Grand KANEM 24

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Un grand merci à mes nouveaux followers !Djido Kochoko, Ahmat Mahamat Allamine
29/07/2026

Un grand merci à mes nouveaux followers !

Djido Kochoko, Ahmat Mahamat Allamine

    Nokou, Capitale du Nord-Kanem
20/05/2026



Nokou, Capitale du Nord-Kanem

 𝐃𝐮 𝐂𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐏𝐨𝐥𝐲𝐯𝐚𝐥𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐌𝐨𝐮𝐧𝐝𝐨𝐮 𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐁𝐚𝐫𝐫𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐞 𝐍𝐞𝐰 𝐘𝐨𝐫𝐤 : 𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐛𝐚𝐭 𝐭𝐮𝐦𝐮𝐥𝐭𝐮𝐞𝐮𝐱 𝐝’𝐮𝐧 𝐟𝐢𝐥𝐬 𝐝𝐮 𝐓𝐜𝐡𝐚𝐝Il existe da...
17/05/2026



𝐃𝐮 𝐂𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐏𝐨𝐥𝐲𝐯𝐚𝐥𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐌𝐨𝐮𝐧𝐝𝐨𝐮 𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐁𝐚𝐫𝐫𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐞 𝐍𝐞𝐰 𝐘𝐨𝐫𝐤 : 𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐛𝐚𝐭 𝐭𝐮𝐦𝐮𝐥𝐭𝐮𝐞𝐮𝐱 𝐝’𝐮𝐧 𝐟𝐢𝐥𝐬 𝐝𝐮 𝐓𝐜𝐡𝐚𝐝

Il existe dans la vie des parcours qui ne naissent ni dans le confort, ni dans les privilèges, ni dans les environnements qui préparent naturellement à la grandeur. Des parcours silencieux, construits dans l’ombre, au milieu des doutes, des sacrifices et parfois même de l’incompréhension générale. Des parcours où l’on avance souvent seul, avec pour seules armes la foi, le travail, l’endurance et cette conviction intérieure inexplicable que malgré les obstacles, quelque chose de plus grand nous attend quelque part. Mon histoire est celle-là. Celle d’un enfant ordinaire de Moundou, issu d’une famille modeste, ayant grandi aux côtés d’amis modestes, dans un environnement où peu de personnes imaginent réellement que l’on puisse un jour traverser les frontières du monde pour aller chercher l’excellence dans les plus grandes institutions américaines. Pourtant, très tôt, sans même comprendre pourquoi, j’ai toujours été habité par des rêves disproportionnés et démesurés par rapport à mon environnement.

Mon parcours scolaire a commencé timidement au Centre Polyvalent de Moundou, avant de se poursuivre au Collège Le Héros puis au Lycée-Collège de l’Amitié. Mais derrière ce parcours scolaire apparemment banal, il y avait déjà un jeune garçon profondément intrigué par les grandes questions liées à l’État, au pouvoir, à la justice et au fonctionnement des sociétés humaines. Je me demandais constamment pourquoi certains États étaient puissants et organisés tandis que d’autres demeuraient fragiles et instables. Je cherchais à comprendre pourquoi le citoyen semblait parfois impuissant face aux institutions publiques. Je voulais comprendre ce qu’était réellement une démocratie, ce que signifiait l’État de droit, comment le droit pouvait protéger les citoyens contre les abus du pouvoir ou au contraire devenir un instrument d’oppression. Je m’interrogeais également sur les causes profondes du re**rd de nombreux pays africains malgré leurs immenses richesses humaines et naturelles. Toutes ces questions ont commencé très tôt à façonner ma manière de penser et à construire progressivement ma vocation.

C’est cette curiosité qui m’a conduit à poursuivre des études universitaires en Droit au Cameroun, à l’Université de Soa. Et aujourd’hui encore, lorsque je regarde cette étape de ma vie dans le miroir, je ne peux que remercier Dieu pour ce choix déterminant. Le Cameroun a joué un rôle immense dans ma construction intellectuelle, humaine et psychologique. Là-bas, j’ai découvert un environnement universitaire rigoureux, exigeant, parfois rude, mais profondément formateur. J’y ai rencontré des professeurs agrégés d’un très haut niveau, des enseignants passionnés qui ont très tôt cru en mes capacités, des docteurs brillants devenus avec le temps de véritables références intellectuelles et parfois même des amis. J’y ai également découvert une jeunesse camerounaise accueillante, travailleuse, disciplinée et profondément respectueuse du savoir. Mais surtout, j’ai côtoyé des étudiants venus de toute l’Afrique francophone avec la même obsession : réussir par le mérite et par le travail.

C’est probablement à Soa que j’ai définitivement compris une vérité fondamentale que beaucoup de jeunes africains refusent malheureusement d’accepter aujourd’hui : aucune réussite durable ne se construit dans la facilité. Dans plusieurs de nos sociétés, particulièrement au Tchad, une grande partie de la jeunesse a fini par croire que la réussite dépend essentiellement du nom de famille, des connexions politiques, des raccourcis, de la chance ou parfois même de pratiques contraires à l’éthique. Très peu veulent encore croire à la bibliothèque, au sacrifice silencieux, à la discipline intellectuelle et à la patience. Pourtant, à Soa, j’ai découvert une génération de jeunes qui croyait profondément au travail bien fait. Des jeunes capables de passer des journées entières dans des amphithéâtres surchargés, puis de consacrer leurs nuits à la lecture, sans penser à la faim, aux poches vides ou aux difficultés du lendemain ; des jeunes qui parcourent parfois de longues distances pour assister aux cours, étudient avec des polycopiés usés faute de moyens, affrontent l’incertitude et le manque d’opportunités, mais continuent malgré tout à croire que l’éducation sérieuse peut encore changer le cours d’une vie. Oui, cet environnement a profondément façonné ma manière de penser et renforcé en moi la conviction que le travail objectif finit toujours par produire des résultats, même lorsque tout semble bloqué autour de soi.

Alors, c’est sous l’influence du charisme et de l’immense érudition de professeurs tels que Joseph Owona, Magloire Ondoa, Guimdo Dongmo, Aba'a Oyono ou encore mon maître Abané Engolo que j’ai choisi de me spécialiser en Droit public afin de satisfaire ce désir inachevé de comprendre l’État dans toute sa complexité. J’étais convaincu que comprendre les institutions internationales, l’administration publique, les mécanismes du pouvoir et les rapports entre l’État et les citoyens constituait une étape indispensable pour espérer contribuer un jour à la construction d’un État plus juste et prolifique au Tchad. Ce parcours m’a permis de rédiger un mémoire de Master intitulé : « 𝑳’𝒆𝒙𝒆́𝒄𝒖𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒇𝒐𝒓𝒄𝒆́𝒆 𝒆𝒏 𝒅𝒓𝒐𝒊𝒕 𝒂𝒅𝒎𝒊𝒏𝒊𝒔𝒕𝒓𝒂𝒕𝒊𝒇 𝒕𝒄𝒉𝒂𝒅𝒊𝒆𝒏 », avant de poursuivre un travail doctoral autour du thème : « 𝑰𝒎𝒑𝒐̂𝒕 𝒆𝒕 𝒅𝒆́𝒗𝒆𝒍𝒐𝒑𝒑𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒅𝒆 𝒍’𝑬́𝒕𝒂𝒕 : 𝒍𝒆 𝒄𝒂𝒔 𝒅𝒖 𝒅𝒓𝒐𝒊𝒕 𝒆𝒕 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒑𝒐𝒍𝒊𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆 𝒇𝒊𝒔𝒄𝒂𝒍𝒆 𝒂𝒖 𝑻𝒄𝒉𝒂𝒅 » (une thèse aujourd’hui en attente de soutenance) !

Lorsque je repense à toutes ces années, je réalise qu’elles ont forgé en moi une résistance imperméable qui allait devenir un atout fondamental pour la suite de mon histoire. Car la vie réserve parfois des trajectoires que même les rêves les plus ambitieux n’osent imaginer. Moi, cet enfant de Moundou, issu des réalités simples, des quartiers populaires de Rizière, Billidourri et Kategala, je n’aurais jamais imaginé immigrer un jour aux États-Unis. Encore moins intégrer Fordham University, cette prestigieuse université située au cœur de New York (Manhattan), où sont passées des personnalités mondialement connues comme Denzel Washington, Andrew Cuomo, ou encore Donald Trump. Pourtant, lorsque cette possibilité d’immigration s’est présentée, je n’ai pas hésité longtemps. Je croyais profondément au rêve américain. Je croyais qu’avec du sérieux, du travail et de la discipline, il était possible de transformer radicalement sa destinée, même lorsque l’on vient des endroits les plus injustes et oubliés du monde.

Cependant, je ne savais pas encore que l’Amérique allait d’abord me déconstruire avant de me reconstruire. Je ne savais pas que ce pays allait m’obliger à abandonner beaucoup de certitudes, des acquis, à repousser mes limites psychologiques et à réinventer ma manière de penser. Cette immigration s’est progressivement transformée en une véritable épreuve existentielle. Elle m’a parfois donné le sentiment de mourir intérieurement à certaines anciennes versions de moi-même afin de renaître plus résistant, plus éclairé et surtout mieux préparé pour les responsabilités futures. Car certaines traversées changent définitivement un homme. Et parfois, Dieu nous éloigne de nos habitudes et routines pour révéler une version de nous-mêmes que nous ignorions encore.

Oui, vous avez compris, l’arrivée aux États-Unis fut extrêmement brutale. D’abord parce que l’immigration n’était pas un projet que j’avais planifié. Ensuite parce qu’il fallait faire face simultanément à la barrière de la langue anglaise, aux difficultés d’insertion, et à cette sensation permanente de recommencer sa vie à zéro après avoir déjà construit quelque chose en Afrique. À certains moments, j’ai sincèrement eu l’impression d’être à la croisée des chemins : soit abandonner et considérer tout ce parcours comme une erreur, un accident de circonstance, soit continuer à croire en mes capacités au milieu de toutes ces difficultés visibles et invisibles et continuer jusqu’au bout. Hum (...), beaucoup de personnes ne comprennent pas ce que représente réellement l’immigration pour un jeune africain ambitieux. Immigrer, n’est pas simplement un déplacement géographique, ce n'est pas seulement changer de pays. C’est parfois accepter d’oublier symboliquement une ancienne version de soi-même pour façonner une nouvelle identité dans un environnement qui ne vous attendait pas. Et dans ces moments-là, l’homme comprend une chose : « 𝐿𝑒𝑠 𝑡𝑒𝑚𝑝𝑒̂𝑡𝑒𝑠 𝑛𝑒 𝑣𝑖𝑒𝑛𝑛𝑒𝑛𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑠𝑒𝑢𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑑𝑒́𝑡𝑟𝑢𝑖𝑟𝑒, 𝑒𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑣𝑖𝑒𝑛𝑛𝑒𝑛𝑡 𝑎𝑢𝑠𝑠𝑖 𝑟𝑒́𝑣𝑒́𝑙𝑒𝑟 𝑙𝑎 𝑠𝑜𝑙𝑖𝑑𝑖𝑡𝑒́ 𝑑𝑒𝑠 𝑟𝑎𝑐𝑖𝑛𝑒𝑠 ».

Alors, comme beaucoup d’immigrés venus de pays du tiers monde, j’ai dû mettre mon physique au service de ma survie avant même de pouvoir pleinement faire appel à mon cerveau pour réaliser mes ambitions intellectuelles. Comme Kwame Nkrumah, Nnamdi Azikiwe, Abdoulaye Wade, Alassane Ouattara, Macky Sall ou encore Bola Tinubu, et bien d’autres, à certaines périodes de leurs vies, j’ai connu la réalité du travail difficile aux États-Unis. Oui, j’ai travaillé dans des restaurants et chez Uber afin de payer mon loyer, manger, économiser, subvenir à certains besoins familiaux et continuer d’avancer sans perdre espoir vers l’ultime objectif.

Et honnêtement, je n’ai jamais eu honte de cela. Au contraire, cette période m’a appris une leçon capitale que je souhaite transmettre à la jeunesse tchadienne : il n’existe aucune honte dans le travail honnête. Aucune. La honte ne réside pas dans les sacrifices nécessaires à la reconstruction d’une vie. La honte réside plutôt dans le renoncement à ses rêves, dans l’abandon de son potentiel, dans les raccourcis destructeurs qui promettent une réussite rapide mais détruisent les consciences, les valeurs et parfois même des générations entières. Notre société doit réapprendre à valoriser le mérite, la patience, la compétence et la dignité du travail honnête. Car aucune nation sérieuse ne peut se construire durablement sur la facilité, l’illusion ou l’improvisation permanente.

Alors, malgré les longues journées de travail, malgré la fatigue physique et mentale, malgré les difficultés administratives liées à la lenteur de la régularisation du statut migratoire, malgré les difficultés financières, le projet d’intégrer une école de droit américaine ne quittait jamais mon esprit. Je savais que pour espérer réussir ici, il fallait atteindre un niveau d’anglais extrêmement élevé, développer une capacité de travail hors du commun et surtout trouver des moyens financiers capables de supporter des études particulièrement coûteuses. Pour l’info, le Master en Droit (LL.M.) et cliniques associées que j'ai fait à Fordham Law School, et dont je célébrerai la sortie officielle demain, coûte environ 130 000 dollars par an, et je ne parle que de frais de scolarité. Imaginez, le tout !

Cependant, faire ce programme représentait pour moi une immense victoire intellectuelle. Puisque intégrer le LL.M. en 𝑩𝒂𝒏𝒌𝒊𝒏𝒈, 𝑪𝒐𝒓𝒑𝒐𝒓𝒂𝒕𝒆 𝒂𝒏𝒅 𝑭𝒊𝒏𝒂𝒏𝒄𝒆 𝑳𝒂𝒘 de Fordham constituait bien plus qu’obtenir un diplôme. C’était l’aboutissement d’un rêve que moi, enfant de Moundou et de Soa, je n’aurais jamais osé formuler publiquement quelques années auparavant. Chaque jour passé dans cette institution était pour moi une source d’émerveillement continu. Je me retrouvais entouré d’étudiants issus de familles extrêmement influentes, d’enfants de dirigeants, de hauts responsables internationaux, de jeunes brillants venus des plus grandes universités du monde. Leurs niveaux professionnels, intellectuels, la qualité de leurs présentations, la vivacité de leur cerveau, leurs cultures générales, leurs ambitions et parfois même les histoires de leurs familles forçaient l’admiration et incitaient sans cesse à viser l’excellence.

Et pourtant, au milieu de cet environnement d’élite mondiale, Dieu m’avait permis, moi aussi, d’avoir ma place. Cette pensée seule suffisait parfois à me donner des frissons. Je mesurais chaque jour le privilège immense de pouvoir perfectionner mon parcours académique sous la direction de juges américains, de hauts fonctionnaires, de professeurs mondialement connus pour leurs contributions scientifiques et intellectuelles dans les domaines du droit bancaire, du droit des sociétés, de la finance et du droit international. Honnêtement, certaines émotions sont impossibles à décrire avec des mots. Faire ce LL.M. à Fordham Law School restera probablement l’une des plus grandes satisfactions personnelles et intellectuelles de toute ma vie. Dans ces moments-là, je comprenais profondément qu’aucune origine modeste ne peut empêcher un esprit déterminé de s’élever. Car le travail, la persévérance, l’endurance, le dévouement et la discipline finissent toujours par ouvrir des portes que l’on croyait réservées exclusivement à d’autres.

Oui, pendant que d’autres abandonnaient, je continuais à y croire. Pendant que certains doutaient de mes projets, je m’accrochais encore plus au travail. Parce qu’au fond de moi, j’avais compris une chose vitale : dans ce monde, les rêves ne se réalisent pas par hasard. Ils se paient par des sacrifices que peu de personnes sont prêtes à accepter.

Quoi qu’il en soit, cette expérience fut marquée par une souffrance silencieuse, profonde et d’une rare intensité. Elle m’a coûté des relations humaines, suscité des incompréhensions, provoqué des éloignements douloureux et parfois même engendré certaines formes de solitude extrêmement difficiles à expliquer. Beaucoup de gens ne comprenaient plus mon absence, mon indisponibilité ou mon incapacité parfois à répondre à certaines attentes financières ou sociales. Certains ont essayé de me décourager. D’autres ont tenté de bloquer discrètement mon avancée à travers des manigances, des médisances ou des campagnes de dénigrement. Oui (...) tout ceci m’est arrivé !

Par ailleurs, j’ai continué le chemin, porté par la compagnie de Dieu, l’esprit libre et profondément ancré dans la conviction de jours meilleurs. J’ai accepté les nuits interminables d’études, les sacrifices de tout genre, les incompréhensions venant de qui que ce soit et la fatigue. Parce qu’au fond de moi, je savais que ce combat dépassait ma propre personne. Il s’agissait peut-être de porter une responsabilité historique : celle de devenir le premier sinon l’un des premiers tchadiens formés en Droit aux États-Unis et admis au Barreau de New York pour enfin devenir avocat assermenté.

Aujourd’hui, lorsque je regarde le chemin parcouru, je pense d’abord à mes parents. À leurs sacrifices incessants, à leurs prières constantes, à leur patience et à leur confiance malgré les incertitudes. Je pense également à mes amis, à ceux qui ont cru en moi même lorsque moi-même je doutais parfois du processus. Je pense à ceux qui m’ont soutenu dans les moments les plus difficiles, à ceux qui ont compris mon silence, mon absence ou mon indisponibilité sans jamais les interpréter comme du mépris ou du désamour.

Et aussi paradoxal que cela puisse vous paraître, avec beaucoup de recul aujourd’hui, je pense aussi à toutes les personnes qui ont essayé de me noyer, de me rabaisser, de freiner mon élan ou parfois même de m’humilier en se moquant de mon passé. Pendant longtemps, je ne comprenais pas pourquoi certaines personnes semblaient être dérangées par mes ambitions. Mais avec le temps, j’ai compris que les grandes ambitions réveillent souvent les frustrations de ceux qui ont abandonné les leurs. Finalement, ces épreuves ont participé elles aussi à ma construction. Oui, elles m’ont appris la méfiance des autres, la résilience inébranlable, la maîtrise de soi, le silence assourdissant, la patience stratégique, la capacité à supporter le mépris, l’injustice sans pourtant perdre sa direction et surtout cette force mentale indispensable pour traverser les longues périodes d’obscurité sans abandonner ses rêves.

Mais malgré ce parcours, je reste lucide. La victoire n’existe réellement que lorsque le trophée est entre les mains. Ceci dit, aujourd'hui encore, un immense défi m’attend : l’examen du Barreau de New York. Je prie Dieu de me donner la force, la santé, la discipline, le savoir et l’endurance nécessaires pour franchir cette étape finale. J’aimerais également vous demander de m’accompagner dans vos prières. Et si Dieu me permet de franchir cette ultime étape, alors cette victoire ne sera pas seulement l’aboutissement d’un rêve personnel. Elle appartiendra aussi à tous ces jeunes africains issus de milieux modestes, à qui l’on répète souvent que certaines portes ne sont pas faites pour eux mais qui refusent malgré tout de laisser leur environnement définir les limites de leurs ambitions.

À la jeunesse tchadienne et à tous ceux qui doutent encore d’eux-mêmes, je veux dire ceci : ne laissez jamais votre environnement définir la taille de vos rêves. N’acceptez jamais que les limites des autres deviennent les vôtres. Croyez en votre capacité à vous transformer par le travail, la discipline et la persévérance. Les raccourcis peuvent impressionner momentanément, mais seules les constructions solides résistent au temps. Il n’y a aucune honte à travailler dur, à gagner sa vie honnêtement, à souffrir périodiquement, à baisser la tête quand il faut, à recommencer plusieurs fois ou à avancer lentement. La vie n’est pas une course de vitesse ; elle est souvent une longue épreuve d’endurance. Beaucoup abandonnent parce qu’ils veulent récolter trop tôt ce qu’ils n’ont pas encore suffisamment construit. Pourtant, les plus grandes réussites reposent souvent sur des années de sacrifices invisibles, de frustrations silencieuses et de combats que personne ne voit. N’ayez pas peur des débuts modestes. N’ayez pas peur des périodes où personne ne croit en vous. N’ayez pas peur du travail difficile. Car parfois, Dieu utilise justement ces saisons de souffrance pour préparer des responsabilités beaucoup plus grandes. Les plus grandes destinées se construisent souvent dans le silence, loin des regards et des applaudissements. Et parfois, au bout de très longues années de sacrifices, Dieu finit par ouvrir des portes que personne n’aurait imaginées pour vous. Même pas vous-même !

Mahamat Kello

Le Grand Kanem 24 se réjouit largement du parcours de ce frère, prie et lui souhaite un avenir meilleur et radieux.

Grand Kanem 24

14/05/2026



Il y a quelques jours, l’opinion publique tchadienne et particulièrement celle du Kanem avait été profondément choquée par le meurtre atroce d’une ressortissante tchadienne à Benghazi, en Libye.

Cette affaire tragique avait suscité une vive émotion de tristesse ainsi que de nombreuses accusations et spéculations sur les réseaux sociaux.

Hier, à la lumière des résultats officiels de l’enquête menée par les autorités libyennes, notamment le Service des Investigations Criminelles de Benghazi (SICB), la vérité a été établie. Grâce aux investigations, aux images de vidéosurveillance et aux aveux de la véritable auteure du crime, les enquêteurs ont pu élucider cette affaire complexe.

L’enquête a clairement démontré que Mahamat Nour Youssouf Idriss Djoufoune, dont le nom avait été largement cité et accusé sans preuves solides, est innocent et n’a aucun lien avec ce crime. Il a malheureusement été victime d’accusations hâtives et injustifiées qui ont porté atteinte à son honneur et à sa réputation.

Nous appelons chacun à faire preuve de prudence et de responsabilité avant de relayer des accusations non vérifiées, surtout dans des affaires aussi graves que sensibles comme celle-ci.

Nous adressons encore nos pensées et nos prières à la défunte sœur. Qu’Allah lui accorde son pardon, Sa miséricorde et l’accueil dans son noble paradis.

Nos sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

Le Grand Kanem 24 condamne avec la plus grande fermeté cet acte criminel et inhumain. Que justice soit pleinement rendue pour la défunte, et que cette tragédie serve de leçon contre les jugements hâtifs, et la désinformation.

Le Grand Kanem 24

 Après une expérience au sein du groupe SAFRAN, il évolue aujourd’hui à la RATP Paris comme ingénieur projet QHSE, où il...
12/05/2026



Après une expérience au sein du groupe SAFRAN, il évolue aujourd’hui à la RATP Paris comme ingénieur projet QHSE, où il participe à la gestion des risques, à la mise en œuvre des normes environnementales et aux enjeux liés au développement durable.

Originaire du Kanem et installé à paris, Younous Mahamat Moussa est ce jeune tchadien qui transforme son savoir en engagement. Formé en géosciences à l’Université de Yaoundé I, puis spécialisé en ingénierie environnementale, gestion des risques et management de projet en France, il continue de construire un parcours inspirant.

Attaché à son pays d’origine, il porte également une réflexion sur les défis climatiques qui touchent le Tchad et le Sahel, où, il partagea sa vision et son expertise la semaine dernière sur le plateau de l’émission Lalekoum, Nationale.

À travers son parcours, Mr Docta ou le Soulemaawi, l’appelent affectueusement ses amis, adresse un message fort à la jeunesse. C’est le travail, la discipline et la formation restent les véritables chemins de l’excellence.

Grand Kanem 24 salue le parcours inspirant de ce fils du Kanem et se réjouit.

Grand Kanem 24

   𝗜𝗡𝗙𝗥𝗔𝗦𝗧𝗥𝗨𝗖𝗧𝗨𝗥𝗘𝗦: Le Ministre des Infrastructures, du Désenclavement et de l’Entretien routier, Amir Idriss Kourda, a ...
27/04/2026



𝗜𝗡𝗙𝗥𝗔𝗦𝗧𝗥𝗨𝗖𝗧𝗨𝗥𝗘𝗦:

Le Ministre des Infrastructures, du Désenclavement et de l’Entretien routier, Amir Idriss Kourda, a procédé ce 27 avril à Mao au lancement officiel des travaux de construction de la route N’Gouri–Mondo–Mao.

Long de 74 km, ce tronçon, financé sur fonds propres de l’État à hauteur de 78 855 167 091 FCFA, sera réalisé par la Société de Coopération pour la Construction et le Commerce (S3C) pour un délai d'exécution de 30 mois. Il vise à améliorer la mobilité et à désenclaver durablement la province du Kanem

Grand Kanem 24 avec MRTV

19/04/2026

Paix aux âmes de tous nos parents tombés en martyrs le 17, 18, 19 Avril 2021 sur leur terre. Que Dieu puisse les accueillir dans son illustre paradis Alfirdaws

    Vibrant hommage au révolutionnaire Gourbal Djiddi Nokour, hommage rendu par son épouse, une femme forte imbu de la n...
19/04/2026



Vibrant hommage au révolutionnaire Gourbal Djiddi Nokour, hommage rendu par son épouse, une femme forte imbu de la noblesse du Grand Kanem :

Monsieur Gourbal Djiddi Nokour .
Les coupables qui ont l’assassiné en train de fêter le jour de leurs naissances, le jour de leurs mariages ou de leurs enfants.

Si seulement le Tchad a mérité ça ?
Monsieur Gourbal Djiddi Nokour a vécu à côté de géant comme son grand père Nakour et son camarade de lutte Goukouni Guet cadre politique de MDD.

Il a vécu de côté de fort et digne comme ses camarades de lutte, senoussi Faki cadre militaire de FAP,et a vécu a côté de Général Abbas Koty ;

Il a vécu à côté de Général Hamid Moussaye CEMAGA de FAP, a vécu a côté de Général Moussa Medalla président du MDD.

Oui il a vécu à côté de géants et forts.

Il a vécu aussi dans le désert de Zouar en regardant ses paysages montagneux, où le soleil se levant sous les palmiers, le matin en plein désert avec un thé à la menthe très chaud à la main ;

Il a vécu dans la forêt paysages de savane sèche dans le centre et le nord du RCA, jurant avec des forêts tropicales luxuriantes dans le sud, en nourrissant les oiseaux sauvages.

Monsieur Gourbal Djiddi Nokour a connu le haut et le bas, il connut la défaite, la solitude le jour où il a appris la mort de sa mère, une mère qu’elle l’a élevé comme un roi, son unique fils.

Il a connu la souffrance le jour où il a appris la mort de son père, l’homme qui lui a appris être conservateur de sa culture, mais aussi le bonheur le jour où ses propres enfants sont venus au monde.

Il a connu l’univers et l’a vécu.

L’homme qui a appris un coup de soleil dans les montagnes de Burkina Faso pour rendre hommage à Thomas Sankara ;

L’homme qui a dîné dans des restaurants des moyens orient, à la plage de Alexandria, il a gouté la frite à l’hummus en Algérie, la salade cuite à Casablanca, les navets saumon maison en Tunisie.

L’homme qui a pris petit déjeuner au croissant à l’aide d’un espresso sans sucre avec jus d’orange nature à la Terrace parisienne ;

L’homme qui a baladé dans la rue de New York avec le Roman broché de révolutionnaire MARTIN LUTHER KING ‘ je suis un Homme ‘à la main.

L’homme qui a échangé avec des juges et des Magistrats dans les quatre coins du monde en évoquant la loi, pour que la justice triompha dans son pays d’origine le Tchad.

L’homme qui a dégusté mousse de saumon fumé au caviar avec des médecins à Moscou en Russie en évoquant la santé en Afrique ;

L’homme qui a accompagné des éleveurs et l’agriculteurs pour préserver l’environnement ;

Oui l’homme qui a vécu à côté de géant et fort !

L’homme qui a pu apporter dans ses Souliers de Patchwork Démesure en Cuir, les graines de sable des déserts du Kanem, Djourab, de Zouar et de Borkou dans la rue de Montréal au Canada, dans la rue de Boston aux Etat-unies, dans la rue de paris en France, dans la Rue de Moscou en Russie, dans les rues pékin en Chine et dans la rue de Londres en Angleterre et dans la rue de Istamboul en Turquie.

L’homme qui a laissé ses empreintes partout dans la rue de la province de l'Ontario à Hamilton.

Cet homme, cachait à l’intérieur de lui, un homme tendre et timide, pour cette raison j’admirais autant ses actions et ses énergies en faveur du peuple tout en étant pessimiste à son égard plus noble et cultivé.
Cette description que je vous donne aussi remarquable et bien incomplète quand vous connaissez sa vie aventureuse.

Il a eu une vie aventureuse sacrée et immortelle, c’est n’est pas par une erreur d’option mais plutôt par un choix sur tous les plan, plan social, culturel, politique, son opinion a plus d’importance, tellement il se méfiait de mondialisation, il se naissait en lui un conflit systématique plus cultivé, plus raisonnable, plus généreux et idéaliste.

Oui ! le Tchad est le prix des vies des hommes qui ont la plus grande valeur.

Soi-disant opposant ou progressiste de nouvel aire ;

Soi-disant politico-militaire ou situationniste ;

Vous ne comprendrez jamais que les hommes qui ont plus grandes valeurs, ont donné leur temps et leurs vies pour le Tchad, alors grignotez-vous à l’aveugle à genoux à terre sous les pieds des oppresseurs sanguinaire !

Par Bourgeoise Djarma pour Grand Kanem 24

18/04/2026

Le 18 Avril 2020 en Libye, disparaissait l’un des illustres fils du Grand Kanem . Grand kanem 24 republiera à 21h le vibrant hommage rendu au vaillant révolutionnaire. Qui est il? À vos claviers

   Politique : le Siège National du RDP Baptisé au nom du martyre Bichara Digui Arou « Bichara Digui Arou fut un pionnie...
14/02/2026



Politique : le Siège National du RDP Baptisé au nom du martyre Bichara Digui Arou

« Bichara Digui Arou fut un pionnier de la première heure, un bâtisseur, l'un des membres fondateurs influents du RDP qui ont tracé la voie en décembre 1991 aux côtés de feu Président
Lol Mahamat Choua, dont il fut l'un des plus proches compagnons, à une époque où s'engager politiquement relevait
du courage, parfois même du sacrifice.»

Mahamat Allahou Taher, President National du RDP

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