10/01/2025
Les “larmes de crocodile”, sérieusement ? En Occident, dès que les parents vieillissent, on les envoie dans des maisons de retraite. Certains ne prennent même plus la peine de leur rendre visite.
Ce sont souvent des étrangers qui s’occupent d’eux, et bien souvent, des Africains.
En Afrique, c’est justement quand nos parents vieillissent qu’on s’occupe le plus d’eux. C’est à ce moment-là qu’ils ont le plus besoin de nous, tout comme nous avions besoin d’eux quand nous étions enfants. Mais en Occident, on agit comme des oiseaux : dès qu’on apprend à voler, on abandonne ses parents. Et après, c’est ce même Occident qui veut venir nous donner des leçons sur les droits de l’homme. Quel paradoxe !
Et ce paradoxe ne s’arrête pas là : c’est souvent quand les parents meurent qu’on se rappelle soudain d’eux, avec des hommages grandioses et des funérailles spectaculaires, accompagnés de larmes de crocodile.
Mais attention, ce genre de comportement existe aussi en Afrique. Certains laissent leurs parents mourir dans la misère ou de faim, et c’est seulement après leur décès qu’ils commencent à dépenser des fortunes pour des funérailles extravagantes. Ils vont jusqu’à faire des prêts de millions, alors que la dépouille est parfois restée des mois dans une morgue.
À quoi bon faire des prêts pour une personne qui est déjà morte ? Quelle fête un défunt mérite-t-il vraiment ? Prenons exemple sur les musulmans : dès qu’une personne meurt, on l’enterre rapidement, souvent le lendemain, et on prie pour elle.
Faire des prêts pour une personne qui n’est plus là, ça ne sert à rien. Mieux vaut honorer nos proches de leur vivant que de se ruiner pour des cérémonies inutiles après leur départ.