04/11/2025
Une fille sans moyens a donné son dernier repas à un mendiant affamé—sans savoir qu’il était milliardaire
— Richard Wemba n’avait que 35 ans, mais il comptait déjà parmi les hommes les plus riches du pays. Il possédait des hôtels, des centres commerciaux et plusieurs entreprises à Kinshasa, Lubumbashi et Goma. Sa parcelle de Binza/Ma Campagne était comme un petit palais : 10 chambres, piscine, salle de cinéma privée, même un ascenseur.
Tout paraissait parfait de l’extérieur, mais au fond du cœur de Richard, il y avait un grand vide. Assis près de la large baie vitrée, il regardait la pluie tomber sur les palmiers du jardin. La maison était silencieuse, trop silencieuse. Pas d’enfants qui courent, pas de femme qui l’appelle, pas de rires : seulement le silence.
Richard était sorti avec beaucoup de très belles femmes, mais toutes voulaient la même chose : son argent. Certaines lui demandaient même combien il allait leur donner avant d’accepter un rendez-vous.
L’une lui avait meme dit : « Soki tobalani richard, nalingi liboso osombela nga motuka na ndaku. » Une autre : « Nalingi yo, mais je veux bilamba ya marque chaque mois. » Il se sentait utilisé.
Personne ne s’intéressait à lui pour lui-même. Elles aimaient son argent, pas l’homme. Alors il a arrêté les rendez-vous et a choisi de rester seul. Un soir, pendant qu’il dînait seul, il parla à son meilleur ami et assistant, Ben. « Naza kolamba te mikol'oyo, » dit-il.
« Oyebi, » répondit Ben en hochant la tête, « oza na posa ya muasi oyo, ako salela yo nioso. Mais pona ko trouvé ye il faut olongolo kombo ya Richard Wemba, l'homme riche. »
Richard réfléchit. « Soki nazalaki na mbongo te ? Soki nazalaki moto misusu, mais lelo deja nabali ? »
Ben lâcha sa cuillère. « Hein ? Olingi ozonga mobola ? »
Richard sourit. « Mobola te ; kosala kaka mua semblant. Nakobima na nzela, na bilamba ya ba mendiant ata na balabala pendant mwa une semaines. Moko te akoyeba nani nazali. »
Pas d’argent facile, pas de V8, pas de téléphone : juste lui face au monde. Ben rigola d’abord, pensant à une blague ; mais Richard était sérieux. « Soki eloko moko ekomela yo ? Oyebi Kinshasa bien... Ba kuluna baleki » demanda Ben, inquiet.
« Okooya kobanda kotala nga na mosika » répondit Richard. « Nalingi nayeba s’il existe encore quelqu’un capable d’aimer un mendiant, pas un milliardaire. »
Cette nuit-là, Richard fit un sac. Vieux vêtements, couverture déchirée, juste de quoi manger pour une journée. Il laissa ses cartes, ses montres et ses téléphones.
Il quitta ses chaussures de luxe pour des simples sandales, se salit le visage et les mains. Devant la porte d’entrée, il regarda en arrière. « Nzambe, sunga ngai ! »
Au matin, il prit un taxi-bus vers un quartier défavorisé, du côté de Masina/SIFORCO. Il s’assit près d’une ruelle, posa une petite boîte en métal devant lui et baissa la tête. Certains le regardaient de travers, d’autres se bouchaient le nez, quelques-uns passaient en silence. Pour la première fois, Richard se sentit invisible.
La nuit, il dormait sous un pont avec d’autres sans-abri. Le sol était dur, les rats, le bruit des voitures : sommeil cassé. Son corps le faisait souffrir, son ventre grondait, mais il ne voulait pas abandonner.
Le quatrième jour, faible et affamé, il s’adossa à un mur poussiéreux, sa vieille boîte à la main.
Des passants défilaient, entre moqueries et regards fuyants. « Mobali kitoko boye, kende mosala ! » cria une femme. Richard se tut. Il fermait presque les yeux quand une voix douce arriva.
« Mbote, » dit la voix. Il leva la tête. Une jeune fille à la peau d’ébène se tenait devant lui, robe jaune simple, cheveux tirés en chignon, regard inquiet.
« Namoni lokola oza na nzala, » dit-elle doucement. « Olié nini lelo ? »
« Te, » souffla Richard.
Elle regarda son petit sac, soupira. « Nazali na mbongo te sik’oyo… ; zela ngai awa, s’il te plaît. »
« Nakozela yo, » répondit-il.
« Kombo na ngai, Nina, » fit-elle avec un petit sourire. « Nazoya. » Elle disparut au coin de la rue.
Quinze minutes plus t**d, Nina revint, un sachet noir à la main. « Nalambi mwa loso na makayabu. » L’odeur m***a, son ventre grogna.
Il mangea vite. « Mela mayi, sinon te okozoka, » dit Nina en s’asseyant à côté. Quand il termina, il murmura : « Merci. » — « Rien, » fit-elle.
Ils restèrent un moment. « Ofandaka wapi boyé ? » demanda Nina.
« Na se ya pont, » répondit Richard.
Ses yeux s’agrandirent. « Awa te. Eza dangereux. Oyebi que ba kuluna ba lekaka mingi boyé »
« Naza pour l'instant na esika te, » dit-il.
« Zela, » fit Nina. « Nakotuna papa… peut-être okoki kolala na lopango. » Elle hésita. « Nazali na papa, mama, mwa-mama mpe demi-soeur... »
« Bino nyonso bofandaka place moko ? »
« Ee. Papa abalaki liboso mama, sima abalaki mwa-mama Stella. » Elle soupira et s’éloigna en courant.
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