sur le plan stratégique que politique.

Une rupture aux allures de repositionnement opportuniste

Longtemps perçu comme un allié fidèle de Cheikh Tidiane Dièye, Adama Sarr semble aujourd’hui avoir pris ses distances sans véritable explication publique convaincante. Cette rupture, brutale dans sa forme, laisse penser à un repositionnement calculé plutôt qu’à une divergence idéologique profonde.

Plus frappant encore, la présence remarquée de l’ancien Premier ministre Amadou Ba lors du lancement du mouvement « Réforme » envoie un signal politique clair : Adama Sarr semble désormais regarder dans une autre direction.

Un virage vers Amadou Ba qui interroge

En s’affichant avec Amadou Ba, Adama Sarr donne l’impression de vouloir s’adosser à une figure nationale pour renforcer son poids local. Mais ce choix est loin de faire l’unanimité.

Dans un contexte politique dominé par la montée en puissance de PASTEF, beaucoup doutent de la capacité d’Adama Sarr à conserver son influence sans un ancrage solide auprès de cette force politique devenue incontournable.

Sans PASTEF, une victoire compromise ?

Sur le terrain, les réalités politiques sont claires : PASTEF dispose d’une base militante forte et engagée à Keur Massar. Sans ce soutien, les ambitions électorales d’Adama Sarr pourraient se heurter à un mur.

De nombreux observateurs estiment qu’il lui sera extrêmement difficile de remporter une élection locale sans l’appui, direct ou indirect, de ce parti. Son isolement progressif pourrait ainsi affaiblir sa position.

“Réforme” : un nom qui passe mal

Le choix du nom de son nouveau mouvement ne fait pas non plus l’unanimité. « Réforme » suppose un changement, une correction, voire une amélioration d’un système existant.

Or, Adama Sarr est à la tête de la mairie depuis plusieurs années. Une question s’impose alors : pourquoi parler de réforme aujourd’hui, après près de cinq ans de gestion ?

Ce choix s’apparente, pour certains critiques, à une reconnaissance implicite d’un bilan insuffisant. D’autres y voient un simple slogan politique, déconnecté des réalités vécues par les populations.

Un pari politique à haut risque

En quittant Cheikh Tidiane Dièye pour se rapprocher d’Amadou Ba, tout en se lançant seul avec un nouveau mouvement, Adama Sarr prend un risque majeur.

Entre rupture d’alliances, incertitudes électorales et critiques sur son bilan, le maire de Keur Massar Nord entre dans une zone de turbulence politique dont l’issue reste incertaine.

Une chose est sûre : les prochaines échéances électorales seront déterminantes pour mesurer le véritable poids politique d’Adama Sarr et la pertinence de son pari.

Cheikh NDOYE

Réponse de la Jeunesse PUR(e) à Messieurs Abass Fall et Ousmane Sonko Responsables politiques au parti PASTEF Les Patrio...
05/05/2026

Réponse de la Jeunesse PUR(e) à Messieurs Abass Fall et Ousmane Sonko Responsables politiques au parti PASTEF Les Patriotes

Messieurs !

En écoutant les informations ce matin afin de tâter le pouls de l'actualité sénégalaise qui valse entre guéguerre politique dont vous n'êtes pas étrangers d'ailleurs et rareté de solutions substantielles pour nos compatriotes attentistes, des extraits de vos interventions dans une activité interne à votre parti vous ont prêtés (par précaution de mauvais procès médiatique) l'affirmation selon laquelle "les jeunesses de votre parti dépassent de loin 'TOUTES' les autres jeunesses politiques en terme de substances et de participation publique".

Vous comprendrez que la raison à la peine que l'on se donne pour intervenir n'est point un ressenti particulier pour vos affirmations quel qu'en soit le contexte. Mais, c'est le qualificatif "TOUTES les jeunesses" qui nous obligent à répondre à cette incongruité quand la singularité qui nous distingue semble s'oublier dans de telles absurdités.

C'est à croire que les multiples déclarations sarcastiques qui ont émaillé votre évolution politique et vous ayant même valu des déboires judiciaires hier et des altercations ubuesques aujourd'hui ne vous ont pas inspiré cet adage de Bakounine qui dit: « Rien n'est aussi stupide que l'intelligence orgueilleuse d'elle-même. »

La stupidité s'invite dans de tels propos quand on sait qu'au niveau des jeunesses PUR(es) que nous connaissons, aucun exercice de comparaison ne s'est offert à nous pour arriver à une conclusion si dénuée de sens répercutée à toutes les jeunesses politiques de ce pays.

La maladresse verbale est d'autant plus inquiétante quand elle provient de gens publics ayant entre leurs mains le destin (pour le moment tragique) de millions de sénégalais rappelant à toutes les consciences éprises d'honorabilité cette assertion de Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Makhtoum qui dit: "L'intelligence, sœur jumelle de l'intuition, est une charge trop encombrante pour tout n***e qui gouverne. C'est l'inconscience qui lui convient. Car avec l'inconscience, il peut se permettre de construire un paradis imaginaire dans lequel toutes les sottises sont les bienvenues".

Tout comme un pays est à l'image de son dirigeant, une jeunesse politique est à l'image de son leader. Ce personnage qui inspire soit la grandeur, l'excellence, la sagesse et la compétence, soit l'indélicatesse, le délictuel, le conflictuel et l'arrogance pour abreuver des rejetons non encore initiés à la "science du décalage" pour paraphraser l'homme politique Al Makhtoum.

Sur cette question de savoir "les jeunesses les plus méritantes", notre leader au PUR Serigne Moustapha SY nous enseigne d'abord l'art du profilage" qui veut que le baromètre soit plus que prépondérant. On est meilleur par rapport à quelle échelle? Et, en ce qui vous concerne, la moisson populiste engagée depuis une dizaine d'années semble se déprécier au gré des termites d'incompétence qui caractérisent votre magistère depuis 02 ans. La croissance économique promise pour 02 mois de pratique se stagne aujourd'hui à 2% très loin des 4% de la moyenne sous-régionale où le Sénégal était à coude à coude avec la tête du peloton. Pour ne citer que ce résultat médiocre, on peut en dire autant sur d'autres questions que vos psittacismes altérées ne valent pas la peine d'évoquer.

Pour répondre à votre défi, le leader des jeunesses PUR(es) nous enseigne qu'à l'appel de l'arène de la diarrhée verbale, seul les individus cholériformes répondent. Cependant, l'honneur politique des jeunesses PUR(es) nous oblige à relever votre défi quand vous le voulez et où vous le voulez à condition de garantir un climat d'échanges, de respect et d'utilité publique, principes auxquels nous nous attachons quand il est question de servir la cité.


Parti de l'Unité et du Rassemblement (PUR)


Keur Massar : le PUR célèbre la femme et son rôle stratégique dans la politiqueCe dimanche 15 mars, la Fédération départ...
17/03/2026

Keur Massar : le PUR célèbre la femme et son rôle stratégique dans la politique

Ce dimanche 15 mars, la Fédération départementale du Parti de l’Unite et du Rassamblement (PUR) a tenu une conférence politique riche en enseignements sur le thème « Femme et leadership politique ». La rencontre, organisée à l’arrêt 71, a rassemblé une foule attentive de militants, responsables politiques et citoyens désireux de réfléchir sur la place des femmes dans le leadership et la prise de décision au Sénégal.

Modérée par , la conférence a vu les interventions des panélistes et , qui ont mis en avant le rôle central des femmes dans la construction d’une gouvernance inclusive et efficace. Les participantes ont insisté sur la nécessité de soutenir la participation féminine dans toutes les sphères décisionnelles et de valoriser leur leadership dans la politique nationale.

Les débats ont été ponctués par des échanges avec le public, qui a salué l’initiative du PUR pour son engagement à promouvoir l’équité et l’inclusion. Selon les responsables du parti, cette conférence s’inscrit dans la stratégie de renforcer la visibilité des femmes et de leur permettre de jouer un rôle actif dans le développement et la consolidation des institutions.

En clôture, le parti a rappelé que la participation politique des femmes n’est pas seulement une question d’équité, mais un levier essentiel pour le progrès et la stabilité du pays. Fidèle à sa devise, « Les valeurs au service de la nation », le PUR réaffirme ainsi son engagement pour un leadership politique inclusif et citoyen.

Senegalinfos

Sydi Mokhtar Coly démonte Cheikh Bara Ndiaye : « Ses jeudis sont devenus des séances d’insultes contre le Président Diom...
14/03/2026

Sydi Mokhtar Coly démonte Cheikh Bara Ndiaye : « Ses jeudis sont devenus des séances d’insultes contre le Président Diomaye Faye »
La tension monte autour des sorties répétées du député Cheikh Bara Ndiaye. Connu pour ses prises de parole musclées contre les autorités, l’ancien chroniqueur est aujourd’hui la cible d’une riposte tout aussi virulente de Sydi Mokhtar Coly.
Invité à se prononcer sur l’actualité politique, le membre de la coalition Diomaye Président n’a laissé aucune place à l’ambiguïté. Pour lui, les attaques répétées de Cheikh Bara Ndiaye contre le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, sont « irresponsables, irrespectueuses et dangereuses pour la stabilité des institutions ».
« On ne peut pas se lever chaque semaine pour s’acharner sur le Président de la République. Ce comportement frôle l’obsession et participe à la banalisation de l’insulte dans le débat public », a-t-il déclaré avec fermeté.
« Il a transformé ses jeudis en tribunes d’attaques »
Dans une charge particulièrement sévère, Sydi Mokhtar Coly a rappelé le passé médiatique de Cheikh Bara Ndiaye, estimant que celui-ci a complètement dévoyé ses rendez-vous hebdomadaires.
« Les Sénégalais savent très bien que ses jeudis étaient autrefois consacrés à vendre des médicaments. Aujourd’hui, ces mêmes jeudis sont devenus des tribunes pour s’attaquer et insulter le Président de la République », a-t-il martelé.
Pour lui, cette attitude relève d’une stratégie de provocation permanente qui ne grandit ni son auteur ni le débat politique.
Appel direct au procureur
Mais Sydi Mokhtar Coly ne s’est pas arrêté là. Il a également demandé une réaction des autorités judiciaires face à ce qu’il considère comme des propos déplacés visant le chef de l’État et certaines figures de la majorité, notamment Aminata Touré.
« Il est temps que le procureur se saisisse de ces dérives. La liberté d’expression n’autorise pas tout, encore moins les attaques répétées contre les institutions de la République », a-t-il insisté.
Une escalade verbale dans l’espace public
Cette sortie musclée de Sydi Mokhtar Coly risque d’alimenter davantage la polémique autour des déclarations de Cheikh Bara Ndiaye, dont les interventions continuent de provoquer de fortes réactions dans l’opinion publique.
Une chose est certaine : le ton monte et le débat politique sénégalais semble entrer dans une nouvelle phase de confrontation directe.
Cheikh Ndoye

Colère dans PASTEF : pourquoi les militants se sentent trahis par Bassirou Diomaye Faye ?La politique sénégalaise n’a ja...
07/03/2026

Colère dans PASTEF : pourquoi les militants se sentent trahis par Bassirou Diomaye Faye ?
La politique sénégalaise n’a jamais manqué de rebondissements. Mais depuis quelques semaines, un malaise profond s’installe dans les rangs de ceux qui se définissent comme les « patriotes ». Ceux qui ont porté le projet politique du parti PASTEF commencent à exprimer une colère silencieuse face à ce qu’ils considèrent comme un éloignement inquiétant du cap initial.

Car dans l’esprit de nombreux militants, l’histoire est claire : sans Ousmane Sonko, la victoire de Bassirou Diomaye Faye n’aurait tout simplement pas été possible. C’est autour de la figure de Sonko que s’est construite la mobilisation populaire la plus importante de ces dernières années. C’est son combat politique, ses discours et les sacrifices de ses militants qui ont préparé le terrain de l’alternance.

Pourtant, certaines déclarations récentes du président ont agi comme une étincelle dans une poudrière. En affirmant que sa victoire ne serait pas uniquement liée à Ousmane Sonko mais également à une coalition plus large autour de sa personne, beaucoup de militants ont eu le sentiment que l’histoire était en train d’être réécrite.

Dans les quartiers, sur les réseaux sociaux et dans les discussions politiques, la frustration monte. Pour beaucoup de patriotes, reconnaître l’appui d’une coalition ne pose pas problème. Mais relativiser le rôle central de Sonko est perçu comme une ligne rouge.

Le malaise s’est encore amplifié avec l’apparition dans l’entourage politique du pouvoir de certaines figures inattendues, notamment Mimi Touré. Pour une partie de la base militante de PASTEF, ces rapprochements ressemblent à un scénario qu’ils ont combattu pendant des années : le recyclage politique des anciens acteurs du système.

Dans les cercles militants, une métaphore circule de plus en plus :
« Celui qui t’a prêté le récipient ne doit pas être celui que l’on pousse vers le précipice. »

Autrement dit, pour ces militants, le combat mené par Ousmane Sonko a été le véhicule politique qui a permis l’arrivée au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye. Oublier cette réalité serait, à leurs yeux, une faute morale autant que politique.

Bien sûr, certains analystes appellent à la prudence. Gouverner un pays exige parfois des compromis, des alliances et des stratégies d’ouverture. Mais la question posée par les patriotes reste simple et brutale : jusqu’où peut-on élargir sans trahir l’esprit du combat initial ?

Le pouvoir issu du projet patriotique marche aujourd’hui sur une ligne étroite. Car dans l’histoire politique du Sénégal, les bases militantes qui se sentent trahies deviennent souvent les oppositions les plus redoutables.

Et dans ce dossier, un fait demeure : le lien politique entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko est bien plus qu’une simple alliance. Pour beaucoup de Sénégalais, il représente le cœur même de la révolution politique qui a porté l’espoir d’un nouveau Sénégal.

Si cette confiance venait à se fissurer, ce ne serait pas seulement une crise entre deux hommes.
Ce serait une crise de confiance entre un pouvoir et la base militante qui l’a porté au sommet.

Cheikh NDOYE - Journaliste Chroniqueur

« Tambalé thi Sonko, yam thi Sonko » : le slogan de trop qui expose la fissure au sommet ?Il y a encore quelques mois, l...
06/03/2026

« Tambalé thi Sonko, yam thi Sonko » : le slogan de trop qui expose la fissure au sommet ?

Il y a encore quelques mois, le message était clair, martelé dans chaque meeting, répété comme un serment politique :
« Sonko moy Diomaye, Diomaye moy Sonko ».
Un slogan fusionnel qui consacrait l’unité totale entre Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye. À l’époque, il n’y avait ni nuance ni distance : c’était la même vision, la même trajectoire, le même combat.

Mais aujourd’hui, un nouveau slogan surgit des rangs de PASTEF :
« Tambalé thi Sonko, yam thi Sonko ».
Un simple slogan ? Ou le révélateur d’un malaise plus profond ?
D’une fusion à une recentralisation autour d’un seul homme.
Le premier slogan plaçait les deux figures sur un pied d’égalité symbolique. Il consacrait un tandem. Il construisait une continuité.
Le nouveau, lui, recentre tout sur un seul nom : Sonko.
Plus de binôme.
Plus de symétrie.
Plus de complémentarité affichée.
Dans la communication politique, rien n’est innocent. Quand un mouvement abandonne un slogan d’unité pour un slogan centré exclusivement sur un leader, cela traduit soit un repositionnement stratégique, soit une tension interne.
La coalition Diomaye Président marginalisée ?
La coalition « Diomaye Président » avait servi de socle électoral large, rassemblant au-delà du noyau dur de PASTEF. Elle incarnait l’ouverture, la transition, l’élargissement du projet.
Or, en ramenant toute la narration politique à Sonko, le nouveau slogan semble réduire le rôle présidentiel à une simple étape. « tambalé thi Sonko, yam thi Sonko ».
Où se situe alors le président dans cette architecture politique ? Est-il chef d’État pleinement autonome ou figure transitoire d’un projet plus large piloté ailleurs ?
Une communication qui trahit un rapport de force ?
Depuis l’accession au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye, les observateurs scrutent l’équilibre réel entre le président et son mentor politique, Ousmane Sonko.
Le slogan « Sonko moy Diomaye » rassurait : il signifiait cohérence et loyauté mutuelle.
Le slogan « Tambalé thi Sonko, yam thi Sonko » suggère autre chose :
une centralité exclusive.
une verticalité assumée.
un leadership qui ne partage plus l’affiche.
Est-ce une simple mobilisation des militants historiques de PASTEF ?
Ou l’expression d’une impatience, voire d’un recentrage idéologique face aux réalités du pouvoir ?
Le risque politique
En politique, la perception est parfois plus forte que la réalité.
Même en l’absence de conflit ouvert, ce changement sémantique peut alimenter :
des soupçons de rivalité interne,
des spéculations sur une bataille d’influence,
une lecture d’un pouvoir à double tête.
Or, dans un contexte où les Sénégalais attendent des réponses économiques et sociales concrètes, toute impression de division fragilise l’autorité de l’exécutif.
Il serait excessif d’annoncer une rupture. Mais il serait naïf d’ignorer le signal.
Passer de « Sonko moy Diomaye » à « Tambalé thi Sonko, yam thi Sonko » n’est pas qu’un jeu de mots. C’est un glissement politique.
Et en politique, les glissements annoncent souvent des réalignements.
La question désormais est simple :
Sommes-nous face à une stratégie de consolidation du leadership de Sonko…
ou aux premiers signes d’une fracture entre PASTEF et la coalition qui a porté Diomaye au pouvoir ?
L’avenir proche nous dira si ce slogan était un simple cri militant… ou le début d’une recomposition au sommet de l’État.

JOURNALISTE - CHRONIQUEUR

Signer ce qu’on n’a pas écrit : la dérive grave de Leral.netIl ne s’agit ni d’une erreur technique, ni d’un simple oubli...
01/03/2026

Signer ce qu’on n’a pas écrit : la dérive grave de Leral.net
Il ne s’agit ni d’une erreur technique, ni d’un simple oubli. Il s’agit d’un acte grave.
J’ai rédigé un article d’opinion signé de mon nom, publié en toute responsabilité. Quelques heures plus t**d, le site Leral.net reprend exactement le même contenu, supprime ma signature et le publie comme si la rédaction en était l’auteure.
C’est du plagiat. Clair. Net. Incontestable.
Dans le journalisme, la signature n’est pas un détail décoratif. Elle est la preuve de la responsabilité, de la réflexion et du travail intellectuel. L’effacer volontairement revient à voler l’identité intellectuelle d’un auteur.
Cette pratique est indigne d’un média qui prétend informer le public. Elle trahit un manque de rigueur, mais surtout un mépris total pour l’éthique professionnelle. Copier sans citer, publier sans autorisation, s’approprier le travail d’autrui : voilà des méthodes qui discréditent toute une profession.
Au-delà de mon cas personnel, c’est une question de principe. Si les médias commencent à s’approprier les productions des citoyens et des auteurs indépendants, alors nous assistons à une dérive dangereuse pour la liberté d’expression.
La loi sur le droit d’auteur est claire : toute œuvre de l’esprit appartient à son auteur. Supprimer un nom pour s’en attribuer la paternité peut relever d’une faute grave, susceptible d’engager des responsabilités.
Je demande publiquement :
La reconnaissance immédiate de ma paternité sur l’article concerné ;
La correction de la publication avec ma signature ;
Des explications officielles de la part de la direction du site.
Le silence serait un aveu.
La correction serait un minimum.
Le journalisme mérite mieux que le copier-coller et l’effacement des auteurs.
Cheikh Ndoye

Keur Massar Nord : Assome Aminata Diatta sort de l’ombre et déclare la guerre politique à Adama SarrLongtemps absente du...
23/02/2026

Keur Massar Nord : Assome Aminata Diatta sort de l’ombre et déclare la guerre politique à Adama Sarr
Longtemps absente du devant de la scène après l’élection présidentielle, Assome Aminata Diatta, présidente du Parti du Progrès Social Collectif (PSC Jappo), opère un retour remarqué et visiblement calculé dans l’arène politique de Keur Massar.
Ces dernières semaines, sa présence sur le terrain s’est intensifiée. Réunions stratégiques, rencontres communautaires, remobilisation des responsables de base : rien ne semble laissé au hasard. La semaine passée, elle a même procédé à une réorganisation complète de son parti, un signal fort qui confirme que la bataille des élections locales de 2027 est déjà lancée.
Pour de nombreux observateurs, ce retour n’a rien d’anodin. Il s’inscrit clairement dans une logique d’affrontement direct avec le maire de Keur Massar Nord, Adama Sarr. Dans les cercles politiques locaux, certains parlent déjà d’une « revanche annoncée ».
Le PSC Jappo semble vouloir capitaliser sur les frustrations d’une partie de la population. Problèmes d’infrastructures, lenteurs administratives, attentes sociales non satisfaites : le terrain paraît propice à une offensive politique structurée.
Ce repositionnement stratégique marque la fin d’un silence politique et le début d’une reconquête assumée. En restructurant son appareil politique et en occupant l’espace médiatique local, la présidente du PSC Jappo montre qu’elle ne compte pas rester spectatrice.
À Keur Massar, la tension politique monte progressivement. Si certains y voient un simple jeu démocratique, d’autres estiment que la confrontation entre Assome Aminata Diatta et Adama Sarr pourrait devenir l’un des duels majeurs des Locales 2027.
Une chose est sûre : la campagne est officieusement ouverte, et la bataille pour le contrôle de Keur Massar Nord s’annonce rude.

Pendant que Keur Massar Nord et Yeumbeul avancent, Keur Massar Sud, Jaxay et Malika peinent à convaincre (Par Cheikh Ndo...
22/02/2026

Pendant que Keur Massar Nord et Yeumbeul avancent, Keur Massar Sud, Jaxay et Malika peinent à convaincre (Par Cheikh Ndoye)

Dans le département de Keur Massar, l’heure est clairement au bilan. À mesure que les communes rivalisent d’initiatives et d’inaugurations, les comparaisons deviennent inévitables. Et le contraste saute aux yeux.
À Keur Massar Nord, les autorités municipales multiplient les réalisations visibles : infrastructures de proximité, aménagements urbains, équipements collectifs. La dynamique est similaire du côté de Yeumbeul Nord et de Yeumbeul Sud, où les maires enchaînent les inaugurations et communiquent activement sur l’état d’avancement de leurs projets.
Dans ces communes, l’action municipale se traduit par des chantiers achevés, des coupures de ruban et une présence régulière sur le terrain. Pour leurs partisans, ces maires incarnent une gouvernance active et orientée vers les résultats.
Un ret**d qui interroge
En revanche, la situation paraît plus délicate à Keur Massar Sud, à Jaxay-Parcelles et à Malika. Dans ces communes, les inaugurations majeures se font rares et les réalisations visibles peinent à marquer les esprits.
Habitants et acteurs communautaires évoquent des problèmes persistants : routes dégradées, difficultés d’assainissement, éclairage public insuffisant, manque d’infrastructures sociales. Beaucoup estiment que le rythme d’exécution des projets reste en deçà des attentes.
Le débat dépasse désormais les simples considérations politiques. Il s’agit d’un enjeu de crédibilité et d’efficacité. À l’heure où certaines communes affichent leurs avancées, d’autres sont confrontées à une pression croissante pour justifier leurs ret**ds.
L’heure des comparaisons
Dans un même département, les réalités divergent. Cette situation alimente les discussions dans les quartiers, sur les réseaux sociaux et dans les cercles politiques locaux. Les citoyens observent, comparent et évaluent.
Au-delà des discours, c’est le concret qui parle : infrastructures livrées, cadre de vie amélioré, réponses apportées aux préoccupations quotidiennes.
Dans le département de Keur Massar, l’heure n’est plus seulement aux promesses, mais aux résultats. Et face au contraste actuel, certains maires convainquent… tandis que d’autres doivent encore prouver.
Cheikh Ndoye

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Keur Massar
Keur Massar

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