Moi et mon cubain "Salsa et sirop d'érable"

Moi et mon cubain "Salsa et sirop d'érable" Salsa & sirop d’érable
Une histoire vraie, sans filtre
Deux cultures, une seule histoire. Cuba, sa beauté, ses valeurs… et notre amour à distance.

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❤️🇨🇦🇨🇺 Je vous avais laissé avec ces mots :« Enfin… nous allions pouvoir dormir. C’est du moins ce que je croyais… »Cett...
08/09/2026

❤️🇨🇦🇨🇺 Je vous avais laissé avec ces mots :

« Enfin… nous allions pouvoir dormir. C’est du moins ce que je croyais… »

Cette journée-là, nous venions de célébrer l’anniversaire de mon mari avec sa famille et ses amis.

L’électricité était encore coupé depuis la après-midi.

La maison était enfin silencieuse.

Mon mari s’était endormi près de moi.

Et moi…
je toussais.

Ça faisait déjà un bon moment que j’essayais de rester couchée.

De ne pas trop bouger, de calmer ma toux.

Je me disais que ça allait finir par passer, je ne voulais réveiller personne.

Mais il faisait tellement chaud.

Chaque fois que je toussais, j’avais l’impression d’avoir encore plus chaud.

À un moment, j’ai compris que rester dans ce lit ne servait plus à rien.

Je ne dormais pas.

Je toussais.

J’avais chaud.

Et j’allais finir par réveiller tout le monde alors je me suis levée.

J’ai pris quelques coussins dans le salon…
et j’ai fini une partie de ma nuit sur le plancher, à chercher le moindre petit peu de fraîcheur.

Je ne me suis pas installée là pour faire dramatique, je l’ai fait parce que je voulais protéger leur sommeil.

Cette nuit-là, je crois que mon corps commençait réellement à me faire comprendre que cette semaine lui en demandait beaucoup.

La chaleur.

Les coupures.

Le manque de sommeil.

La toux.

La fatigue.

Tout commençait doucement à s’accumuler.
Et cette nuit-là, je ne savais pas encore que les prochains jours allaient nous demander encore un peu plus…

❤️🇨🇦🇨🇺

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🚩 SE FAIRE AVOIR À CUBA : parlons-en.Depuis plusieurs mois, je reçois énormément de messages privés de femmes et d’homme...
08/07/2026

🚩 SE FAIRE AVOIR À CUBA : parlons-en.

Depuis plusieurs mois, je reçois énormément de messages privés de femmes et d’hommes qui vivent une relation avec un Cubain ou une Cubaine.

Et malheureusement, dans certains messages, les mêmes signaux reviennent.

Je ne suis pas spécialiste des relations. Je partage simplement ce que j’observe et ce que j’ai appris. Alors voici quelques red flags qui devraient au minimum vous faire poser des questions :

🚩 Vous envoyez constamment de l’argent, mais les demandes ne cessent jamais et deviennent de plus en plus importantes.

🚩 Chaque problème ou urgence finit mystérieusement par nécessiter votre portefeuille.

🚩 La personne devient froide, distante ou fâchée lorsque vous dites non ou que vous ne pouvez pas aider financièrement.

🚩 Vous êtes à Cuba, mais vous n’avez jamais vu où cette personne habite.

🚩 Après plusieurs voyages ou une relation sérieuse, vous n’avez toujours pas rencontré sa famille, ses amis ou les personnes importantes de sa vie.

🚩 Vous avez constamment l’impression d’être caché(e).

🚩 On vous explique que vous ne pouvez pas aller à la maison à cause du manque d’eau, d’électricité ou des conditions de vie… mais même lorsque vous proposez de vous rencontrer ailleurs, dans une casa particular, un Airbnb ou un hôtel, toutes les solutions sont refusées.

Ça, je vais le répéter : ce n’est pas normal.

La pauvreté peut expliquer énormément de choses. La honte aussi. La situation actuelle à Cuba est extrêmement difficile.

Mais elle ne devrait pas vous obliger à fermer les yeux sur tout.

Aimer quelqu’un, ce n’est pas devenir son portefeuille.
Et aimer quelqu’un ne devrait pas vouloir dire vivre dans le doute en permanence.

❤️ Gardez votre cœur ouvert, mais gardez aussi les yeux ouverts.

Et une dernière chose puisque je reçois aussi beaucoup de messages à ce sujet : lorsqu’on me parle de relations avec des écarts d’âge extrêmement importants impliquant quelqu’un qui vient à peine d’entrer dans l’âge adulte par exemple 18-19 ans avec quelqu’un de 55 ou 60 ans, ne m’écrivez pas pour me demander de valider ou de conseiller ce type de relation. Je ne le ferai pas.

Je préfère être claire là-dessus dès maintenant.

🇨🇺❤️🇨🇦

Et si cette publication peut éviter ne serait-ce qu’à une personne de fermer les yeux sur quelque chose qu’elle sent déjà au fond d’elle… elle aura servi à quelque chose.

❤️🇨🇦🇨🇺 Il y a des journées où je ne sais plus où me placer.Depuis plusieurs temps, Cuba traverse encore une fois une pér...
08/06/2026

❤️🇨🇦🇨🇺 Il y a des journées où je ne sais plus où me placer.

Depuis plusieurs temps, Cuba traverse encore une fois une période extrêmement difficile.

Les coupures d'électricité se multiplient.

La chaleur est étouffante.

Les aliments se perdent parce qu'il n'y a plus de réfrigération.

Les conversations coupent sans arrêt.

Et moi...

je regarde tout ça à des milliers de kilomètres.

J'essaie d'être présente pour mon mari.

J'essaie de lui changer les idées.

J'essaie de lui apporter un peu de douceur dans une réalité qui en manque tellement.

Mais je réalise que, peu à peu...

nous ne vivons plus dans le même monde.

Pendant que je prépare les lunchs des enfants, lui regarde si le courant est revenu.

Pendant que j'ouvre mon réfrigérateur, lui espère que ce qu'il reste à manger sera encore bon.

Pendant que je planifie ma semaine, lui ne sait même pas si, dans une heure, il pourra encore recharger son téléphone.

À force de vivre deux réalités aussi différentes...

on finit parfois par ne plus parler la même langue émotionnelle.

Depuis le mois de juillet, quelque chose a changé.

Au début, c'étaient seulement les coupures d'électricité.

Puis les conversations qui coupaient.

Puis les appels écourtés.

Puis la fatigue.

Et aujourd'hui...

j'ai parfois l'impression que ce n'est plus seulement la connexion Internet qui est fragile.

C'est aussi notre connexion à nous qui essaie de survivre à tout ça.

Hier, je lui ai posé une question toute simple.

Je ne lui demandais pas de se justifier.

Je voulais simplement entrer un peu dans sa journée.

Parce que, même à des milliers de kilomètres, j'ai encore envie de connaître les petites choses de son quotidien.

Sa réponse a été plus brusque que d'habitude.

Je sais que ce n'était probablement pas contre moi.

Je sais que le stress, la fatigue, les coupures et toutes les préoccupations qu'il porte finissent parfois par voler cette douceur que j'aime tant chez lui.

Je le comprends.

Vraiment.

Mais moi aussi...

je suis humaine.

Quelques mots peuvent parfois faire plus mal qu'on le pense.

Surtout lorsqu'ils traversent un écran.

Parce que nous n'avons pas la chance de nous réconcilier avec un simple regard.

Nous n'avons pas la possibilité de nous prendre dans les bras après une mauvaise journée.

Nous avons seulement un téléphone.

Une connexion fragile.

Et des milliers de kilomètres entre nous.

Quand une conversation se termine plus vite que d'habitude...

je reste seule avec ces mots...

jusqu'au prochain appel.

Je ne vis pas les mêmes difficultés que lui, mais moi aussi, je mène mes propres combats au quotidien.

Ils sont différents, mais ils existent.

Nous sommes deux dans cette relation, deux à porter nos fatigues, et deux à avoir parfois besoin de douceur.

Le plus difficile, ce n'est pas de comprendre ce qu'il vit.

Le plus difficile...

c'est de ne plus savoir où déposer ce que je vis, moi.

Je me répète sans cesse que ce n'est pas le moment.

Que ses inquiétudes sont plus grandes que les miennes.

Alors je ravale souvent ce que je ressens.

Mais mes émotions existent quand même.

Et aujourd'hui...

j'avais simplement envie de leur faire une petite place.

Je crois qu'on parle beaucoup de ceux qui vivent les crises.

Et on a raison.

Mais on parle très peu de ceux qui aiment quelqu'un au cœur de cette crise.

Nous aussi, nous vivons l'attente.

Nous aussi, nous vivons l'impuissance.

Nous aussi, nous avons parfois le cœur lourd.

Si tu lis ces mots un jour...

je veux que tu saches une chose.

Je ne t'en veux pas.

Je sais que tu te bats contre une réalité qui nous dépasse tous les deux.

J'avais simplement besoin que tu saches que, de l'autre côté de la mer...

moi aussi, je me bats.

Pas contre les coupures d'électricité.

Pas contre la chaleur.

Pas contre les pénuries.

Je me bats contre le vide que ton absence laisse chaque jour.

Et certains jours...

ce combat-là est plus difficile que je voudrais l'admettre.

Mais malgré tout...

Je vais toujours attendre ton appel.

Parce que je t'aime.

Parce que tu me manques terriblement.

Et parce que je continue de croire qu'un jour, cette tempête sera derrière nous.

Et ce jour-là...

je retrouverai l'homme doux dont je suis tombée amoureuse.

Et toi...

tu retrouveras la femme qui t'attend, sans jamais avoir cessé de croire en nous.

❤️

❤️🇨🇦🇨🇺 L'attente, c'est aussi ça.Il y a des jours où nos appels durent longtemps.Et d'autres où on ne fait presque rien....
07/31/2026

❤️🇨🇦🇨🇺 L'attente, c'est aussi ça.

Il y a des jours où nos appels durent longtemps.

Et d'autres où on ne fait presque rien.

Je suis couchée chez moi, au Québec.

Lui est couché chez lui, à La Havane.

Parfois on parle.

Parfois on rit.

Parfois on se raconte notre journée.

Et parfois… on reste simplement là.

Le téléphone posé quelque part, chacun de notre côté de l'écran.

On ne cherche même plus toujours quoi se dire.

On connaît nos visages fatigués.

Nos silences.
Nos habitudes.

Il m'arrive de fermer les yeux pendant qu'il est encore là.

Lui aussi.

Parce qu'après des mois à vivre notre mariage à distance, même le silence devient une façon d'être ensemble.

Ces photos représentent probablement mieux notre quotidien que toutes les belles photos de nous à Cuba.

Parce que la plupart du temps, nous, c'est ça.

Deux visages dans un téléphone.

Deux vies qui continuent dans deux pays différents.

Et cette petite fenêtre qui nous permet d'être ensemble quelques heures de plus.

Mais la vérité…

c'est que mon mari me manque terriblement et je lui manque tout autant.

On s'est habitués aux appels.

Aux écrans.

Aux « buenos días » à distance.

Aux « buenas noches » à travers un téléphone.

Mais on ne veut pas mieux apprendre à vivre loin l'un de l'autre.

On veut simplement vivre ensemble. ❤️

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🕯️🇨🇺 Ce soir, une pensée pour Cuba.Pour mon mari. Pour sa famille. Pour toutes les familles qui traversent encore une fo...
07/31/2026

🕯️🇨🇺 Ce soir, une pensée pour Cuba.

Pour mon mari. Pour sa famille. Pour toutes les familles qui traversent encore une fois cette attente.

D’ici, je ne peux pas rallumer leurs maisons… mais je peux allumer une chandelle et leur envoyer un peu de lumière. ❤️

Que chacun de nous envoie la sienne. 🕯️

❤️🇨🇦🇨🇺 Pendant deux heures, je n'ai regardé que son siège...À Cuba, nous avons souvent utilisé les bicytaxis pour nous d...
07/24/2026

❤️🇨🇦🇨🇺 Pendant deux heures, je n'ai regardé que son siège...

À Cuba, nous avons souvent utilisé les bicytaxis pour nous déplacer dans les rues de la Vieille Havane.

Un jour, un chauffeur nous a accompagnés pendant près de deux heures.

Le soleil frappait fort.

L'air était lourd.

Chaque fois que le bicytaxi s'arrêtait devant un commerce ou à un feu de circulation, la chaleur semblait devenir encore plus étouffante.

Lui...

continuait de pédaler.

Son chandail était trempé de sueur.

Il connaissait chaque rue, chaque raccourci, chaque petit commerce. Nous nous arrêtions ici et là pour faire quelques achats, et chaque fois, il nous attendait patiemment.

Vers la fin, avec tous nos achats, le bicytaxi était devenu tellement lourd que mon mari est descendu à quelques reprises pour l'aider à nous pousser.

Pendant tout le trajet, il y avait pourtant une chose qui revenait constamment attirer mon regard.

Son siège.

Chaque fois qu'il se levait pour donner plus de force aux pédales, mes yeux revenaient vers lui.

Il avait été réparé.

Encore.

Et encore.

À force de regarder ce siège, je me suis mise à penser au couvre-siège en mousse qui traîne dans une armoire chez moi, au Québec, depuis une quinzaine d'années.

Il est là depuis tout ce temps.

Je l'ai utilisé que quelques fois...
sans jamais vraiment y penser.

Lui...

continuait de pédaler sous le soleil de La Havane.

Et moi...

je continuais de regarder ce siège.

Il y a des images qui s'impriment dans notre mémoire sans faire de bruit.

Ces images, qui nous rappellent une mémoire.

Je crois que celle-là en fera toujours partie.

❤️

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07/19/2026

❤️🇨🇺 Une journée qui nous a fait du bien.

Quand je me suis réveillée ce mercredi matin, je me suis sentie soulagée.

Vers 10 heures, l'électricité est enfin revenue dans le air bnb.

Pour la première fois depuis notre arrivée, j'ai eu l'impression que cette journée allait peut-être se dérouler comme je l'avais imaginée.

On a pu mettre le gâteau au froid.

Les boissons aussi.

Ça peut sembler banal.

Mais à Cuba, ces petits détails peuvent complètement changer une journée.

Ce jour-là, je voulais surtout une chose.

Que mon mari passe un bel anniversaire.

Depuis notre arrivée, les coupures de courant, la chaleur et la fatigue avaient occupé beaucoup de place.

J'avais envie que, l'espace de quelques heures, il puisse simplement profiter de ceux qu'il aime.

Vers midi, les premiers invités sont arrivés.

Puis d'autres se sont joints à nous.

L'appartement s'est rempli de conversations, de rires et de musique.

J'aimais observer mon mari.

Il accueillait chaque personne avec le même grand sourire.

On voyait à quel point il était heureux que les gens qu'il aime soient presque tous réunis.

J'ai toujours trouvé qu'il avait le cœur tourné vers sa famille.

En les regardant tous ensemble, j'ai réalisé quelque chose.

On pense souvent qu'on tombe en amour d' une personne.

Mais parfois...

on tombe aussi en amour avec sa famille.

J'aimais les voir rire ensemble.

J'aimais la façon dont ils prenaient soin les uns des autres.

Je me sentais privilégiée d'être là, avec eux.

Et je crois que c'est une des choses qui m'ont fait tomber encore plus amoureuse de lui.

Vers 17 heures, l'électricité est repartie.
Personne n'a vraiment réagi.

Comme si les coupures faisaient désormais partie du quotidien.

La fête, elle, a continué.

Les rires aussi.

Vers 19 heures, la famille est repartie.

Quelques amis sont restés encore un moment.

Pendant que je discutais avec eux, mon mari s'occupait des enfants.

Il les a baignés.

Il les a préparés pour la nuit.

Le voir prendre soin d'eux m'a toujours profondément touchée.

Je crois qu'un homme révèle beaucoup de lui dans sa façon d'aimer ses enfants.

Lorsque les derniers invités sont partis, la maison est redevenue silencieuse.

Je regardais mon homme.

Son anniversaire avait été simple.

Mais il avait été entouré des personnes qui comptaient le plus pour lui.

Et ça, je crois que c'était le plus beau cadeau.

Nous avons couché les enfants.

Enfin... nous allions pouvoir dormir.

C'est du moins ce que je croyais...

J'ai encore énormément à vous raconter... 🥹🫶

🫶 Merci de faire partie de notre aventure. Si vous ne voulez pas manquer la suite, cliquez sur Suivre puis « Suivre en premier » sur notre page Moi et mon Cubain. ❤️

❤️🇨🇺 Mon cœur s'est senti un peu plus grand...Quand je me suis réveillée ce mardi matin, je n'avais encore dormi que que...
07/14/2026

❤️🇨🇺 Mon cœur s'est senti un peu plus grand...

Quand je me suis réveillée ce mardi matin, je n'avais encore dormi que quelques heures.

Mon corps était toujours aussi fatigué.

Les quatre ou cinq heures de sommeil de la nuit n'avaient pas suffi.

J'avais encore cette impression d'être brûlée de l'intérieur.

Pourtant, cette journée-là...
quelque chose me donnait une énergie que je n'arrivais pas à expliquer.

On allait chercher les enfants.

Quand nous sommes arrivés chez leur grand-père, le plus grand était déjà dans le salon.

Il avait un immense sourire.
Moi aussi.

Je l'ai pris dans mes bras et je l'ai soulevé.
Il est tellement petit... tellement léger.

La plus petite faisait encore sa sieste dans la chambre.

Je me souviens avoir souri en la regardant dormir.

À cet instant-là...

mon cœur s'est senti un peu plus grand.

Je sais que je ne serai jamais leur maman.

Et je ne chercherai jamais à prendre cette place.

Mais dans mon cœur...
ils font déjà partie de ma famille.

Je veux simplement être une belle-maman présente.

Une personne qui les écoute.

Qui les encourage.

Qui les aime profondément.

Depuis des semaines, j'avais une idée en tête.
Je voulais les amener à la plage.

Je leur avais promis.

J'avais apporté des jeux de sable, un cerf-volant et tout ce qu'il fallait pour qu'on passe une belle journée ensemble.

Je voulais créer de beaux souvenirs.

Parce que je crois sincèrement qu'un enfant oubliera peut-être certains cadeaux...mais il n'oubliera jamais la façon dont on l'a fait se sentir.

Je voulais simplement qu'ils gardent un beau souvenir de moi.

Le trajet jusqu'à la plage nous a demandé énormément d'efforts.

Les bicytaxis.

La chaleur.

Les sacs.

Être entassés les uns contre les autres.

Mon corps me rappelait constamment que je n'avait toujours pas récupéré.

Mais cette journée-là...
je ne pensais presque plus à moi.

Je regardais leurs petits visages.

Leurs yeux remplis d'excitation.

Et ça me donnait envie d'avancer encore un peu.

À un moment, pendant le trajet...

la plus petite s'est doucement endormie dans mes bras.

Je suis restée immobile.

Je ne voulais pas la réveiller.

Pendant quelques minutes...
il n'y avait plus la chaleur.

Plus le bruit.

Plus la fatigue.

Il y avait simplement cette petite tête posée contre moi.

Je me suis dit qu'elle se sentait en sécurité avec moi.

Et ça...
ça m'a profondément touchée.

En arrivant à la plage, j'ai compris pourquoi je tenais tellement à cette journée.

Le sourire des enfants valait tous les efforts du monde.

La plus petite éclatait de rire chaque fois qu'une vague arrivait jusqu'à ses pieds.

Le plus grand courait partout avec un bonheur contagieux.

Je les regardais jouer...
et mon cœur débordait.

À plusieurs reprises, mes pensées sont retournées vers le Québec.

Vers mes propres enfants.

Surtout vers mon plus jeune.

Une partie de moi aurait tellement aimé qu'il soit là.

Avec lui, une journée à la plage demande énormément d'énergie. Son autisme fait que je dois être constamment vigilante. C'est une réalité qui fait partie de notre quotidien, et je l'accepte avec tout l'amour du monde.

En regardant le plus grand courir librement sur le sable, une émotion est montée en moi.

Il me faisait penser à mon fils.

Pas parce que je voudrais qu'il soit différent.

Jamais.

Mais parce que, pendant une fraction de seconde, j'ai imaginé cette même scène avec lui.

J'ai réalisé que je portais en moi un deuil silencieux.

Le deuil de toutes ces petites choses que l'autisme rend plus difficiles.

Les sorties qui demandent plus d'organisation.

Plus de vigilance.

Plus d'énergie.

Et en même temps...
un amour immense pour mon fils.

Un amour qui ne changera jamais.

Ces deux émotions peuvent exister ensemble.

L'une n'efface jamais l'autre.

Ce jour-là, mon cœur ne s'est pas partagé entre le Québec et Cuba.

Il s'est simplement senti...
un peu plus grand. ❤️🧩

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❤️🇨🇺 Mon corps me parlait déjà...Quand je me suis réveillée ce lundi matin, mon corps n'avait jamais vraiment eu la chan...
07/12/2026

❤️🇨🇺 Mon corps me parlait déjà...

Quand je me suis réveillée ce lundi matin, mon corps n'avait jamais vraiment eu la chance de récupérer.

Les quatre heures de sommeil de notre première nuit n'avaient rien réparé.

J'avais l'impression de commencer cette journée avec toute la fatigue de la veille encore accrochée à moi. Je me sentais brûlée. Vidée. Pourtant, je continuais de me répéter que ce n'était qu'une mauvaise nuit et que j'allais finir par récupérer.

Après tout...
la semaine ne faisait que commencer.

On avait tellement de choses à faire.

Le lendemain, les enfants arrivaient. L'anniversaire de mon mari approchait. Il fallait parcourir La Havane pour trouver de l'eau, des boissons, des verres en plastique et tout ce qu'il fallait pour recevoir la famille.

Là-bas, organiser un anniversaire, ce n'est pas simplement aller au magasin.

Chaque commission demande plusieurs déplacements en bicytaxi, beaucoup de marche, de la patience... et parfois plusieurs arrêts avant de trouver ce qu'on cherche.

Je savais déjà que cette journée me demanderait beaucoup d'énergie.

Une énergie que je n'avais plus vraiment.

Mais je n'ai rien dit.

J'ai choisi de cacher ma détresse.

Je ne voulais pas être celle qui ralentissait tout.

Je ne voulais surtout pas que mon mari passe nos retrouvailles à s'inquiéter pour moi.

Après cinq mois à attendre cette semaine, je voulais qu'il profite de chaque minute. Je voulais préparer une belle fête, réunir sa famille et leur offrir, le temps d'une soirée, un petit répit dans un quotidien qui est souvent difficile.

Alors je me répétais sans arrêt :

« Je vais toffer. »

On a passé la journée à courir d'un endroit à l'autre.

À chaque déplacement, j'avais l'impression que tous mes sens étaient mis à l'épreuve en même temps.

La chaleur qui m'écrasait.

L'odeur du diesel qui semblait s'accrocher à mes vêtements.

La musique qui s'échappait des maisons, des voitures... de partout.

Être entassés les uns sur les autres pour se déplacer.

J'avais l'impression que mon cerveau n'avait plus une seule seconde de répit.

Et mon corps non plus.

En fin d'après-midi, on est allés rendre visite à des amis qui occupent une place bien spéciale dans mon cœur. Ils m'ont accueillie à bras ouverts dès notre toute première visite, en décembre dernier.

Quand on est arrivés, il y avait de l'électricité. On en a presque profité comme si c'était un luxe.

Trente minutes plus t**d...

plus de courant.

Personne ne s'est plaint.

Personne ne s'est fâché.

La vie a simplement continué.

Comme si c'était normal.

Et je crois que c'est à ce moment-là que j'ai commencé à comprendre, pour vrai, ce que les Cubains vivent au quotidien.

Je savais que je devais manger...

La nourriture était devant moi.

Mais avec cette chaleur...
mon corps refusait.

Les seuls repas que j'arrivais vraiment à avaler étaient ceux pris dans un restaurant climatisé.

Dès que je retrouvais un peu de fraîcheur, mon appétit revenait d'un seul coup.

J'avais l'impression que je pourrais manger un cerf au complet.

Puis on ressortait...
et tout recommençait.

Au fond, ce qui me faisait le plus mal n'était pas la chaleur.

Ce n'était pas le manque de sommeil.

Ce n'était même pas la faim.

C'était de ne plus me reconnaître.

Tous ceux qui me connaissent savent que je suis une personne active. J'aime prendre soin des gens que j'aime. J'aime cuisiner pour mon mari, le dorloter et être aux petits soins pour lui. C'est ma façon de lui dire que je l'aime.

Mais cette semaine-là...
mon corps ne me permettait plus d'être la Tania que mon mari connaît.

La Tania qui cuisine.

La Tania qui rit.

La Tania qui court partout.

La Tania qui prend soin de lui.

J'avais l'impression qu'il ne restait qu'une partie de moi.

Ce voyage, c'est le seul moment de l'année où je peux être simplement une femme.

Pas une maman.

Pas celle qui organise tout.

Pas celle qui pense à tout le monde avant de penser à elle.

Simplement...

une femme amoureuse.

Et même ça...
mon corps était tranquillement en train de me l'enlever.

Je voulais tellement prendre soin de mon mari.

Sans même m'en rendre compte...
c'était lui qui commençait doucement à prendre soin de moi.

Je n'étais simplement pas encore prête à l'accepter.
Et malgré tout...

je continuais de sourire.

Je continuais de dire que ça allait.

Je continuais de me répéter :

« Je vais toffer. »

Mon corps me demandait d'arrêter.

Mon cœur, lui, refusait de perdre une seule minute avec l'homme que j'aime.

Cette semaine-là, j'ai compris une chose.

Le corps a ses limites.

L'amour, lui, nous pousse parfois à aller un peu plus loin que ce qu'on croyait possible.

Et c'est exactement ce que j'ai fait. ❤️

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❤️🇨🇺Depuis le début de notre relation...je suis habituée à avoir des nouvelles de mon mari à toute heure du jour.Un simp...
07/11/2026

❤️🇨🇺Depuis le début de notre relation...

je suis habituée à avoir des nouvelles de mon mari à toute heure du jour.

Un simple message.

Une photo.

Un appel.

Même quelques secondes.

Aujourd'hui...
c'est la première fois que le silence n'est pas un choix.

Son téléphone n'a plus de batterie.

Même avec les batteries de secours, il ne reste plus d'énergie.

Je ne sais pas s'il a réussi à manger aujourd'hui.

Je ne sais pas quand je pourrai entendre sa voix de nouveau.

Et j'avoue...

que c'est lourd.

Je pense à lui.

Je pense à sa famille.

Aux enfants.

Je pense à tous les Cubains qui vivent cette nouvelle panne nationale et à toutes les personnes qui, comme moi, attendent simplement un signe de l'être qu'elles aiment.

Mon mari le sait.

Il sait que, même si je reste une journée...

un mois...

ou un an sans nouvelles...

je serai encore là à l'attendre.

Parce que l'amour ne disparaît pas quand le téléphone s'éteint.

À tous ceux qui vivent cette épreuve en ce moment...
je vous envoie tout mon courage.

J'espère de tout cœur que la lumière reviendra bientôt, dans les maisons... et dans le quotidien de tout un peuple. ❤️

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