16/04/2026
ANICHI, qu’est-il devenu durant ces dernières décennies ?
Conquérant et entreprenant dans ses manières de lutte, de survie et sa façon si unique de dynamisme et de solidarité, comme les différentes branches d’un arbre dont le tronc est la seule famille et dont son intérêt est avant tout ? Nous, jadis, la fraternité, l’hospitalité et l’accueil étaient une devise qui nous distinguait dans la terre blanche que nous sommes devenus au cours de l’évolution de l’histoire glorieuse et sombre de ce pays ?
Un peuple désuni, une communauté frustrée, un clan complexé, une fratrie fragmentée, une famille divisée.
Apparemment, les seuls qui ne vivent ni de l’art ni de la politique ; toute somme faite, que sommes-nous de la politique, de l’économie moderne et de l’art de gagner l’adhésion de ses frères et sœurs et de bâtir une belle communauté qui avance des pions de développement politique, social et économique d’une nation à l’image de la nôtre ?
Ne voyons pas ces questions comme si nous étions en train de nous plaindre ou dans un apitoiement de notre sort devant une quelconque autorité, même si nous en avons le strict droit, mais juste comme une autocritique, juste un regard dans le rétroviseur, juste des effets miroir face à notre avenir incertain, qui s’affaiblit culturellement, socialement, politiquement et économiquement, et nous voulons profiter de l’instant présent dont la réalité laisse paraître sans filtre que nous sommes endormis, vaccinés, endoctrinés, peu ou prou dominés dans un cercle sans fin d’un système envahissant.
Alors, ceci étant vu et su d’avant et d’après, quels sont les tenants et les aboutissants de notre avenir ? Quelle stratégie adopte-t-on pour sortir de ce labyrinthe dans lequel nous sommes ? Sur quel pied danse-t-on lorsque nos histoires culturelles, notre culture sont bafouées, qu’on nous dit que celles-ci ne sont ni notre culture ni nos civilisations et, pire, que la terre que nous habitons, après plusieurs siècles, et qui nous a vus naître et grandir n’est pas la nôtre ?
Tout compte fait, il y a des signes qui ne se trompent pas : le déclin de notre vie dans les doux coins d’Anichi est à son apogée, qu’il soit climatique, économique, politique ou lié à un certain envahissement ; il est là, le déclin ! Les civilités ne sont d’aucune utilité si nous devons courber l’échine devant les plus malins et les plus forts. Le pacifisme face aux requins : la voilà, l’éternelle tragédie, pour paraphraser Robert Green dans Stratégie : les 33 lois de la guerre.