10/06/2026
Une victoire qui met le feu aux poudres : Haïti triomphe, Isidor a exulté la polémique déclenche.
SANTO DOMINGO — Ce qui devait être une soirée de football et de rivalité sportive s’est transformé en une véritable tempête médiatique entre Haïti et la République dominicaine.Jeudi 1er octobre, les Grenadiers haïtiens ont signé une éclatante victoire **4-1** contre la République dominicaine au stade olympique Félix-Sánchez de Santo Domingo, confirmant leur excellente forme dans la Ligue des Nations de la Concacaf.
Sur le terrain, le héros de la soirée s’appelle **Wilson Isidor**. L’attaquant haïtien a inscrit un doublé et contribué de manière décisive au large succès des Grenadiers. Louicius Don Deedson et Yassin Fortune ont également trouvé le chemin des filets.Mais c’est après le coup de sifflet final que la rencontre a pris une dimension inattendue.
Dans l’euphorie de sa célébration, Isidor, auteur de deux buts, a lancé une phrase qui allait rapidement embraser les réseaux sociaux et provoquer de vives réactions en République dominicaine :
« La Hispaniola, c’est Haïti ! Ici, c’est Haïti ! »
Pour certains supporters haïtiens, ces paroles ont été perçues comme une expression de fierté nationale dans l’émotion de la victoire. Mais en République dominicaine, elles ont été considérées comme une déclaration provocatrice et une remise en cause symbolique de la souveraineté dominicaine. La controverse a rapidement dépassé le cadre sportif.
La réaction des autorités dominicaines n’a pas tardé. Le ministère dominicain des Sports a annoncé l’interdiction pour la sélection haïtienne de jouer dans les enceintes sportives du pays, après des incidents survenus autour du stade lors de la rencontre. La Fédération dominicaine de football a également annoncé avoir saisi les instances disciplinaires de la Concacaf et de la FIFA. Face à l’escalade de la polémique, la Fédération haïtienne de football a appelé à ne pas sortir l’affaire du cadre sportif. Elle a rappelé que la célébration s’inscrivait dans le contexte de la compétition et de l’expression de l’attachement d’Isidor à ses racines haïtiennes, tout en réaffirmant les valeurs de respect, de fair-play et de fraternité.Cette affaire intervient dans un contexte particulièrement sensible entre les deux pays qui partagent l’île d’Hispaniola. Une simple célébration de but est ainsi devenue un sujet dépassant largement les limites du terrain.
Haïti a gagné le match 4-1. Mais après la victoire, une autre bataille a commencé : celle des mots, des symboles et des susceptibilités nationales.
Le football devait être une fête. Il appartient désormais aux dirigeants, aux fédérations et aux supporters des deux pays de faire en sorte que la rivalité reste sportive et que cette controverse ne devienne pas une nouvelle source de tensions entre deux peuples voisins.
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Rédaction : Fednol Adolphe Chaleur Spirituelle