L'instant d'une évasion by Alexa KEAS

L'instant d'une évasion by Alexa KEAS Juste un instant pour s'évader à travers la lecture de belles histoires édifiantes... Les mots détruisent mais ils construisent aussi.
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L'instant d'une Evasion c'est non seulement des histoires passionnantes à lire mais aussi des sujets à débattre ensemble, des conseils à donner pour ceux qui en auront besoin. J'espère que nous passerons de bons moments ensemble!

Désir, passions, fantasmesSEXY ÉVASIONUn recueil de 20 histoires érotiques pour celles et ceux qui aiment les récits cou...
21/09/2026

Désir, passions, fantasmes

SEXY ÉVASION

Un recueil de 20 histoires érotiques pour celles et ceux qui aiment les récits courts, les situations inattendues et les désirs qui prennent parfois le dessus sur la raison.

20 histoires, 20 atmosphères, 20 occasions de s’évader.

SEPTIÈME CIEL

Une nouvelle, Six mois pour m’aimer, accompagnée de six histoires courtes pour explorer différentes facettes du désir, de la passion et des sentiments.

Parce que certaines passions ne se contentent pas de brûler, elles restent.

SENSATION PERDUE

Tania a vécu une nuit qu’elle n’arrive pas à oublier. Depuis, elle cherche celui qui lui a fait découvrir une sensation nouvelle, devenue obsessionnelle. Mais jusqu’où peut-on aller pour retrouver ce que l’on a perdu ?

3 livres.
3 univers.
3 manières de sortir du quotidien.

À lire sur Amazon ou en version numérique via BookFunnel

PS : Ne lisez pas quand vous êtes au bureau ou en réunion familiale. Je me désengage de toute responsabilité jouissive.

À vous qui me lisez, où que vous soyez, je vous souhaite une belle semaine.Qu’elle vous apporte de bonnes nouvelles, de ...
21/09/2026

À vous qui me lisez, où que vous soyez, je vous souhaite une belle semaine.

Qu’elle vous apporte de bonnes nouvelles, de belles surprises et surtout, la force de continuer à croire en vos rêves.

Prenez soin de vous, avancez à votre rythme et n’oubliez jamais.

Chaque nouveau jour est une nouvelle page à écrire.

Belle journée à tous

Alexa KEAS

Le mariage, ce combatSimple formalité pour certains, la concrétisation d'une promesse faite pour d'autres, la consolidat...
19/09/2026

Le mariage, ce combat

Simple formalité pour certains, la concrétisation d'une promesse faite pour d'autres, la consolidation de sentiments partagés pour d'autres encore, le mariage est avant tout une institution sacrée qui obéit à des règles données. Des règles difficiles à respecter, très souvent.

Synonyme de bonheur pourtant, le mariage devient un dur combat, que seuls les cœurs solides gagnent.

Infidélité, ce mal qui ronge les couples et qui a une portée distincte, selon qu'il s'agisse de l'homme ou de la femme. Les jugements ne sont jamais les mêmes et les répercussions, non plus.

Bien de couples réels se reconnaîtront à travers la vie de couple des personnages fictifs de ce livre. Entre trahison, coups bas, vengeance, infidélité, passion et même fétichisme, il est clair que le mariage n'est pas toujours rose et qu'il ne faut pas s'y lancer pour plaire aux autres.

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Rédemption

Avec des personnages de "Le mariage, ce combat", Rédemption est beaucoup plus centré sur le personnage de Fabrice AGBOSSOU. Gi**lo de son état et bourreau des cœurs, Fabrice s'est retrouvé marié à Nalida, riche médecin, pensant avoir gagné le jackpot. Il réalise très vite qu'il est loin du conte de fées qu'il s'imaginait. Tout ce qui brille n'est pas or et pire, les apparences se révèlent trompeuses. Non seulement Nalida use de son énergie sexuelle pour pérenniser sa richesse, mais elle emprisonne également la virilité de Fabrice, le forçant ainsi à une fidélité éternelle. Fabrice va essayer de sortir de ce cercle infernal, loin de se douter que le cercle dans lequel il est emprisonné est à son tour emprisonné dans d'autres cercles plus vicieux.

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📖 Vous avez déjà lu l'un de ces deux livres ou les deux ? Dites-moi en commentaire quel personnage vous a le plus marqué·e et pourquoi. Qu'avez-vous tiré comme leçon ?

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Bonne lecture et bon weekend 🥰

Chapitre 1 : LibertéFabriceÀ l’instar des deux centaines de personnes présentes dans cette salle, je me lève pour accuei...
18/09/2026

Chapitre 1 : Liberté

Fabrice

À l’instar des deux centaines de personnes présentes dans cette salle, je me lève pour accueillir les mariés. D’une démarche rythmée, sur la musique douce que diffusent les haut-parleurs placés aux quatre coins de l’église, le couple avance le sourire aux lèvres. Leur bonheur se sent et se répand sur des kilomètres à la ronde. Les voir ainsi donne envie d’être à leur place. Ça sent le véritable amour que nous n’avons pas tous la chance de connaître. Je n’aurais jamais imaginé assister à une telle scène un jour. Dieudonné qui se marie ! Il faut le vivre pour le croire. Dieudonné n’ayant plus ses parents, Armelle n’a pas voulu léser son fiancé en se faisant accompagner à l’autel par son père. Ils ont donc décidé de faire une entrée unique. Ils prennent tout leur temps pour longer l’allée de l’église, majestueusement décorée avec des fleurs et des rubans dorés. La musique cesse de retentir quand les élus du jour atteignent l’autel. Le prêtre fait un signe de mains à l’assemblée de s’asseoir. Sa voix, plutôt grave, résonne à travers le micro, donnant le ton du début de la cérémonie. De ma place, à quelques mètres à peine des heureux du jour, j’admire avec frénésie leurs échanges de regards complices et m’introduis un tant soit peu dans la bulle d’amour dans laquelle ils sont enfermés. Une légère caresse, si je peux ainsi qualifier ce contact physique, sur mon bras, me ramène à la réalité. Je tourne mon regard et croise celui de celle que j’appelle « ma femme ». Ce n’est que sa main parfaitement manucurée qui vient de m’effleurer, et ce, par mégarde, certainement. Je me suis marié, non pas pour les mêmes raisons que Dieudonné. Vu de l’extérieur, ma femme et moi formons un couple digne de célèbres acteurs de Hollywood. D’ailleurs, nous sommes tous les deux de parfaits acteurs et nous aurions été retenu à un casting pour tournage d’un film, qui s’intitulerait « Haute Hypocrisie ».

La cérémonie suit paisiblement son cours, jusqu’au moment fatidique d’échange des vœux. J’entends mon ami de toujours, prononcer des phrases, tel un fidèle disciple de Shakespeare. À une époque, j’en aurais rigolé mais tout mon être réagit autrement à l’ambiance de cet après-midi. J’ai ce sentiment de manque intense qui me hante d’un coup. Si la mort devait me faucher à l’instant T, je pense que je m’en irais avec le sentiment de n’avoir pas vécu. Ma devise a toujours été l’argent et rien d’autre, jusqu’à ce que la vie m’apprenne à mes dépens que l’argent n’achète pas tout. Je joins mes mains, en guise d’applaudissement pour accompagner le ba**er langoureux qu’échangent les nouveaux mariés. En tant que témoins, ma femme et moi avançons à la demande du prêtre, pour procéder à la signature du registre de mariage. Elle et moi, comme témoins, la belle blague ! Main dans la main, nous faisons ce que nous savons faire le mieux, c’est-à-dire tromper les apparences par notre image du couple parfait. A la sortie de l’église, chacun prend sa voiture pour se rendre au lieu de la réception. Ce n’est pas si étrange, toute la ville sait que la profession de madame oblige. Mon compte est garni de centaines de millions, frôlant le milliard, ne me servant à grand-chose alors, j’ai tenu à offrir une somptueuse réception à Dieudonné et sa bien-aimée. C’est la salle climatisée de l’Hôtel Mercure Sarakawa de Lomé qui accueille les deux cents invités que nous sommes. Le service est de taille, bien évidemment, c’est la crème de la crème.

Ma femme et moi sommes installés à la table d’honneur. De là, j’ai une vue imprenable sur la salle. En baladant mon regard, je repère une jeune gazelle aux allures de sirène qui se déhanche, sûrement avec l’intention de faire des victimes. Tous les mâles bien portants ont leurs regards posés sur elle.

—Comment oses-tu ? rugit ma femme.

—Quoi donc ?

—Me manquer ainsi de respect devant tout le monde ?

—Même mes yeux ne m’appartiennent plus ?

—Tu as intérêt à les garder posés sur moi, jusqu’à ce que nous quittions cette salle !

Je veux donner une énième réplique mais la voix du chairman, annonçant l’entrée des mariés, m’en empêche. Nous les accueillons avec des ovations dignes de ce nom. Ils font le tour de la salle en dansant, avant de venir se poser à côté de nous, à la table d’honneur. J’enchaine les coupes de champagne, sans me préoccuper du regard incendiaire de madame ma femme. Je touche à peine aux repas, qui sont pourtant si bons.

Les mariés ouvrent la piste sur un slow qui me fait presque pleurer. Quand il est demandé aux invités de rejoindre la piste de danse, je me lève de mon siège et traverse la salle, à la recherche de la gazelle qui captivait mon attention. Dès que je la retrouve, je l’invite à danser, ce qu’elle accepte avec grand plaisir. Ma main posée autour de sa taille, comme si elle m’appartenait, je la conduis sur la piste. De loin, je peux voir de la fumée sortir des oreilles de ma femme. Elle se retrouve seule à la table d’honneur et ça, c’est l’humiliation de trop. Comme je m’en fiche !

Pour un instant, je les oublie, elle et le monde autour. Je ferme les yeux et me plonge dans les bras de cette inconnue qui ne semble pas être si intriguée que ça. Tant mieux, me dis-je ! J’entends une voix exécrable prononcer mon prénom, m’obligeant ainsi à ouvrir les yeux.

— Excusez-moi ! dit l’inconnue en se dérobant de mes bras.

Comme je la comprends, elle ne peut que prendre ses jambes à son cou, face au regard menaçant de ma femme. Je plante cette dernière sur la piste et retourne m’asseoir à table. Je me saisis d’une des bouteilles de champagne sur la table et la porte à ma bouche.

—Puis-je savoir ce qui t’arrive ? Je vois que tu es décidé à m’humilier ! Tu n’as pas intérêt à…

—Fiche-moi la paix !

—Pardon ?

—Tu m’as bien entendu, fiche-moi la paix.

—C’est le champagne qui te donne des ailes ou tu as oublié à qui tu avais affaire ?

—Que vas-tu me faire, me tuer ? Me faire fouetter par des esprits invisibles ? Ne te gêne surtout pas, je suis déjà mort de toute façon.
Je me lance dans un fou rire, pour mieux l’agacer. Son téléphone posé sur la table émet des vibrations. Elle s’en saisit et décroche aussitôt.

—J’arrive, l’entends-je dire avant de raccrocher.

Elle me lorgne, se saisit de sa pochette et s’éloigne en mode furie. Je lève la bouteille à son honneur et souris, quand je la vois bousculer un pauvre serveur, dont le plateau et le contenu se retrouvent au sol, dans un bruit que la musique n’arrive pas à totalement couvrir. Les regards se concentrent sur la scène, tout ce que madame n’aime pas. Elle aurait giflé le pauvre serveur, si nous étions dans un endroit moins peuplé. Le Dj balance un son plus dansant et c’est l’euphorie dans la salle. Je repose la bouteille et me lève pour aller danser. Dieudonné vient vers moi et demande ce qui se passe.

—Pourquoi ta femme est partie ?

—Le boulot !

Je cherche la belle gazelle du regard et la repère à trois tables plus loin, souriant à belles dents, aux propos sans doute flatteurs, d’un jeune homme…

—C’est qui cette fille ?

—Oublie, mon pote ! répond Dieudonné, avant de s’éloigner vers sa femme.

Je me mêle à la foule et essaie de m’amuser autant que possible. Deux heures plus t**d, alors que la fête bat encore son plein, je sens mon téléphone vibrer. Je le sors de ma poche et vérifie le numéro appelant. Il m’est inconnu mais je décroche quand même, oubliant qu’il y a trop de bruit autour de moi. Bien sûr, je n’arrive à rien piger. Je m’éloigne en maintenant la communication, par une répétition ininterrompue d’« allô». Je sors de la salle et perçois enfin la voix de l’appelant. Une voix toute aussi inconnue que le numéro. La personne cherche à confirmer mon identité.

— Oui, c’est bien moi.

—Service des sapeurs-pompiers…

Mon cœur rate un battement.

—Votre femme a été victime d’un accident mortel sur le boulevard circulaire…

—Quoi, comment ? Elle va bien ?

—Nous sommes sincèrement désolés monsieur. Veuillez vous présenter à la morgue du CHU de Lomé-Tokoin pour identifier le corps.

Je laisse tomber le téléphone et l’accompagne dans sa chute. Les agents de sécurité se précipitent vers moi, s’imaginant peut-être que je fais une crise.

— Monsieur, vous allez bien ?

Je retire mon nœud papillon et le balance au loin. J’ai bien envie de répondre aux questions qui me sont posées, mais je suis submergé d’émotions. Après quelques secondes, j’arrive à les rassurer sur mon bien-être et me relève. Je vérifie que ma clé de voiture est bien dans ma poche et éloigne mes pas, en direction du parking. Je pense à Dieudonné qui s’inquiétera de ma soudaine disparition, mais ne veux en aucun cas, aller l’informer de ce qui se passe. Je n’ai pas le droit de troubler sa joie. Je conduis lentement, me posant mille et une questions, jusqu’à la morgue du CHU. Je décline mon identité au gardien et l’informe de mon appel pour venir identifier le corps de ma femme, impliquée dans un accident de voiture.

—Ce fut un grave accident, ne peut s’empêcher de commenter, le gardien. Toutes mes condoléances monsieur. Une si belle femme !

La beauté du diable, pensé-je. Il appelle un agent et lui demande de me conduire à la chambre froide. Je suis l’agent, qui se déplace dans cet endroit, comme s’il s’agissait de sa propre maison. Il siffle même un air qu’il semble énormément apprécier.

—C’est votre femme ? demande-t-il, en enlevant le drap blanc qui couvre le corps, que je découvre, bien amoché.

—Bon Dieu ! hurlé-je, en acquiesçant de la tête.

—Veuillez me suivre pour les formalités, s’il vous plaît, déclare l’agent, sans se soucier de mon état d’âme.

Une fois à l’extérieur, j’appelle ma belle-famille et leur fais part de la triste nouvelle. Aucun d’eux ne se trouve à Lomé à cet instant. Je m’occupe de la paperasse et fais transférer le corps, à la morgue de la clinique de la défunte. C’est le chaos et la consternation totale sur les lieux. Sa mort est des plus inattendues et brusques. Une fois son corps sans vie placé dans un de ces casiers aussi froids que l’était son cœur, je rentre chez nous, enfin chez moi, puisqu’elle n’est plus et que la maison me revient de droit. C’est debout dans la cour, que j’appelle les employés de maison et les informe de la situation. Je leur donne un congé dans l’immédiat, pour rester seul un moment. Seul le gardien reste en poste, car il faut quand même quelqu’un pour ouvrir le portail aux éventuels visiteurs.

Je franchis à peine le seuil du salon tout en blanc, contrastant avec l’âme noire de celle qui l’a fait décorer, quand mon téléphone se met à sonner de nouveau. En réalité, il n’a pas arrêté de sonner depuis la morgue. La nouvelle s’est sans doute aussi vite propagée, qu’un feu de paille. Je sors le téléphone de la poche, et vois le nom de Dieudonné. Je coupe l’appel et lui envoie un message rapide. Je le rassure que je vais bien, m’excuse pour mon départ précipité et lui promets que nous en parlerons demain. S’il insiste, c’est qu’il aurait appris la nouvelle, dans le cas contraire, cela ne sert à rien de gâcher sa lune de miel. Tant mieux, il n’insiste plus.
Je me dépouille de mes chaussures, de ma veste et de ma chemise et mets la climatisation en marche. Je me dirige ensuite vers le bar et me sers une bonne rasade de whisky. Je lève le verre en direction de l’immense portrait de ma défunte épouse, puis le vide d’un trait.
Quelques instants plus t**d, la porte s’ouvre et laisse passer une personne que j’aurais préféré ne pas voir ce soir. Juste un instant de répit, est-ce trop demandé ? Je dois avouer qu’elle s’est surpassée ce soir, dans la mise en valeur de son corps. Elle brille littéralement, dans sa longue robe de couleur blanche. À son cou et ses poignets, scintillent des bijoux en diamants. Elle s’arrête au pas de la porte et plante son regard dans le mien. Elle arbore un sourire machiavélique. Je lui fais un sourire en coin et lève mon verre en son honneur. Elle avance d’une démarche chaloupée. Les talons de ses chaussures se perdent dans l’immense moquette. Je me saisis d’un autre verre et y verse un peu de liqueur, le temps qu’elle atteigne mon niveau. Je le lui tends.

—Ne penses-tu pas que le champagne serait mieux adapté à la circonstance ?

Elle vide quand même le verre.

—Tu as raison, je vais en chercher.

Elle sourit. Les rides sur son visage, cachées sous une énorme couche de fond de teint, s’accentuent. Elle caresse mon torse, le temps d’une seconde, quand je passe à côté d’elle.

— J’ai hâte, dit-elle.

Je me contente de sourire et avance vers la cuisine. Pour me débarrasser de la diablesse qu’était ma femme, j’ai dû faire alliance avec une autre diablesse. Cette dernière n’a même pas daigné me laisser quelques heures de répit, avant de passer réclamer son dû. Cette alliance sera-t-elle de tout repos ? J’ai quand même plusieurs cartes à jouer. Cette fois, je serai le maitre du jeu. J’ouvre le frigo et prends une bouteille de champagne. Il y en a toujours au frais, dans cette maison. Je rejoins Clémence qui s’est déjà dépouillée de sa robe. Elle me laisse le temps de déboucher le champagne et de remplir deux coupes, avant de me sauter dessus.

Je n’éprouve aucun désir pour cette femme, mais le simple fait de sentir mon membre se lever aux contacts de ses caresses maladroites, me remplit de joie. Ça faisait longtemps, dis-donc ! Nalida avait fini par faire de moi son esclave. Je n’appartenais qu’à elle et à personne d’autre. Elle a su me punir de la meilleure des façons. M’obliger à lui être fidèle. Les années passées ont été terribles. Elle m’en a fait voir de toutes les couleurs. Même les membres de sa secte n’avaient plus le droit de goûter à mon corps. Ce côté-là au moins, n’était pas pour me déplaire. Ces séances de partouses qui m’envoyaient dans les vapes pour des temps indéterminés, m’irritaient au plus haut point. Je me rappelle le jour où j’ai eu une fracture du pénis. J’avais presque souhaité qu’il me soit arraché. Malheureusement pour moi, je fus guéri.

Quand l’occasion de m’allier à Clémence, une des membres de la secte de Nalida, s’est présentée, je l’ai saisie à deux mains. En effet, Clémence est tombée amoureuse de moi. Elle haïssait Nalida de me garder pour elle toute seule. Envoyer Nalida de l’autre côté, représentait la seule solution pour me libérer de son envoûtement. Autrement, j’étais condamné à ne visiter que sa ch**te, tout le long de ma vie, en plus d’alimenter son énergie spirituelle. Ça n’a pas été facile mais nous y sommes arrivés. Son accident n’était pas fortuit. Mon comportement à la soirée était prémédité. Il fallait que je l’énerve et qu’elle éclate de colère devant tout le monde. L’appel qu’elle a reçu, ne provenait pas de sa clinique. Clémence s’est occupée de l’attirer dans le piège.

Tenant sur ses genoux, Clémence s’attèle à prodiguer une fellation phénoménale à mon membre, qui le lui rend bien. Qu’elle en profite car, ça ne va pas durer. Mon but n’est pas de changer de maitresse et de rester esclave. J’aspire à la liberté. Moi, Fabrice AGBOSSOU, j’ai un autre plan pour ma vie.

Alexa KEAS - Tous droits réservés

REDEMPTION est un livre avec les personnages de LE MARIAGE, CE COMBAT. Ici, nous sommes dans un autre registre. Spiritualité, amour, érotisme, manipulation... etc
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CHAPITRE 5 : LE GOÛTNathalie AYEDONLasse de rester enfermée, je me nettoie le visage et m’attèle à lui redonner un certa...
18/09/2026

CHAPITRE 5 : LE GOÛT

Nathalie AYEDON

Lasse de rester enfermée, je me nettoie le visage et m’attèle à lui redonner un certain éclat, avant de sortir de la chambre. Dieu merci, je ne croise pas maman, jusqu’à ce que mes pieds foulent le sol de l’extérieur de la maison. Je traverse la voie et prends place sur un banc de fortune, abandonné sous un manguier.

Je repense à ma vie avec un énorme regret. Après mon diplôme de Brevet de Technicien Supérieur en Secrétariat Bilingue, j’ai enchaîné avec quelques stages. Après le mariage et avec les accouchements, Paul-Arthur m’a convaincu qu’il valait mieux que je me consacre à nos enfants. Encore qu’il avait largement les moyens de prendre soin de nous. J’avais même droit à un salaire, en plus de mon argent de poche, pour que je me sente d’une certaine manière, indépendante de lui. Aujourd’hui, notre situation financière est réduite à pas grand-chose, voire à néant. Avec du recul, je me dis que j’aurais pu être la main secourable de mon mari, aujourd’hui qu’il n’a rien.

Voir maman l’humilier comme elle le fait, ne m’enchante guère. Mais, étant la main qui est actuellement tendue actuellement, puis-je seulement me révolter ? Je dois avouer que cette nouvelle grossesse n’est vraiment pas la bienvenue. Une enfant est une bénédiction, quand les conditions sont réunies pour l’accueillir. Autrement, il devient un poids. Que Dieu me pardonne d’employer de tels mots, mais c’est la triste réalité.

J’aperçois Natacha, une voisine descendre d’un taxi-moto et l’interpelle. Au lieu de rester ici, avec les risques que maman sorte de la maison et me tombe dessus, je crois qu’il vaudra mieux pour moi que j’aille squatter chez Natacha. Nous ne sommes pas de grandes amies, mais nous avons toujours partagé une belle relation de voisinage, basée sur le respect mutuel.
Après avoir payé son taxi-moto, Natacha s’avance vers moi.

— Salut la grande, comment tu vas ?

— Je vais bien, Natacha, et toi ? Ta voiture est en panne ou quoi ?

— Oh non, il m’arrive de prendre un taxi-moto, juste pour changer un peu ma routine. Sinon, ça va aussi, Dieu merci. Tu fais quoi ici toute seule ?

— Je m’ennuyais à la maison. Et toi donc, pourquoi tu n’es pas au boulot ?

— Je suis en congé.

Elle fait une grimace qui sous-entend, qu’elle se lasse déjà desdits congés.

— Ok, dis-je simplement.

— Ben, je rentre. À plus t**d alors !

Elle se retourne et fait un pas en avant. Je l’interpelle de nouveau et lui demande si je peux venir passer un peu de temps chez elle.

— Dis-moi la vérité, la grande. Tu fuis le bruit de la vieille, n’est-ce pas ?

— Comment l’as –tu deviné ?

— Parce que la mienne est pareille et qu’il m’arrive de sortir de la maison, juste pour l’éviter. Figure-toi que je n’ai plus droit à son respect, parce qu’à bientôt trente ans, je suis encore célibataire. Et pourtant, ce n’est pas ma faute si je ne tombe pas sur un homme bien, qui veuille faire de moi sa femme. Le pire est qu’elle m’interdit formellement de quitter la maison, parce que selon elle, ce faisant, je diminuerais encore plus mes chances de trouver un mari…

Natacha est assez bavarde comme fille, mais j’ai l’impression qu’elle me passe indirectement un message. Grâce à maman, tout le quartier est au courant de la situation que Paul-Arthur et moi traversons. Je me contente de pousser un soupir en pensant que la vie est un véritable contraste.

— ...Ça ne fait que quarante-huit heures que je suis en congé, que j’ai déjà envie de reprendre le boulot. Dès demain, je m’envolerai pour Kpalimé ou une autre ville et ne reviendrai qu’à la veille de ma reprise de service.

— Même si leurs réactions sont excessives, j’estime qu’elles ne veulent que notre bien.

— Ah la grande, tu ne peux imaginer le calvaire que ma mère me fait vivre. La situation s’est empirée, depuis que ma dernière petite sœur s’est mariée. Elle ne comprend pas que, les cinq doigts de la main ne sont pas identiques et que chacun reçoit son miracle en temps voulu. Elle me traite comme si j’avais délibérément choisi de ne pas me marier.

— Hum !

Finalement, Natacha prend place à côté de moi et me raconte ses misères, auxquelles je compatis. Elle en arrive à me parler de l’homme avec qui elle sort actuellement et qui passe son temps à lui demander de l’argent. Professionnellement, elle s’en sort et gagne très bien sa vie. J’en viens à jalouser sa situation. Peut-être que ma mère me préférerait, célibataire avec une bonne situation financière, que mariée et pauvre, pire, dépendante d’elle.
Dormir est mon passe-temps favori en ce moment, à cause de mon état et le sommeil me menace tout doucement. Je baille sans arrêt, au point où, Natacha m’en fait la remarque.

— Puis-je me reposer chez toi un moment ? lui demandé-je.

Elle n’y trouve aucun inconvénient alors je la suis chez elle. C’est une fille plutôt sympathique et gentille. Dès que nous entrons dans leur maison, la voix de sa mère se met à résonner aussitôt. Je suppose qu’elle ne m’a pas vu, parce que je suis derrière Natacha.

— C’est maintenant que tu rentres ? Gronde maman Natacha. Il est incapable de venir se présenter devant tes parents, mais si c’est pour te coucher clandestinement, il est fort. Et toi qui n’as aucun respect pour ta personne, jusqu’à en avoir pour moi…

Je me place sur le côté, de sorte que, maman Natacha puisse me voir. Je me dis qu’elle arrêtera sûrement de gronder sa fille devant moi, mais tel n’est pas le cas. Elle continue de plus belle, au point de me demander de l’exhorter.

— Toi au moins, tu t’es mariée et tu as deux beaux enfants, Nathalie. L’argent, Dieu ne fait que nous le prêter, et il le reprend quand il veut…

Voilà une preuve que tout le monde sait que mon mari et moi sommes fauchés actuellement.

— Je suis très heureuse de te voir avec Natacha, poursuit sa mère. Parle-lui, ma fille. Qu’elle se trouve un homme qui va l’épouser, au litu de suivre ceux qui n’en veulent qu’à son corps et son argent.

Sur ce, maman Natacha tourne les talons et disparait à l’intérieur de la maison. Je suis très embarrassée pour Natacha, mais cette dernière ne semble pas s’en soucier.

— Allons-y, me dit-elle tout simplement.

Je suis abasourdie. Comme quoi, tout le monde a ses problèmes. Natacha m’installe dans sa chambre et m’offre des amuse-gueules. Je fais l’effort de discuter avec elle quelques minutes encore, avant de jeter mon corps sur son lit. Mes pensées se dirigent vers Paul-Arthur et je me demande comment va-t-il prendre la nouvelle de ma grossesse.

* *
*

Fabrice AGBOSSOU

Dieudonné et moi levons nos verres, avant d’en boire chacun, une bonne rasade. Rien de bien mieux qu’une bonne bière fraîche, à l’heure actuelle. Le soleil d’aujourd’hui, a seulement décidé de tous nous brûler, en cet endroit de la planète Terre.

— Non mon gars, tu es trop fort. Le produit est plus qu’efficace.

Dieudonné se met à rire.

— Je te l’avais dit, finit-il par balbutier.

— Elle était déjà f***e de moi mais maintenant, elle m’a dans la peau…

Mon téléphone se met à vibrer dans ma poche et je l’en sors.

— Tiens, quand on parle du loup.

Je fais signe à Dieudonné et me déplace loin de la musique, bien que pas forte, avant de décrocher.

— Quoi ? dis-je sur un ton agressif.

— Mon amour, comment tu vas ?

— Va droit au but, Marie. Ne me fais pas perdre plus de temps.

— Je sors de la banque comme ça. J’ai l’argent et je veux passer te le donner.

Je jubile intérieurement.

— Ok, tu sais où me trouver.

Je raccroche aussitôt, sans lui laisser le temps, d’en placer une de plus. Cette femme, je ne l'aime, même pas un peu. Je l’ai rencontrée par le plus pur des hasards et et ai tenté de me la faire, par simple défi personnel, à cause de la bague à son doigt. Physiquement, elle n’a rien des femmes que j’aime me faire d’habitude. Elle est mince et courte de taille, alors que mes goûts vont plutôt vers celles en chair, avec de lourds bagages devant et derrière. Je dois quand même avouer que Marie est très maniable au lit. Ça rend la chose intéressante et plus excitante. Elle est devenue accro à mes coups de rein, après y avoir goûté et depuis elle est collée à moi. J’ai compris que je pouvais en faire ma poule aux œufs d’or et dès lors, je la ménage. Son défaut, sa jalousie légendaire. Elle a fait fuir beaucoup de mes petites alors, qu’elle m’assume entièrement. Marie n’est pas la première femme mariée que je me fais. J’adore le danger et je dois avoir un côté masochiste. Le jackpot avec elle est que son mari vit à l’étranger. C’est très excitant, d’imaginer la tête d’idiot de son mari, pendant que je baise sa femme dans toutes les positions.

Il paraît que je suis un gi**lo ? Eh bien, je sais ce que je vaux. Si les femmes sortent avec les hommes pour se faire entretenir, pourquoi ça choque tant qu’un homme en fasse autant ? Je viens de loin et je n’ai certainement pas atterri à Lomé pour regarder la lagune. Mon physique et ma queue d’enfer sont mes assurances. Je compte sur eux, pour grimper au sommet de la richesse.

Mon pote Dieudonné m’a récemment filé un produit que je vaporise sur mon sexe avant l’acte. Il multiplie par mille le plaisir de la femme et la rend disponible à tous mes caprices. Avant, je me contentais des cent mille que Marie me filait par mois mais maintenant la donne va changer. Je rejoins Dieudonné et paie pour nos consommations.

— Tu ne vas même pas finir ta bière ? me demande-t-il, alors que je m’apprête à m’en aller.

— Non, je dois filer. Je t’appelle après.

— Fabio, Fabio !

— C’est mon prénom, frère. Elles le crient et le louent comme un dieu.

Dieudonné et moi éclatons de rire. Je me dépêche de sortir du bar, qui n’est pas loin de chez moi en fait. En cinq minutes de marche, j’atterris à la maison. Dans la cour, je croise une de mes voisines. Elle vit avec son mari. Je la salue et comme d’habitude, elle me répond avec dédain. J’ai l’impression que cette femme me veut quelque chose. Avant, elle répondait à mes salutations avec sourire. Parfois même, elle m’envoyait des plats de nourriture. Puis, subitement, elle a changé. Peut-être devrais-je lui faire goûter ma sauce. Je me pencherai sur son cas plus t**d. Ça doit être un pied de ouf, de me la faire, pendant que son mari est au boulot. Celui-là aussi, avec sa masse corporelle, j’imagine qu’il ne la satisfait pas. Ce sont des missions comme ça, que moi, Fabrice, j’accomplis. Seulement, ce cas ne me tente pas trop, parce que cette femme n’a rien à me donner, si ce n’est de me prendre le peu que je prends aux autres femmes. En tout cas, on verra bien.
Une fois dans mon studio, je file prendre une do**he et me brosser les dents. J’applique le produit sur mon sexe et attends patiemment l’arrivée de Marie.

Je me jette sur elle dès qu’elle franchit le seuil de la porte. Elle est plutôt étonnée que je l’accueille ainsi, alors que tout à l’heure au téléphone, j’étais froid. Bien entendu, elle est aux anges quand mes mains se mettent à fouiller sous ses dessous. Je la prends debout, contre la porte d’entrée et lui demande de gémir assez fort, pour que la voisine nous entende. Comme je m’y attendais, Marie y prend un pied d’enfer.

Après l’acte, je lui donne le bain moi-même et la gratifie d’un second round dans la do**he. Mon attitude me vaut un petit bonus, en plus de la somme que je lui ai demandé. Alors que je le fais rarement, juste en espérant croiser la tête de ma voisine, je raccompagne Marie à sa voiture. Malheureusement, ma chère voisine n’est plus dans les parages.

— Tu reviens ce soir ?

— Non, ma belle-mère est là, je ne pourrais pas.

— Ok, réponds-je, en changeant de mine.

— Tu me boudes ?

— A ton avis ? J’en ai marre de ne pouvoir être avec toi, à chaque fois que je le veux. Bientôt, ton mari sera de retour et ce sera pire.

— Je suis désolée, chéri.

— Débrouille-toi pour qu’on se voie ce soir.

— Fabrice, comprends-moi s’il te plaît.

— Ok, c’est comme tu veux. Ne viens pas me faire tes crises de jalousie après.

— Qu’est-ce que tu insinues ?

— Déduis-en ce que tu veux.

Je lui fais une bise vite fait et retourne sur mes pas. Derrière moi, j’entends ses pas se rapprocher à vive allure.

— Fabrice !

— Quoi donc ?

— Je serai là, chéri.

Je lui fais un large sourire et l’embrasse à pleine bouche.

— Nous sommes dans la rue ! Se plaint-elle après le ba**er.

— Cela n’a pourtant pas empêché ta langue, de tourner autour de la mienne !

Je lui donne une tape sur les fesses et elle se met à tourner la tête dans tous les sens.

— Tu es fou !

— Oui je sais. C’est toi qui nourris ma folie. File maintenant !

Ah la femme ! Maintenant, c’est elle qui se jette sur moi, plutôt sur mes lèvres, pour un long ba**er. Je la raccompagne de nouveau à sa voiture et veille à ce qu’elle démarre, avant de rentrer chez moi. Ma voisine sort de chez elle, alors que je passe devant sa terrasse. Nos regards se croisent et je lui fais un clin d’œil. Elle se contente de détourner son regard du mien. Je sens une femme en manque du plaisir charnel. Attend ton tour, ma belle. Je viendrai à toi, quand j’aurai fini avec Marie. La scène de tout à l’heure est juste pour la mettre en confiance et la préparer pour la prochaine carte que je compte sortir.

* *
*

Lucien

En rentrant à la maison, je tombe sur Alice, en train de donner à manger à Maeva. Ma fille se met à crier « papa », à ma vue. Je m’approche d’elle et lui fais des bisous.

— Je mange du macaroni, dit-elle.

— C’est bien, ma puce. Mange tout et je t’achèterai du chocolat.

— Youpi ! Jubile-t-elle.

Je lui fais un autre bisou, avant de tracer dans la chambre, sans accorder le moindre regard à sa mère. Je sais que j’ai tort et que la logique voudrait de moi, que je présente des excuses à ma femme, mais je n’en ferai rien. Elle a voulu jouer à Miss intelligente et m’a exposé devant son amie, en plus de m’avoir humilié devant tout un beau monde. Suis-je le premier homme à être infidèle ? Et puis quoi encore ? Je pensais qu’en rentrant ce soir-là, je trouverais ma maison vide, mais il n’en fut rien. Elle m’a humilié, alors qu’elle ne comptait pas me quitter ? Eh bien, qu’elle goûte à la vraie souffrance maintenant. Je me déshabille et vais prendre une do**he rapide.

Je m’habille comme si j’allais à un rendez-vous et me parfume à forte dose. Alice et moi, manquons de nous cogner, au pas de la porte. Sans un mot, je la dépasse et longe le couloir pour atterrir au salon. Maeva est assise sur la moquette, avec ses jouets. Elle accourt vers moi, dès qu’elle me voit et je la prends dans mes bras. Je l’emmène dans un petit supermarché pas loin de la maison et lui achète son chocolat.

Sa mère est couchée sur le canapé, ses yeux braqués sur la télévision, quand nous revenons à la maison. Je dépose la petite et me saisis de la clé de ma voiture, laissée sur la table basse du salon. Je jette un œil discret à la table à manger, qui est vide. Tant mieux, les restaurants pullulent dans cette ville. C’est ainsi depuis cette histoire. Elle ne m’adresse plus la parole, ne me fait plus à manger et ne s’occupe plus de mes affaires.

Je sors de la maison et l’entends pousser un long juron, suivi d’une injure, en refermant la porte. Je me mets à chantonner, pour ne pas perdre ma bonne humeur. J’ouvre la porte du garage, fais ressortir la voiture et referme le garage. Je démarre sans trop savoir où aller manger. Finalement, je n’ai plus très faim. Je décide donc de me poser dans un bar et me taper une bière. Alors que je savoure tranquillement ma bière, mon téléphone signale un message whatsapp. Je pousse un petit cri d’exclamation, en ouvrant le message en question. Des photos, plus que sexy de ma petite Sabine. Je l’appelle aussitôt et la préviens de mon arrivée imminente chez elle.

* *
*
Marie KENOU

Comme si elle pressentait que je compte sortir ce soir, ma belle-mère s’installe sur la terrasse, après son dîner. Je tourne en rond durant une heure, en espérant qu’elle s’endorme, mais la vieille semble avoir avalé toute une carafe de café.

— Marie, je l’entends m’appeler.

— Maman !

Je la rejoins sur la terrasse, en plaquant un faux sourire, sur mon visage.

— Mais tu fais quoi toute seule à l’intérieur ? Amène le Ludo, on va jouer un peu.

— En fait, je suis un peu fatiguée et je préfère aller me coucher.

— Ah oui ? Tu as fait quoi de si fatigant, qui t’empêcherait de jouer avec moi, durant une petite heure ?

— Je ne me sens pas bien, maman.

— Arrête-moi tes fausses excuses et va apporter le Ludo. Dis plutôt que tu crains que je te batte.

Elle se met à ricaner et moi je bouillonne de rage. Vivement que son séjour se termine, car je n’en peux plus d’elle. Si une heure de Ludo peut la contenter et qu’elle aille se coucher ensuite, autant que je m’y mette. Je me rends à l’intérieur pour prendre la table de Ludo. Je jette un coup d’œil à mon téléphone en passant et vois des appels en absence de Fabrice. Je lui envoie un message rapide, avant de rejoindre la vieille qui s’impatiente déjà.

Je suis obligée de faire semblant d’être intéressée par le jeu, pour éviter les commentaires de cette femme. Elle crie à chaque lancer de dé, comme si elle avait gagné au loto. Au bout de trente minutes, mon exaspération est à son paroxysme. Je m’excuse auprès d’elle, en prétextant une envie d’uriner et me rends à l’intérieur. Je vérifie mon téléphone et bien évidemment, un message de Fabrice m’attendait. Ce dernier me donne un ultimatum, rendant ainsi mes nerfs, plus que tendus. Je cours dans la chambre fouiller la boîte à pharmacie et en sors un somnifère. Pourquoi n’ai-je pas eu cette idée plus tôt ?

Je me rends à la cuisine et prends une bouteille de cocktail de fruits, dans le frigo. Je prépare le verre de la vieille, en y ajoutant du somnifère. Je prépare un autre verre pour moi et pose le tout sur un plateau.

— Tu en as mis du temps, dis-donc ! Se plaint-elle quand je la rejoins.

Elle a la tête baissée et ne voit donc pas le plateau que j’ai entre les mains.

— J’en ai profité pour nous préparer un petit rafraîchissement.

— Ah, c’est justement ce qu’il me fallait.

Je lui tends son verre et me saisis du mien. Elle vide le sien et me demande de la resservir. L’essentiel est passé alors, je remplis son verre du jus restant, dans la bouteille.
Cette fois, je me montre plus enthousiaste pour jouer avec elle, consciente qu’elle tombera dans un sommeil profond, d’une minute à l’autre. Quelques instants plus t**d, elle se met à bailler effectivement.

— Maman, je pense que tu es fatiguée hein !

— Tu dois avoir raison, répond-elle en baillant. Bon range le jeu, j’ai subitement très sommeil.

C’est avec un empressement camouflé, que je range tout, pendant qu’elle se rend à l’intérieur. J’attends de l’entendre ronfler avant d’appeler Fabrice.

— Je serai chez toi dans cinq minutes. me dit ce dernier.

— Quoi ? C’est une blague ?

— Non ma puce. Je viens vérifier que ta belle-mère est effectivement chez toi et surtout que tu y es toi-même.

Fabrice me faisant une crise de jalousie ? C’est bien une première.

— Ne viens pas, je ne veux pas prendre de risque.

— Inutile d’insister, je suis presque arrivé.

Sachant que le combat avec Fabrice est perdu d’avance, j’abdique. Je cours me changer et prends mon sac. Je me rends au portail et l’y trouve. Il s’apprêtait à m’appeler.

— Tu ne blaguais donc pas !

— Tu sais bien que non.

Il se colle à moi et se met à m’embrasser dans le cou.

— Non, pas ici ! protesté-je.

— Moi, j’ai envie de toi ici, Marie.

Fabrice me colle contre le mur et se met à presser mes seins. Comme à chaque fois qu’il me touche, je perds mes moyens. Les enfants dorment et ma belle-mère dort également, sous l’effet d’un puissant somnifère. Pourquoi pas ?

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Savez-vous qu'il y a un autre livre centré sur le personnage de Fabrice? Le titre c'est REDEMPTION. C'est le weekend et je reconduis donc ma promo sur LE MARIAGE, CE COMBAT et REDEMPTION. Les deux à 4000 fcfa au lieu de 6000 fcfa. Profitez-en.

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