UniverSao

UniverSao Médias en ligne pour la jeunesse tchadienne, traitant de divers problèmes de société.

03/02/2026

Chers passionnés de livre, cette année, je voudrais partager mes notes de lecture, écrites librement sur les œuvres lues. Dans ces notes, je mettrai en avant les phrases inspirantes et les insolites. Le tout sans dévoiler l'intégralité du livre, pour inciter les autres à chercher à les lire ou inviter ceux qui les ont lus à partager leurs sensations. C'est en définitive juste un amoureux de la lecture qui s'amuse avec les livres.

Pour ce premier numéro, je commence par un classique : Joseph Brahim Seid. Au Tchad sous les étoiles. Paris : Présence Africaine, 1962, réédité en 2017 avec une préface de Noël Netonon Djékéry. Justement, c'est cette mention de la préface qui m'a interpellé quand j'étais passé, en ce début d'année 2026, pour préparer ma lecture de l'année, à la Librairie la Source. Je ne sais pas combien de fois j'ai déjà lu ce livre, mais chaque fois avec la même sensation, le même plaisir et le même émerveillement devant ces histoires plus légendaires les unes que les autres. J'aime lire les livres que j'ai déjà lus !

Cette version donc, avec la préface de Djékéry, c'est une autre lecture qui commence. Comme une invite à la lecture, le préfacier dira : « Lisons ou relisons "Au Tchad sous les étoiles", partout et en tout temps, pas seulement comme un antidote à toute inhumanité, mais aussi pour le plaisir d'entrer en douceur en poésie. »

Le conte est un hymne à la beauté, à la merveille et à la diversité du Tchad. La première narration raconte d'ailleurs le Tchad comme héritier d'une tribu épargnée par Dieu après la destruction de la terre. La tribu d'Alifa en l'occurrence, qui sera sauvée par les géants, formera une alliance matrimoniale avec ces derniers pour donner naissance aux Saos, dont les descendants Kotoko sont nos contemporains. Quelle merveille !

Que dire de « Djingué ou le sagaie de la famille », l'histoire des douze tribus qui formèrent Massenya. Il s'agit de Dokko, Birni Desse, Lubat Ko, Dukuat, Daboleni, Diongou Djougueldou, Niougounidoualla, Goumgoul-Darko, Goumgoum-Bida, Niougo-Kouboudga, Maguerba et NGolgargue. Les branches actuelles de ces tribus sont les Sokoros, les Barguirmiens, les Kengha, les Bouas, les Bilalas, les Koukas, les Goulas, les Sarouas et tous les Saras. Un adage kengha extrait de cette partie, en faisant rapport avec ces groupements, dit ceci : « Les gens de Massenya sont comme nous-mêmes, les gens du Fittri, du lac Irro et les Saras sont nos frères. »

Sur le Royaume du Ouaddaï, on y apprend une leçon d'histoire de l'Islam, revenant aux origines du schisme entre Sunnites (ou les orthodoxes) et les Chiites (ou dissidents), partisans du gendre du Prophète. Saleh, le fondateur de l'Islam au Ouaddaï, descend directement du Prophète. Il est aussi connu sous le nom de Abd-el-Kérim ben Djamé ou encore Saleh ibn Abd Allah ibn Abbas. Il chassa les Toundjours du Ouaddaï en 1700 ou en 1635, c'est selon les sources. Le Sultan Saboun, septième descendant de Saleh, dont le livre raconte qu'il avait fait écrire au fronton des bâtiments publics cette phrase : « L'injustice qui dure ruine, la justice qui dure enrichit ». Vivement, nos administrateurs, à vos écritoires ! Saboun fut l'un des hommes les plus puissants à l'époque. Son royaume fut un centre intellectuel où les gens vinrent des quatre coins pour y apprendre les arts et les lettres. Il noua des relations diplomatiques avec Le Caire, Tripoli, le Khordofan. Ses conquêtes, sa prospérité, sa sagesse font de Saboun le meilleur sultan de l'histoire du Tchad - à ma connaissance bien sûr.

Que dire aussi de « Bidi-Camoun, le cheval de Tchouroma », une histoire magnifique d'un cheval sauveur de son maître en le transportant au ciel tel un avion. De même, la quadruple déception amoureuse de Liman qui perdit tour à tour sa fortune, son bonnet, sa bourse et sa canne magiques, mais réussit à reconquérir la princesse Aïcha avec les dattes qui font pousser les cornes et les dattes antidotes.

L'histoire de Gamar et Guimerie, qui n'est pas sans rappeler l'histoire de Joseph vendu par les siens mais dont le destin l'avait propulsé comme sauveur. Et ce n'est pas le premier récit qui ressemble aux récits des livres saints. L'histoire de la tribu d'Alifa a également des traits forts avec l'histoire de Noé et son arche. L'histoire de ces deux enfants se termine avec cette magnifique expression : « ... Il n'y a pas de bonheur sans joie familiale. »

Aussi, ai-je découvert une citation de l'auteur dont j'interroge avec humour la véracité. Il affirme que « ... la plus flatteuse louange qu'on puisse faire aujourd'hui à une femme du Tchad, c'est de lui souffler discrètement au creux de l'oreille : "vous êtes belle comme la fille d'Am-Sitep ou la femme d'Abakar" ». Je lance donc un appel à témoignage 😅. Mes sœurs, je vous invite à lire ou relire Au Tchad sous les étoiles.

Et « la justice du lion »... Pas de commentaire. Ce récit est, avec « l'ingrat », l'un des contes africains les plus légendaires.

Mon coup de cœur, c'est « Le vagabond », et vous saurez pourquoi après cet extrait : « ... à quelques kilomètres de Doba, dans un paysage paradisiaque, vivent particulièrement les Saras Gor. Bodo est leur capitale. Une grande forêt s'y trouve. C'est là que la vie a fait sa première apparition dans le monde. » Si vous pouviez savoir la tête que je faisais en dévorant cet extrait. J'en arrive à une conclusion : le jardin d'Éden est mal localisé dans les livres saints, ou encore Toumaï s'était probablement déplacé de Bodo pour mourir dans le désert du Djourab.

Ici, Joseph Brahim Seid ne déroge pas à la règle de la mythification de son terroir. L'écrivain japonais Yukio Mishima, dans son chef-d'œuvre Le Pavillon d'or, l'a affirmé avec éloquence : « À croire que mon cœur, mon instable cœur, c'est ce terroir qui l'a fait ce qu'il est. » Joseph Brahim Seid est de Bodo ; donc pour lui, Bodo est le berceau de l'humanité. Il n'y a de pourquoi, ni de comment. C'est comme ça !

Le livre est disponible à la Librairie La Source au prix de 5 000 francs. À lire ou à relire absolument.

La semaine prochaine, je vous ferai découvrir ou redécouvrir Les jambes d'Alice de notre célébrissime compatriote Ni**od.

Le 03 février 2026
Mortordé Bonheur

17/11/2025

‎🎉Bonne nouvelle ! Je suis heureux de vous annoncer la date de dédicace de mon roman "Les Déchus de Klessoum" : ce sera le 10 janvier 2026 !

‎Et bonne nouvelle supplémentaire : la précommande sera ouverte dès cette semaine ! Restez connectés. ❤️

Pour vous mettre l'eau à la bouche, voici un petit extrait. 👇

«Désolé de ne rien pouvoir faire pour toi. Regrette mon avocat. Tu es placé sous mandat de dépôt. Ça veut dire que tu vas être incarcéré en attendant le procès en audience publique qui décidera de ton innocence ou de ta culpabilité. Pour le moment, le ministère public estime que ta liberté nuirait à la manifestation de la vérité.»

Je restai de marbre face aux explications et à la tentative de mon avocat de me rassurer. Le procès, les arguments du procureur, la disposition de mon avocat à faire de son mieux pour m'innocenter… n'avaient pas d'importance à mes yeux. Du moins pas à cet instant-là. Ma hantise, mon anxiété, c'étaient plutôt la prison, la maison d'arrêt. Dans quelques heures, peut-être dans quelques minutes, je vais intégrer la maison d'arrêt. Cette idée même est anxiogène au regard des récits qui la décrivent comme un enfer terrestre. Mythe ou réalité, je le saurais bientôt. Ce n'est pas pour autant un satisfecit, car de plein gré, je n'aurais jamais cherché à connaître ce qu'est la maison d'arrêt ou ce qui s'y passe. Ni en touriste ni en curieux. La réalité est qu'au moment où le procureur ordonne mon placement sous mandat de dépôt, ce n'est pas seulement ma liberté qui cesse. Mes humeurs et mes désirs aussi. C'est-à-dire l'essentiel de ce qui fait de moi un humain. Quiconque est privé de liberté est privé de l'essentiel de son humanité. Quiconque est privé de liberté et de la dignité est déchu de son humanité.

Quand il vient le moment de quitter la méchante cour de justice qui abrite le palais dont la beauté contraste avec les décisions qui s'y prennent, les gendarmes inspectent mes faits et gestes avec le doigt sur la gâchette, prêts à faire feu sur moi en cas de faux-pas. J'avais une seule prière :

Mère terre
Sauve moi de la main de ma race
Ouvre ta bouche et engloutis moi
Crache un feu qui supprime ma trace
Du premier cri à la maternité jusqu'à cet instant T
Fais de moi un néant
Fais de moi un rien
Sauve moi des miens.

Une prière que la terre n'avait pas exaucée.

Mercredi 16 septembre 2020. Il est 13 heures. Moi, Meindah Monan, sexe masculin, vingt-cinq ans, 1,98m de hauteur, la coupe à la Don Juan, chemise bleue marine sous un costume rouge bordeaux, «étudianpreneur» à l'université de N'Djaména, marié et père d'un bébé de huit mois, en route pour la maison d'arrêt de Klessoum à N'Djaména, inculpé pour abus de confiance.

— Bien de courage à toi jeune homme ! Ça arrive à tout le monde. Aujourd'hui c'est ton tour. Demain ça sera le mien ou pour une autre personne. Ainsi va la vie. Tu t'en sortiras ! Inchallah. M'encourage t-il, l'un des trois gendarmes chargés de m'escorter à Kessoum.
— Amine ! Lui réponds-je l'air perdu, avec en fond sonore le crépitement des pneus de la fourgonnette qui se fraie le chemin au milieu des zigzags.

Après les formalités au secrétariat de la régie, on me délivre un morceau de papier sur lequel y figurent les informations suivantes : numéro d'écrou : 25276, la date de mandat de dépôt, l'autorité responsable, les éléments de mon identité, mon statut de prévenu, le type d'infraction et le numéro de la cellule.

Mon passe en main, un planton reçoit l'ordre de me conduire dans la chambre numéro 11. J'avance aux pas de pachyderme en sa compagnie en direction de l'imposant portail noir du mur géant, coiffé de triple barbelés. Au fur et à mesure que nous avançons, le portail s'ouvre jusqu'à dégager un minuscule espace qui ne peut laisser entrer qu'une seule personne. Au moment de franchir le portail, le temps paraît en mi-temps. Un sursis pour réaliser combien mes pas hésitants constituent une ultime sommation intérieure rappelant la gravité du moment. Ce léger repli du temps entre la liberté quand bien même déjà retirée par le procureur et la prison qui constitue sa matérialisation me plonge dans un dernier espoir qu'il est encore possible de ne pas franchir ce portail qui porte bien sa couleur noire. L'espoir qu'un éventuel événement rocambolesque survienne. Il faut se battre jusqu'au bout. C'est un baroud d'honneur, sinon un rêve. Les cris et les hourras m'annoncent que j'ai déjà franchi le portail. Je suis bien dans la prison. Je suis donc en prison.

Une nuée d'individus se ruèrent sur moi, chacun voulant arracher plus que l'autre mes habits, les pièces d'argent, ma chaussure ou toute autre chose qu'il aurait trouvé en ma possession. Je n'opposais aucune résistance. Mieux, j'ai collaboré. Mes expériences à l'université m'interdirent de faire la tête contre le bizutage. Mais était-il le même bizutage que celui des bleus de la fac ? Nullement. Malgré ma passivité, rien n'arrêtait ces êtres qui ressemblaient aux éboueurs en action et qui puaient de la tête aux pieds. Comme un arbre après l'assaut d'une colonie de sauterelles qui ne garde que ses branches sans feuilles, je n'avais que mon slip pour cacher ma nudité, là où s'étaient réfugiés les rescapés de ma dignité.

Deux chaînes humaines équidistantes se formèrent jusqu'à la chambre 11. Derrière le planton qui laissa faire ses acolytes, je marchai au milieu de cette chaîne sous les chants qui donnèrent les allures d'une initiation d'un secte secret. Arrivé au bout de la procession, deux jeunes se présentaient devant moi à l'entrée de la chambre 11. En position des gardes républicaines en service sur le perron du palais présidentiel à l'accueil d'un dirigeant en visite d'Etat, ils m'intimaient l'ordre d'entrer. J'ai obtempéré. Ils entrèrent à ma suite et me sommèrent de m'agenouiller devant un autre gars que je compris tout à coup qu'il était leur boss. Habillé en complet pagne, la trentaine apparemment, cheveux posés en natte sur la tête soutenue par un menton à la forme d'un entonnoir au bout duquel s'éparpillent trois brindilles de barbe. Il allumait difficilement une cigarette à l'aide d'un briquet rebelle qu'il avait dû battre à plusieurs reprises contre sa paume de main gauche avant de le voir cracher sa flamme. Il prit le temps de fumer sa cigarette. Quand il libéra la dernière fumée, aussitôt un sourire rouge se dessinait sur ses lèvres sèches. La couleur de son sourire était sans doute la marque de la cola...»

14/08/2025

Il existe des personnes dont les gestes, qu'ils soient spontanés ou réguliers, laissent sur nos vies une empreinte indélébile, une marque que ni le temps ni la mort ne peuvent effacer.

Depuis ce méchant dimanche 10 août 2025, je cherche les mots justes, cette alchimie verbale qui puisse honorer la mémoire de mon cher tuteur et oncle paternel, Moïra Djembert. Je ressens une tristesse profonde à laisser s'éloigner impuissamment un père dont j'ai tant appris, qui m’a tant aidé, celui grâce à qui j'ai trouvé un équilibre dans la tourmente de mes doutes et de mes difficultés post-adolescence.

La douleur de le voir partir est d'autant plus amère qu'il avait encore tant à donner à sa famille : son amour, son soutien, sa capacité à tirer les enfants vers le haut, sa qualité la plus précieuse parmi tant d'autres.

Je voudrais à travers ces lignes, énoncer l’hommage que je dois à Moïra Djembert, qui nous a quittés pour l'éternité. Je ressens la nécessité de rédiger ce témoignage, car il existe des héros qui, loin des fanfares, des tapis rouges et des distinctions honorifiques, méritent d'être célébrés pour l'influence positive qu'ils exercent sur notre vie. Mon tuteur était l’un d’eux.

Moïra Djembert avait une existence riche, jalonnée de multiples vies. Militaire, douanier, patriarche, fervent amateur de football et supporteur inconditionnel du Real Madrid. Rien que cette brève esquisse de son parcours pourrait nourrir un roman captivant.

Mais au-delà de ces faits, il y a une coïncidence troublante entre sa vie, ses vies et la signification de son nom, « Moïra ». Oui, tenez-vous bien, si sa mort devait être définitive, la cérémonie funéraire programmée pour le samedi 16 août 2025 ne serait pas la première. Ce n’est pas la première fois qu’il est mort. Sa première « mort » remonte à l’époque où il était militaire, un homme parti en première ligne pour défendre une patrie qu'il chérissait.

Tandis que ses frères d'armes, pour la plupart des cousins, rentraient, Moïra était demeuré introuvable. Les jours se sont transformés en semaines, les semaines en mois, et les mois en longues années de désespoir pour sa famille, rongeant leur cœur dans ce deuil sans corps, dans cette espérance sans fin, jusqu'à se résoudre à le déclarer mort.

Peut-être sa famille s'était-elle laissée emporter par la symbolique étrange de son nom, qui est une interrogation inscrite dans le mystère : « où est-ce que je suis mort ? » Pour eux, Moïra était parti, quelque part, dans un au-delà indéfini.

Ils s'étaient trompés. Moïra n’était pas mort. Non, il était revenu, tel un ressuscité. À l'instar du Christ, il réapparaissait, terrifiant les superstitieux et faisant briller d'espoir les lucides.

Quand il se présenta de nouveau, comme Moïra (où est-ce que je suis mort ?), c’était aussi son moyen de répondre à ceux qui l’avaient donné pour mort. C’était peut-être la raison étrange et prémonitoire qui avait poussé ses géniteurs à lui donner ce nom rarissime en pays Gor. Aujourd’hui encore, cette histoire continue de se transmettre dans la famille et au-delà, telle une légende vivante.

Mais où avait-il bien pu disparaître pendant tout ce temps ?

Comme nos valeureux soldats ayant combattu sur les terres à la fois pittoresques et hostiles de la bande d'Aouzou pour chasser l'envahisseur libyen, Moïra était en première ligne. Prisonnier de la guerre, il avait su s'échapper pour rejoindre un autre escadron de l’armée nationale. Son engagement inébranlable l’avait ensuite conduit aux frontières du Soudan et de la Centrafrique, où il avait participé à des opérations dont les récits, qu'il partageait avec humour et modestie qui le caractérisaient, témoignaient de sa bravoure et de sa témérité.

Dans les années 1990, il avait été réaffecté aux Douanes, continuant ainsi à servir son pays avec intégrité. Parmi ses multiples affectations, c'est celle de Massaguet qui laissa une marque dans mon cœur. En 2009, alors que je venais de terminer ma classe de seconde au Lycée de Bodo, je rejoignais cette accueillante ville carrefour, m'ajoutant à l'infinité des enfants de ses frères et sœurs qu'il avait adoptés comme s'ils étaient les siens. Avec une incroyable ferveur, il soutenait et finançait nos études, car il croyait en l’école et en la puissance du savoir.

À Massaguet, malgré son emploi du temps chargé au bureau, situé à quelques centaines de mètres de notre logement, il tenait absolument à rentrer à la maison pour partager le repas avec nous. Après la bénédiction du repas, nous échangions quelques nouvelles de l'école avant qu’il n’aborde son sujet de prédilection : le football. À travers ses récits, il devenait un copain, plutôt qu’un père ou un oncle. Il raillait, s'énervait, puis se calmait, avant de provoquer des débats enflammés. Il donnait de coup mais savait les encaisser aussi.

La période la plus palpitante se situait à l’apogée de la rivalité entre Ronaldo et Messi. Fervent supporter du Real Madrid, qu'il considérait comme le plus grand club du monde—bien que je défendisse avec ardeur le Barça—Moïra vouait un profond respect à Messi, qu'il préférait souvent au «capricieux» Ronaldo. Ce débat faisait partie de notre quotidien de 2009 à 2012. Mais finalement, il s'était réconcilié avec Ronaldo, admirant avec passion les exploits de ce dernier en Ligue des champions, particulièrement lors du triplé sous la houlette de Zinedine Zidane.

Ces instants partagés, ces rires autour de la table et ces débats passionnés sur le football ont tissé un lien indéfectible entre nous, une complicité que jamais le temps ne pourra effacer.

Élèves, nos ressources financières provenaient uniquement de lui, à l’exception des vacances où nous faisions «boy maçon» pour gagner quelques jetons. Grâce à lui, nos sorties au cinéma, surtout pour les matchs étaient assurées, et chaque fois qu’il franchissait la porte de la maison, son allure trahissait déjà le score du match. Une chaise abandonnée à l’entrée, accompagnée d’invectives à l’égard de Ronaldo, Casillas, Ramos ou Lass, suffisait à nous confirmer que son club de cœur, la Maison Blanche, avait perdu. En cas de défaite des Merengué lors des classicos, il valait mieux que nous ne fassions pas trop de bruit—sinon, il nous lançait, avec une frustration palpable, l’une de ses phrases emblématiques, qui n’exprimait guère la réalité mais plutôt son incapacité à accepter la défaite : « Si vous êtes trop rassasiés, vous feriez mieux d’aller vous coucher ! » Cette phrase, il l’avait prononcée avec une amertume décuplée lors de la défaite 0 à 5 de Real Madrid contre le Barça, lors du premier classico de Mourinho en 2010, lui qui nous (supporters du Barça) avait promis la misère à l’arrivée du « Special One ».
Le comble de cette soirée était que, ce soir-là, exceptionnellement, nos estomacs grondaient de faim. Néanmoins, nous étions partis nous coucher, affamés mais le cœur plein de joie grâce à la victoire du Barça. Si Florentino Perez l’avait connu, il aurait sans doute envoyé un maillot du Real Madrid ce samedi 16 août, pour son dernier hommage. Hélas…

Je savais combien il chérissait le football. Quand j’avais réalisé ces dernières semaines que ses médicaments ne semblaient pas lui apporter le réconfort souhaité, j’avais pris la décision d’acheter une nouvelle télévision et de souscrire un abonnement canal, espérant en vain que son amour pour le jeu l’emporterait sur la mort, que cela lui permettrait de rester encore un peu avec nous, du moins pour cette nouvelle saison qui s’annonçait. Hélas… Il n’a même pas eu le temps d’attendre le premier match.

Ce 10 août donc, il s’éteignait. Trois ans après le décès de mon père, je viens de voir partir un autre père. Ils m’auront tant donné gratuitement, sans que la vie ne leur laisse temps de voir le fruit de l’arbre qu’ils avaient planté, arrosé et protégé, parfois contre vents et marées. Ce sentiment-là, aucune formule littéraire ne peut apaiser la douleur qu’elle suscite, aucune espérance chrétienne des retrouvailles à l’au-delà ne peut sécher les larmes qu’il brasse. Peut-être cette phrase de Jean d’Ormesson : «Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants».
Repose toi en paix papa Moïra !

17/10/2024

À l’approche des élections législatives et locales de décembre 2024, le Mouvement Patriotique du Salut (MPS) se prépare à un tournant crucial de son histoire. Ces élections ne sont pas seulement le…

09/12/2023

Sondage référendum, venez, on va voter ici.
1. Oui.
2. Non.
3. Boycott

🚨 " Ils m'ont appelé Mitoumba pour se moquer de moi." 😲😲😲🚨Invité dans l'émission Brut, Ebenezer Kepombia explique l'orig...
22/10/2023

🚨 " Ils m'ont appelé Mitoumba pour se moquer de moi." 😲😲😲🚨

Invité dans l'émission Brut, Ebenezer Kepombia explique l'origine de son sobriquet " Mitoumba".

-Christiane Kogbi : D'où vous vient le le nom Mitoumba ?

-Ebenezer Kepombia : ... Quand j'arrive à Douala, mon grand-frère m'achète quelques mitoumbas. Je mange, je content et au moment de rentrer au village, j'en achète à mes amis du village.

Quand j'arrive, ils se moquent de moi parce que normalement quand quelqu'un quitte le village et qu'il va en ville à notre époque, à son retour, il doit plutôt rapporter du pain et de la sardine. Moi, j'ai rapporté du Mitoumba. 😁😁😁

Quand les gars ont mangé, ils ont compris que c'était du manioc, ils se sont moqués de moi.

Ils ont dit : " Sûrement, tu n'étais pas à Douala. Tu n'étais pas en ville. Quelqu'un ne peut pas aller en ville au lieu de rentrer avec du pain, il rentre avec du manioc."

Ils ont commencé à m'appeler Mitoumba. Ça , c'était pour se moquer de moi en fait et finalement, le nom est calé et est devenu populaire."

: Mitoumba là même est plus chic sur lui que Ebenezer 😏.

Je viens ce matin faire une petite proposition aux deux compagnies de téléphonie mobile au Tchad afin de lever de fonds ...
16/09/2023

Je viens ce matin faire une petite proposition aux deux compagnies de téléphonie mobile au Tchad afin de lever de fonds pour l'évacuation sanitaire de l'artiste sultan Guy Djikoloum !
Airtel et Mov'Africa, voici ma proposition : vous avez chacun au moins 100.000abandonnés .
Alors organiser une opération Tombola en mettant 10motos et une voiture Corolla suivi de quelques cadeaux.
Le ticket de tombola est à 500fcfa pour les motos et 1000fcfa pour la voiture Corolla !
Organiser un grand concert de vente de tickets.
Faisons le calcul :
100000tickets de 500fcfa vendus = 50.000.000FCFA.
100.000tickets de tombola de 1000FCFA vendus = 100.000.000FCFA.
C'est simple et rapide de lever de fonds de cette manière !
Merci !
Svp partager au maximum et envoyer aussi à vos amis qui travaillent au niveau de airtel et Mov'Africa ! Si vous aimez sultan Guy Djikoloum,faites le svp!
Guy ,je t'aime !
Decladore Maoundoé Djikoldingam

🛑Ahmat Bedeï Toullomi placé sous mandat de dépôt -------A la suite des mouvements d'humeur survenus lors de l'assassinat...
09/09/2023

🛑Ahmat Bedeï Toullomi placé sous mandat de dépôt
-------
A la suite des mouvements d'humeur survenus lors de l'assassinat d'un soldat Tchadien à la base militaire de Faya où le Conseiller National Ahmat Bedeï Toullomi est sorti soutenir la population locale, il a été interpellé et ramené à N'Djamena. Nos sources informent qu'il est placé sous mandat de dépôt ce vendredi 8 septembre 2023 à la maison d'arrêt et de correction de Klessoum pour des faits d'incitation à la révolte, attroupement non armée, détention illegale d'arme à feu et acte raciste et xénophobe. Son audition est annoncée par le procureur général.
Source : Le Perroquet

Voici 🔟choses à savoir sur l'uranium :1️⃣L'uranium a été découvert relativement t**d dans l'histoire, en 1789, par le ch...
04/09/2023

Voici 🔟choses à savoir sur l'uranium :
1️⃣L'uranium a été découvert relativement t**d dans l'histoire, en 1789, par le chimiste allemand Martin Heinrich Klaproth.
2️⃣L'uranium est utilisé dans les centrales nucléaires pour produire de l'électricité sans pollution.
3️⃣Le Niger détient la 3e plus grande réserve d'uranium au monde.
4️⃣La première découverte d'uranium au Niger a eu lieu en 1964, et l'exploitation de l'uranium a commencé en 1968.
5️⃣Sur les 5504 milliards de francs CFA que rapporte l'uranium du Niger chaque année, le pays gagne 86 milliards de francs CFA.
6️⃣En France, 1 ampoule sur 3 est allumée grâce à l'uranium du Niger.
7️⃣L'uranium est utilisé pour fabriquer des armes puissantes, telles que la bombe nucléaire.
8️⃣Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'uranium a été utilisé pour créer des bombes atomiques. Les bombes larguées sur Hiroshima et Nagasaki étaient basées sur l'uranium et le plutonium.
9️⃣Certains isotopes de l'uranium sont utilisés en médecine pour traiter certaines maladies, notamment le cancer.
🔟Avec un seul kilo d'uranium enrichi, on produit autant d'énergie qu'avec 160 tonnes de charbon!

   arrêt sur image.
31/08/2023

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N'djamena
235

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