06/05/2026
COMMUNIQUÉ ÉDITORIAL
Exigence de transparence : la Présidence doit publier immédiatement la correspondance PN/SGP/RJH/061
Face aux nombreuses interrogations qui entourent le processus de désignation des membres du Conseil Électoral Provisoire (CEP), plusieurs organisations de la société civile et partis politiques exigent la publication immédiate de la correspondance référencée PN/SGP/RJH/061, datée du 8 juillet 2024 et signée par la Secrétaire générale de la Présidence, Mme Marie Élisabeth Régine Joseph Haddad.
Cette demande s'inscrit dans une démarche de transparence administrative et de respect du droit des citoyens à être informés sur les actes de l'administration publique. Selon les informations disponibles, cette correspondance serait susceptible d'apporter des éclaircissements déterminants sur le processus de vérification, d'évaluation et de validation des dossiers des membres du CEP.
Dans un contexte où la crédibilité des institutions de la transition est constamment mise à l'épreuve, le silence ou la rétention d'informations d'intérêt public ne peuvent qu'alimenter les doutes, les spéculations et la méfiance populaire. La transparence n'est pas une faveur accordée aux citoyens ; elle constitue une obligation fondamentale de toute administration publique agissant au nom de l'État.
Par ailleurs, une plainte a été déposée auprès de l'Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) contre d'anciens membres du Conseil Présidentiel de Transition afin que toute la lumière soit faite sur des allégations de corruption ayant fait l'objet de débats publics. Cette initiative démontre la volonté de plusieurs secteurs nationaux de voir prévaloir les principes de reddition de comptes et de bonne gouvernance.
En conséquence, nous appelons la Secrétaire générale de la Présidence à procéder sans délai à la publication intégrale de la correspondance PN/SGP/RJH/061 afin que la population, les institutions républicaines et les acteurs politiques puissent vérifier les faits et apprécier eux-mêmes la conformité des procédures suivies.
À défaut de publication ou d'explication satisfaisante dans un délai raisonnable, les organisations signataires se réservent le droit d'entreprendre toutes les démarches administratives, judiciaires et contentieuses prévues par les lois de la République afin d'obtenir la divulgation des informations d'intérêt public concernées. Elles considèrent qu'un refus injustifié ou une rétention délibérée de documents susceptibles d'éclairer l'opinion publique pourrait engager des responsabilités administratives, civiles ou pénales, conformément aux dispositions légales applicables.
L'heure n'est plus à l'opacité. La confiance du peuple dans les institutions de la transition exige des réponses claires, des documents accessibles et un engagement sans équivoque en faveur de la vérité, de la légalité et de la transparence.
La démocratie ne se construit pas dans le secret, mais dans la lumière.