23/02/2022
Les Waliyous (Amis d’Allah)
Malick ben Dinar (décédé en 127 hégire) dit je suis arrivé dans la ville de Bassoura une fois et j’ai trouvé tous les habitants regroupés dans la mosquée en train de prier. Ils ont prié Zouhr, Asr, Maghrib et Isha, nul n’est retourné chez lui qu’après Isha. Entre temps j’avais demandé à savoir ce qui les réunissait en ces temps et ce grand nombre. On me répondu que la sécheresse fait rage et que la pluie a pris du re**rd considérable.
Ils ont fini isha et chacun est retourné chez lui sans que la pluie ne tombe.
N’ayant pas de domicile dans la ville je suis resté dans un coin de la Mosquée pour y passer la nuit.
Entre temps, un homme de teint noir est entré dans la Mosquée. Il ne portait que deux petits morceaux de pagnes si anciens qu’il sera difficile de connaitre la couleur initial.
Il a effectué 2 raka-àts rapides, il a jeté un coup d’œil à droite et à gauche sans me voir Ensuite il a levé les deux mains au ciel en disant : Ô mon Seigneur, Tu as bloqué la pluie afin de corriger Tes serviteurs, je t’implore Toi le magnanime et Le Patient, Toi dont les créatures ne savent de toi que la générosité, je t’Implore de leur donner la pluie maintenant.
Malick dit : avant que ses deux mains ne redescendent, que le ciel s’était mis à gronder, les nuages se sont regroupés et la pluie a commencé à tomber en trombe.
Le noir est ressorti de la Mosquée incognito. Je l’ai suivi dans les ruelles sans qu’il ne le sache jusqu’à ce qu’il entre dans une cour. Ne connaissant pas la ville j’ai mis un signe sur la porte de la concession et je suis retourné dormir à la Mosquée.
Le lendemain matin, je me suis rendu au même lieu, il s’est avéré que la maison appartenait à un esclavagiste (qui vend les esclaves). Je lui ai dit que je voulais lui acheter un esclave. Il m’a présenté beaucoup d’esclaves de toutes formes ; courts, grands, beaux, musclés etc. Sans que je ne voie mon type d’hier soir.
Je lui ai demandé s’il n’en avait plus d’autres. Il me répondit par la négative.
Au moment de repartir, j’ai remarqué une cabane en ruine dans un recoin de la maison et je lui ai demandé s’il n’avait personne dedans. Il me dit que celui qui dedans ne me servirait pas.
Je dit que je voulais quand même le voir. Lorsqu’il est sorti, je l’ai reconnu. j’ai dit que c’est celui-là que je voulais. Le vendeur me dit : Après c’est pour dire que je t’ai vendu un esclave inutile et que j’ai triché avec toi. Je lui dit que non, c’est lui que je voulais. Il me l’a vendu à un vil prix, comme pour se débarrasser de lui.
Lorsque nous nous sommes reposés quelque part, l’esclave me posa la question de savoir pourquoi lui et non un esclave fort qui pourrait faire mes travaux et me défendre, le cas échéant. Je lui ai raconté ce que j’ai vu hier soir dans la Mosquée du début de la journée jusqu’à son arrivée et ce qui en est suvi comme pluie.
Il me dt : ne penses-tu pas que tu t’es peut-être trompé de personne, je lui dit que non, c’est bien toi. Il me demanda une fois encore : donc tu m’as reconnu ? je lui dit ouiii. Il dit ; en es-tu sûr que c’est bien moi ? je lui dit encore que oui.
Malick dit que l’esclave ne lui a plus regardé en face, mais il lui a demandé de lui permettre de prier deux raka-àts.
Pendant un long soudjoûd , il répétait seulement : Ô Propriétaire de secret, le secret a été dévoilé, je ne peux plus supporter de vivre après !!!
Quelques instants après, j’ai découvert qu’il avait rendu l’âme. Son âme est remontée vers Son Créateur.
Quel était ce lourd Secret qu’il a emporté avec lui….
Puisse Allah nous compter parmi Ses amis cachés dans la masse populaire.