25/06/2026
: MAIS DE QUI SE MOQUE ALHABO ?
Depuis sa nomination, le ministre de l'Éducation nationale, Dr. Ahmat Alhabo, peine à prendre le taureau par les cornes. De jour en jour, il torture le système éducatif tchadien sans rien apporter de nouveau. Ceux qui connaissaient bien ce vieux avaient prédit son échec à la tête de ce département hautement stratégique. Il n'y a finalement pas de doute, il s'ennuie et risque d'enfoncer l'école tchadienne.
Sans revenir sur les nombreuses bourdes qu'il a commises en moins de trois mois après son arrivée au building de Moursal, ce retraité politique a fait un simulacre de visite hier à l'école de Dembé. Pour ceux qui ne le savent pas, ce n'était pas une visite objective. Non ! Il s'agissait d'une imitation du Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno à la suite de sa visite sur un chantier juste à la veille.
Du bluff pour Alhabo puisque ce n'est pas pour la première fois que l'école de Dembé reçoit la visite du ministère de l'Éducation nationale. Son prédécesseur, le speaker de radio, Assidick Choroma, l'avait fait. Il avait fait le même constat que lui et donné par la suite des orientations fermes afin que ces salles de classe soient libérées. Résultat : zéro.
Ce n'est donc pas le "m’as-tu-vu de Alhabo" qui viendra changer les choses.
Aussi les toilettes dont il parle sont construites par la mairie de N’Djaména et entretenues par elles. Alhabo ne comprend absolument rien de toutes ces choses. Il se réveille un bon matin et décide de déambuler simplement parce que le Maréchal a effectué une visite inopinée.
Il n'est pas encore t**d. Il faut que le chef de l’État arrache le ministère de l'Éducation nationale des mains de cette vieille gaudace avant que cela ne soit trop t**d. Ces gens ne sont pas là pour l'aider dans sa politique mais plutôt pour assurer leur survie et leur retraite.
Dans les couloirs du building de Moursal, il se raconte même déjà que "Monsieur 10 %" ne lésine sur aucun budget des projets que loge le ministère. Il demande toujours sa part comme une dîme à l'église. Pourtant, il y a des écoles qui demandent à être construites et équipées ; il n'y a pas d'enseignants, pas de tables-bancs, les maîtres communautaires ne sont pas payés, etc. Tout cela ne dit absolument rien à Alhabo. Pourvu qu'il prenne sa part. Pathétique.
Par YOUNOUS ALI Acyl, Correspondant.