15/06/2026
𝑺𝒖𝒊𝒕𝒆 𝒂̀ 𝒍𝒂 𝒑𝒖𝒃𝒍𝒊𝒄𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 "𝑳𝒆 𝑩𝒂𝒄 𝑨 𝒏𝒆 𝒔𝒆𝒓𝒕 𝒂̀ 𝒓𝒊𝒆𝒏 ", 𝒍𝒆 𝒋𝒖𝒓𝒊𝒔𝒕𝒆, 𝒋𝒐𝒖𝒓𝒏𝒂𝒍𝒊𝒔𝒕𝒆 𝒆𝒕 𝒆́𝒄𝒓𝒊𝒗𝒂𝒊𝒏 𝑱𝒆𝒂𝒏-𝑩𝒐𝒔𝒄𝒐 𝑴𝒂𝒏𝒈𝒂 𝒓𝒆́𝒂𝒈𝒊𝒕.
Lisez jusqu'à la fin svp 🙏
Réduire la valeur d’un individu à sa série d’études est une erreur d’appréciation aussi bien pédagogique que sociale. Aucune série ne détient le monopole de l’intelligence, de la compétence ou de la réussite professionnelle. Les aptitudes humaines sont multiples : certains excellent dans les disciplines littéraires, d’autres dans les sciences exactes, les techniques, les arts, l’économie, l’agriculture, l’informatique ou encore les métiers manuels. Chaque série développe des capacités spécifiques et complémentaires dont une société a besoin pour fonctionner harmonieusement.
L’intelligence ne se mesure pas uniquement à la maîtrise des mathématiques ou des sciences dites “dures”. La créativité, l’esprit critique, la capacité d’analyse, la communication, l’innovation, le leadership ou encore l’intelligence émotionnelle sont également des formes d’intelligence essentielles dans le monde professionnel contemporain. Un excellent juriste, journaliste, écrivain, entrepreneur, technicien ou artiste peut avoir suivi une série différente de la série A.
Par ailleurs, le chômage n’épargne aucune catégorie académique. Il existe autant de diplômés sans emploi en série A que dans les séries scientifiques, techniques ou professionnelles. La réalité du marché de l’emploi dépend davantage de plusieurs facteurs : la qualité de la formation, l’expérience, l’adaptation aux besoins du marché, l’esprit d’initiative, l’entrepreneuriat, les opportunités économiques et parfois même les politiques publiques de l’emploi. Posséder un diplôme d’une série réputée prestigieuse ne garantit donc pas automatiquement une insertion professionnelle.
L’histoire montre d’ailleurs que de nombreuses personnalités influentes dans les domaines politique, littéraire, économique, médiatique ou diplomatique proviennent de parcours très divers. La réussite repose souvent sur le travail, la discipline, la vision, la persévérance et la capacité à valoriser ses compétences, bien plus que sur l’étiquette d’une série scolaire.
Il est donc nécessaire de dépasser les préjugés et les hiérarchisations artificielles entre séries. Toutes les filières ont leur dignité, leur utilité et leur contribution au développement national. Une société équilibrée a besoin aussi bien de scientifiques que de littéraires, de techniciens, d’ingénieurs, d’enseignants, d’agriculteurs, de juristes, d’artistes ou d’entrepreneurs.
Jean-Bosco Manga 🖊🖊🖊